Chambre d'Agriculture
de l'Allier
60, Cours Jean Jaurès
BP 1727
03017 MOULINS CEDEX
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Collecte de plastiques agricoles
Bilan 2008 sur chaque site
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Collecte de plastiques, DJA, élevage,… au programme
La campagne de réalisation des dossiers PAC pour les agriculteurs qui s’est terminée le 15 mai a fait l’objet d’un bilan. Le nombre de déclarations, 1114, est en augmentation par rapport à l’année précédente. Il est à noter qu’un tiers a été réalisé pour les agriculteurs dans le cadre d’un contrat de suivi global (JA Conseil, Agri Conseil, Réseaux,…) signé avec la Chambre d’Agriculture et ne donne pas lieu à facturation directe. C’est sur les secteurs d’antenne de Villefranche, Montluçon et Moulins, que le plus grand nombre d’agriculteurs a fait appel à la Chambre d’Agriculture.
Les membres du bureau ont ensuite examiné un projet d’évolution de la grille DJA applicable dans le département. Ce projet, préparé par un groupe de travail auquel étaient associés l’ADASEA et les JA, vise à différencier les montants de DJA attribués en fonction de la nature de l’installation et du montant réel des investissements. Le bureau a donné un avis favorable à la proposition. Celle-ci devrait prochainement être examinée par
D’autres questions, davantage liées au fonctionnement interne de la Chambre d’Agriculture, étaient également à l’ordre du jour. Il en va ainsi du budget, avec la présentation d’un bilan de réalisation au 31 mai 2008, ou encore des dossiers d’agrément EDE et contrôles de performance qui doivent être déposés avant la fin du mois. Des discussions ont eu lieu sur les outils informatiques de gestion du troupeau ovin à proposer aux éleveurs dans les prochains mois.
574 tonnes de plastiques collectées sur les 36 sites ouverts aux agriculteurs
La collecte de plastiques agricoles pilotée cette année par la Chambre d’Agriculture a eu lieu sur la totalité du territoire départemental entre le 15 avril et le 30 mai. 1282 agriculteurs ont participé à cette collecte et ont apporté un total de 574 tonnes de plastiques. Un tour de table des élus présents a permis de dresser un premier bilan qui laisse apparaître une satisfaction générale quant à l’organisation, à la mobilisation des agriculteurs, des relais et agents de la Chambre d’Agriculture, au travail partenarial mené avec les coopératives, les négociants et
Compte-tenu des conditions météorologiques et du retard des travaux dans les exploitations, la réunion ne s’est pas poursuivie l’après-midi. Mais les élus ont eu le temps d’examiner la situation concernant les projets de MAE territorialisées sur le Val de Loire et la vallée du Sichon. Des décisions concernant l’implication directe de la Chambre d’Agriculture sur les projets ont été prises. Et enfin, certains élus ont abordé la question de l’inquiétude qui gagne de plus en plus d’agriculteurs et qui trouve sa source dans plusieurs phénomènes : augmentation des charges, stagnation des prix de vente, météo,… La prochaine réunion des membres du bureau, élargie aux présidents des groupes de travail, aura lieu fin juillet.
Les énergies renouvelables, la transmission des entreprises, la mise en place des MAE territorialisées, la formation des responsables et l’actualité des services étaient à l’ordre du jour de cette réunion.
Depuis plusieurs mois, en partenariat avec la FDCUMA, la Chambre d’Agriculture s’est investie sur le dossier vaste et complexe des énergies renouvelables : organisation d’une journée sur ce thème, édition d’un document d’information, création de l’observatoire des Huiles Végétales Pures (HVP)… Ce lieu de concertation et d’échanges entre les agriculteurs qui possèdent une presse à huile, les porteurs de projets et les techniciens, permet de faire émerger des idées. Des expérimentations sur les presses sont projetées afin de pouvoir les comparer entre elles et de vérifier la qualité des sous-produits. Sur les autres types d’énergies renouvelables, des enquêtes sont en cours. Il s’agit de recenser les projets et les réalisations dans le secteur agricole de types solaire, photovoltaïque, méthanisation, biocarburants, poly-combustibles, géothermie, etc. Avec des soutiens financiers du Conseil Général, de LEADER+, ou encore de l’ADEME, l’action de la Chambre d’Agriculture dans ce domaine se renforce. Signalons que dans le cadre du P2A, des aides seront réservées aux agriculteurs qui s’engagent dans des investissements de ce type.
Sidiailles : des MAE proposées aux agriculteurs
En ce qui concerne la transmission-reprise des entreprises, le travail se poursuit avec les autres Chambres Consulaires. Après la phase de réflexion, les premières actions concrètes devraient voir le jour dans les prochaines semaines sur le secteur du Bocage Bourbonnais.
La Commission Régionale Agroenvironnement a validé le dossier sur les Mesures Agro-environnementales de Sidiailles présenté par les Chambres d’Agriculture du Cher et de l’Allier. Une présentation complète des mesures applicables a été faite aux membres du Bureau. Plusieurs réunions avaient auparavant été organisées sur le secteur de Sidiailles afin d’informer les agriculteurs concernés pour qu’ils puissent saisir l’opportunité de ces mesures. Elles se déclinent en trois types : mesure herbagères (réduction ou absence totale de fertilisation, couverts herbacés), mesures cultures (réduction du nombre de doses homologuées de traitements phytosanitaires, cultures intermédiaires) et mesures linéaires (entretien des haies, entretien des ripisylves).
L’actualité des services
Tous les deux mois, les chefs de service présentent aux membres de la Chambre d’Agriculture le détail de leurs activités et les dossiers d’actualité sur lesquels ils travaillent. Une multitude de sujets est ainsi abordée qui occupe une place importante lors des réunions et peut donner lieu à d’intéressants débats. Le Salon de l’Herbe, la journée relationnelle Agriculture-Gendarmerie, le Printemps de Bienvenue à la Ferme, la rencontre avec les conseillers pédagogiques ou la collecte de plastiques agricoles, ont par exemple fait l’objet de discussions. Pour d’autres services, l’actualité c’était la campagne de déclarations PAC : plus de 1000 dossiers ont été réalisés par la Chambre d’Agriculture. Citons encore : l’actualité législative, les nouvelles lois sur l’élevage, la participation à diverses Assemblées générales, les actions de promotion sur les métiers de l’agriculture avec l’organisation de la journée de l’emploi du 22 mai et la préparation des programmes de travail des mois à venir, qui ont tour à tour été évoquées lors de cette réunion. Jean-Marie Lesage a invité tous les membres du bureau a participé, après la réunion, à la cérémonie de remise de médailles de la Chambre d’Agriculture à quelques anciens élus. (lire dans notre précédente édition).
Nouveau président à l’ADDMA
Françoise Pierrot, présidente de l’ADDMA*, a ouvert la séance, en présentant tout d’abord les excuses de Marie-Claire Cusin Masset, Présidente de la MSA et représentée par Jean-Hugues Dupré. Elle a ensuite proposé de procéder à l’élection d’un nouveau président, rappelant que le Conseil d’Administration de l’ADDMA était constitué de représentants désignés, d’une part par la Chambre d’Agriculture et d’autre part, par la FDCUMA. La Chambre d’Agriculture, suite aux élections qui se sont déroulées fin janvier, a désigné Jean-Yves Ferron et Jean-Marc Chamignon. Les membres présents ont élu Jean-Yves Ferron président de l’ADDMA et Jean-Marc Chamignon, trésorier. Thierry Ledoujet et Michel Fradin, respectivement, vice-président et secrétaire, représentants de la FDCUMA, ont été reconduits dans leurs fonctions.
La réunion s’est ensuite poursuivie, sous la présidence de Jean-Yves Ferron, avec la préparation de la journée technique prévue en septembre. Cette journée, qui aura pour thème « Le tracteur et son utilisation », se tiendra le jeudi 20 septembre 2007, de 9 h 30 à 18 h 00, sur le secteur ouest du département (canton de Hérisson ou du Montet). Au programme de cette journée :
A l’issue de la réunion, Jean-Yves Ferron a remis à Françoise Pierrot au nom de l’ADDMA, un bouquet de fleurs en remerciement du travail accompli et de sa disponibilité tout au long de ces années où elle a assuré la présidence de l’ADDMA.
* L’Association Départementale de Démonstration de Matériels Agricoles est constituée de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, de la FDCUMA, du CEMAGREF, du GETARF, de la MSA, du LEGTA de Neuvy.
Pour certains, ce sont trois mandats et donc 18 ans passés à la Chambre d’Agriculture au service des agriculteurs de l’Allier qui ont été salués. Pour d’autres, cela fait un petit peu moins longtemps, mais pour tous, le Président de la Chambre d’Agriculture a souligné les responsabilités assumées en tant qu’élu, en tant que membre du Bureau, Président ou vice Président de Commission. Jean-Marie Lesage a, par exemple, rappelé qu’une responsabilité de membre du bureau représentait une présence au nom de la Chambre d’Agriculture à une moyenne de 100 réunions par an.
En les remerciant pour leur travail et leur implication au service des agriculteurs de l’Allier, en présence de nombreux élus et membres associés, il a remis à chacun une médaille de la Chambre d’Agriculture.
Jean-Claude Roy (collège des salariés) et Pierre Thomas (collège des exploitants), élus de 1989 à 2007, comptabilisent chacun 18 ans de mandat. Jean-Pierre Besson (collège des coopératives agricoles), élu depuis 1990, comptabilise 17 ans de mandat. Il a été membre du Bureau pendant 12 ans. Françoise Pierrot et Pierre Cordez, tous les deux élus dans le collège des exploitants étaient membres de la Chambre d’Agriculture depuis 12 ans de mandat. Tous les deux également, ont été membres du bureau. Jean Lafoucrière, pour ses 9 ans de mandat (1995 > 2004) et ses responsabilités de membre du bureau, ainsi que Valérie Gorisse pour ses 6 ans de mandat et son travail en tant que vice-présidente de la commission agro-tourisme, ont également reçu une médaille.
Notons également que Jean-Jacques Augier, retenu par ailleurs, n’a pas pu participer à la cérémonie, mais qu’une médaille lui était également destinée pour ses 14 ans de mandat (1993 > 2007) et ses différentes responsabilités.
44 nouveaux élus
pour représenter la profession agricole de l’Allier
Collège 1 : Chefs d’exploitation et assimilés
6722 inscrits
4980 votants
Taux de participation : 74 %
Suffrages exprimés : 4833
UDSEA : 2326 voix, 48,13 %, 16 élus
FDSEA : 777 voix, 16,08 %, 2 élus
JA de l’Allier : 661 voix, 13,68 %, 1 élu
Coordination Rurale : 570 voix, 11,79 %, 1élu
Confédération Paysanne de l’Allier : 499 voix, 10,32 %, 1 élu
Sont élus à la Chambre d’Agriculture dans le Collège 1 :
UDSEA :
M. Jean-Marie LESAGE, Chézy
Mme Christiane RAY née DUFOUR, Varennes sur Allier
M. Michel BONNEFILLE, Ebreuil
M. Patrice BONNIN, Molles
M. Gérard ETIEN, Châtelus
M. Yannick MARTINET, Marcillat en Combraille
M. Michel LABOUESSE, Saint-Angel
M. Jean-Louis LAURENT, Neuvy
Mme Martine DURIN, née CLEMENT, Beaune d’Allier
M. Richard MOINE, Dompierre sur Besbre
M. Jean-Michel FERRIER, Louchy-Montfand
Mme Elisabeth GRAD née BROCKER, Theneuille
M. Philippe BOYER, Yzeure
M. Didier BRAUD, La Chapelaude
M. Jean-Paul CHALMET, Cérilly
M. Eric FONCELLE, Saulzet
FDSEA :
M. Bruno VIF, Chemilly
Mme Christine BOUDET née METENIER, Vieure
JA de l’Allier :
M. Christophe PROTAT, Montilly
Coordination Rurale :
M. Henri THIEULIN, Saint-Menoux
Confédération Paysanne de l’Allier :
M. Philippe LAFARGE, Créchy
Collège 2 : Propriétaires et usufruitiers
2850 inscrits
1450 votants
Taux de participation : 50,8 %
Suffrages exprimés : 1412
Syndicat de la Propriété privée Rurale : 939 voix, 66,5 %, 2 élus
FDSEA de l’Allier : 473 voix, 33,5 %, 0 élu
Sont élus dans le collège 2 :
M. Louis Alexis ROUDILLON, Le Mayet de Montagne
M. Ghislain ROYET, Fleuriel
Collège 3a : Salariés de la production agricole
2053 inscrits
683 votants
Taux de participation : 33,26 %
Suffrages exprimés : 676
CGT : 361 voix, 58 %, 3 élus
Syndicat Général Agroalimentaire CFDT de l’Allier : 262 voix, 42 %, 1 élu
Sont élus dans le Collège 3a :
CGT :
M. Bernard ROCHE
M. Daniel SIGNORET
M. Christian ZABEUR
Syndicat Général Agroalimentaire CFDT de l’Allier :
M. Philippe GUIRLIN
Collège 3b : Salariés des groupements professionnels agricoles
2884 inscrits
1447 votants
Taux de participation : 50,17 %
Suffrages exprimés : 1385
CGT : 350 voix, 25,3 %, 3 élus
UNSA Agriculture Agroalimentaire : 327 voix, 23,6 %, 1 élu
Syndicat Général Agroalimentaire CFDT de l’Allier : 279 voix, 20,1 %, 0 élu
Force Ouvrière : 263 voix, 19 %, 0 élu
Confédération Française de l’Encadrement CGC : 166 voix, 12 %, 0 élu
Sont élus dans le collège 3b :
CGT :
M. Daniel GUEULET
M. Jean-Luc DEGEORGES
M. Patrick BLOT
UNSA Agriculture Agroalimentaire :
M. Xavier VILLEDEY
Collège 4 : Anciens exploitants et assimilés
14550 inscrits
7680 votants
Taux de participation : 52,8 %
Suffrages exprimés : 7527
UDSEA : 2781 voix, 44,4 %, 2 élus
FDSEA : 777 voix, 37 %, 0 élu
Confédération paysanne de l’Allier : 1405 voix, 18,6 %, 0 élu
Sont élus dans le collège 4 :
M. Jacques COQUE, Souvigny
M. Jean GUILLAUMIN, Montviq
Collège 5a : Coopératives agricoles de production
420 inscrits
413 votants
408 suffrages exprimés
Fédération des CUMA de l’Allier : 408 voix, 1 élu
Est élu dans le collège 5a :
M. Claude VANNEAU, Lurcy Lévis
Collège 5b : Autres sociétés coopératives agricoles
218 inscrits
203 votants
Suffrages exprimés : 189
Fédération Bourbonnaise de la coopération agricole : 189 voix, 4 élus
Sont élus dans le collège 5b :
M. Roland SABIN, Saint Plaisir
M. Jean-Luc DESNOYER, Magnet
M. Jean Marc CHAMIGNON, Neure
M. Daniel PIQUANDET, Bézenet
Collège 5c : Caisses locales de Crédit Agricole
113 inscrits
105 votants
103 Suffrages exprimés
Crédit Agricole : 103 voix, 2 élus
Sont élus dans le collège 5c :
M. Jean BARDOT, Target
Mme Marie-Thérèse DUPONT, née LAURENT, Luneau
Collège 5d : Caisses Locales d’assurances mutuelles agricoles et caisses de MSA140 inscrits
131 votants
120 Suffrages exprimés
GROUPAMA / MSA : 120 voix, 2 sièges
Sont élus dans le collège 5d :
Mme Martine de COCK, Maillet
M. Louis SALLES, Isserpent
Collège 5e : Organisations syndicales à vocation générale d’exploitants agricoles227 inscrits
221 votants
218 suffrages exprimés
FDSEA : 171 voix, 78,4 %, 2 élus
UDSEA : 47 voix, 21,6 %, 0 élu
Sont élus dans le collège 5e
M. Alain MERCIER, Saint Bonnet de Four
M. Jean-Claude DEPOIL, Saint Didier en Donjon
Le Président de la Chambre d’Agriculture, Jean-Marie Lesage a participé au début du mois de décembre à une rencontre entre les Présidents de Chambre d’Agriculture de la Région Auvergne et le Président du Conseil Régional, René Souchon. En début de réunion, il a fait part à ses collègues des questions abordées pendant l’entrevue et des premiers éléments d’information concernant les financements du Conseil Régional pour l’agriculture en 2007. La Région a réaffirmé ses priorités : emploi et installation (diversification, groupement d’employeurs, services de remplacement, conseil collectif), modernisation de l’appareil de production (bâtiments, CUMA), agriculture biologique (augmentation des crédits) et valorisation des produits de qualité (génétique, charte porcine). Deux thèmes font l’objet d’une réflexion particulière. Il s’agit de l’eau et de l’aide à la cessation laitière. Toujours sur cette question des financements, il fut ensuite fait un bilan des différentes rencontres avec le Conseil Général à propos du P2A. Des aménagements vont devoir être proposés prochainement au Département sur différents points, afin de mettre la totalité du programme en conformité d’une part avec la réglementation et d’autre part avec le budget du Conseil général. A ce sujet, le financement consacré par la collectivité à l’agriculture est inchangé avec 3,8 millions d’euros annuels dont 2 millions pour le P2A. Sur bien des sujets enfin, la profession et les services du Conseil Général sont en attente des décisions de cofinancement qui doivent être prises par le Conseil Régional, l’Etat et l’Union Européenne.
