BIOLAIT, en partenariat avec les autres collecteurs du département, vous invite à participer à une réunion de travail sur la mise en place d’une collecte dans l’Allier. Tous les éleveurs intéressés ont rendez-vous, le mardi 8 juin, 1 place de l’Hôtel de Ville à Cérilly, à 13 h 30 (fin de la réunion à 16 h 00).
Pour tout renseignement complémentaire, contactez : Marie Couval – Tél. 06 72 94 09 35.
20 mai 2010
Sécuriser ses choix pour améliorer sa compétitivité
L’objectif de ce programme est d’aider les éleveurs bovins allaitants de l’Allier à faire progresser le niveau génétique de leur troupeau.
A la demande de la filière, relayée par la Commission Génétique de la Chambre d’Agriculture, un programme d’appui technique génétique va être mis en œuvre auprès des éleveurs de bovins allaitants de l’Allier.
Ce programme, soutenu par le Conseil Général, vise à apporter un appui aux éleveurs qui souhaitent faire progresser le niveau génétique de leur troupeau afin d’en améliorer la compétitivité.
Les techniciens des différentes structures proposeront dans un premier temps un diagnostic génétique. Ce diagnostic a pour objectif de recenser les pratiques de l’élevage au niveau des choix génétiques, d’identifier les marges de progrès réalisables et de formaliser les objectifs de l’éleveur en terme de sélection. Il constitue un moment d’échange avec le technicien qui doit permettre de faire le point sur les pratiques actuelles et sur les orientations du troupeau dans les prochaines années. Ce diagnostic est entièrement gratuit.
A l’issue de ce diagnostic, un appui technique génétique pourra être proposé à l’éleveur. Cet appui consistera en 4 visites sur 2 ans ou différents thèmes pourront être abordés (utilisation des documents, objectifs de sélection, choix des taureaux, tri des femelles, plan d’accouplement…). L’objectif est de permettre aux éleveurs de mieux s’approprier les outils à leur disposition pour sécuriser leurs choix génétiques en mettant tout les atouts de leur côté.
Les éleveurs intéressés peuvent se manifester dès maintenant auprès de leur Organisation de Producteurs ou de la Chambre d’Agriculture pour la réalisation du diagnostic génétique.
21 avril 2010
Portes Ouvertes chez les éleveurs sélectionneurs
L’Association Ovin Sélection organise ses traditionnelles portes ouvertes les jeudi 22 et vendredi 23 avril prochains.
Portes ouvertes Ovin Sélection
Dix-sept éleveurs de race Charmoise, Rouge de l’Ouest, Ile de France, Texel et Charollais vous ouvrent leurs portes fin de semaine prochaine. Sélectionneurs ovins, ils travaillent tout au long de l’année sur la génétique afin d’améliorer les caractéristiques des races et d’en faire profiter les éleveurs d’ovin viande.
Le choix de la race
Race Charmoise
La « Charmoise » est utilisée en race pure ou en croisement pour :
sa conformation exceptionnelle ;
ses aptitudes génétiques à produire des agneaux tardifs à des coûts économiquement rentables pour l’éleveur (peu de concentrés) ;
sa rusticité, c’est-à-dire son aptitude à valoriser toutes les ressources fourragères par pâturage et en ne faisant appel qu’à un minimum d’interventions et de manipulations (sanitaires notamment).
ses qualités maternelles : prolificité 1,20, productivité 1,22, GMQ* 10-30 : 216 g (mâle double), GMQ 30-70 : 292 g (mâle simple).
Race mouton Charollais
Le « Mouton Charollais » est exploité soit en race pure où ses qualités maternelles, de prolificité (1,85), de valeur laitière (GMQ 10-30 : 263 g), de rusticité sont très recherchées, soit en croisement sur de nombreuses races bouchères, rustiques ou laitières car ses qualités de précocité et de bonne conformation permettent d’obtenir des agneaux lourds (GMQ 30-70 : 340 g) sans excès de gras. C’est une race de plein-air ou semi plein-air avec un agnelage de fin d’hiver. Dans sa zone d’origine, un troupeau Charollais peut atteindre une productivité pondérale de plus de 500 kg par hectare consacré aux ovins et par an. Les carcasses classées selon la grille EUROPA se situent en classe U3 en moyenne et assurent ainsi à l’éleveur une valorisation maximale de sa production.
Race Ile de France
« L’Ile de France » est exploité tant en race pure qu’en croisement. Il allie un ensemble remarquable de qualités : très bonne conformation, vitesse de croissance élevée (GMQ 30-70 : 352 g), bonne prolificité (1,70), grande aptitude au désaisonnement, bonne valeur laitière (GMQ 10-30 : 246 g) et une laine de qualité. Race lourde et précoce, apte à la production de viande et de laine, l’Ile de France permet d’obtenir des agneaux lourds, sans excès de gras.
La race possède une grande souplesse d’adaptation tant du point de vue du mode d’élevage (bergerie, semi plein-air, plein-air) que du point de vue du climat. Sa capacité de désaisonnement lui permet des agnelages aussi bien de printemps que d’automne. Le potentiel de croissance des agneaux de bergerie est élevé ; ils sont abattus entre 18 et 20 kg de carcasse dès l’âge de 3 à 4 mois.
Race Rouge de l’Ouest
C’est une race de grand format, prolifique (1,88) et dont la forte production laitière (GMQ 10-30 : 246 g, GMQ 30-70 : 334 g)) permet d’élever aisément les agneaux multiples. Le « Rouge de l’Ouest » est relativement saisonné (les agnelages de printemps sont les plus nombreux) mais les agnelles sont sexuellement précoces puisque fertiles dès l’automne suivant. La race est exploitée à l’herbage, associée fréquemment aux bovins.
Race Texel
La « race Texel » est, par excellence, une race d’herbage et de plein-air ; elle est très renommée car excellente productrice de viande (GMQ 30-70 : 328 g) et de laine. Les qualités de conformation de la race Texel font que les béliers sont très appréciés en croisement industriel. Elle fait partie des races les plus prolifiques, avec un taux variant entre 1,65 et 2,10. Exploité en plein-air intégral, le comportement peu grégaire du Texel lui permet d’utiliser au mieux les pâturages, le plus souvent en association avec les bovins laitiers ou à viande.
* GMQ : Gain Moyen Quotidien
Le choix du bélier
Elevages participant aux journées Portes Ouvertes,
les 22 et 23 avril 2010
Rouge de l’Ouest :
Thomas Fernand - Cosne d’Allier - Tél. 04 70 07 51 59
3 décembre 2009
Coût de l’équarissage : attention à l’échéance du 10 décembre 2009 pour la CVO !
Tous les éleveurs du département ont reçu, courant juillet, une facture portant sur le financement de l’équarrissage.
Cette « Cotisation Volontaire Obligatoire » a été décidée au niveau national et les Chambres d’Agriculture se sont vues confier la tâche de la collecter dans chaque département. Au 25 novembre 2009, 81 % des éleveurs de l’Allier se sont acquittés de cette « CVO Equarrissage ».
Cette cotisation repose sur un principe d’assurance. Le montant demandé est proportionnel aux effectifs de l’année antérieure. La somme réglée couvre tous les frais d’enlèvement ultérieurs. Certains d’entre vous ont été réticents, soit parce que la somme leur paraissait trop élevée, soit au contraire, ridiculement petite. Il faut cependant être bien conscient que le règlement de cette CVO rend tout éleveur quitte vis-à-vis des établissements d’équarrissage et rend gratuit l’éventuel enlèvement des cadavres d’animaux.
Les éleveurs faisant le choix de ne pas participer au financement par le biais de cette cotisation se verront appliquer directement une facture par l’établissement d’équarrissage. Les tarifs directs pour les ruminants ne sont pas connus à ce jour, mais à titre d’exemple, l’enlèvement d’un cheval de trait est facturé plus de 300 €.
L’échéance ultime pour le règlement de la CVO est fixée au 10 décembre prochain. Au-delà, il faudra attendre l’appel de juillet 2010 pour bénéficier du principe d’assurance. Entretemps, tout animal mort risque de faire l’objet d’une facturation directe.
La Chambre d’Agriculture s’était opposée au principe de suppression des financements publics de l’équarrissage. Les décisions nationales ont toutefois été prises. Compte tenu de cet état de fait, il est aujourd’hui dans l’intérêt des éleveurs d’intégrer le dispositif d’assurance mis en place. La Chambre conseille en conséquence à tous les éleveurs non à jour de s’acquitter de la facture équarrissage avant le 10 décembre prochain.
Service Technique Elevage
Chambre d’Agriculture de l’Allier
3 décembre 2009
Identification ovine/ caprine : la réglementation évolue
La Chambre d’Agriculture invite les éleveurs ovins et caprins à participer à l’une des 4 réunions d’information qu’elle organise en partenariat avec la DDAF et la DDSV.