Une nouvelle base de données pour le parcellaire agricole
La mise en place d’une base de données unique des données cartographiques des exploitations agricoles dans toute la France à usage aussi bien réglementaire que technique a également été discutée. Base de la déclaration annuelle, cette cartographie devrait être accessible aussi bien à l’Administration qu’à l’agriculteur et pourra lui être utile sur le plan technique. La Chambre d’Agriculture a décidé d’adhérer au dispositif qui est en train de se mettre en place. Le département de l’Allier est relié aux 6 autres départements des régions Auvergne et Limousin.
La réunion s’est terminée par un tour d’horizon complet de l’activité des services de la Chambre d’Agriculture. La question des toitures défectueuses en Montagne Bourbonnaise, bilan de la campagne promotionnelle BOVITEL,identification électronique, Etats généraux de la filière ovine, bilan de la collecte de PPNU et des premiers dossiers PVE, développement du réseau Bienvenue à la ferme, Natura 2000, contrôles PAC et conditionnalité ont été parmi les sujets abordés lors de ce tour de table.
| Contrôles PAC et Conditionnalité 2006 Quelques chiffres Près de 500 contrôles surfaces ont été réalisés par télédétection, la plupart en Montagne Bourbonnaise, 41 % ont nécessité un retour sur le terrain ce qui semble être un bon résultat au plan régional. 76 contrôles ont été réalisés en santé publique des végétaux : 1 sur 10 est conforme, 6 sur 10 ont fait l’objet d’un rappel à réglementation et 3 sur 10 d’une mise en demeure (absence de local phyto, pas d’AMM sur le produit, surdosage). 48 contrôles en santé publique animale, 61 en CTE et 12 CAD. PPNU et PVE Sur les 19 dossiers PVE déposés dans l’Allier avant le 1er décembre, 5 ont été déclarés inéligibles, 11 seront engagés en 2006 pour une enveloppe de 45 315€ et 3 seront reportés en 2007, faute de crédits suffisants. |
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Agrotourisme
produits fermiers et développement local
Agrotourisme > Accueil à la ferme et vente directe de produits fermiers se sont développés ces dernières années dans le cadre du réseau Bienvenue à la Ferme.
Accompagner les agriculteurs et promouvoir leurs activités
54 agriculteurs adhèrent aujourd’hui au réseau Bienvenue à la Ferme dans l’Allier, ils sont 5300 dans toute la France. Fermes-Auberges, vente de produits fermiers, chambres d’hôtes et gîtes à la ferme, fermes pédagogiques ou de découverte, ferme de chasse, sont les prestations qu’ils proposent. Le développement, l’agrément, la promotion des agriculteurs membres du réseau Bienvenue à la Ferme sont assurés par la Chambre d’Agriculture qui anime le réseau et veille à la qualité des prestations proposées. Avec l’édition, tous les deux ans, de la brochure « Goûtez l’Allier », les agriculteurs ont un support de promotion de leurs activités largement diffusé. Il est complété par un site Internet et par la participation à des manifestations tout au long de l’année : Portes Ouvertes Bienvenue à la Ferme, foires expositions de Moulins, Vichy et Montluçon, Sommet de l’Elevage, Salon de l’Agriculture… Parallèlement, la Chambre d’Agriculture organise des formations pour les agriculteurs sur l’accueil, la connaissance du territoire ou encore la cuisine. Dans le cadre de sa mission de développement, elle répond à toute demande de renseignement des porteurs de projets, elle les accompagne dans l’élaboration de leur projet et le montage de leur demande de financement.
Marchés à la ferme
Durant chaque saison estivale, la Chambre d’Agriculture aide les agriculteurs qui le souhaitent à organiser des marchés à la ferme. Réunissant entre 10 et 15 producteurs chaque marché attire de nombreux visiteurs, animation locale centrée sur l’agriculture et les produits fermiers. Entre 7 et 9 marchés sont organisés chaque année.
Animation locale
La Chambre d’Agriculture s’implique aussi dans l’animation d’associations locales telles que les « Inconditionnels de la dinde de Jaligny » qui a pour objet de développer et de valoriser ce produit phare de notre terroir local, les « Menus Bourbonnais », regroupant restaurateurs et producteurs autour des produits et de la gastronomie locale, ou encore « Le petit campagnard », récemment intégrée dans les prestations proposées par le réseau Bienvenue à la Ferme sous l’appellation de « Chouettes vacances à la ferme » destinées aux petits. Notons encore que les services de la Chambre d’Agriculture ont réalisé à la demande des communes de Montagne Bourbonnaise une étude sur la valorisation des produits agricoles de ce territoire et s’est mobilisée aux côtés des producteurs autour des projets de rénovation des marchés de Moulins et de Vichy.
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Aménagement foncier
Aménagement foncier > Organisme représentatif de la profession agricole dans un département, la Chambre d’Agriculture est consultée sur tous les projets fonciers mettant en jeu l’agriculture.
Préserver les intérêts agricoles dans les projets d’aménagement
Au cours de ces six dernières années, la Chambre d’Agriculture a émis de nombreux avis sur des documents d’urbanisme, PLU, cartes communales, SCOT, projets de périmètres de protection de captage d’eau potable, demandes de boisement, demandes de DUP foncières émanant de collectivités territoriales, plan de prévention des risques d’inondation. Pour formuler ses avis, la Chambre d’Agriculture s’appuie sur son réseau de relais locaux, 1 ou 2 agriculteurs par commune, qui sont systématiquement consultés. En fonction des circonstances et de l’impact des projets sur les activités agricoles, elle peut organiser des réunions de tous les agriculteurs pour recueillir les réactions locales avant d’émettre l’avis qu’elle transmettra aux Pouvoirs Publics. La Chambre d’Agriculture veille aussi à ce que tous les agriculteurs aient accès à l’information sur les projets qui les concernent.
Accompagnement des propriétaires et exploitants
Des projets routiers d’envergure ces dernières années ont demandé une mobilisation plus importante de la Chambre d’Agriculture aux côtés des exploitants agricoles et propriétaires concernés. Il s’est agi notamment des projets de réalisation de la RCEA à l’est sur Diou, Pierrefitte sur Loire, Coulanges et à l’ouest sur Lamaids et Quinssaines, du projet de mise à 2x2 voies de la RN7 de Villeneuve à Saint-Pierre Laval, des différents projets de contournement de Vichy, du projet de liaison RN7 A71 de Varennes sur Allier à Gannat, projets de contournement nord est Commentry, d’antenne autoroutière de Montluçon entre Bizeneuille et Saint-Victor, et de plusieurs projets d’aménagement de routes départementales. Selon les cas, la Chambre d’Agriculture est amenée à donner un avis en amont sur différents projets de tracé, parfois à réaliser l’étude de l’impact du projet sur l’agriculture et à en suivre la réalisation (expropriation, remembrement, travaux). Des réunions d’information et de travail, voire même des sessions de formation, avec les exploitants et les propriétaires sont organisées à chaque étape : étude des différents projets de tracé, impact sur l’agriculture, indemnisations possibles, remembrement routier, partage d’emprise, taux de prélèvement, dommages de travaux, prise en compte des réseaux d’irrigation. Sans s’opposer au développement routier du département, facteur de modernisation de l’économie départementale, la Chambre d’Agriculture assure la défense des intérêts agricoles des exploitants. De plus en plus de terres sont soustraites à l’agriculture, ce qui n’est pas sans conséquences et conduit à une vigilance accrue de la profession.
Animation du syndicat départemental des expropriés
Les agriculteurs et propriétaires concernés sont invités à constituer des sections locales du syndicat départemental des expropriés. La nécessité de renégocier le protocole départemental d’expropriation a notamment motivé la relance du syndicat par la Chambre d’Agriculture. En janvier 2004, une nouvelle équipe est à sa tête avec Jean-Pierre Papin, comme président, et un bureau de 7 personnes représentant les sections locales. La refonte du protocole d’expropriation débute pour tenir compte de l’évolution de l’agriculture et revoir en conséquence les indemnités versées aux propriétaires et aux exploitants. Le syndicat départemental, dont la présidence est maintenant assurée par Joseph Bernachez, joue le rôle de coordinateur et d’interlocuteur auprès des divers partenaires pour la préservation de l’agriculture et l’indemnisation des dommages. La phase d’actualisation du protocole, négocié avec l’Etat et proposé à la ratification du Conseil Général et de l’Association des Maires, se termine. Ce document servira de base aux indemnisations des expropriés dans le département.
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Elevage bovin allaitant
Financement > La Chambre d’Agriculture, avec le soutien des organisations agricoles et de l’administration départementale, a obtenu pour les agriculteurs de l’Allier des sommes non négligeables.
Un seul objectif : faire gagner la Ferme Allier
Les conséquences de la crise bovine qui a perduré jusqu’en 2002 ont pu être limitées grâce aux aides obtenues. Prise en charge partielle des cotisations sociales par la MSA et le Conseil Général, aides directes qui ont alors transité par l’association « SOS Elevage » créée par la Chambre d’Agriculture, prêts de consolidation et allègement des charges ont pu compenser les pertes des élevages de l’Allier les plus touchés à hauteur de 7,6 millions d’€.
Calamités agricoles
La météorologie, particulièrement capricieuse durant ces années, n’a pas non plus épargné les agriculteurs. Excès d’eau au printemps 2001, sécheresse en 2002, alors annoncée comme historique (« sécheresse printanière la plus accentuée depuis 1941 »), suivie d’une sécheresse en 2003 encore « plus historique », inondations en décembre 2003 et nouvelle sécheresse en 2005. Avec des degrés d’importance divers, 4 procédures de calamités agricoles ont été enclenchées dans l’Allier aboutissant chaque fois à la reconnaissance du sinistre. En 2002 et 2003, ces aléas ont donné lieu dans le même temps à l’activation du Comité SOS Sécheresse pour opérer des achats groupés de paille ainsi qu’à la demande et l’obtention d’aides financières à l’affouragement. La totalité des aides compensatrices de ces 4 années représente 101 millions d’€ perçus par la « Ferme Allier » : indemnisation au titre des calamités agricoles, dégrèvement d’impôt foncier, aide à l’affouragement, prêts, etc.… On peut ajouter que 46 000 tonnes de paille et 4 000 tonnes de foin auront transité par le Comité SOS Sécheresse, avec parfois des conditions d’approvisionnement et de transport difficiles. La recherche de marchandises dans le nord de la France, l’appel à la SNCF et à l’armée pour la transporter auront durant l’été 2003 mobilisé élus et agents de la Chambre d’Agriculture, au service des éleveurs de l’Allier.
Si la Chambre d’Agriculture s’est activée pour obtenir toutes ces aides et ces indemnisations, elle n’en a pas moins dénoncé à de nombreuses reprises auprès des Pouvoirs Publics la non-adaptation du système d’indemnisation établi par la loi sur les Calamités Agricoles. S’il est satisfaisant pour les éleveurs et pour les pertes fourragères, il n’est en revanche pas du tout adapté pour les céréaliers, les éleveurs laitiers et hors sol. Ils subissent les conséquences des aléas climatiques sans pouvoir être indemnisés correctement. Une session de la Chambre a d’ailleurs été consacrée au thème de l’assurance « revenu » en 2004.