Depuis le début de l’année, la réglementation spécifique à l’identification des ovins et
caprins évolue rapidement. Aux règles de bouclage, déjà connues depuis la réforme de
2005, s’ajoutent désormais la notification obligatoire des mouvements de lots et dès le
mois de juillet 2010, la pose obligatoire de boucles électroniques.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier organise, en partenariat avec la DDAF et la DDSV,
4 réunions d’information où tous les aspects réglementaires connus à ce jour
seront abordés. L’objectif de ces réunions :
-répondre aux questions que vous vous posez aujourd’hui
-vous permettre de vous mettre, le mieux et le plus rapidement possible, en
conformité avec la réglementation.
Au cours de ces réunions, les points suivants seront abordés.
-Rappel de la réglementation en vigueur, depuis 2005, sur l’identification ovine et caprine.
-Rappel des obligations en matière de notification des mouvements.
-La procédure de délégation de la notification.
-Les évolutions règlementaires annoncées à compter du 1er juillet 2010.
-Les modalités d’application de l’Identification Electronique.
-Notification électronique : outils informatiques disponibles et conditions d’utilisation.
Ses 4 réunions d’information se tiendront l’après-midi à partir de 14 h 30, aux dates et
lieux suivants :
Mardi 08 décembre 2009
Salle Polyvalente à Molles
Mercredi 09 décembre 2009
Grande Salle Polyvalente à Bourbon l’Archambault
Mardi 15 décembre 2009
Salle des Fêtes à Montbeugny
Mercredi 16 décembre2009
Salle des Fêtes à Doyet
Pour être à l’abri des éventuelles pénalités encourues lors des contrôles officiels
en exploitation, mettez toutes les chances de votre côté en participant à ces
réunions d’information.
3 septembre 2009
Un logiciel complet dans les prés et étables, avec la nouvelle version Pocket
La Chambre d’Agriculture organise une nouvelle campagne de promotion cet automne.
Le logiciel Bovitel, utilisé par plus de 800 éleveurs dans notre département, s’est implanté rapidement pour répondre à la fois à deux soucis majeurs :
Les différentes déclarations administratives, et en premier lieu, les notifications de mouvement IPG
Le suivi technique de troupeaux de plus en plus importants, dans un contexte économique qui se complexifie.
Bovitel évolue régulièrement pour tenir compte de l’objectif de tout éleveur : réaliser ses opérations avec sécurité et rapidité, tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités.
L’arrivée sur le marché d’outils « Pocket » (Pocket PC et Pocket Phone ou Smart Phone) facilite toutes les opérations concernant le troupeau et les surfaces tout en améliorant la qualité des enregistrements. Il a donc été décidé de doter Bovitel Pocket de la grande majorité des fonctionnalités présentes sur la version Micro.
Bovitel « Inventaire seul » ou Orani-Web
Les éleveurs qui préfèrent se contenter de la notification électronique peuvent se tourner vers le seul module « Inventaire » de Bovitel. Celui-ci permet :
la gestion de l’inventaire,
la saisie et la notification électronique des naissances, des entrées et des sorties,
la saisie et l’envoi électronique des commandes de boucles et de matériel IPG,
la gestion des lots (valorisation réduite par rapport aux options 3 et 5 modules).
Ce logiciel, installé sur l’ordinateur de l’éleveur, nécessite des mises à jour périodiques et transmet les notifications de préférence à partir d’une connexion Internet mais peut fonctionner également avec une simple liaison téléphonique.
Une variante est maintenant proposée dans le département : Orani-Web, solution Internet qui ne nécessite pas l’installation d’un logiciel sur son propre ordinateur, mais une liaison Internet, de préférence à haut débit. Solution simple, cette option propose des fonctionnalités très voisines et une ouverture sur la gestion de la reproduction et du sanitaire.
Bovitel 3 et 5 modules
Pour réaliser un suivi complet du fonctionnement du troupeau, 4 modules sont inter-connectés autour du module Inventaire, ce dernier étant seul obligatoire :
Repro : de la saillie jusqu’au sevrage du veau, tout peut être répertorié et analysé pour sélectionner son troupeau et prendre les bonnes orientations techniques. Le travail est facilité grâce à la consultation des généalogies en vue de la sélection et pour éviter les risques de consanguinité, grâce à la gestion des lots de saillies ou l’enregistrement des IA réalisées par l’éleveur (réception automatique des autres) ou encore des diagnostics de gestation. Tout y est pour assurer un bon suivi !
Performances : l’adhérent à Bovins Croissance ou au Contrôle Laitier reçoit directement dans le logiciel les résultats des contrôles et les données génétiques calculées de son troupeau. Cette fonction est très simple d’utilisation et procure un grand confort de travail. Au-delà des adhérents au contrôle de performances, tout éleveur pourra valoriser dans ce module des pesées intermédiaires et des poids à la vente.
Eco et Primes : si la gestion des déclarations s’est bien simplifiée ces dernières années, personne ne peut prendre le risque de ne pas surveiller son chargement. ce module permet donc d’avoir la bonne information au bon moment. Et la traduction économique des différentes aides complète le produit issu des ventes. Celles-ci sont saisies facilement à partir des mouvements, les données de poids et de prix peuvent également être importées. Tout cela permet de multiples valorisations : clôture comptable, suivi des commercialisations, évolution des critères technico-économiques et, très bientôt, analyse des marges.
Bonnes Pratiques : au-delà de la stricte tenue du cahier sanitaire, c’est l’ensemble des opérations de tous les jours qui peuvent être consignées et valorisées. Rien n’est obligatoire et le travail d’enregistrement est considérablement simplifié avec d’une part tous les numéros d’animaux sélectionnés d’un clic, et d’autre part, des listes de produits très complètes. La recherche d’informations sur la fiche animal ou dans l’agenda est aussi très facile.
Mesurer, les résultats de son troupeau dans le temps, leur évolution, les points faibles et points forts, se comparer aux élevages de même type, se confronter aux indicateurs des fermes de référence, tout cela est possible, sans travail supplémentaire, grâce au Bovitel 5 modules.
Le nouveau module Pocket
Enregistrer sur le calepin et transcrire le soir même ou une fois par semaine les éléments sur l’ordinateur représente une contrainte pour beaucoup. Avec l’arrivée d’outils de petite taille ayant les capacités d’un ordinateur de quelques années, il est possible de réaliser tout cela en une seule opération : naissances, changements de lots, traitements, pesées, saillies, autres opérations sanitaires : tout est maintenant géré avec les contrôles nécessaires de façon à les transférer rapidement vers l’ordinateur.
Tous les animaux dans la poche, avec de l’historique, c’est aussi drôlement pratique !
Que d’erreurs seront évitées avec un enregistrement sur le terrain, que ce soit sur les animaux ou sur les parcelles. Bovitel Pocket cohabite par ailleurs très bien avec Planfum Pocket, ils s’entendent même pour gérer les mouvements des lots sur les parcelles !
Ce Pocket s’ajoute à « Inventaire seul », « 3 modules » ou « 5 modules ». Lors de la période de promotion 2009, tous les packs comprenant le module Pocket et le Pocket seul seront mis à disposition à des tarifs préférentiels. Les réductions sur cette période venant s’ajouter aux remises habituelles « JA Conseil » et « Agri-Conseil ».
INFO « PROMOTION 2009 du 1er octobre au 30 novembre 2009 »
La promotion 2009 est ciblée sur la diffusion du module Pocket. Elle concerne le module Pocket seul, le pack 3 modules + Pocket, le pack 5 modules + Pocket.
Tarif
Normal
Tarif
Promotion
Tarif Promo
JA (individuel)
Tarif Promo
Agri-Conseil
Maintenance annuelle
Pocket seul
197 €
160,40 €
113,40 €
160,40 €
28 €
Pack 3 modules + Pocket
489 €
397,50 €
314,50 €
334,50 €
176 €
Pack 5 modules + Pocket
591 €
477€
394 €
414 €
231 €
La maintenance annuelle est gratuite sur les 12 premiers mois pour les nouveaux adhérents
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter les techniciens du Service Technique Elevage de la Chambre d’Agriculture à Moulins ou dans l’une des antennes, à :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60
Choisir son Pocket selon ses besoins
Tout Pocket PC ou Smartphone qui fonctionne sous Windows (Windows 2003, Windows mobile 5 ou 6), avec un écran tactile et un stylet.
Attention : Le iPhone d’Apple n’est pas compatible du fait qu’il n’utilise pas Windows mobile. Les palm (système d’exploitation palm OS) ne sont plus utilisables avec la nouvelle version Bovitel (idem pour l’utilisation de Planfum pocket).
De nombreux outils avec de bonnes capacités arrivent actuellement sur le marché, avec ou sans la fonctionnalité téléphone. A chacun de faire son choix, en fonction de l’utilisation qu’il souhaite en faire.
Et les outils destinés aux éleveurs de moutons ?
L’utilisation des outils informatiques est maintenant bien ancrée dans les habitudes d’une forte proportion d’éleveurs de Bovins. Les éleveurs de moutons ne manifestaient pas, jusqu’à présent, un besoin aussi explicite pour l’informatique, mais les choses sont en train de changer. La réglementation sur l’identification se resserre, la notification des mouvements devient obligatoire, les troupes s’agrandissent. Tenir à jour les différents documents papier à présenter lors des contrôles ou nécessaires à la gestion technique de l’éleveur, devient de plus en plus complexe.