CTE-CAD
Dès la mise en place opérationnelle des CTE et devant la demande forte des agriculteurs, la Chambre d’Agriculture a fait des efforts importants pour pouvoir réaliser les dossiers dans les délais. 7 techniciens supplémentaires ont été recrutés. Deux orientations sont prises : optimiser les contrats en aidant les agriculteurs à bénéficier de toutes les mesures possibles selon leur situation et permettre une bonne information de tous les agriculteurs sur ce nouveau dispositif. Des partenariats avec les organisations agricoles permettent également la mise en place de plusieurs CTE Collectifs. La procédure est brutalement suspendue en août 2002 par le Ministre de l’Agriculture pour raisons de dérives budgétaires et de trop forte complexité. Pendant 1 an, le nouveau dispositif CAD se met en place. La Chambre d’Agriculture anime la démarche pour faire émerger des projets de contrats type territorialisés. Le nouveau dispositif CAD se met en œuvre en 2004.
Au bilan, la Ferme Allier sortira gagnante avec 940 dossiers CTE d’une moyenne de 67 340,00 soit un total de 63,3 millions d’€ et 242 dossiers CAD pour un total de 7,2 millions d’€. Les plans bâtiments, les PMPOA ou encore le P2A s’ajoutent à cela pour qu’au final la Ferme Allier comptabilise un total d’aides ainsi obtenues de plus de 200 millions d’€.
En bref
Les Ministres de l’Agriculture et l’Allier
Faire entendre notre voixDepuis 2001, trois Ministres de l’Agriculture, Jean Glavany en 2001, Hervé Gaymard en 2004 et Dominique Bussereau en 2006 sont venus à la rencontre des agriculteurs et responsables professionnels de l’Allier. Une délégation d’organisations professionnelles conduites par la Chambre d’Agriculture s’est rendue au Ministère pour rencontrer Hervé Gaymard en 2002. Des dossiers reprenant les principales revendications de la profession leur ont été remis lors de chaque rencontre.
Réforme de la PAC
Contestation, information, adaptationLe projet de réforme est annoncé par la commission en janvier 2003. En juin 2003, la Chambre d’Agriculture consacre sa Session à ce sujet, alors que se déroulent les négociations marathon de Luxembourg. Un vœu sera adopté.
En novembre 2003, la Chambre d’Agriculture constitue un groupe de travail pour étudier les conséquences de la réforme sur les exploitations. Des orientations sont prises lors des assises départementales et une réflexion est engagée sur l’avenir à court et moyen terme de l’agriculture de l’Allier.
En novembre 2004, la réforme est entérinée, la Chambre d’Agriculture n’a qu’un seul objectif : informer tous les agriculteurs. Un programme de formation pour les responsables professionnels et pour les agriculteurs se met en place. Des articles de presse et un « Guide de la nouvelle PAC » sont publiés. Deux campagnes d’information sur le terrain, avec la participation de la DDAF, auront lieu au fur et à mesure de l’avancement des décisions. 28 réunions d’information, fin 2004 et fin 2005, rassembleront plus de 4000 personnes.
12 Sessions Ordinaires de la Chambre d’Agriculture
78 vœux votésLe Bureau de la Chambre d’Agriculture a présenté au vote de la Session Plénière des élus 78 vœux, tous ont été votés soit à la majorité ou à l’unanimité. Ils ont porté durant ces 6 années sur :
► Diverses mesures compensatoires comme : l’ICHN, la PHAE, la sécheresse, la crise avicole, l’allègement des charges, les prix : 18
► La PAC : réforme, négociations internationales, OCM, conditionnalité : 14
► Les productions végétales : plan protéines, mesure rotationnelle, produits phytosanitaires, prix, bio énergies, quota betteravier : 12
► L’élevage bovin ovin porcin et avicole : abattoirs, équarrissage, crises, identification : 10
► Les retraites et prestations sociales agricoles : 6
► La gestion de l’eau : 4
► La chasse et les dégâts de gibier : 3
► Divers autres sujets tels que, la gestion des territoires ruraux, l’aménagement foncier, Natura 2000, les ordures ménagères… : 11
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Elevage bovin allaitant
Economie > L’économie des exploitations agricoles est le résultat d’une conjugaison de plusieurs facteurs : prix des produits, conditions techniques et météorologiques de production, soutiens publics.
Retour sur les évènements marquant de ces six dernières années
Les années 2001 à 2006 auront été marquées par des évènements importants : la crise bovine qui s’est poursuivie jusqu’en 2002, les CTE, arrêtés en 2002, remplacés par les CAD, en 2004, désormais terminés eux aussi, la multiplication d’aléas climatiques donnant lieu à des procédures de calamités agricoles en 2001, 2002, 2003 et 2005. La PHAE remplace la PMSEE. L’Union Européenne décide de réformer la PAC, ce sont les Accords de Luxembourg de juin 2003, réforme dont la mise en application débute en 2006. Des crises sanitaires ont frappé nos élevages comme la fièvre aphteuse, la tremblante ou la grippe aviaire, cette dernière étant davantage psychologique que réellement sanitaire. Si les cours des bovins allaitants après la crise de l’ESB ont eu une tendance globale à l’augmentation, ce ne fut pas le cas des autres produits qui ont connu une alternance de phases ascendantes et descendantes, avec davantage de baisses que de hausses pour les porcs, les volailles et les productions végétales par exemple.
De manière générale, l’agriculture a subi, comme beaucoup d’autres secteurs d’activités, la baisse continue des crédits publics qui lui sont affectés. Nous connaissons aujourd’hui nombre d’incertitudes avec des enveloppes insuffisantes pour la PHAE ou le plan bâtiment par exemple.
Dans ce contexte et durant cette mandature, la Chambre d’Agriculture a porté des efforts incessants pour obtenir le maximum d’aides et de soutiens en faveur des agriculteurs de l’Allier. Elle a multiplié les interventions auprès des Pouvoirs Publics (Etat et Collectivités Territoriales), rédigé notes et dossiers, adressé des courriers, voté des vœux. Elle a d’autre part fait porter ses efforts sur la bonne information de tous les agriculteurs de l’Allier à propos des procédures et des opportunités existantes afin que tous puissent en bénéficier. Elle a diffusé très largement toutes les informations administratives et réglementaires afin que tous les exploitants de l’Allier puissent connaître les nouvelles règles qui s’appliqueront et s’y adapter au mieux.
L’actualité agricole et le fonctionnement de la Chambre d’Agriculture étaient au programme de la première partie de la Session. Seuls les élus consulaires et quelques organismes associés étaient réunis durant la matinée. Patrick Pierrard, Préfet de l’Allier, et Anne-Marie Defay, Vice-Présidente du Conseil Général, ont participé aux travaux. Le LEGTA Charles Tourret de Neuvy accueillait pour la première fois la réunion. « Cela fait partie de nos missions » précisait Alain Germot qui a présenté son établissement et le programme des travaux de rénovation qui se poursuivra jusqu’en 2009.
Traditionnellement cette dernière Session permet de dresser un bilan annuel de l’activité de la Chambre d’Agriculture, service par service. Christiane Ray pour le service économie et formation, Jean-Michel Ferrier pour le service juridique, Yannick Martinet pour le service espace rural, Jean-Paul Chalmet pour le service élevage, Claude Vanneau pour le service agronomie et gestion des entreprises et Jean-Louis Laurent pour l’unité communication, firent donc le tour d’horizon des principales actions conduites en 2006. Conseils individuels et informations pour la mise en œuvre des DPU, Semaine des Métiers, renégociation du protocole d’expropriation, collecte de plastiques agricoles, création de l’observatoire sur les Huiles Végétales Pures, nouveau Guide d’Attribution des Droits, et organisation de nombreuses manifestations tout au long de l’année sont quelques uns des faits marquants à retenir.
Une actualité marquée par la conditionnalité
Si les cours sont plutôt favorables, porteurs de nouveaux espoirs dans plusieurs productions, la menace constituée par l’application pleine et entière en 2007 de la conditionnalité inquiète. Première application des DPU, fin des CAD, Plan Végétal Environnement et nouvelle PHAE auront sans doute marqué cette année 2006, mais ce sont les règles de la conditionnalité et leur corollaire de contrôles et de pénalités qui suscitent les plus vives réactions. La Chambre d’Agriculture entend bien jouer pleinement son rôle sur cette question au service des agriculteurs. Les décisions sont prises, elle ne les partage pas mais mettra tout en œuvre pour que tous les agriculteurs disposent des informations nécessaires comme elle le fit pour les DPU et la réforme de la PAC. Sur ce point, l’Allier peut se féliciter d’un taux de retour parmi les meilleurs en France. Il reste cependant de nombreuses questions en instance malgré les 39 millions d’€ versés en acompte à 5057 bénéficiaires le 16 octobre.
Une conjoncture plutôt favorable
« Cela faisait longtemps qu’une telle conjoncture assez favorable dans son ensemble au niveau des cours n’avait été au rendez-vous », pour Jean-Marie Lesage, Président de la Chambre d’Agriculture. Il y a lieu de s’en satisfaire, mais sans pour autant tomber dans l’euphorie puisque, comme le précisait Jean-Marie Lesage : « les prix ne règlent pas toujours la question du revenu des exploitations, largement dépendants des coûts de production. Certains secteurs sont fortement touchés par l’augmentation des prix du pétrole et des produits dérivés. La hausse des cours des céréales aura forcément des conséquences sur l’alimentation du bétail. »
En grandes cultures, les rendements ont été décevants en blé, orge et colza. Maïs et betteraves ont, en revanche, affiché de bons résultats. La hausse des prix tant des céréales que des oléagineux est positive, mais trop tardive cette année pour venir compenser dans les trésoreries les dernières années difficiles. La progression des prix se poursuit en élevage bovin en raison notamment de la baisse régulière de l’offre en France. En production ovine, les cours sont assez stables contrairement aux effectifs, 4000 brebis de moins en 2005 par rapport à 2004. Le cours du porc, toujours cyclique, est reparti à la hausse, et le secteur de la volaille sort difficilement de la crise, les éleveurs sont toujours sous pression. Le secteur laitier, quant à lui, continue de subir une baisse importante du prix dans un contexte de déstabilisation générale provoqué par la réforme de la PAC. Le Président Lesage soulignait d’ailleurs « les difficultés accrues des producteurs dans une région où, peu nombreux, ils sont à la merci des collecteurs ». Le secteur viticole voit cette année 2006 marquée par une nouvelle déception quant à l’accession du vignoble Saint-Pourcinois à l’AOC. L’espoir demeure cependant pour 2007 avec un nouveau délai d’attente.
Soutien du Conseil Général et de l’Etat
Anne-Marie Defay, Vice-Présidente du Conseil Général, a rappelé la contribution du Département à l’activité agricole : « Sur un budget de 17 millions d’€, 5 millions d’€ sont consacrés aux aménagements fonciers et à la promotion agroalimentaire, 12 millions sont réservés à l’agriculture elle-même avec le P2A pour environ 6,7 millions d’€ et des actions diverses notamment sanitaires ». Le P2A, deuxième génération, en cours d’élaboration, sera proposé à la Session du Conseil Général de décembre.
Patrick Pierrard, Préfet de l’Allier, qui honorait de sa présence les travaux de la Chambre d’Agriculture a conclu cette matinée. Evoquant la conjoncture, il a rappelé les perspectives offertes par les biocarburants avec la construction prévue d’ici 2010 de 21 usines nouvelles, 15 en éthanol et 6 en bio-diesel ainsi que le potentiel de transformation en biocarburants de 2 millions d’hectares de productions végétales, soit 4 fois le département de l’Allier. Il fit part de la position de l’Etat sur les questions des retraites, de l’emploi et de la promotion du métier, de la PAC et de l’OMC, assurant que « la puissance publique serait toujours aux côtés des agriculteurs pour les aider à traverser les crises parce que la situation de risque climatologique et économique est inhérente à leur profession ». Il ajouta que « l’Etat doit aussi aider les agriculteurs à préparer l’avenir en terme d’investissements ».
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6 vœux votés par les élus
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La seconde partie de la Session qui avait lieu au Lycée Agricole de Neuvy avait pour thème l’avenir des Grandes Cultures et pour invité, Xavier Beulin.
L’agriculture, un enjeu économique et social
d’aujourd’hui et de demain
Les élus de la Chambre d’Agriculture, les partenaires des filières végétales et les agriculteurs spécialisés, invités par le Président de la Chambre d’Agriculture ont écouté avec attention, Xavier Beulin, Président de la FOP*, de la Chambre d’Agriculture du Loiret et Vice-Président d’ORAMA*, livrer son analyse sur l’avenir des grandes cultures. Après une présentation de la production départementale, 25 % du chiffre d’affaires de la ferme Allier, les responsables départementaux : Claude Vanneau, Eric Foncelle et Jean-Louis Laurent, ont résumé les préoccupations actuelles des agriculteurs et posé quelques questions à Xavier Beulin. L’évolution de la demande mondiale, les prix, les conditions de concurrence internationale, la conditionnalité, l’homologation des phytosanitaires, l’avenir de la jachère en Europe, l’eau, l’éloignement des usines de transformation, l’assurance revenu ou encore les OGM, constituaient leurs principales interrogations.
« Sujets vastes, mais questions que l’on vit tous les jours », pour Xavier Beulin. Rassurant face à une polémique naissante des enjeux alimentaires / non alimentaires : « L’agriculture, c’est d’abord un enjeu alimentaire, mais les agriculteurs ont le droit de répondre à la demande non alimentaire qui se développe actuellement, et l’agriculture de services existe déjà depuis longtemps ».
Le développement durable doit avoir trois dimensions
Pour Xavier Beulin, le développement ne pourra être durable, selon le vocable à la mode, que s’il intègre les dimensions économiques et sociales, aussi importantes que l’environnement et le territoire. Rappel en préambule des enjeux économiques et sociaux de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour la France : deuxième secteur exportateur de matières premières, premier secteur exportateur de matières transformées, 7 à 8 milliards d’€ d’excédent annuel de la balance commerciale, davantage que l’automobile ou que l’aéronautique, 3,5 millions d’emplois, c’est-à-dire 14 % des emplois créés et consolidés. Sur le plan territorial, c’est souvent sur l’activité agricole que tout repose dans le milieu rural. Quant à l’environnement, Xavier Beulin regrette qu’on ne sache pas suffisamment mettre en avant ce qui a été fait par les agriculteurs. Durant ces quinze dernières années les apports d’azote en agriculture ont diminué de 25 % et les rendements ont augmenté, grâce à la recherche, au travail des agronomes et du conseil agricole. On constate, malgré encore quelques points noirs, une régénération de la qualité des eaux profondes et de surface dans beaucoup de Régions.
Contexte européen et international
Le cycle de Doha n’est pas peut-être pas encore totalement enterré et la France doit donc continuer son combat avec d’autres pays européens afin d’éviter une surenchère de propositions qui pourraient bien l’emporter pour des américains très pragmatiques. Répondre aux attentes sociétales et se mettre en bonne position dans les négociations de l’OMC sont les deux justifications de la réforme de la PAC. L’Europe doit exiger la même chose des américains. Mme Fischer Boel a proposé qu’un bilan de santé de l’agriculture européenne soit réalisé en 2008. Sous ce prétexte et sous couvert de simplification, elle pourrait bien tenter de forfaitiser les DPU avec une seule aide à l’hectare quelles que soient la production et la Région. Le système français qui a permis de maintenir couplée une partie des aides est fortement critiqué par plusieurs pays européens qui invoquent des distorsions de concurrence. Mais Xavier Beulin est catégorique : « il n’est pas question d’accepter toute forme de découplage total, système aberrant de « rente » en agriculture ! Comment justifier demain des aides sans production alors qu’on a déjà du mal à justifier les aides d’aujourd’hui ? » A moins que ce ne soit la raison cachée qui pourrait amener à supprimer les aides en les faisant condamner par la société.
Se réapproprier le marché et renforcer les interprofessions
L’échelon communautaire se désengage progressivement sur les marchés avec des répercussions sur le filet de sécurité pour les producteurs. Avec les opérateurs économiques, les agriculteurs vont devoir se réapproprier le marché en renforçant les interprofessions, en trouvant des systèmes de régulation de type privé, en cherchant des solutions de stockage aidé qui offrirait plus de flexibilité par rapport aux opportunités du marché. Il faudra également trouver des solutions pour aider les producteurs à faire face aux aléas climatiques, de marché ou sanitaires en précisant les rôles respectifs des assurances, des filières et de la puissance publique.
Une demande soutenue dans les prochaines années
Les cultures énergétiques se développent très vite avec des millions d’hectares aux USA et au Brésil. La demande croissante vient s’ajouter aux besoins alimentaires, eux-mêmes croissants de 5 % par an. Au plan mondial, quelques équilibres pourraient être modifiés en raison de la disponibilité en eau dans les pays de l’hémisphère sud, des gains de productivité qui augmentent un peu partout dans le monde grâce aux biotechnologies, et de l’impact de l’augmentation des prix sur l’agriculture des pays en voie de développement. Tous ces éléments considérés, il n’en demeure pas moins que, dans cette double dimension alimentaire et non alimentaire, la demande sera soutenue dans les prochaines années.
S’organiser pour satisfaire la demande non alimentaire
Pour les biocarburants, il y a un double impératif de compétitivité, c’est-à-dire de gain de productivité et de durabilité. Pour Xavier Beulin : « On est donc condamné de toute façon à toujours plus d’efficacité sur le plan économique et à prendre en compte l’environnement. » Il faudra instaurer un rapport de force équitable entre les acteurs économiques. « J’ai la faiblesse de penser qu’organiser une production en filière et faire en sorte qu’elle soit suffisamment forte et réaliste, ce n’est pas construire un monopole mais c’est nous donner les moyens d’être des interlocuteurs sérieux et crédibles vis-à-vis des 2 ou 3 pétroliers et des 2 ou 3 centrales d’achat qui négocient les carburants collectivement. Nous avons les moyens que cette production se transforme en atout. » Les biocarburants doivent apporter une solution non seulement au secteur végétal mais aussi au secteur animal avec une juste valorisation des coproduits. Les objectifs d’incorporation sont ambitieux en France, 7 % en 2010, et représentent des volumes significatifs. Il faut être en capacité de répondre en consolidant la production non alimentaire dans le temps par des prix rémunérateurs dans un contexte internationalisé. Cela passera, selon le Président de la FOP, par une relation gagnant / gagnant entre producteur, collecteur et transformateur avec des engagements réciproques.
OGM : le droit à la recherche
Condamnant sans retenue les dernières actions, Xavier Beulin souhaite un encadrement législatif précis et des Pouvoirs Publics capables de le faire respecter. La préoccupation dans ce domaine, c’est l’avenir des semences françaises. La France disposait de la meilleure génétique végétale, de la plus belle technologie et elle disparaît au profit d’autres pays. Le danger, ce sont des producteurs pieds et poings liés vis-à-vis d’un ou deux semenciers mondiaux, tant au niveau du choix que du prix. La liberté, c’est de disposer en permanence d’un matériel génétique qui se renouvelle.
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Les productions végétales dans l’Allier Les grandes cultures représentent 28 % de la SAU totale départementale et 45 % de la surface totale en grandes cultures de la Région. Blé : 44 500 hectares, 42 % de la surface régionale et des rendements moyens départementaux qui sont passés de 50 à 63 quintaux / hectare en 10 ans. Maïs grain : 17 100 hectares, 58 % de la surface régionale et des rendements moyens qui ont progressé de 20 quintaux par hectare en 10 ans. Colza : 13 600 hectares, 80 % de la surface régionale et des rendements moyens départementaux qui ont progressé de 5 quintaux par hectare en 10 ans. Orge : 14 000 hectares ; triticale : 13 800 hectares ; tournesol : 600 hectares ; soja : 500 hectares ; betteraves : 900 hectares ; jachère : 9 650 hectares. |
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Elevage bovin allaitant
Références technico-économiques > Elles sont recueillies, analysées et diffusées par les Chambres d’Agriculture et l’Institut de l’Elevage au sein de réseaux interdépartementaux.
A la base, des missions de la Chambre d’Agriculture
Le dispositif repose aujourd’hui dans l’Allier sur 22 exploitations en bovins viande (5 exploitations bovins lait et 11 exploitations ovins). Le réseau élevage charolais compte un total de 160 fermes de référence réparties sur 11 départements. Ce travail constitue une caractéristique de l’activité des Chambres d’Agriculture. Il permet d’avoir une connaissance précise du fonctionnement, des résultats techniques et économiques des élevages, de mesurer les évolutions liés à des phénomènes conjoncturels et l’impact de certaines techniques de productions. Il alimente l’ensemble du dispositif technique départemental (conseils aux agriculteurs) ainsi que les réflexions professionnelles (propositions et réactions).
Les références acquises dans les réseaux sont complétées par les autres interventions des agents dans les exploitations (suivi technique, Bovitel) pour constituer une bonne base de données départementale. La Chambre d’Agriculture dispose ainsi d’éléments techniques et économiques précis sur le fonctionnement et les résultats des principaux systèmes de production du département.
Des publications régulières sont issues de ces travaux. Durant les dernières années ont ainsi été diffusés : « Vers quels prix des animaux charolais, avec la mise en application de l’agenda 2000 ? », « Quelles voies d’adaptation en production charolaise ? Enjeux individuels et collectifs dans le contexte de l’agenda 2000 », articles et publication sur la sécheresse et l’affouragement des animaux, « Préconisations pour l’alimentation en situation de sécheresse » (notamment en 2003), lutte contre le parasitisme, « les actes de production : efficacité économique et analyse des conséquences du découplage ». Actuellement, un travail porte sur la valorisation des données IPG.
En bref
Charte de bonnes pratiques d’élevage
Plus de 2000 adhérentsEngagée très tôt dans la démarche de qualification d’élevage BTP et BVP pour le compte d’Inter Viande Auvergne, la Chambre d’Agriculture s’est attachée à compléter le dispositif départemental en formant ses agents et ceux des autres organismes départementaux afin qu’ils soient habilités à valider les chartes de bonnes pratiques d’élevage. La Charte a connu un développement fort entre 2003 et 2005, les éleveurs déjà engagés dans des filières qualité ont été les premiers à la signer. La Chambre d’Agriculture a conduit des audits auprès des autres éleveurs et elle était chargée de l’enregistrement de tous les engagements. En 2006, plus de 2200 éleveurs de l’Allier sont engagés.
Association Protection Elevage
Une dizaine de cas traitésEn mars 2002, la Chambre d’Agriculture est à l’origine de la création de l’Association Protection Elevage, qui regroupe tous les organismes appelés à intervenir lorsque des cas se présentant (GDS, DSV, MSA, …). Il s’agit d’aider des éleveurs en détresse, confrontés à des difficultés économiques ou psychologiques, qui laissent leurs animaux sans soin. Plusieurs cas ont ainsi été traités par l’association ces dernières années. Conseils techniques et économiques, coordination de l’intervention des organismes sanitaires et sociaux, recherche de solutions durables, sont les actions conduites par l’association, le tout pendant une durée limitée.
Informer et soutenir les éleveurs
De nombreuses manifestationsLes techniciens de la Chambre d’Agriculture apportent leur appui aux organisateurs des nombreuses manifestations liées à l’élevage dans le département. C’est le cas lors des concours de Moulins, Montluçon, Chevagnes, Dompierre. Deux Salons de l’herbe se sont déroulés dans l’Allier en 2002 et 2004 qui ont comptabilisé respectivement 25 000 et 30 000 entrées. A noter également, la présence de la Chambre d’Agriculture aux côtés des éleveurs chaque année au Sommet de l’Elevage et un partenariat renforcé en 2005 avec le Herd Book à l’occasion du Spécial Charolais. Jusqu’en 2004, c’était également le cas au Salon de l’Agriculture. Enfin, 6 journées portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage ont été organisées par la Chambre d’Agriculture et ses partenaires dans différents secteurs du département. Une journée consacrée à l’élevage bovin allaitant en mai 2006 a permis aux éleveurs présents de s’informer sur les conséquences de la réforme de la PAC et des négociations internationales sur l’élevage allaitant.
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Elevage bovin allaitant
Bovitel > Réécriture du logiciel, développement de la diffusion, création du GIE Agralog, liaison informatisée CIPCA sont les grands chantiers de ces 6 dernières années.
Plus de 700 éleveurs équipés
En 2001, 354 éleveurs étaient adhérents au service Bovitel proposé parla Chambre d’Agriculture qui comprend, outre la mise à disposition de l’outil informatique, une prestation d’appui technique en lien avec les enregistrements réalisés. En 2001, une concertation est engagée avec les partenaires, Chambre d’Agriculture de Saône et Loire et CMRE Logiciels, pour adapter le logiciel aux besoins sans cesse en évolution des éleveurs. Les travaux de réécriture par CMRE Logiciels avec l’appui des techniciens élevage des chambres d’Agriculture ont commencé en 2002. Le nouveau produit était présenté en avant première au Sommet de l’Elevage en octobre 2002. Les premiers tests en élevage se sont déroulés au début de l’année 2003. Parallèlement le nombre d’éleveurs adhérents n’a fait que croître pour passer en 2005 le cap des 700 dont 500 équipés du nouveau produit. La diffusion du logiciel dans plus de 20 départements a conduit à la création d’une structure permettant à tous de participer aux réflexions sur l’évolution du produit. Le GIE Agralog a été créé en 2004. Il est présidé par le représentant de la Chambre d’Agriculture de l’Allier : Patrice Bonnin.
Bien plus qu’un logiciel
Bovitel permet d’assurer le suivi technique et administratif du troupeau : déclarations, identifications, transmission directe et instantanée à la BDNI, reproduction, historique, ascendants, descendants, chargements, primes. Les données enregistrées se comparent facilement d’une campagne à l’autre, d’un animal à l’autre. Il est aussi possible d’enregistrer toutes les pratiques d’élevage : interventions sanitaires, vétérinaires, observations telles que boiteries, chaleurs ou autres. Dernière évolution apportée au logiciel, la liaison avec le contrôle de performance et le système d’information génétique : récupération des pesées, accès. Le Pocket facilite l’enregistrement qui peut se faire directement à l’étable ou dans le pré. Au-delà de l’outil, la Chambre d’Agriculture propose un service avec un suivi technique associant des conseils individuels et des analyses de groupe. Les données saisies sur le logiciel peuvent être rapidement analysées lors du passage du technicien à partir de quelques critères techniques et économiques. Elles servent aussi de base à des travaux de groupe. Des résultats globaux communiqués aux éleveurs leur permettent de situer leur propre exploitation par rapport aux autres.
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Elevage bovin allaitant
Charolais > La diffusion du progrès génétique et la promotion des élevages de sélection de l’Allier font partie des priorités dela Chambre d’Agriculture.
Promouvoir la sélection
c’est valoriser l’ensemble de l’élevage bourbonnais
La commission génétique, mise en place et animée par la Chambre d’Agriculture, réunit 3 à 4 fois par an tous les maillons de la filière et permet une véritable concertation entre tous au service de la meilleure diffusion possible des progrès génétiques des races bovines allaitantes. Dans le cadre du P2A, la commission est à l’origine de l’aide attribuée par le Conseil Général à l’achat de géniteurs qualifiés. Près de 1300 dossiers ont ainsi été instruits par le service de la Chambre d’Agriculture pour un total de 3 582 taureaux achetés. Chaque année, une nouvelle édition du catalogue des élevages de sélection de l’Allier assure la promotion des produits de 260 éleveurs. Sa diffusion est assurée par les partenaires sur les manifestations auxquelles ils participent et par la Chambre d’Agriculture lors des grands rassemblements d’éleveurs que sont le Sommet de l’Elevage, le Spécial Charolais, les concours de Montluçon ou de Moulins. Sur ces manifestations d’ailleurs, la Chambre d’Agriculture est chaque fois présente pour promouvoir l’élevage charolais de l’Allier. Au Sommet de l’Elevage, elle organise un jeu-concours doté pour les trois premiers lots de bons d’achat de reproducteurs offerts par le Crédit Agricole Centre France et la SOGECEA (Société de gestion du Centre de l’Elevage de l’Allier). Jusqu’en 2005, la Chambre d’Agriculture était présente avec le Conseil Général au Salon International de l’Agriculture dans le village charolais pour promouvoir l’ensemble de l’agriculture de l’Allier et pour soutenir les éleveurs qui, dans différentes espèces et races participent au Concours Général. Si elle a abandonné en 2005 le stand, trop coûteux pour un salon qui devenait de plus en plus orienté grand public, les responsables professionnels ne manquent aucune édition et la réception des éleveurs continue d’être organisée en collaboration avec le Conseil Général. A plusieurs reprises durant ces 6 années, des cérémonies de félicitations et de remerciements ont été l’occasion de saluer le travail d’excellence conduit par les éleveurs bourbonnais et de rappeler les distinctions qu’ils obtiennent régulièrement dans les concours auxquels ils participent.