Les outils informatiques actuellement disponibles sécurisent et facilitent considérablement tous les enregistrements techniques et réglementaires, concernant tant l’identification que la conditionnalité : mise à jour des inventaires, des listes de boucles commandées, des listes de rebouclage, gestion des notifications de mouvements entrées et sorties, de toutes les interventions sanitaires sur le troupeau….etc.
Le jour du contrôle, en quelques clics, tous les documents requis peuvent être imprimés et présentés aux contrôleurs ou utilisés pour améliorer la conduite d’élevage.
Face à ces besoins croissants, l’offre en outils spécialisés s’est étoffée. Isagri et UGA Animaux proposent des outils fonctionnels. L’éditeur de Logiciels CMRE diffuse un outil baptisé « OVITEL », le plus complet actuellement disponible sur le marché. Outre les fonctions réglementaires et techniques classiques qui peuvent être gérées via un pocket, il permet, pour les éleveurs en contrôle de performances, une connexion directe avec la base de données « OVALL » pour une mise à jour des listes individuelles et des informations génétiques.
Service Technique Elevage
Chambre d’Agriculture de l’Allier
21 août 2009
CVO : c’est au tour des chevaux !
Le désengagement de l’Etat vis-à-vis du service public d’équarrissage ne concerne pas que les ruminants.
Le secteur des porcs et volailles disposait déjà d’un dispositif de contribution financière depuis 2007. Les éleveurs de ruminants ont créé leur association « ATM Ruminants » en juillet dernier. C’est maintenant au tour des éleveurs de chevaux d’être concernés.
Une association, baptisée « ATM Equidés ANGEE », a vu le jour le 20 juillet dernier. Composée de l’ensemble des fédérations et associations équines françaises, cette association propose plusieurs formules aux éleveurs, pour gérer collectivement l’enlèvement des cadavres :
soit régler à ATM le coût d’enlèvement lors de la mort d’un animal, à un tarif négocié par l’ATM avec les équarrissages.
soit cotiser annuellement à ATM, et ne rien régler lors de l’enlèvement de l’animal par l’équarrissage. Cette option se décline en deux sous-options :
une cotisation annuelle qui varie en fonction de l’âge de chaque animal.
ou une cotisation annuelle fixe par animal, avec un droit d’entrée initial différencié selon l’âge et le type.
Les éleveurs pourront aussi gérer l’enlèvement des cadavres directement avec l’établissement d’équarrissage, mais ne bénéficieront pas, en ce cas, des tarifs négociés par l’ATM.
Toutes les informations sont disponibles sur le site Internet de l’association ATM « Equidés ANGEE » à l’adresse suivante : www.angee.fr.
En règle générale, la gestion des enlèvements de cadavres de chevaux se fera via le site Internet. Pour les éleveurs n’ayant pas accès à Internet, les dispositions spécifiques seront connues début septembre.
7 mai 2009
Maîtriser l’alimentation de son troupeau ovin
La Chambre d’Agriculture et l’AROA co-organisent une journée ovine régionale, le mercredi 20 mai au Lycée Agricole de Neuvy.
La Chambre d’Agriculture et l’AROA vous invitent à participer, le 20 mai prochain dès 10 h 00 à l’amphithéâtre du Lycée Agricole de Neuvy, à la journée technique consacrée à l’alimentation du troupeau ovin.
L’Institut de l’Elevage, les Chambres d’Agriculture de la Loire et de la Haute-Loire, l’EDE du Puy-de-Dôme, les réseaux Ovins Auvergne-Loire et Bourgogne ainsi que les organisations de producteurs : Copagno, Gapac, Ovicoop, Sicaba, Socaviac, partenaires, sont associés à l’organisation de cette journée.
Au cours de cette journée Ovine Régionale, un point sera fait sur les différentes techniques dont disposent les éleveurs pour optimiser l’alimentation de leur troupeau. L’autonomie fourragère est une question stratégique dans la perspective de 2013 pour obtenir des outils de production performants et adaptés aux tendances de fond de la PAC.
A travers cette journée, les éleveurs auront l’occasion d’échanger sur ces thèmes, le matin à la suite des exposés et des témoignages concrets d’éleveurs et sur les différents ateliers techniques mis en place l’après-midi.
La journée se déroulera selon le programme suivant :
Exposés et témoignages le matin
A 10 heures, accueil par Jean-Marie Lesage Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier et Claude Font, Président de l’AROA
Exposés :
Pistes pour alléger les charges alimentaires,par L. Sagot (Institut de l’Elevage)
Autonomie alimentaire, céréales ou herbe ?,par B. Vignaud, (CA 03) et J.M. Mouchard (EDE 63)
Témoignages :
-Pâturage complémentaire Bovin-Ovin, par M.L. Gelin (Socaviac)
-Aliment fermier, par D. Deltroy (CA 43)
-Matériel de distribution de fourrages et concentrés, par S. Rebeix (Copagno)
A la suite de ces témoignages, P. Allaix (CA 42) fera un exposé sur laComparaison des coûts de l’UF concentré.
Débats et conclusion.
Ateliers techniques l’après-midi
Après le déjeuner servi sur place (sur réservation uniquement, 16 euros par personne), les participants pourront l’après-midi assister à des démonstrations et aborder avec les techniciens présents sur les ateliers, d’autres aspects techniques, tels que :
La mécanisation de l’alimentation (mélangeuse, DAC…), par J.Y. Sicot (Copagno)
La gestion du pâturage hivernal + rationnement – La gestion du pâturage estival avec suivi des hauteurs d’herbe, par L. Sagot (Institut de l’élevage) et B. Vignaud, (CA 03)
L’implantation et le choix des espèces, par Y. Leboulbin (Réseau Bourgogne) et N. Deux (CA 03)
L’appréciation de l’état d’engraissement et le cycle annuel des brebis, par S. Bionda (GAPAC)
Le logiciel de gestion des pâturages, Planfum, par J. Martens (CA 03)
L’identification ovine, par C. Pignot (CA 03)
Chaque participant repartira avec 2 brochures techniques de l’Institut de l’Elevage.
Pour tout renseignement sur cette journée, n’hésitez pas à contacter la Chambre d’Agriculture de l’Allier, 04 70 48 42 42.
23 avril 2009
PMTVA : à retourner au plus tard le 15 mai
Pour la campagne 2009, les demandes de prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) doivent être déposées au plus tard le 15 mai prochain en DDAF. Les imprimés sont disponibles en mairie.
Les demandes de prime peuvent être réalisées par Internet à partir du site Télépac : www.telepac.agriculture.gouv.fr. Le code d’accès figure en haut à gauche des notifications de droits à paiement unique (DPU) 2008 envoyées aux exploitants.
Simplification majeure en 2009 : les éleveurs n’auront plus à s’engager sur un effectif. L’effectif éligible de chaque éleveur sera calculé automatiquement à partir des données de la base nationale d’identification (BDNI).
L’ensemble des dispositions relatives aux dispositions réglementaires est maintenu en 2009.
Par ailleurs, le dépôt d’une déclaration de surfaces est obligatoire.
Les dossiers doivent être envoyés à la DDAF – Service PMTVA – Rue Aristide Briand – BP 12 – 03403 YZEURE Cedex.
16 avril 2009
Notifications ovines
La notification des mouvements des petits ruminants est obligatoire depuis le 15 avril 2009.
C’était dans l’air depuis plusieurs mois : le décret rendant obligatoire la notification des mouvements des Ovins et Caprins, par lots, a été publié début mars. Il fixe la date du 15 avril 2009 pour la mise en œuvre effective de cette obligation.
Depuis juillet 2005, les éleveurs étaient déjà tenus de remplir un document de circulation à chaque entrée ou sortie d’animaux de leur exploitation. A compter du 15 avril prochain, les informations contenues dans le document de circulation devront être enregistrées dans une base de données nationale, après notification par l’éleveur.
La nouvelle réglementation propose aux éleveurs plusieurs canaux pour effectuer la notification :
Ils peuvent effectuer eux-mêmes la notification, par support papier, en expédiant (fax ou courrier) une copie de l’actuel document de circulation à l’Unité Identification de la Chambre d’Agriculture,
S’ils disposent d’un équipement informatique et d’une connexion internet, ils pourront effectuer la notification par voie électronique. Les logiciels adaptés seront disponibles très prochainement,
Enfin, et c’est l’originalité de cette nouvelle réglementation, les éleveurs pourront confier la notification des mouvements de leurs animaux à un opérateur d’aval habilité (groupements, marchés, abattoirs…), dans le cadre d’une « délégation ».
La Chambre d’Agriculture, en lien avec la DDAF et la DDSV, a invité les organisations de producteurs (OP) ovines du département, le 27 mars dernier, pour leur exposer les possibilités offertes par la nouvelle réglementation. Elles se déclarent à-priori toutes intéressées pour proposer à leurs adhérents respectifs la délégation de notification. Elles leur apporteront l’information adéquate dès que leur dispositif informatique permettra de gérer cette délégation.