En 2004 et 2005, ces réunions d’information étaient uniquement axées sur la réforme de la PAC, la mise en place des DPU et la DDAF y participait. Cette année, pas de sujet dominant, mais un tour d’horizon de l’actualité. Jean-Marie Lesage, le Président, et les membres du bureau de la Chambre d’Agriculture qui ont animé ces rencontres ont en effet abordé de nombreux sujets, avec l’appui des agents. Avec des participations variables selon les secteurs, près de 1000 agriculteurs ont cependant participé à toutes ces rencontres et aux débats largement ouverts avec les responsables de la Chambre d’Agriculture sur les sujets qui les préoccupent. Les marchés des principaux produits agricoles, le bilan des CTE et CAD, la PHAE et ses nouvelles règles, le Plan Végétal Environnement, la question des transferts de DPU, la conditionnalité, les bâtiments agricoles, les collectes de déchets agricoles ou encore les logiciels techniques diffusés par la Chambre d’Agriculture étaient au programme. Selon les secteurs des questions plus particulières ont également été abordées comme Natura 2000, les projets routiers, l’emploi, la sécheresse ou l’amiante.
Les haies et la PHAE
C’est le projet du nouveau cahier des charges de la PHAE qui fut souvent le premier à déclencher les réactions dans la salle. Si les éléments de biodiversité à prendre en compte (équivalent de 20 % de la surface herbagère constituée par des éléments fixes du paysage tels que mètres linéaires de haies, étangs, ou arbres isolés), qui ne devraient pas poser de problèmes dans notre département, en font sourire certains et déclenchent quelques propos moqueurs contre ceux qui pondent de tels règlements, en revanche la baisse annoncée du taux de chargement maximum à 1,4 risque de poser à certains de réelles difficultés. « Si c’est ça, on va intensifier et se passer de la PHAE, ce sera économiquement bien plus rentable ! », a-t-on pu entendre.
La conditionnalité fait réagirLes règles de la conditionnalité, les contrôles et les risques de pénalités qui s’en suivent pour presque tous entraînent souvent aussi de vives réactions. La Chambre d’Agriculture considère qu’il est de sa responsabilité d’informer les agriculteurs et de les accompagner dans la mise en place de cette nouvelle réglementation, mais les responsables professionnels sont prompts à réagir si on les accuse d’avoir accepter cela sans réagir : « Quand le syndicalisme a organisé une manifestation en décembre 2005 devant la DDAF pour brûler symboliquement les documents « conditionnalité » reçus alors, ce n’est pas 150 qu’il aurait fallu être mais 6000 pour pouvoir être en position de force ! ». Les quatre domaines de la conditionnalité sont rappelés lors de ces réunions : environnement, Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales, santé publique, animale et végétale, bien-être animal. Les trois premiers domaines sont applicables depuis 2005 et 2006, le bien-être animal apparaîtra l’année prochaine. Ce qui sera aussi nouveau en 2007, c’est le durcissement des pénalités qui remplaceront désormais dans la plupart des cas les simples rappels à réglementation. Révolte, inquiétudes, questions précises fusent dans la salle, mais aussi ça et là quelques « trucs » que les agriculteurs ont commencé à imaginer pour contrer l’excès de zèle de certains contrôleurs…
Financement : la fin des CAD et le nouveau PVEDu côté des DPU, ce sont les règles de transferts qui sont abordées, en cas de cession de foncier ou sans, avec les différents taux de prélèvements et la signature toujours obligatoire de clauses. La question de la valeur marchande des DPU fait aussi parfois débat, selon que l’on soit futur retraité cédant ou jeune installé demandeur, les avis diffèrent…, les intérêts aussi… Le Plan Végétal Environnement va offrir, dans la zone éligible, de nouvelles possibilités de financement aux productions végétales, le Plan bâtiment continue pour les éleveurs avec cependant les difficultés d’abondement de l’enveloppe que l’on connaît, le PMPOA 2 se termine. Quant aux CTE et aux CAD, si le département de l’Allier affiche un bilan largement positif avec un montant total de financement versé au crédit des exploitations de l’Allier de 70,5 millions d’€, l’avenir de ces contrats est plus qu’incertain. Seules les zones Natura 2000 et celles qui seront définies dans le cadre de la DCE (Directive Cadre Eau) devraient pouvoir bénéficier de ces contrats.
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Environnement
Natura 2000 > Directement, à titre consultatif, pour informer les propriétaires et exploitants ou même sans qu’on lui demande son avis, la Chambre d’Agriculture agit et réagit.
Sensibiliser, informer, agir et réagir
La Chambre d’Agriculture s’est impliquée très tôt dans la procédure Natura 2000, au-delà de son simple rôle consultatif d’organisme consulaire. Sur le site des étangs de Sologne, elle a réalisé, en concertation avec les riverains, le document d’objectifs définissant les modes de gestion susceptibles d’être mis en œuvre. Opérateur pour la réalisation du document d’objectifs sur cette zone, elle a ensuite été retenue pour en réaliser le suivi. Elle assure donc la mise en œuvre du programme par convention avec l’Etat depuis 2003, en conciliant les intérêts des agriculteurs et propriétaires d’une part et la protection écologique des zones d’autre part. A ce titre, elle a préparé les premiers contrats et CAD Natura 2000. Sur les autres zones, Val d’Allier sud et nord, elle a maintes fois conduit des réunions de sensibilisation, d’information et de travail pour les propriétaires et exploitants sur les différentes communes. C’est ainsi qu’elle a notamment recueilli leurs avis sur le périmètre, puis sur les propositions de mesures de gestion faites par le Cabinet d’Etudes chargé de l’élaboration du document d’objectifs. Plusieurs réunions ont été conduites avec le syndicat de la propriété agricole et celui des propriétaires forestiers.
Parallèlement, à l’origine de la constitution du « groupe des 9 » (9 organisations concernées par la gestion des territoires en milieu rural), la Chambre d’Agriculture a provoqué plusieurs de ces réunions afin d’assurer un suivi des opérations. Le groupe a d’ailleurs été amené à réagir parfois fortement pour dénoncer des disfonctionnements dans la procédure et le manque de concertation avec les organisations socioprofessionnelles.
L’implication forte de la Chambre d’Agriculture aux côtés des exploitants et propriétaires sur les sites Natura 2000 l’a aussi conduit à réagir fortement, suivie par d’autres organisations, au projet d’extension de zonage. Conférences et articles de presse, lettre au préfet et de multiples démarches n’ont cependant pas empêché l’Etat de décider unilatéralement de cette extension.
En bref
PMPOA
2500 élevages éligibles dans l’AllierLe premier programme qui s’est terminé en décembre 2001 a été suivi de près par le second, toujours en vigueur. Tous les élevages situés en zone vulnérable devraient ainsi au terme de ces deux programmes pouvoir bénéficier du plan de mise aux normes avec les aides liées au PMPOA (100 % de financement du DEXEL et 40 ou 60 % sur les travaux). A ceux-ci s’ajoutent les élevages situés sur le reste du territoire et totalisant plus de 90 UGB ou 70 dans le cas des JA. La Chambre d’Agriculture a porté ses efforts sur la communication et l’information des éleveurs afin que tous ceux potentiellement éligibles puissent faire acte de candidature dans les délais. Par ailleurs, ce sont les services de la Chambre d’Agriculturequi réalisent les plans d’épandage et les DEXEL. Sur 1482 exploitations concernées par le 1er programme, 1326 avaient réalisé un dexel en janvier 2002. Pour la mise en œuvre du deuxième programme, en avril 2002, la priorité a été donnée à la zone vulnérable, mais la Chambre d’Agriculture a demandé l’intégration des élevages de plus de 25 UGB situés sur les zones de Sidiailles et Rochebut. En ajoutant les élevages de plus de 90 UGB et 70 UGB en JA, l’Allier totalisait 1600 exploitations potentiellement intégrables. En avril 2003, 1050 avaient adressé leur déclaration d’intention au guichet unique et seulement 838 dossiers étaient déclarés éligibles dans l’Allier par l’administration, dont 561 en zone vulnérable et 277 hors zone. L’enveloppe sera affectée aux zones vulnérables pour 80 %. En juin 2006, au bilan ce sont plus de 1000 exploitations, représentant près de la moitié du cheptel de l’Allier, qui ont réalisé, en bénéficiant des aides prévues, la mise aux normes de leurs bâtiments.
Agriculture biologique
Appui à Allier bioLa Chambre d’Agriculture intervient régulièrement, sur les aspects techniques en appui à l’association des agriculteurs bio du département : participation à Infos bio 03 avec la rédaction d’articles techniques ou sur la réglementation, intervention lors de session de formation particulièrement en agronomie, promotion de l’agriculture biologique auprès du grand public sur diverses manifestations. Une journée Bio organisée en collaboration avec Allier Bio s’est déroulée à Broût Vernet le 15 novembre 2001 et a réuni 200 personnes sur le thème de la conduite technique des grandes cultures. La prochaine journée, sur le thème de la commercialisation et des filières, aura lieu le 16 novembre à Escurolles. C’est par ailleurs la Chambre d’Agriculture qui a en charge la réalisation des conversions bio à travers les CTE puis les CAD. Si les financements font défaut, et si aujourd’hui l’administration tergiverse par manque de moyens, il n’en demeure pas moins qu’un grand nombre de conversions bio auront finalement été conclu durant ces 6 dernières années.
Déchets agricoles
4 Collectes de plastiquesDébutées sur la région de Montmarault en partenariat avec les collectivités territoriales en avril 2003, les opérations de collectes de plastiques agricoles usagés se renouvellent depuis annuellement sur un secteur chaque fois étendu. Les communautés de communes et d’agglomération sont maître d’œuvre chacune sur leur secteur de l’opération dont la coordination générale est confiée à la Chambre d’Agriculture. Devant le volume croissant de plastiques collectés, l’entreprise qui les récupère a même demandé, lors de la collecte de 2006, que les plastiques soient compactés. Ils ont donc été mis en balles rondes grâce à la participation de la Cuma de drainage, des entrepreneurs de travaux agricoles et des agriculteurs eux-mêmes.
Bilan
En 4 collectes, les agriculteurs ont ainsi pu se débarrasser gratuitement et proprement de 508 tonnes de plastiques.
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Environnement
Agriculture raisonnée > Cette démarche a marqué l’agriculture française ces 6 dernières années, le département de l’Allier n’a pas été en retard pour engager études et actions.
Donner les moyens aux exploitations de l’Allier de se qualifier
Lorsque les décrets et arrêtés sur la qualification des exploitations paraissent en avril 2002, l’agriculture raisonnée a déjà une longue histoire. Le réseau FARRE fait, à cet égard, figure de pionnier, né en France en 1993 avec l’objectif de faire connaître et promouvoir cette agriculture. Sa création dans l’Allier remonte quant à elle à 1998. Constitué de 7 fermes références en matière de raisonnement des pratiques et animé par la Chambre d’Agriculture, le réseau mène surtout des actions de communication envers le public : portes ouvertes, réception de groupes d’étudiants ou de journalistes. En 2001, c’est la loi sur les régulations économiques qui pose le principe d’un encadrement juridique de l’agriculture raisonnée, elle sera suivie en avril 2002 des deux décrets et quatre arrêtés qui en définissent le contenu, le référentiel et les modalités de reconnaissance à travers la qualification des exploitations. Dès septembre 2002, le bureau de la Chambre d’Agriculture de l’Allier décide d’étudier cette question. Il va à la rencontre des responsables de la Chambre d’Agriculture de l’Indre, département engagé dans un ambitieux programme de qualification des exploitations à travers le concept Quali’terre, né en Picardie en 1997. En juin 2003, la Chambre d’Agriculture consacre les travaux de la Session à ce thème et ce sera le départ d’une démarche d’enquête et d’analyse dans l’Allier.
Une démarche transversale
L’agriculture raisonnée, en appréhendant la globalité de l’exploitation, va au-delà des démarches qualité produits initiées par les filières (labels, marques, etc.…), et constitue un socle commun transversal. D’abord un outil de communication, elle garantie simplement le respect des bonnes pratiques agricoles, clairement identifiées dans un référentiel et s’adresse au plus grand nombre.
Avant d’engager davantage la démarche dans l’Allier, la Chambre d’Agriculture souhaite connaître plus précisément la situation des exploitations au regard des exigences du référentiel, les marges de progrès qu’elles doivent accomplir et les accompagnements financiers qui peuvent être trouvés. Pour répondre à ces questions, un test va être réalisé sur 109 exploitations de la zone Leader+ Bocage. Recherche de financement, choix d’un organisme certificateur, élaboration d’outils d’enregistrements, sont autant de démarches menées en parallèle.
Les exploitations bourbonnaises très proches de la qualification
Le résultat de l’enquête destinée à évaluer le positionnement des exploitations par rapport aux exigences du référentiel agriculture raisonnée fait apparaître un taux moyen de conformité de 71 %. Les exploitations de l’Allier, souvent engagées dans des démarches qualité, sont donc assez proches du but à atteindre pour pouvoir être qualifiées. Ce test a aussi permis de lister les principaux points de non conformité pour lesquels des solutions devront être proposées aux agriculteurs intéressés. Ils peuvent être regroupés en 4 thèmes : formation (agroenvironnement, sécurité au travail, bien-être animal) ; enregistrements en productions végétales et animales ; investissements pour mise en conformité des locaux phyto, des pulvérisateurs, aires de remplissage, équipements de protection pour la manipulation des produits, équipements de contention au titre du bien-être animal ; gestion des déchets. Des financements ont été obtenus pour les agriculteurs intéressés auprès du Crédit Agricole et du Conseil Général, des outils d’enregistrement ont été mis en place aussi bien en production végétale qu’animale, des solutions pour la gestion des déchets sont aujourd’hui proposées aux agriculteurs dans tout le département pour tous les types de déchets. La Chambre d’Agriculture a tout mis en œuvre pour que les agriculteurs qui le souhaitent puissent s’engager dans cette démarche. Le département n’est pas en retard dans ce domaine, quelques exploitations ont d’ailleurs fait le choix de la qualification. Il ne manque plus qu’une véritable valorisation commerciale du produit issu de l’agriculture raisonnée pour que beaucoup d’agriculteurs fassent le pas.
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Agronomie - Grandes Cultures
Environnement > Depuis 2001, la Chambre d’Agriculture a développé de nouveaux services pour répondre à la demande des agriculteurs contraints de s’adapter à une réglementation toujours plus contraignante.
Adaptation des services à l’évolution de l’agriculture et de la société
Ainsi les collectes gratuites d’emballages vides de produits phytosanitaires (EVPP) et de produits phytosanitaires non utilisables (PPNU) ont été mises en place dans le département avec l’appui d’ADIVALOR, des coopératives et négociants. Le recours à des financements publics, en provenance de l’Agence de l’Eau, de l’Etat, de l’Europe et du Conseil Général ont permis de mener ces opérations gratuitement pour les agriculteurs de l’Allier.