Quel que soit le choix du type de notification retenu par l’éleveur, il faut cependant qu’il garde à l’esprit qu’il restera responsable de la bonne marche de la notification :
S’il délègue à son OP, il devra s’assurer, en vérifiant les accusés de traitement transmis par l’OP, que celle-ci effectue bien les notifications en temps voulu,
Qu’il effectue la notification lui-même ou qu’il la délègue, il devra continuer à remplir un document de circulation à chaque mouvement et le conserver dans son registre d’élevage. Ces documents doivent pouvoir être présentés lors de contrôles éventuels par l’administration.
Chaque éleveur recevra dans les prochains jours une plaquette explicative de la nouvelle réglementation. Ces plaquettes n’apporteront pas forcément la réponse à tous les cas particuliers qui pourraient se présenter. L’Unité Identification de la Chambre d’Agriculture est à votre disposition pour vous accompagner dans la compréhension des textes et vous aider à respecter au mieux le nouveau dispositif. N’hésitez pas à la contacter au 04 70 48 42 73.
Les informations que je dois notifier lorsque je charge
Destination connue
Destination inconnue
-le n° EDE de mon exploitation,
-le type de mon exploitation : élevage,
-le nombre d’ovins et de caprins que j’ai chargés,
-le n° DDSV du transporteur (s’il existe),
-le n° d’immatriculation du véhicule,
-le n° EDE de l’exploitation ou le n° d’agrément sanitaire de l’abattoir de destination,
-la date de sortie de mon exploitation.
-le n° EDE de mon exploitation,
-le type de mon exploitation : élevage,
-le nombre d’ovins et de caprins que j’ai chargés,
-le n° DDSV du transporteur (s’il existe),
-le n° d’immatriculation du véhicule,
-le n° SIREN de l’opérateur commercial prenant en charge les animaux,
-la date de sortie de mon exploitation.
Les autres données du document de circulation sont facultatives mais peuvent être notifiées
Les informations que je dois notifier lorsque je décharge
Destination connue
Destination inconnue
-le n° EDE de mon exploitation,
-le type de mon exploitation : élevage,
-le nombre d’ovins et de caprins que j’ai déchargés vivants,
-le nombre de morts constatés lors du déchargement,
-le n° DDSV du transporteur (s’il existe),
-le n° d’immatriculation du véhicule,
-le n° EDE de l’exploitation de provenance,
-la date de l’entrée dans mon exploitation.
-le n° EDE de mon exploitation,
-le type de mon exploitation : élevage,
-le nombre d’ovins et de caprins que j’ai déchargés vivants,
-le nombre de morts constatés lors du déchargement,
-le n° DDSV du transporteur (s’il existe)
-le n° d’immatriculation du véhicule
-le n° SIREN de l’opérateur commercial apporteur d’animaux
-la date de l’entrée dans mon exploitation.
Les autres données du document de circulation sont facultatives mais peuvent être notifiées
Unité Identification
Chambre d’Agriculture de l’Allier
16 avril 2009
Miser sur la génétique en élevage ovin
L’association Ovins Sélection organise ses traditionnelles Journées Portes Ouvertes les 24 et 25 avril prochains.
Ces journées portes ouvertes sont l’occasion pour les éleveurs mettant leurs brebis en lutte de bonne heure de faire l’acquisition de béliers d’un an, de haute valeur génétique.
On ne rappellera jamais assez l’importance que revêt le choix des béliers pour améliorer les performances économiques d’un élevage. Il est avéré depuis longtemps que le principal critère technique déterminant la rentabilité d’un élevage est la prolificité. Et la prolificité doit être accompagnée d’un potentiel de production laitière suffisant des mères, pour élever correctement des portées multipares. Ces qualités maternelles, qui se retrouvent dans tous les élevages de sélection, sont le fruit d’un travail de longue haleine, patiemment accumulé depuis des générations, en s’appuyant sur le contrôle de performances. Dans un élevage non contrôlé, l’achat d’un bélier ne peut se faire qu’au vu de sa conformation, et n’apporte aucune garantie sur les qualités maternelles transmises à la descendance. Seuls les élevages de sélection sont à même d’offrir des garanties sérieuses, de nature à améliorer les performances globales des futures générations de brebis. Le surcoût, d’un bélier inscrit et contrôlé, est d’un montant dérisoire si on le met en relation avec l’impact qu’il apportera en termes de performances globales des générations qui suivent. Il y a d’autant moins lieu d’hésiter à acheter des béliers de bonne valeur génétique que le contexte économique de l’élevage ovin semble devoir connaître une embellie. Les dispositions de Plan Barnier, qui se cumuleront avec les impacts du Bilan de Santé de la PAC, devraient, pendant quelques années, apporter une amélioration conséquente des revenus. Ce passage favorable ne sera pas éternel. C’est donc une opportunité que devraient saisir tous les éleveurs qui croient en l’avenir de leur production pour investir, notamment dans la génétique, afin de rendre leur élevage apte à faire face à une conjoncture qui sera peut-être moins favorable d’ici quelques années.
Il faut par ailleurs rappeler que le département propose des aides à l’achat de béliers issus de la base de sélection. Ce dispositif d’aide se termine au 31 mai 2009. (100 à 150 € par bélier avec un maximum de 5 béliers).
Ces journées portes ouvertes constituent donc une occasion privilégiée pour renouveler votre lot de béliers, et améliorer votre potentiel de production tout en profitant de conditions favorables.
Elevages participant aux journées Portes Ouvertes des 24 et 25 Avril 2009 de 9 heures à 18 heures.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier et l’AROA co-organisent une journée technique le mercredi 20 mai au lycée agricole de Neuvy. L’Institut de l’Elevage et les groupements de producteurs ovins de l’Allier et du Puy-de-Dôme, partenaires, sont associés à l’organisation de cette journée qui aura pour thème « Maîtriser l’alimentation du troupeau ovin ».
Retenez et réservez dès à présent cette date !
9 avril 2009
La meilleure alimentation possible de son troupeau
Objectif : Produire un fourrage adapté aux besoins des animaux.
Pour améliorer la marge de l’atelier animal, il est important de valoriser au mieux les fourrages produits sur l’exploitation. Par conséquent, il faut produire des fourrages qui se rapprochent au maximum des besoins alimentaires des animaux tant en quantité qu’en qualité tout en composant avec la météo et le potentiel agronomique des sols : difficile mais pas impossible.
A la veille des récoltes d’herbe, vous devez choisir le type et la qualité des fourrages que vous voulez récupérer. Ce choix se fait en fonction des stocks restants, des catégories d’animaux présents à la prochaine période hivernale et des types de rations prochainement distribuées. L’adéquation entre les fourrages et les animaux améliore les performances de l’atelier animal du point de vue économique du fait d’une diminution d’achat de concentrés.
Pourtant, il est difficile d’atteindre cet objectif car nous sommes souvent préoccupés par un autre problème : Mes récoltes seront-elles suffisantes pour nourrir mes animaux cet hiver ? C’est le dilemme que rencontre chaque éleveur au moment de la préparation de son planning fourrager.
Le fourrage est l’aliment de base des rations hivernales des animaux. Il représente au minimum 50 % de la ration et il peut atteindre 100 %. C’est donc un élément important à maîtriser, pourtant souvent négligé. Ces fourrages permettront ou pas, au moment de leur distribution aux animaux, d’éviter d’ajouter des quantités importantes de concentrés pour rééquilibrer la ration. Il est donc judicieux, lors de la récolte, d’identifier les catégories d’animaux qui seront bénéficiaires de ce fourrage et d’organiser le stockage en fonction de la redistribution. Ceci fait partie de la préparation des travaux de fenaison. Le tableau suivant est une aide dans la réflexion pour associer un type de fourrage avec une catégorie d’animaux.
Le fourrage a deux rôles : le premier est d’apporter les éléments nutritionnels indispensables au développement et à la croissance des animaux. Il doit permettre principalement de fournir l’énergie (UF) et les protéines (PDI) aux animaux en proportion équilibrée. Ainsi, plus le rapport PDI/UF du fourrage se rapproche de celui des besoins des animaux, moins il faut apporter de concentrés. Les fourrages composés de légumineuses (en mélange ou pur) et/ou récoltés précocement répondent en général à cet objectif. Le deuxième rôle est de favoriser la rumination et le bon fonctionnement du rumen. Les fibres de structure du fourrage ont un rôle mécanique et permettent de stabiliser le rumen des bovins. Ils évitent les problèmes d’acidose ou de sub-acidose, cause fréquente de diminution des performances des animaux. L’intérêt du fourrage est donc différent suivant la catégorie d’animaux (vaches, broutards…) et le type de rations distribuées.
Pour aller plus loin dans la préparation de l’alimentation hivernale de vos animaux, l’analyse de vos fourrages permettra d’avoir une meilleure connaissance de vos produits. Couplée à une évaluation précise des quantités disponibles et à l’estimation des besoins de chaque catégorie d’animaux hivernés, elle permettra la recherche d’aliments à acheter à l’extérieur qui serviront à ajuster les rations. Dans de nombreuses situations, des économies importantes peuvent être réalisées pour peu que les fourrages récoltés soient de qualité, et dans tous les cas une alimentation équilibrée permet de prévenir bon nombre de problèmes (sanitaire, reproduction, développement des animaux…). N’hésitez pas à contacter un technicien de la Chambre d’Agriculture de votre secteur pour faire analyser vos échantillons ou pour de plus amples informations.
Différents repères pour la bonne gestion de votre système fourrager
La gestion de l’alimentation du troupeau passe par la réalisation d’un bilan fourrager avant le début de la fertilisation des prairies (février). A ce moment, l’éleveur doit réfléchir à ses objectifs : reconstituer des stocks, éviter le gaspillage, diminuer la fertilisation azotée, faire des performances à l’herbe… mais pas de recette miracle !
L’herbe pâturée reste l’aliment le plus économique
Le pâturage reste la priorité, il faut calculer quels sont les besoins du troupeau au printemps pour la mise à l’herbe, il faut compter entre 35 à 45 ares par UGB technique suivant le niveau de fertilisation des prairies. Le reste de votre surface en herbe sera donc destiné à la récolte.
Quelques repères :
. En système tout herbe, il faut récolter en 1ère coupe 50 % des surfaces qui seront pâturées en été,
. Un chargement de 25 à 30 ares/ UGB au printemps nécessite de récolter 20 à 30 % de la 1ère coupe en fauche précoce,
. En système foin, ne pas descendre en dessous de 35 ares/ UGB au printemps pour éviter le déficit de début juin.
Le choix du mode de récolte passe ensuite par la disponibilité en équipements de l’exploitation au niveau des bâtiments (hangar de stockage, silo bétonné …), mais aussi au niveau matériel (faucheuse conditionneuse ou simple, remorques, enrubanneuse …) sans oublier la main d’œuvre. Souvent le climat de l’année et la portance des parcelles sont aussi des critères de choix du mode de récolte.
Le foin reste de loin le plus économique, comment le réussir ?
Il faut récolter le plus tôt possible, début épiaison, pour avoir une valeur alimentaire élevée, mais si le séjour au sol du fourrage est long, la dégradation de sa valeur en sera d’autant. La fauche se réalise de préférence en fin de journée car la plante se charge en énergie durant la journée par sa photosynthèse, il faut exposer le fourrage au soleil sur le maximum de surface, quelques heures peuvent suffire, l’eau sort par les pores de la plante. Ensuite l’énergie n’est plus limitante, il faut que le maximum de brins d’herbe soit au contact de l’air. Le fanage est alors nécessaire pour laisser passer l’air non-saturé en eau entre les brins et exposer au soleil l’herbe située en dessous. L’utilisation d’une faucheuse conditionneuse a pour but d’accélérer la dessiccation, cette attaque a pour effet de réduire la différence de vitesse de séchage entre les tiges et les feuilles et donc d’éviter la chute prématurée des feuilles sèches. Pour le pressage en foin, il faut que le fourrage soit arrivé à un taux de matière sèche supérieur à 80 %, en dessous il faut enrubanner sinon le foin chauffera et cela entrainera des risques de maladie respiratoire, une valeur alimentaire diminuée et des risques d’incendie.
Tout au long du processus de fenaison, les pertes s’accumulent, la hauteur de coupe doit se situer à environ 7 cm (un travers de main) pour un bon redémarrage de la végétation (1 cm plus ou moins haut et c’est environ 200 Kg de MS / Ha de gagné ou de perdu). Plus le fourrage a une teneur en matière sèche élevée, plus le pourcentage de pertes est important. Pour le séchage au champ par beau temps, il faut compter au moins 16 % de pertes pour les graminées et de 25 à 30 % pour les légumineuses, par mauvais temps il faut rajouter de 2 à 4 % par jour.
L’enrubannage : une solution pour sauver du foin ou récolter des fourrages tôt pour ceux qui ne sont pas équipés pour l’ensilage
Réaliser un bon enrubannage est tout un art. En effet, il faut viser un taux de matière sèche avoisinant les 50 %, réaliser des balles denses et régulières et soigner le liage pour éviter que les ficelles ne soient prises entre les couches de film plastique. L’utilisation des films de 75 cm est préférable, une fois étiré ils doivent mesurés 60 cm, vérifier que la bande soit bien centrée par rapport à l’axe de la balle et qu’elle recouvre de moitié la précédente. Manipulez les balles avec soin et stockez-les sur une aire stabilisée et saine (sable…).
Service Technique Agronomie
Chambre d’Agriculture de l’Allier
Exemples de poids de balles
Coût des chantiers (Tarifs entraide 2008 pour environ 4,5 T MS/Ha, sans la main d’œuvre).
Fertilisation phosphatée et potassique des prairies
Pour conduire la fertilisation de fond sur vos prairies temporaires de plus de 2 ans ou vos prairies permanentes, une nouvelle méthode de raisonnement basée non plus sur l’analyse de terre mais sur l’analyse d’herbe a été mise au point par l’INRA en 1991 et validée dans les expérimentations. Cette méthode est opérationnelle, peu coûteuse (environ 40 €) et facile à mettre en œuvre. Dans l’herbe, les teneurs en Azote et en Phosphore d’une part, en Azote et Potassium d’autre part sont liées. Ces teneurs permettent de qualifier les pratiques de fertilisation actuelles et passées et de déterminer la fertilisation à venir. L’échantillonnage se fait sur des parcelles ayant un rendement d’au moins 2 T de MS/ha et au plus tard à l’épiaison.
L’analyse réalisée au printemps 2009 vous servira à piloter votre fertilisation organique ou minérale de cette fin d’année.
Pour de plus amples informations, une formation vivéa est prévue le 24 Avril 2009 sur ce sujet, ou contactez votre technicien de secteur de la Chambre d’Agriculture.
Assemblée Générale de l’Association Salers du Centre
Les éleveurs de bovins de race Salers ont tenu leur assemblée début février.
L’Association des éleveurs de bovins de race Salers du Centre a tenu son assemblée générale le 4 février dernier à Tronget. Le Président de l’association, Guillaume Delcuzy, et Romain Chavenon ont accueilli une trentaine de participants ; ce qui montre le dynamisme de la race Salers dans l’Allier et les départements limitrophes.
En introduction, l’évolution des effectifs d’animaux de race Salers élevés dans l’Allier a été présentée par Franck Doriat de la Chambre d’Agriculture. En résumé, le nombre de vaches Salers en production dans les élevages de notre département a augmenté de 15 % (+ 500 vaches) entre 2003 et 2008, cette augmentation est uniquement réalisée avec des vaches utilisées en race pure (+ 750 vaches), ce qui compense la diminution des vaches utilisées en croisement (- 250 vaches). Cette évolution se réalise par l’augmentation de la taille des élevages « spécialisés » en race Salers et par l’augmentation du nombre de doubles-troupeaux Charolais+Salers.
Gilles Forges de Bovins Croissance 03 intervenait ensuite sur l’organisation du contrôle des performances des animaux en ferme qui constitue à la fois un outil de conduite technique des animaux (croissance des génisses et des broutards) et une aide à la sélection (bilan génétique, index…etc.). Il est à noter que le nombre d’élevages Salers adhérents à Bovins Croissance 03 est lui aussi en constante augmentation.
Cette assemblée fut l’occasion pour Laurent Antignac de l’Association pour la Promotion et l’Expansion de la Race Salers et Stéphane Garel de l’Organisme de Sélection de la Race Salers de présenter le programme de valorisation des mâles Salers à l’export sur des débouchés différents des circuits traditionnels vers l’Italie. En effet, des efforts sont entrepris pour exporter des broutards Salers notamment vers le Maroc et tous les éleveurs peuvent proposer des animaux qui sont achetés à un tarif fixé à l’avance. Ce sujet fut l’occasion de débats sur la valorisation des mâles de race pure et l’intérêt ou non de la finition.
Guillaume Delcuzy et Romain Chavenon rappelaient aussi aux participants que l’association assure la promotion de la race en participant au concours de Saint-Pourçain. Plusieurs animaux sont présentés et l’association assure une permanence pour accueillir les visiteurs et leur présenter les atouts de la race.
L’association en ayant formulé la demande auprès de la Chambre d’Agriculture les élevages Salers figureront dans la prochaine édition du Catalogue des élevages de sélection de l’Allier.
L’après-midi fut consacré à la visite d’un élevage le GAEC de la Sauvatte à Tronget. Cette visite fut l’occasion pour Olivier Tournade, technicien du Herd Book Salers, de rappeler les orientations de la race et les critères de sélection principaux.
L’association Salers du Centre invite tous les éleveurs intéressés à assister à la vente de taureaux qualifiés issus de la station d’évaluation raciale à Saint-Bonnet-de-Salers dans le Cantal le mercredi 8 avril prochain.
Contact : Association Salers du Centre
Chavenon Romain au 04 70 56 63 58
ou
Delcuzy Guillaume au 04 70 99 84 23.