Après une première collecte expérimentale en novembre 2001 sur le bassin du Luzeray, site pilote en matière de phytosanitaires, 2 opérations départementales en novembre 2003 et 2005 ont été menées qui ont permis de vider les exploitations des produits non utilisables qu’elles détenaient. Une dernière journée est d’ores et déjà programmée en novembre 2006 afin de débarrasser définitivement les exploitations bourbonnaises de leurs stocks de produits. Les EVPP quant à eux ont été collectés à cinq reprises avec une opération annuelle en juin depuis 2002.
Toujours avec cette même préoccupation d’aider les agriculteurs à se mettre en conformité avec la réglementation, la Chambre d’Agriculture, ces dernières années, a fait agréer des techniciens afin qu’ils puissent réaliser des diagnostics pulvérisateurs et des diagnostics CORPEN. Des cahiers d’épandages proposés aux agriculteurs ont été édités tous les deux ans. En 2006, une nouvelle formule est proposée aux agriculteurs avec le Carnet de Cultures qui leur permet d’enregistrer parcelle par parcelle aussi bien les interventions de fertilisation que les traitements, et qui comprend un volet détaillant le contenu de la réglementation.
15 périmètres de captage d’eau potable sont l’objet d’un suivi de la Chambre d’Agriculture dont bénéficient 80 agriculteurs. Des actions particulières ont également été conduites sur le bassin du Luzeray et sur celui de Sidiailles pour informer les agriculteurs et les aider à faire évoluer leurs pratiques culturales.
C’est davantage pour rendre service à leurs concitoyens que les agriculteurs acceptent d’épandre les boues de station d’épuration sur leurs terres. Afin, là encore, de les accompagner dans cette démarche, la Chambre d’Agriculture s’est vue confiée une mission d’expertise qui consiste à vérifier leur composition et à prémunir l’agriculteur contre les mauvaises surprises.
| Les énergies renouvelables Parce qu’elles constitueront à terme un marché important pour les productions végétales, parce qu’elles sont dès maintenant une voie à explorer sur les exploitations agricoles pour diminuer les charges, parce que leur développement correspond à une attente forte de la Société, les énergies renouvelables font désormais partie des priorités de la Chambre d’Agriculture. En partenariat avec la FDCUMA, un observatoire a été créé sur les huiles végétales pures afin de recueillir toutes les expériences et les informations dans ce domaine et conduire des expérimentations nouvelles. L’objectif étant de pouvoir apporter aux agriculteurs qui le souhaitent des informations précises et pertinentes. Une journée a été organisée sur ce thème avec l’ADDMA (association départementale de démonstration de matériel agricole) et de nombreux partenaires. Une brochure, réalisée à cette occasion, est disponible à la Chambre d’Agriculture. |
| PLANFUM Logiciel technique développé par la Chambre d’Agriculture, il permet de réaliser un suivi technique du parcellaire. Le développement du logiciel et les demandes croissantes de diffusion dans de nombreux départements ont conduit la Chambre d’Agriculture à envisager de nouvelles solutions. Un rapprochement avec la Chambre d’Agriculture de la Haute-Vienne, utilisatrice, a permis de mutualiser les moyens au service du développement et de la diffusion de l’outil. Le SUAII (Service d’Utilité agricole Informatique Inter Chambre d’Agriculture) a été créé en octobre 2004. L’outil depuis est en constante évolution et répond à la demande des utilisateurs tant en terme d’outil technique, qu’en terme de respect de la réglementation. |
En bref
Irrigation
Mandataire unique, la Chambre d’Agriculture réalise chaque année depuis 2001 la demande d’irrigation qui concerne un peu plus16 000 hectares et représente une réelle simplification pour 340 agriculteurs. Chaque année des discussions sont nécessaires avec l’administration qui souhaite alourdir un peu plus les dossiers. Une enquête réalisée en 2002 auprès des irrigants a fait apparaître que 90 % d’entre eux étaient satisfaits du service apporté par la Chambre d’Agriculture.Drainage
Le service agronomie et les responsables professionnels de la Chambre d’Agriculture ont du faire preuve d’opiniâtreté pour débloquer le dossier de financement du drainage. Les problèmes sont apparus en 2002 avec un rejet administratif du dossier préparé par l’ASADIA et la CUMA de drainage. Aidés en cela par le Conseil Général de l’Allier, ils ont réussi à obtenir que le drainage puisse à nouveau bénéficier de financements dans des conditions acceptables par tous.Viticulture
Fin 2003, la Chambre d’Agriculture a recruté un technicien viticole qui travaille au développement du vignoble. Mis pour partie à la disposition du Syndicat des viticulteurs, outre les conseils techniques aux viticulteurs, il a jusque là concentré ses efforts sur le dossier AOC pour le Saint-Pourçain.Reliquats azotés
D’année en année, les campagnes de reliquats azotés proposés par la Chambre d’Agriculture et les coopératives de l’UCAL prennent de l’ampleur. Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à réaliser ces analyses et à bénéficier des conseils des techniciens avec les résultats. Sur céréales à paille, betteraves et maïs, environ 1800 analyses sont réalisées chaque année.
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Agronomie - Grandes Cultures
Chaque année, près de 70 essais et 3 plates-formes d’expérimentation sont mis en place par la Chambre d’Agriculture, en partenariat avec les Instituts Techniques que sont ARVALIS Institut du Végétal ou le CETIOM.
L’expérimentation végétale :
au cœur des missions de la Chambre d’Agriculture
Il s’agit d’essais sur les variétés, de nouvelles variétés sont créées chaque année par les semenciers, et la Chambre d’Agriculture s’attache à les expérimenter afin de conseiller les agriculteurs sur leur utilisation en fonction des résultats. Testées sur différentes natures de sols avec des itinéraires culturaux variables et pendant plusieurs saisons, les variétés qui sont conseillées par la Chambre d’Agriculture doivent répondre à des critères techniques bien définis. Elles sont jugées sur leur potentiel de rendement, mais aussi sur leur résistance aux maladies et aux aléas climatiques. Des essais sont mis en place en orge d’hiver, en blé, en colza, en triticale, en lupin, en maïs, en tournesol et en soja, sur différents sols (sablo-limoneux, argilo-calcaires, profonds, superficiels, …). Il faut ajouter à cela des expérimentations conduites sur le désherbage des céréales, les traitements fongicides sur blé, l’azote sur blé ou encore le travail du sol, labour ou semis direct.
Recherche permanente du meilleur résultat au moindre coût
Le programme d’expérimentation est arrêté pour la saison par un groupe d’élus de la Chambre d’Agriculture en lien avec les programmes arrêtés par les Instituts Techniques. Au travers de ces résultats techniques, dans son programme d’essais, les professionnels s’attachent à travailler particulièrement l’économie de l’exploitation céréalière afin de conseiller au plus juste l’agriculteur sur le choix des variétés les moins consommatrices de traitements, mais aussi sur les doses optimales d’azote et de produits phytosanitaires à apporter aux cultures.
Pour ce qui est de la diffusion, des réunions sont organisées chaque année afin de présenter les résultats des expérimentations, d’une part à tous les agriculteurs intéressés, et d’autre part aux techniciens des coopératives et des négociants. Des brochures reprenant les principaux résultats sont également diffusées largement par le réseau de la Chambre d’Agriculture. Enfin, ces résultats servent de base aux conseils dispensés tout au long de l’année aux agriculteurs individuellement ou en groupe.
Dans les années difficiles que traversent les céréaliers depuis 2002 avec la conjugaison répétée de rendements faibles et de prix très bas, la Chambre d’Agriculture s’efforce de leur apporter les informations et les conseils techniques les plus pertinents. Deux journées départementales ont été consacrées aux grandes cultures en 2005 et en 2006. Avec les intervenants et les thèmes choisis, évolution des marchés européens et internationaux, l’objectif était de redonner confiance en l’avenir aux céréaliers. Ces journées ont aussi permis de diffuser les résultats des travaux menés par la Chambre d’Agriculture dans ces productions.
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Elevage ovin
2001 - 2006 > Des années marquées en élevage ovin par de nombreux évènements pour lesquels la Chambre d’Agriculture s’est mobilisée avec l’ensemble de la filière.
Une filière perturbée par plusieurs évènements
Les questions sanitaires, d’abord, ont marqué ces 6 dernières années. Tremblante, fièvre aphteuse, puis brucellose sont venues jeter la suspicion sur l’élevage ovin en général et ont perturbé les marchés. La Chambre d’Agriculture est intervenue à plusieurs reprises auprès des pouvoirs publics pour demander une juste indemnisation des éleveurs touchés mais aussi pour soutenir des mesures sanitaires visant à protéger l’élevage. Mais les questions sanitaires n’ont pas été les seules à inquiéter les éleveurs. S’ils ont subi, comme les autres éleveurs d’herbivores les conséquences des sécheresses à répétition, c’est néanmoins la question du soutien public de la production qui a été au cœur de leurs préoccupations. La réforme de l’OCM ovine, puis la réforme de la Politique Agricole Commune, puis maintenant le devenir de la PHAE, sont autant de questions qui justifient les réactions. Lors de chaque rencontre avec les Ministres de l’Agriculture successifs ces questions ont été abordées. L’attention des pouvoirs publics a été à maintes reprises attirée sur la situation difficile des éleveurs ovins des zones défavorisées par courrier adressé aux parlementaires ou au Préfet. L’accent a particulièrement été mis dernièrement sur la faible valeur des DPU pour les éleveurs ovins herbagers liée à l’insuffisance des systèmes d’aides de la PAC depuis 1993. Pour compenser ces différences, la Chambre d’Agriculture a demandé un renforcement des aides du deuxième pilier pour les éleveurs de moutons ainsi que le maintien des financements liés à la PHAE, sans qu’un nouveau cahier des charges n’apporte de restrictions supplémentaires pour les contrats qui arrivent à échéance.
La mise en application de l’identification ovine au 1er juillet 2005 a été une autre difficulté pour les éleveurs. Là encore, la profession a obtenu certains assouplissements par rapport aux premières propositions faites en avril. L’EDE, qui met en œuvre la réforme en vertu d’une obligation légale, avait attiré l’attention du Ministre sur les problèmes posés qui pourraient contribuer à fragiliser encore un peu plus la filière. La réforme de la PAC et l’adoption dans l’Allier d’une nouvelle grille d’attribution des droits promet cependant des jours meilleurs à l’installation en élevage ovin. En effet, tout jeune qui s’installe sera doté à hauteur de la moyenne départementale et d’autre part, le nombre de droits disponibles en moutons est important. Ces éléments, combinés à la volonté forte de la profession et à l’ouverture très prochaine d’un pôle ovin au LEGTA de Neuvy vont dans le sens d’une véritable relance de l’installation en élevage ovin.
En bref
Contrôle de croissance ovins : Effectif stable
Mission obligatoire des EDE, ce service, s’il est confié à d’autres organismes en bovin allaitant et en lait, est mis en place directement par la Chambre d’Agriculture, en partenariat avec le SEMA, qui gère et traite les données en élevage ovin. Depuis 2001, entre 30 et 40 éleveurs adhèrent chaque année pour environ 6000 brebis. Si l’effectif a diminué jusqu’en 2004, il est a nouveau en augmentation.
Réseau de références : 200 élevages analysés
11 exploitations sont intégrées dans le réseau régional dont les données sont recueillies et analysées par les Chambres d’Agriculture et l’Institut de l’Elevage. Complétées par le regroupement et le traitement des interventions des agents, c’est une base de données issue d’environ 200 élevages ovins dont dispose ainsi la Chambre d’Agriculture. Dans le fondement même de ses missions, ces références technico-économiques servent de base aux conseils individuels. Une synthèse est publiée chaque année à destination des éleveurs et des techniciens de toutes les organisations, diffusée notamment lors des journées départementales ovines. Ces éléments chiffrés permettent aussi d’évaluer les effets des politiques agricoles sur les exploitations et sur la filière dans le département et d’asseoir les avis et interventions de la Chambre d’Agriculture auprès des pouvoirs publics.
P2A : Des financements à destination des éleveurs
Financées par le Conseil Général et le FEOGA jusqu’en 2006, les actions du P2A ont concerné de nombreux éleveurs pour un montant non négligeable d’aides depuis 2003, année d’application du nouveau plan. Soutien des investissements en bâtiments, aide à l’acquisition de géniteurs ovins qualifiés, au transfert de cheptel et à la valorisation des agneaux à contre saison sont les mesures qui ont directement bénéficié aux éleveurs. Organisation de la concertation avec les partenaires de la filière, négociation avec le Conseil Général, instruction des dossiers des éleveurs, la Chambre d’Agriculture est au cœur du dispositif.
Participation à de nombreuses manifestations : Pour et avec les éleveurs
Deux journées ovines, suivant un rythme biennal, ont été organisées par la Chambre d’agriculture en partenariat avec le SEMA et les organisations de producteurs. En 2002, la rentabilité de l’élevage ovin était au programme avec la participation des centres de gestion et la volonté de montrer que, contrairement aux idées reçues, le mouton pouvait dégager un revenu digne de ce nom. En octobre 2004, c’est « le mouton facile » qui est retenu comme thème et les travaux sont consacrés à l’amélioration des conditions de travail et la lutte contre la pénibilité du travail, question qui revêt une acuité particulière en moutons. En octobre 2006, la prochaine journée est programmée sur le thème de l’amélioration sanitaire.
Le Sommet de l’Elevage à Cournon en octobre, la Foire aux béliers de Neuvy en juillet, ou encore le Concours de Moulins avec la race Southdown sont autant de manifestations où la Chambre d’Agriculture participe chaque année aux côtés des éleveurs.
Elle fut aussi présente, de façon plus exceptionnelle aux côtés des organisateurs du Championnat de France de tonte à Lapalisse en 2003. Cette même année, un déplacement organisé à Bellac a été proposé aux éleveurs.