26 mars 2009
Dans l’Allier, une exploitation située en zone bocagère sera suivie à titre expérimental
La Chambre d’Agriculture vous propose de retrouver régulièrement, repères et conseils sur la pousse de l’herbe dans un bulletin d’avertissement.
Dans le cadre du programme régional Autonomie fourragère, un avertissement régulier basé sur des repères de cumul de températures, d’observations de stades phénologiques et de suivi de pousse d’herbe, va être diffusé dès la fin-mars sur toute la région Auvergne.
Cet avertissement, décliné dans chaque département, sera enrichi de conseils de la semaine et de repères à connaître.
Des conseils de saisons sur la gestion de l’herbe
L’objectif du suivi de l’évolution de la pousse d’herbe est de plusieurs ordres :
Acquérir des références pour adapter le conseil aux éleveurs,
Donner aux éleveurs des repères et les moyens d’apprécier et d’anticiper l’évolution des stades phénologiques des plantes,
Accompagner les agriculteurs dans leurs prises de décision en termes de pâturage et de fauche (évaluation du stade de l’herbe pour adapter le moment de la fauche, évaluation de l’état de la pousse pour aider à la gestion du pâturage).
L’axe central de l’« Info Prairies » concerne la diffusion de conseils de saison, reprenant les conditions climatiques de l’année et l’altitude. Ces conseils portent sur le démarrage de la pousse d’herbe, la mise à l’herbe, la gestion du déprimage (pour éviter notamment des déprimages trop tardifs qui baissent les rendements), la dynamique de pousse de l’herbe, la gestion des surfaces à pâturer et à faucher.
Ils s’appuient sur des repères de sommes de températures et des observations terrain.
Les sommes de températures : un repère pour apprécier l’âge des plantes
Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Ceci dit, les graminées prairiales répondent toujours à la même dynamique de croissance dépendant, du rayonnement, de la température et de la disponibilité en eau et azote….
Le cumul des températures permet d’apprécier le stade de l’herbe et de caler ses pratiques. Sur 55 stations météo de la région, les données seront traitées en cumul de températures, à partir du 1er février, et vous proposer ainsi les conseils les plus adaptés tout au long de la campagne.
11 repères de cumul de température dans l’Allier (exemples)
Cumul des températures en degrés au 14 Mai 2008
(cumul à partir du 1er février, base 0 – 18 °C - Source Météo France)
Val d’Allier
(225 à 250 m)
Bocage et Sologne
(225 à 370 m)
Combraille et Montagne Bourbonnaise
(466 à 1022m)
VICHY-CHARMEIL 249 m
360°
LURCY-LEVIS 225 m
135°
MONTMARAULT 466 m
80 °
FERTE-HAUTERIVE 225 m
355°
TORTEZAIS 256 m
ECHASSIERES 650 m
NEUVY 250 m
MONTBEUGNY 270 m
300°
ST NICOLAS DES BIEFS 1022 m
40°
CHAREIL-CINTRAT 280 m
280°
ARCHIGNAT 370 m
Gain moyen par semaine = 35°
Gain moyen par semaine =
Gain moyen par semaine = 15°
Des observations terrain pour conforter les données de température
Dans l’Allier, une seule exploitation à titre expérimental sera suivie sur le secteur de Villefranche-d’Allier. Située en zone bocagère, se sera une exploitation en bovin allaitant.
Observation des stades phénologiques et mesures de hauteur d’herbe
L’objectif du suivi est de valider, par des mesures et observations de terrain, les prévisions de conseils issus du calcul des sommes de température.
Il concerne la mesure de hauteur de l’épi dans la gaine pour cibler le stade épi 5 cm (repère de fin déprimage) et épi 10 cm (repère de fin de 1er tour de pâturage). Au cours de la saison, ces mesures laissent la place à des comptages d’apparition d’épis pour accompagner les interventions de récolte.
Afin de collecter des références sur la vitesse de croissance des prairies, des mesures de hauteurs d’herbe avec un herbomètre à plateau seront réalisées dans les parcelles de pâture.
Sur l’exploitation, un minimum de 4 prairies sera suivi :
Une PP ou PT conduite en fauche précoce (ensilage ou enrubannage)
Une PP conduite en fauche tardive (foin) sans déprimage
Une pâture précoce (située en début de cycle de pâturage)
Une pâture tardive (située en fin de cycle de pâturage)
Pour les pâtures, la priorité est donnée au troupeau principal (vaches allaitantes).
« Info Prairie » de mars à fin juin
L’info prairie paraîtra régulièrement de mars à fin juin. Cette démarche bénéficie du soutien financier du Ministère de l’Agriculture et de la pêche (Compte d’affectation « Développement agricole et rural ».)
Vous pourrez le consulter :
sur le site internet de la Chambre d’agriculture : www.allier.chambagri.fr
sur le journal agricole « L’Allier Agricole »
sur votre boite mail si vous en faites la demande (voir encadré)
En 2009 recevez gratuitement l’Info Prairies par e-mail.
Communiquez votre e-mail aux référents du Réseau « Pousse d’Herbe » de votre département, Nicolas Morand ou Nicolas Deux : stage@allier.chambagri.fr
12 mars 2009
Nouvelles redevances Agence de l’eau sur l’élevage et sur les prélèvements
Suite aux réformes de la loi sur l’eau de décembre 2006, les nouvelles redevances sont applicables, les déclarations sont à envoyer avant le 31 mars 2009
Les redevances au profit de l’Agence de l’eau Loire Bretagne ayant été profondément réformées par la loi sur l’eau de décembre 2006, les nouvelles règles sont désormais applicables.
Les agriculteurs sont concernés par 2 catégories de redevances :
- la redevance pour pollution de l’eau d’origine non domestique, en direction des éleveurs
- la redevance pour prélèvements sur la ressource en eau, qui concerne les irrigants
La redevance élevage
Une circulaire du 29 décembre 2008 définit les modalités de la mise en œuvre de la redevance élevage qui s’applique à compter du 1er janvier 2009.
Sont concernées toutes personnes physiques ou morales exerçant une activité d’élevage si le chargement de l’exploitation est supérieur à 1,4 UGB par ha de SAU.
Les SCL (Société Civile Laitière) constituées de personnes physiques et morales producteurs de lait sont considérées comme exerçant une activité d’élevage et elles possèdent un numéro de détenteurs d’animaux (EDE) ainsi qu’un numéro SIRET. La redevance élevage s’applique donc à toute SCL. Par ailleurs, certaines exploitations constituant la SCL peuvent aussi être redevable au titre de leurs autres animaux.
Le seuil de perception est de 150 UGB en zone de montagne et de 90 UGB dans les autres cas. C’est la commune du siège social, inscrite dans le formulaire PAC qui permettra de définir la zone.
La redevance concerne uniquement les élevages bovins, porcins et avicoles. Les autres espèces animales (ovins, caprins, équins, lapins…) sont exclus de l’assiette et la redevance est nulle.
Les correspondances catégories d’animaux/UGB sont renseignées dans le tableau ci-dessous :
Espèce animale
Catégorie animale
Unité
COEFFICIENT de conversion en unité de gros bétail
Bovins
Vache laitière (1)
Animal présent
1
Mâle et femelle de plus de 24 mois dont vache allaitante (2)
(1)Femelle de plus de 24 mois ayant vêlé de type racial « lait » (races laitières et mixtes).
(2)Femelle de plus de 24 mois ayant vêlé pour toutes les autres races (races à viande et croisés viande-type « viande »)
Pour les bovins, les effectifs sont fournis par l BDNI et chaque bovin est comptabilisé au prorata du temps de présence.
Pour les porcins, volailles et palmipèdes produits, l’effectif retenu correspond à la totalité des animaux vendus ou livrés dans l’année d’activité. Pour les animaux reproducteurs (truies, verrats, poules, cailles, pigeons…) la moyenne des effectifs est retenue.
La surface de référence pour le calcul du chargement est la SAU inscrite dans le dossier PAC ou à défaut elle sera de 1 ha.
La redevance est perçue à partir de la 41ème UGB.
Le taux de la redevance est fixé à 3 €/UGB. Ce taux est triplé en cas de procès verbal d’infraction en matière de pollution de l’eau.
Exemples de calcul
1 – Pour une SAU de 120 ha avec :
·70 vaches allaitantes
90 mâles et femelles de 6 mois à 2 ans
10 000 poulets label
L’assiette est :
Cheptel
Coefficient de conversion
Nbre UGB
70
0.75
52.5
90
0.5
45.0
10 000
0.61/1000
6.1
103.6
Le chargement : 103.6/120 = 0.86 UGB/ha
L’exploitation n’est pas redevable de la redevance élevage
2 – Pour une SAU de 80 ha :
·65 vaches laitières
75 mâles et femelles de 6 mois à 2 ans
100 truies
2 200 porcs charcutiers
L’assiette est de :
Cheptel
Coefficient de conversion
Nbre UGB
65
1
65.0
75
0.5
37.5
100
0.17
17.0
2200
0.032
70.4
189.9
Le chargement est de : 189.9/80 = 2.37 UGB/ha
La redevance est
(nbre UGB – 40 UGB) x 3
189.9 – 40 = 149.9 x 3 = 449.70 €
Le redevable doit déclarer avant le 31 mars qui suit l’année de redevance, les éléments nécessaires au calcul (donc l’année 2008 à renvoyer avant le 31 mars 2009).
Le formulaire est normalement adressé chaque année au redevable par l’Agence de l’Eau. A défaut, il doit se le procurer directement auprès de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.
En cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année, les redevables ont l’obligation d’effectuer leur déclaration dans un délai de 60 jours à compter de la cession ou cessation.
Il est impératif de renvoyer le formulaire à l’agence de l’eau avant le 31 mars sous peine de pénalités.
Pour remplir le formulaire, vous devez renseigner les effectifs bovins. Pour cela, indiquez le nombre d’animaux dans le tableau des effectifs à partir du livre des bovins envoyé par le service identification de la Chambre d’Agriculture vers le 20 janvier 2009 et précisez dans les observations " Je souhaite que l’agence de l’eau effectue les calculs à partir des données de la BDNI".
Il est utile de conserver un double de la déclaration envoyée.
La redevance sur les prélèvements
Sont concernées toutes les personnes physiques ou morales dont les activités entraînent un prélèvement sur la ressource en eau.
La redevance s’applique pour des volumes supérieurs à 7000 m3/an et pour tout montant supérieur à 100 €.
Les volumes sont issus de mesures effectuées au moyen d’un compteur d’eau qui doit être impérativement vérifié ou changé tous les 7 ans.
Pour les dispositifs de comptage dont la pose, la remise à neuf ou la vérification ont été réalisées avant le 1er janvier 2001, cette opération devra être réalisée avant 2011.
En cas de non réalisation d’une de ces opérations, la redevance sera assise sur un volume forfaitaire.
4000 m3/ha pour l’irrigation par aspersion
et 3000 m3/ha pour l’irrigation par des procédés autres que l’aspersion (à l’exclusion de l’irrigation gravitaire).
Le redevable doit tenir à jour un registre de relevé des données pour chaque dispositif, de comptage. Ce document doit comporter notamment un relevé des index de lecture à la fin de chaque mois. Le volume prélevé pendant la période de prélèvement, la date de 1ère mise en service du compteur ainsi que les dates de réparation et d’anomalies de fonctionnement du dispositif de comptage.
La déclaration est à envoyer impérativement avant le 31 mars de l’année qui suit l’année de redevance.
En cas de cession ou de cessation d’activités au cours de l’année concernée, les redevables ont l’obligation d’effectuer la déclaration des éléments nécessaires au calcul de la redevance dans un délai de 60 jours à compter de cette cession ou cessation.
Des majorations de 10 à 40 % peuvent s’appliquer
lorsque la déclaration n’est pas produite avant le 1er avril
si inexactitudes ou omissions relevées dans la déclaration
Le montant de la redevance est de :
0.0138 € par m3 en ZRE
0.0092 € par m3 hors ZRE
Exemples
1 – Prélèvement équipé d’un compteur, hors ZRE,
Pour un prélèvement de 45 000 m3 par an, la redevance est de 45 000 x 0,0092 = 414 €
2 – Prélèvement non équipé d’un compteur, hors ZRE
Pour une surface de 20 ha irriguée, le volume d’eau est calculé forfaitairement, soit :
20 ha x 4 000 m3 = 80 000 m3
La redevance est 80 000 m3 x 0,0092 € = 736 €
N’oubliez pas de renvoyer le formulaire de déclaration pour l’année 2008 avant le 31 mars 2009 pour la ou les redevance(s) à laquelle vous êtes éligibles. Pour tout renseignement, contacter la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
Service technique Agronomie et Gestion de l’Entreprise
19 mars 2009
Primes vaches allaitantes
Campagne 2009
Les formulaires de demande de prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) sont disponibles en mairie. Ils sont à déposer à la DDAF au plus tard, le 15 mai 2009.
12 février 2009
Logiciels de gestion de troupeau ovin : comment choisir ?
De nombreux outils existent permettant tout à la fois de gérer son troupeau mais également de satisfaire aux différentes obligations administratives.
Logiciels de gestion de troupeau ovin : comment choisir ?
Identification, conditionnalité, cahier d’épandage,… des mots qui depuis quelques années font frémir les agriculteurs. « Suis-je en règle ? Ai-je bien tous les documents en cas de contrôle ? »
Pour vous aider à tenir l’ensemble des documents relatifs à la gestion de l’exploitation, il existe depuis quelques années de multiples logiciels informatiques : gestion du troupeau bovin, ovin, gestion du parcellaire, comptabilité, …
On distingue deux grands types de d’outils informatiques :
les logiciels « Eleveur » ou « Micro ». Il s’agit en général de programmes assez complets, installés sur l’ordinateur de l’éleveur : celui-ci consulte, saisit, et dans le cas des bovins (et bientôt des ovins), peut envoyer via Internet ou via un modem une notification à l’Unité Identification (anciennement CIPCA).
le « site Web » : l’éleveur n’a pas de logiciel spécifique installé sur son ordinateur, mais grâce à Internet, il se connecte à un site lui permettant, par le biais de mots de passe personnels, de gérer les fonctions réglementaires (boucles, recensement…).
Les différentes fonctions offertes par les outils informatiques de gestion de troupeau ovin
Logiciels « Eleveurs » ou « Micro »
Dans tous les cas, le logiciel se compose d’un module de base, souvent baptisé Module « Inventaire » ou « Identification » qui permet la gestion des effectifs, des mouvements et des boucles, auquel, se rajoutent des modules optionnels, en fonction des besoins.
Dans la liste (non exhaustive) de modules optionnels, on retrouve le plus couramment les suivants :
Module « Sanitaire » ou « Bonnes Pratiques » : module permettant la saisie des interventions, des traitements et l’édition du carnet sanitaire, obligatoire depuis la mise en place de la conditionnalité des aides.
Module « Reproduction », parfois appelé « Lutte » : c’est par ce module que les mises en lutte peuvent être saisies afin que les agneaux puissent avoir une paternité reconnue. Indispensable et obligatoire pour les sélectionneurs, ce module peut être aussi très utile pour tout éleveur sélectionnant son renouvellement selon la généalogie.
Le module « Performances » ou « Génétique » permet, pour chaque animal, d’accéder à un arbre généalogique, aux résultats de production et de reproduction, à la destination des agneaux, aux performances (fertilité, prolificité, GMQ, index, âge moyen de vente des agneaux, mortalité des agneaux,…).
« Gestion technico-économique et suivi de la production » : module permettant la saisie (ou le transfert depuis l’abattoir) des poids vifs, carcasse, rendements et prix de vente. Ainsi, en fin de campagne, l’éleveur peut faire une analyse assez précise des résultats économiques de son atelier ovin et identifier les points d’amélioration.
Le pocket ou carnet d’agnelage électronique : boîtier portable permettant la saisie et la consultation de toutes les données directement sur le terrain. Par simple transfert, les éléments saisis sont réintégrés au logiciel installé sur l’ordinateur.
Ce type de logiciels « à la carte » permet à tout éleveur de s’équiper uniquement avec les modules dont il a besoin, sachant qu’il peut commander un module supplémentaire ou en supprimer un s’il le souhaite. Il ne paie donc que ce dont il se sert.
Outils « WEB »
Les outils les plus simples, style « site Web » permettent à ce jour, la gestion des boucles, la saisie du recensement annuel et des documents de circulation. Ainsi, l’éleveur peut accéder à la liste des boucles qu’il a reçues, enregistre celles qu’il a apposées sur ses animaux et tient à jour les tableaux de rebouclage. En remplissant les documents de circulation, il tient à jour automatiquement son inventaire quantitatif, et donc son recensement annuel. Il n’existe aujourd’hui pas de fonctions techniques plus avancées, mais ce type d’outil « Web » peut évoluer rapidement.
Lequel choisir ?
Le tableau à télécharger ci-dessous recense quelques-uns des outils déjà installés chez les éleveurs ovins de l’Allier. Les fonctionnalités répertoriées peuvent être amenées à évoluer.
Gilles et Viviane Linet ont fait le choix de construire en 2005 un second bâtiment de taille raisonnable avec un investissement limité. Installés en EARL à 2, ils exploitent 175 hectares, disposent d’un cheptel de 130 vaches allaitantes charolaises, produisent des broutards alourdis et engraissent vaches de réforme et génisses.
Le bâtiment, charpente métallique est ouvert sur un côté et bénéficie d’une exposition plein sud. Une aire bétonnée raclée longe le couloir d’alimentation couvert en façade du bâtiment. Les boxes à veaux et parcs de vêlages sont situés au centre du bâtiment composé de deux cases de 24 vaches.
GAEC PROST
THENEUILLE
Joël et Anthony Prost sont associés en Gaec père fils et exploitent 213 hectares. Leur cheptel se compose de 125 vaches allaitantes inscrites. Le bâtiment ouvert à la visite a été construit en 2007 afin de pouvoir abandonner les anciens bâtiments et gagner du temps.