Pénurie de crédits et vaccination FCO en discussion
Le montant de l’enveloppe qui doit être attribuée au département de l’Allier pour financer les contrats PHAE est en discussion au plan régional. La DDAF a évalué les besoins du département à environ 148 300 hectares, comprenant les suites PHAE1, CTE et un rattrapage des contrats 2007. Ce montant a été transmis à la DRAF depuis un mois et aucune décision attributive n’a encore été prise. Il semblerait néanmoins que l’enveloppe réservée à l’Allier soit nettement insuffisante, d’environ 8000 hectares, ce qui ne serait pas le cas de tous les départements d’Auvergne. Les membres du bureau de la Chambre d’Agriculture ont décidé d’adresser un courrier à la DRAF et à la Chambre Régionale d’Agriculture pour demander que la diminution d’enveloppe soit répartie de façon égale entre les quatre départements. L’Allier compte par ailleurs une insuffisance d’enveloppe pour financer le Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage, la répartition régionale lui ayant été défavorable en raison des priorités mises sur la production laitière. Afin de « gérer au mieux la pénurie », les demandes ont été classées par priorité. En priorité 1 (JA avec mise aux normes ou projet dans le PDE, fermier dont le bâtiment est repris par le propriétaire, projets ovins et caprins, projets en agriculture biologique) seront abondées au niveau régional. Le reliquat sera géré par le département avec trois autres niveaux de priorité : priorité 2 : JA sans bâtiment dans le PDE, JA sans DJA, projet de bâtiments en élevage laitier ; priorité 3 : non JA pas aux normes ; priorité 4 : les autres. L’enveloppe attribuée à l’Allier pour ces trois catégories ne permettra pas de subvenir aux besoins de toutes les demandes arrivant en priorité 4. Une enveloppe supplémentaire est attendue.
FCO : vaccination du cheptel bovin reproducteur
Les vaccins destinés au cheptel bovin de souche sont arrivés dans l’Allier le 13 mai. Ils ont été distribués aux vétérinaires chargés de mettre en œuvre la vaccination. Des discussions ont eu lieu entre les membres du bureau sur cette vaccination, sur l’opportunité de la faire réaliser, sur son coût et sur les difficultés engendrées pour les éleveurs alors que les troupeaux sont maintenant à l’extérieur. Au terme des débats, le Président Jean-Marie Lesage a conclu sur l’importance de cette vaccination qui reste aujourd’hui le seul moyen efficace de prévention. Aucun effet secondaire notoire n’a été constaté dans le nord-est où la campagne de vaccination a débuté depuis plusieurs semaines. La Chambre d’Agriculture incite les éleveurs à prendre contact dès maintenant avec leur vétérinaire pour faire pratiquer sans attendre les premières injections. Le rappel devant intervenir 30 jours après. Lors d’une réunion en Préfecture, les représentants des praticiens ont déclaré être capables, sans difficultés, de réaliser la vaccination de tout le cheptel de l’Allier dans les délais. Réalisée par un vétérinaire, la vaccination sera prouvée (mention sur les documents d’accompagnement), ce qui est un point capital si elle doit devenir obligatoire d’ici la fin de l’année. L’intervention d’un vétérinaire permet également de mobiliser des subventions françaises et européennes. Le vaccin est gratuit pour l’éleveur (pris en charge à 100%), quant à l’intervention, elle est financée à 50% par des fonds européens et nationaux. Pour le cheptel ovin, une seule injection est suffisante, et les vaccins seront disponibles dans l’Allier en juin.
Demandes d’agrément de l’EDE et des contrôles de performance
L’actualité est riche pour les organismes d’élevage et les élus responsables de ces dossiers à la Chambre d’Agriculture puisque, en dehors de la FCO, le service est mobilisé par la mise en application des lois sur l’élevage de 2006. Ainsi le bureau a eu à connaître de l’intégration à la Chambre d’Agriculture des missions réglementaires d’identification et de certification de parenté, de la procédure d’agrément des contrôles de performances pour laquelle la Chambre d’Agriculture devra déposer un dossier en bovin lait et en ovin, de l’évolution des outils informatiques à la disposition des éleveurs pour gérer leur troupeau et pour notifier leurs mouvements, avec Bovitel ou ORANI web. Le rôle de la nouvelle Commission d’Orientation Elevage par rapport à l’ancien Comité de Direction de l’EDE a également été abordé. Un groupe d’élus avait travaillé au préalable sur toutes ces questions et émis des propositions. L’environnement et le développement local étaient aussi à l’ordre du jour. A propos des programmes LEADER retenus pour l’Allier, des discussions ont eu lieu sur les actions qui pourraient être présentées dans ce cadre au bénéfice des agriculteurs. En ce qui concerne les Mesures agro-environnementales territorialisées, les diagnostics ont été réalisés par les services de la Chambre d’Agriculture et de l’ADASEA pour les agriculteurs qui ont souhaité s’engager cette année. Dans la Vallée du Sichon, les engagements ne pourront démarrer qu’en 2009, mais la Chambre d’Agriculture va devoir rapidement savoir si elle doit ou non réaliser les diagnostics demandés par l’Agence de l’Eau. Des réunions avec les agriculteurs concernés vont être organisées prochainement.
La réunion s’est terminée par la présentation de l’actualité des services.
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Elevage ovin
Relance > Depuis 2002, la Chambre d’Agriculture a marqué sa volonté de re-dynamiser le secteur ovin en appui aux partenaires de la filière.
Des années marquées par la volonté de relance de la production
Dès février 2002, les réflexions sont conduites à la Chambre d’Agriculture pour l’ouverture d’un poste d’animateur ovin départemental. Concrétisant cette volonté d’agir pour enrayer le déclin de la production ovine départementale, la Chambre d’Agriculture renforce ainsi son équipe ovine. Améliorer et développer la production dans les ateliers existants, encourager l’installation de nouveaux éleveurs, développer la production sous marques ou démarches de qualité, telles sont les principales tâches qui lui ont été assignées. Cette action s’inscrit pleinement dans un mouvement national. En effet, la Charte nationale interprofessionnelle de relance de la production ovine, initiée au niveau national et relayée dans toutes les régions rejoint cette position en matière de promotion de l’élevage. C’est donc tout naturellement que la Chambre d’Agriculture va s’inscrire dans ce processus et travailler à rassembler l’ensemble des partenaires concernés. Cet engagement sera concrétisé officiellement à l’occasion de la journée départementale ovine qui verra l’ensemble des partenaires procéder à la signature de cette Charte, en octobre 2002. La Chambre d’Agriculture va ensuite constituer des groupes de travail avec les éleveurs volontaires pour progresser dans cette production. En juin 2003, deux groupes sont constitués, le premier en Montagne Bourbonnaise, le second en Bocage. Les réflexions et les travaux de ces groupes conduiront notamment à l’organisation en octobre 2004 de la 5ème journée ovine sur le thème du « Mouton facile ». En effet, la pénibilité du travail en élevage ovin ressort comme un des freins principaux au développement de cette production. Suite à cette journée, un travail est engagé en partenariat avec l’ARACT (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) et aboutira à l’organisation de sessions de formations à destination des éleveurs.
Recherche d’une solution informatisée de gestion du troupeau ovin
Parallèlement, les éleveurs sont demandeurs d’outils informatiques leur permettant de gérer leur troupeau. La Chambre d’Agriculture commence donc à interroger des éventuels fournisseurs et à tester des produits. Le logiciel de gestion technique retenu après expertise est développé par une société du Limousin, avec laquelle un accord de distribution est conclu. Ce produit, « Ovin viande », est présenté aux éleveurs à l’occasion de plusieurs manifestations dans le courant de l’année 2003 et les installations en élevage commencent. Une quarantaine d’éleveurs est actuellement bénéficiaire de ce service.
Idéologie écologique, des sources d’influence déterminantes
« La relation Environnement et Agriculture est un sujet très sensible qui préoccupe de plus en plus le monde agricole » soulignait Jean-Marie Lesage, président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, dans son discours d’ouverture. « C’est maintenant d’une manière très régulière que nous, agriculteurs, sommes l’objet d’attaques, souvent injustifiées, que ce soit au niveau de nos pratiques culturales ou de nos conduites d’élevage ».
La Chambre d’Agriculture de l’Allier s’est engagée aux côtés des agriculteurs depuis de nombreuses années déjà dans le domaine de l’environnement, avec une volonté clairement affirmée de trouver une juste mesure entre le développement économique des entreprises agricoles, absolument nécessaire, et des pratiques compatibles avec le respect de la nature et de l’environnement. L’actualité est riche de tous ces débats environnementaux : Grenelle de l’Environnement, Loi sur l’Eau, Loi sur les OGM, réchauffement climatique etc…Gil Rivière-Wekstein, directeur de la publication "Agriculture et Environnement", a animé le débat.
L’origine des mouvements écologistes
En guise d’introduction, Gil Rivière-Wekstein a rappelé les sources d’influence de l’écologisme : le conservationnisme, le malthusianisme, le spiritualisme, le Nouvelle Âge, le naturalisme, l’utopisme libertaire et communautariste, etc…
Le mouvement écologique WWF est fondé sur le malthusianisme , discours selon lequel « l’accroissement de la population dérange l’équilibre écologique, il faut donc ajuster la population aux ressources disponibles ». Selon Sir Julian Huxley, fondateur du WWF, 1er directeur de l’Unesco "depuis le début du siècle, l’équilibre écologique du monde a été profondément dérangé et sa structure écologique bouleversée par le redoutable accroissement de sa population et la surexploitation non moins redoutable de ses ressources naturelles". Chez WWF, le thème de "surpopulation" n’est aujourd’hui plus employé mais remplacé par "empreinte écologique". Dans l’un de ses communiqués, WWF donne quelques gestes simples pour réduire "mon empreinte écologique" comme celui "de reporter d’un an la décision d’avoir un enfant ce qui réduit ainsi mon empreinte écologique de 2,6 ha par an" (source : www.redefiningprogress.org).
L’écologie politique, se basant également sur le personnalisme, est opposée au progrès avec une critique de la science. Il y est privilégié un mode de vie fondé sur la sobriété. L’un des maîtres à penser du "personnalisme", l’auteur Jacques Ellul (1912 - 1994) est souvent cité dans les propos d’écologistes. "Les réflexions de Jacques Ellul ont structuré ma critique de la société" José Bové. Il y a incompatibilité entre l’écologie politique et le développement. On a affaire à une idéologie écologique qui est finalement contre l’homme et son développement.
En citant certains personnages clés des mouvements écologistes, Gil Rivière-Wekstein laissait entendre qu’au-delà d’une lutte contre les OGM, ces militants s’opposent à un mode de société qu’ils ne veulent pas, basé sur une économie capitaliste. A titre d’exemple, il mettait en avant les propos de Jean Pierre Berlan, membre du conseil scientifique de l’organisation altermondaliste ATTAC " je ne critique pas les OGM parce qu’ils nous font courir des risques, mais parce qu’ils sont le produit de cette économie capitaliste que je récuse" ; de Bruno Rebelle, homme politique français, membre de Greenpeace, "Nous n’avons pas peur des OGM. Nous sommes seulement convaincus qu’il s’agit d’une mauvaise solution. (…) Les OGM sont peut-être une merveilleuse solution pour un certain type de projet de société. Mais justement, c’est ce projet de société-là que nous ne voulons pas".
A qui profite cette idéologie écologique menée contre l’homme ?
"Tout le monde surfe sur la vague de cette écologie selon laquelle toute intervention de l’homme a un impact néfaste sur l’environnement. Cette idéologie écologique ne profite pas à quelqu’un en particulier mais à plusieurs. Ce qui m’embête réellement c’est qu’elle place l’homme, et donc l’agriculteur, comme un destructeur de la nature. Je ne me reconnais pas dans cette idée selon laquelle l’homme serait une erreur de la nature. L’action de l’homme permet d’améliorer la vie sur terre sans dire pour autant que tout ce qu’il fait est bien d’où mon admiration pour l’écologie scientifique" expliquait Gil Rivière-Wekstein.
Il ajoutait en répondant aux questions de la salle sur le thème du réchauffement climatique que ce qui le gêne est l’enchaînement de certitudes. « On est dans des raisonnements simplistes et la nature est tout sauf simpliste ».
Gil Rivière-Wekstein a rappelé l’objectif de sa lettre « Agriculture & Environnement » et de son site www.agriculture-environnement.fr : apporter du "poil à gratter", présenter une "info" permettant aux acteurs de l’agriculture d’avoir du recul. "C’est au monde agricole de s’en emparer s’il pense que c’est utile. Ce qui m’intéresse c’est que l’on ait de véritables débats pour avancer et éviter des discours simplistes ! Ma lettre ne vous fera pas gagner des quintaux mais vous donnera des arguments."
L’agriculture, confrontée à de nombreuses difficultés
Les travaux consulaires se sont déroulés durant la matinée en présence du Préfet de l’Allier, Patrick Pierrard et du vice-président du Conseil Général, chargé de l’agriculture, Alain Lognon. Dans son intervention sur l’actualité, le Président, Jean-Marie Lesage, a largement commenté la conjoncture économique, porteuse de nombreuses difficultés pour les agriculteurs. La FCO continue à perturber la production bovine avec les conséquences sur les exportations des décisions italiennes. Les inquiétudes liées aux questions sanitaires, les débats sur la vaccination, le recul des exportations françaises de gros bovins, sont autant de problèmes qui s’y ajoutent. Et, comme dans toutes les productions, la hausse du coût des matières premières liée à la flambée du prix du pétrole vient aggraver le tout. Les éleveurs ovins connaissent depuis longtemps des difficultés similaires. Il semble cependant que leur message ait enfin été entendu par les pouvoirs publics qui envisagent de renforcer les soutiens à cette production, dès 2009. Les producteurs de porcs ne partagent pas ce même espoir, enferrés dans une crise historique depuis un an alors qu’aucune amélioration durable n’est annoncée avant quelques mois. Des enveloppes de soutiens et des prêts de trésorerie ont été mis en place, loin d’être suffisants. Le prix du lait a augmenté, celui des volailles également, mais ces deux productions subissent aussi de plein fouet la hausse des charges. Seules les productions de grandes cultures bénéficient aujourd’hui de perspectives positives à moyen terme. Les prix ont connu en un an des hausses spectaculaires, de 60 % en blé, de 80 % en colza, ou de 150 % en tournesol (comparaisons avec la même période de l’année 2007). Jean-Marie Lesage est revenu sur le bilan de la PAC, sur le Grenelle de l’environnement et ses conséquences pour l’agriculture. Il a souligné la situation des retraités agricoles : « la réforme actuelle va apporter des améliorations mais des efforts importants restent à accomplir pour que les retraites agricoles trouvent un niveau correct ».
Le budget définitif 2007 et les modifications du projet 2008 ont été validés par les élus et l’essentiel des activités de la Chambre d’Agriculture de ce début d’année a été porté à leur connaissance. Ainsi, le Président rappela les actions en cours sur les MAET, la collecte de plastiques agricoles, les évolutions du service élevage par application de la nouvelle loi sur l’élevage, la poursuite du travail de promotion de l’emploi salarié ,…
Le débat qui a suivi a essentiellement porté sur la FCO. Les élus ont échangé sur les données commerciales et économiques, mais aussi sur la question de la vaccination du cheptel de souche et de ses modalités. Vétérinaire ou pas vétérinaire, telle est la question ?