Le bâtiment, charpente métallique, se compose de 4 cases de 16 vaches avec parcs à vêlages et boxes à veaux au centre. Un auvent à l’arrière permet le stockage du fourrage et un couloir de circulation a été aménagé entre l’arrière des cases et le fourrage. L’installation, sous les barrières, de bavettes pour empêcher le passage des veaux, la ventilation des pignons ou encore les barrières facilitant l’intervention ont particulièrement intéressés les visiteurs.
EARL AURAT
CERILLY
Jean-François Aurat, en EARL, avec un salarié, exploite 245 hectares. Son cheptel se compose de 140 vaches allaitantes charolaises et 140 brebis. C’est suite à un incendie pour reloger son troupeau bovin qu’il a fait construire ce bâtiment en 2004.
Le bâtiment, charpente métallique, intègre 6 cases sur aire paillée avec boxes à veaux, de part et d’autre d’un couloir d’alimentation central de 140 places, un local technique dont l’aménagement n’est pas tout à fait terminé, une fumière couverte et des cellules de stockage des céréales. Une aire bétonnée raclée est située le long du couloir d’alimentation.
Emmanuel DELAMARLIERE
LE BRETHON
Emmanuel Delamarlière est installé sur 93 hectares avec un troupeau de 200 brebis et 50 vaches allaitantes. Il produit agneaux, broutards et génisses. La bergerie ouverte à la visite a été construite en 1999 et a permis l’abandon de l’ancienne grange.
Ce bâtiment, de taille raisonnable, charpente et bardage bois à couvre joint présente l’avantage d’une bonne ambiance intérieure et d’un aspect extérieur bien intégré dans le paysage. La distribution de l’alimentation est manuelle à partir d’un couloir central surélevé. La superficie et le coût limités de cet investissement sont adaptés aux besoins de l’éleveur qui ne fait rentrer ses animaux que quelques mois dans l’année. Le système de contention couverte installé à l’intérieur du bâtiment est très intéressant à voir.
Joëlle Delamarlière a, quant à elle, présenté son gite rural, une formule de diversification agricole et de valorisation du patrimoine parmi d’autres. Joëlle et Emmanuel ne regrettent pas cet investissement, qui, s’il est difficile de parler de véritable complément de revenu, leur a permis de restaurer une maison traditionnelle et d’ouvrir leur exploitation au public.
16 décembre 2008
Catalogue des élevages de sélection de l’Allier - Edition 2008
Ce document a été réalisé par la Chambre d’Agriculture de l’Allier, en partenariat avec Bovins Croissance 03 et la participation des organisations de producteusr (Covido, Socaviac, Sicagieb, Gecb, Sicaba), du groupe Agena, de la Sogecea, de l’Association des éleveurs de bovins limousins de l’Allier.
Ces élevages sont tous issus de la base de sélection charolaise et limousine de l’Allier (adhérents à Bovins Croissance et au Herd Book). Ils sont classés par ordre alphabétique, au sein de chaque race.
23 octobre 2008
Programme "facilité de naissance" Allier
La Commission Génétique de la Chambre d’Agriculture a mis en place un nouveau programme visant à valoriser la production de reproducteurs « Vêlages faciles ».
Plus de 300 veaux répertoriés « vêlages faciles » disponibles
Les partenaires de la filière « Bovins Viande Charolais » du département de l’Allier ont constaté les besoins croissants en reproducteurs susceptibles de donner des produits naissant facilement. Réunis au sein de la Commission Génétique de la Chambre d’Agriculture, ils ont souhaité mettre en place un nouveau programme. Cette action vise à valoriser les animaux, issus de la base de sélection de notre département, ayant des aptitudes intéressantes sur les critères de facilité de naissance.
Cette opération se déroule en complément de la démarche initiée par le Herd Book Charolais, pour favoriser la production de reproducteurs « vêlages faciles » et des travaux menés par les unités de sélection sur ce sujet.
Afin de mettre en avant les animaux produits par les sélectionneurs de l’Allier qui sont susceptibles de répondre à cette attente, nous avons réalisé un premier tri sur les veaux mâles nés en 2008, dans chaque élevage, qui répondent aux conditions suivantes :
condition de naissance facile, sans aide ou aide facile,
poids naissance inférieur ou égal à 50 kg,
index facilité de naissance moyen de l’ascendance supérieur ou égal à 102 (parents ou grands-parents si index des parents non publiés).
Parmi les 1 600 animaux ainsi triés, les éleveurs de l’Allier ont sélectionné environ 300 veaux qu’ils proposent à la vente pour la reproduction.
La liste des élevages, ainsi que les veaux sélectionnés, sont disponibles auprès de la Chambre d’Agriculture de l’Allier ou des organisations de producteurs de notre département.
Ces animaux ne présentent évidemment pas la garantie absolue que tous les veaux naîtront facilement (beaucoup de paramètres peuvent intervenir), mais les critères pris en compte pour les sélectionner vont dans ce sens.
L’ensemble des partenaires de la filière, organisations professionnelles, Bovins Croissance 03, Herd Book Charolais, GENESIA, Chambre d’Agriculture, reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. N’hésitez pas à nous contacter.
Nous souhaitons que cette opération permette à un maximum d’éleveurs de trouver le reproducteur qui lui convient.
Facilité de naissance
La race charolaise mobilisée
Depuis de nombreuses années, les unités de sélection ont intégré les critères relatifs aux facilités de naissance, que ce soit en effet direct (capacité des taureaux à engendrer des veaux qui naissent facilement), ou en effet indirect (capacité des taureaux à produire des filles qui vêlent facilement).
La prise en compte de ces critères aboutit à la qualification des taureaux « Reconnus Qualités Maternelles », parmi lesquels plusieurs sont conseillés « vêlages faciles » sur génisses ou sur vaches. Ces taureaux sont diffusés par insémination.
Plus récemment, le Herd Book Charolais a initié une opération qui a pour but la diffusion de taureaux de Monte Naturelle sélectionnés pour leurs capacités à donner des vêlages faciles. Deux taureaux ont été sélectionnés et diffusés, auprès des adhérents du HBC, pour que leurs produits puissent être disponibles à la vente pour les élevages de producteurs, dès 2009.
Enfin, dans de nombreux élevages de sélection, les vêlages faciles font partie des priorités dans les objectifs de sélection. Tous les sélectionneurs font vêler des génisses et disposent donc de taureaux adaptés.
Facilité de naissance
Quels outils utiliser pour faire son choix ?
Tous les éleveurs sélectionneurs adhèrent au Herd Book et à Bovins Croissance, et leurs animaux sont donc certifiés, contrôlés et indexés.
En ce qui concerne les facilités de naissance, plusieurs points peuvent être examinés :
le poids à la naissance du veau (DAB, certificat d’inscription, affiche de concours, bilan de performances). Il sera évidemment déconseillé de choisir un veau présentant un poids à la naissance très élevé.
les conditions de naissance (DAB, certificat d’inscription). Les veaux de césariennes ou nés difficilement, ayant des chances de le transmettre à leur descendance (même si ce n’est pas systématique).
le poids à la naissance des ascendants (certificat d’inscription, fiche carrière vache ou taureau). Plus on dispose d’informations, plus on peut se faire une idée précise.
l’index « facilité de naissance » des ascendants (certificat d’inscription, fiche carrière vache ou taureau). Un index très inférieur à 100 indique une disposition à produire des veaux lourds à la naissance ; à l’inverse, un index supérieur à 100 indique une production de veaux légers.
Les documents cités (certificat d’inscription, fiche carrière, etc...) sont disponibles auprès des éleveurs sélectionneurs. N’hésitez pas à les consulter.
En ce qui concerne les taureaux diffusés par insémination, les catalogues mentionnent les principaux index et les inséminateurs peuvent vous apporter les précisions nécessaires.
Facilité de naissance
La génétique... mais pas seulement !
Si la génétique a une part importante dans la façon dont se déroule la naissance du veau, d’autres facteurs interviennent aussi fortement.
Le plus important est l’alimentation des femelles avant vêlage. En effet, durant le dernier tiers de la gestation, le fœtus réalise l’essentiel de son développement et une suralimentation de la mère entraîne un état excessif du veau à la naissance, qui ne facilite pas le vêlage. Il est donc essentiel de ne pas suralimenter les femelles, durant cette période, tout en veillant à l’équilibre de la ration.
L’augmentation du niveau des apports énergétiques et azotés sera réalisée après vêlage, afin de favoriser la lactation et la remise en reproduction des vaches.
Pour les génisses, il est donc indispensable que la croissance avant la mise à la reproduction ait été suffisante pour atteindre un gabarit permettant le vêlage dans de bonnes conditions.
Enfin, il est essentiel de veiller à ce que le troupeau de femelles reproductrices ne présente pas de carences en minéraux et oligoéléments susceptibles de perturber le vêlage et la vitalité des veaux (sélénium, cuivre, etc...).