Soutien du Conseil Général et de l’Etat
Pour sa première participation aux travaux de la Compagnie consulaire, le vice-président du Conseil Général, Alain Lognon, a exprimé sa volonté de travailler « de façon consensuelle au service des agriculteurs ». Il a assuré les éleveurs de la poursuite des soutiens du Conseil Général en ce qui concerne les analyses liées à la FCO et l’abondement du Fonds d’Allègement des Charges, au bénéfice des producteurs ovins. Le vice-président du Conseil Général souhaite revoir le P2A dans sa globalité afin d’éviter le saupoudrage et envisage des actions visant à encourager l’engraissement afin de tendre vers une plus grande autonomie des exploitations.
Le Préfet de l’Allier Patrick Pierrard a conclu les travaux de la matinée, délivrant aux agriculteurs présents un message résolument optimiste sur l’avenir de l’agriculture : « l’augmentation des cours des céréales devrait s’inscrire dans la durée et un phénomène similaire devrait gagner les cours de la viande à l’avenir », a-t-il assuré. Il a rappelé les réactions du gouvernement français au sujet de la crise FCO, avec l’ouverture d’une action contentieuse envers l’Italie, la mise en place parallèle de la vaccination, le déblocage d’enveloppes pour prendre en charge en partie pertes et surcoûts. 6 millions d’euros supplémentaires ont été récemment affectés à cette crise. Réagissant à deux vœux adoptés par les élus en séance, il s’est voulu rassurant quant au financement de la PHAE : « nous resterons vigilant sur la bonne répartition de l’enveloppe entre les départements » et sur l’avenir de la station météo-France : « aucune suppression de service public ne sera décidé sans concertation préalable avec les principaux intéressés ».
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La profession agricole s’adresse aux pouvoirs publics Les vœux adoptés par les élus réunis en session seront transmis aux députés, sénateurs, Conseil Général, Conseil Régional, Préfet, Ministre de l’Agriculture. A propos de la FCO, la Chambre d’Agriculture demande que les éleveurs puissent pratiquer eux-mêmes la vaccination de leurs animaux en accord avec leur vétérinaire et que la libre circulation des bovins dans l’Union Européenne soit rétablie. Elle proclame en outre l’urgence d’un dispositif de soutien à l’élevage. Dans un autre vœu, elle demande le maintien par l’Etat de ses engagements tant pour la réalisation des avertissements agricoles que pour la poursuite des activités du centre départemental de Météo-France à Vichy Charmeil. A propos des prêts JA et du Plan de Modernisation des bâtiments d’Elevage, elle réclame le rétablissement d’un dispositif incitatif répondant aux besoins d’une politique d’installation et de modernisation des exploitations efficace. Elle demande une enveloppe financière PHAE 2 pour l’Allier, à la hauteur des besoins des éleveurs. Un vœu sur les difficultés des éleveurs porcins et pour le soutien de l’ensemble de la filière a également été adopté. |
La Chambre d’Agriculture informe les agriculteurs qu’à partir du 11 octobre 2006, ses agents tiendront une permanence hebdomadaire à Dompierre sur Besbre.
Tous les mercredis matin de 9 h 00 à 1 2h 00, dans des locaux mis à disposition par la Municipalité de Dompierre sur Besbre au 206, avenue de la gare (ancienne maternité), les conseillers de la Chambre d’Agriculture se tiendront à la disposition des agriculteurs du secteur selon le planning ci-après :
1er mercredi : Permanence juridique
2ème mercredi : Permanence conseil d’entreprise
3ème mercredi : Permanence élevage
4ème mercredi : Permanence développement local
Le 11 octobre 2006, 2ème mercredi, sera une permanence conseil d’entreprise.
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Une activité diversifiée pour une agriculture plurielle
Remplacement > Pour que chaque agriculteur, quelle que soit sa production et sa situation géographique, puisse faire appel à un remplaçant, la chambre d’Agriculture crée un nouveau service.
Remplac’agri 03
Pour pallier l’absence de services de remplacement sur certains secteurs du département et pour aider les services existant qui, pour certains étaient confrontés à des difficultés de fonctionnement,la Chambre d’Agriculture a lancé une réflexion en juin 2003. Des propositions de restructuration, puis de fédération, des services existant afin de mutualiser les moyens administratifs ont été élaborées. L’objectif à terme est également de professionnaliser davantage le personnel. Tous les services existant dans le département ont été consulté et certains ont souhaité rejoindre la structure départementale. Durant tout le mois de juin 2004 des réunions d’information ont eu lieu dans tous les cantons non couverts par un service. Ces diverses consultations et réflexions ont conduit à la création en octobre 2004 d’un nouveau service : Remplac’agri 03. Il intervient sur tous les secteurs où il n’y a pas d’organisations de remplacement préexistantes. La Chambre d’Agriculture gère directement Remplac’agri 03 et continue parallèlement d’animer l’Association départementale qui regroupe l’ensemble des services en activité. Après de multiples démarches auprès des organisations agricoles départementales pour obtenir des soutiens financiers, sans succès, la Chambre d’Agriculture a décidé de renforcer son appui à ces services, de plus en plus confrontés à des problèmes administratifs de fonctionnement. Les agriculteurs de l’Allier bénéficient globalement au total grâce au travail de ces services d’environ 6000 journées de remplacement par an.
A la veille de la vaccination du cheptel de souche : des décisions à prendre.
Sujet qui est à l’ordre du jour de chaque réunion de bureau depuis plusieurs mois, la FCO a encore occupé une place importante dans les débats. Jean-Paul Chalmet, président du GDS et membre du Bureau était invité par Jean-Marie Lesage à dresser un état des lieux de la situation. En ce qui concerne le blocage depuis le 3 mars des exportations sur l’Italie et la vaccination d’urgence des animaux concernés, la situation semblerait moins dramatique que prévue. 13 300 animaux ont été vaccinés, ce qui est en-dessous des prévisions et les vétérinaires n’ont pour ainsi dire plus de demandes. Ce qui reste inquiétant, ce sont les conséquences de la maladie. Un bilan réalisé dans l’est de la France, dans les départements les plus touchés, et ce depuis deux ans, fait apparaître une augmentation de la mortalité pour les ovins et des problèmes de stérilité pour les bovins. La question de la vaccination du cheptel de souche est donc toujours fondamentale, malgré les inconnus qui demeurent sur les effets secondaires du traitement. Faut-il que cette vaccination soit faite par un vétérinaire ou peut-elle l’être par l’éleveur ? Faut-il que cette vaccination devienne obligatoire, et ne risque-t-elle pas de le devenir ? Les vaccins devraient arriver durant la première semaine de mai et il faudra que dans chaque département, en l’absence de directive nationale précise, des décisions soient prises auparavant pour qu’il n’y ait pas de perte de temps. Le Bureau de la Chambre d’Agriculture a donc débattu de cette question : vétérinaire ou pas vétérinaire ? Difficile pour certains élus d’avoir un avis tranché tant chaque cas peut être différent alors qu’il en va de l’avenir sanitaire de l’ensemble du cheptel du département.
La session du 18 avril en préparation
Deux vœux seront proposés au vote de la Session le 18 avril sur la FCO, aspect sanitaire et conséquences économiques. Pour la majorité des élus, il est préférable que la vaccination se fasse an accord avec le vétérinaire sanitaire.
La préparation de la Session était à l’ordre du jour, avec notamment la présentation du budget définitif 2007, et la préparation de divers vœux et délibérations. L’avenir des avertissements agricoles suite au désengagement de l’Etat est une question à laquelle la profession devra répondre dans les mois qui viennent. Les élus ont commencé une réflexion et un vœu sera présenté au vote de la session. Il en va de même de la question du manque d’enveloppes pour les prêts bonifiés JA, la modernisation des bâtiments d’élevage et la PHAE2. Les élus dénoncent l’augmentation croissante des prélèvements sur le 1er pilier, via la modulation, au profit du 2ème pilier et la diminution parallèle des enveloppes destinées aux agriculteurs issues de ce second pilier, dit de développement rural. Le maintien de la station météo de Vichy-Charmeil, outil important pour les agriculteurs de l’Allier, fera également l’objet d’un vœu. L’après-midi de la Session sera consacré à l’environnement avec la participation du rédacteur en chef de la revue « agriculture et environnement » qui interviendra sur le rôle des lobbies environnementaux.
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Réunions d’information La dernière réunion d’information de la Chambre d’Agriculture s’est tenue à Montbeugny le 11 avril. Après 7 réunions animées par le Président, les élus et les agents de la Chambre d’Agriculture, il est l’heure de faire un premier bilan. Entre 150 et 250 personnes ont participé à chaque réunion, sauf à Saint-Pourçain-sur-Sioule et à Escurolles où la participation était plus faible. Plus de 1000 agriculteurs ont ainsi répondu à l’invitation de la Chambre d’Agriculture. Les débats et les questions posées ont été différents suivant les secteurs. S’il est vrai que la FCO reste une préoccupation forte des éleveurs, l’avenir plus général de l’agriculture avec l’évolution prévisible des marchés et soutiens soulève également des questions. Ces rencontres sont naturellement l’occasion d’aborder des sujets variés, dans toutes les productions et dans tous les secteurs. |
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Une action diversifiée pour une agriculture plurielle
Matériel Agricole > L’association départementale de démonstration de matériel agricole (ADDMA) organise des journées à destination de tous les agriculteurs dans toutes les productions…
Pour guider les agriculteurs dans leurs choix
Des centaines d’agriculteurs participent à chaque journée de démonstration. Le succès varie bien sûr en fonction des thèmes et des lieux. Depuis 2001, 10 journées ont été organisées par cette association, présidée par Françoise Pierrot et qui, outre la Chambre d’Agriculture, regroupe la FDCUMA, la MSA, le GETARF (Groupement des entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers), le CEMAGREF. Lors de chaque manifestation, les agriculteurs peuvent voir les matériels en démonstration, comparer, demander des renseignements aux concessionnaires présents. C’est aussi l’occasion pour les agriculteurs de se rencontrer.
11 journées, 11 thèmes, 11 lieux
Une séance riche d’informations et de débats pour les élus
Depuis le début de cette mandature, Jean-Marie Lesage a souhaité que les réunions mensuelles du bureau soient ouvertes une fois sur deux aux membres élus chargés régulièrement de représenter la Chambre d’Agriculture. Les sujets d’actualité abordés et le tour complet de l’activité des services leur permettent de mieux connaître le fonctionnement de l’Institution. En mars, il fut question de la FCO, des réunions d’information de la Chambre d’Agriculture, de la collecte des plastiques agricoles, des actions en cours sur l’emploi salarié, de la formation des responsables. L’actualité des services a permis à chacun de s’exprimer sur des thèmes aussi divers que les contrôles de performances, le bassin versant de Sidiailles, le système de conseil agricole, l’évolution de la SMI, ou encore l’apprentissage.
FCO : vaccination d’urgence et plan national de vaccination
A l’image de l’inquiétude des éleveurs du département, c’est la FCO qui a occupé une bonne place dans l’ordre du jour de la réunion. L’Italie, constatant que, malgré les certificats sanitaires les accompagnants, de nombreux animaux en provenance de France se révélaient positifs, a activé début mars une clause de sauvegarde pour interdire le passage de sa frontière aux animaux non immunisés. Depuis, les éleveurs ont l’obligation de vacciner les animaux et de respecter un délai de 90 jours avant de pouvoir les expédier de l’autre côté des Alpes. 31 500 doses sont disponibles depuis début mars, réservées exclusivement à la vaccination d’urgence pour l’Italie, de quoi vacciner 15 750 animaux avec vaccin et rappel pour chacun. 10 000 doses supplémentaires devraient parvenir aux vétérinaires début avril. Ils sont chargés de répartir les doses, conformément aux consignes de la DSV afin que seuls soient vaccinés les animaux devant partir pour l’Italie entre mars et juin. Le coût des vaccins est entièrement pris en charge par l’Etat et l’Union Européenne, le coût de la vaccination est pris en charge à 50 % à hauteur de 0,75 € par petit ruminant et 2 € par bovin. Le vétérinaire perçoit la subvention et facture le solde à l’éleveur.
Cette mesure d’urgence ne doit pas faire occulter le plan national de vaccination qui, lui, va concerner le cheptel de souche. Dans l’Allier, ce sont 321 300 bovins et 241 900 petits ruminants qui doivent être vaccinés. Les vaccins sont annoncés pour mai et juin. Obligatoire, la vaccination des animaux pour l’exportation doit être administrée par un vétérinaire. Ce n’est, en revanche, pas le cas de l’intervention sur le cheptel de souche, facultative, que l’éleveur doit pouvoir dispenser lui-même, en accord avec son praticien.
Les débats sur cette question ont fait apparaître les informations parfois contradictoires diffusées par les vétérinaires, chacun constatant cependant que la phase actuelle de vaccination d’urgence se passait plutôt bien.
Des futurs responsables bien formés
Tour à tour, Pierre Brenon, Richard Moine, Jean-Marie Chedru et Jean-Yves Ferron ont présenté à leurs collègues un compte-rendu de la formation des responsables qu’ils ont suivie. Analyser les problèmes agricoles actuels, en apprenant à mieux connaître l’histoire et le contexte géopolitique mondial, mieux appréhender le sens de la prise de responsabilités professionnelles, connaître les institutions, sont autant de thèmes qu’ils ont approfondis durant plusieurs séances depuis le mois de novembre 2007. Cette formation les a même emmenés jusqu’à Bruxelles où ils ont fait connaissance avec les « mécaniques européennes ». Une formation, initiée par la Chambre d’Agriculture, qui a réuni 15 stagiaires issus de diverses organisations agricoles et qui, au regard de la satisfaction générale des participants, devrait certainement être reconduite en 2009.
La première collecte de plastiques agricoles départementale se prépare. Sur chaque site de collecte, un technicien de la Chambre d’agriculture sera présent. Aussi souvent que possible un élu participera également, les relais locaux de la Chambre d’Agriculture, ainsi que les membres des Communautés de Communes apporteront leur contribution pour que cette opération se déroule dans les meilleures conditions possibles.
Les élus ont convenu de la date et du thème de la session de printemps. Elle aura lieu le 18 avril, à la Ferté-Hauterive. Après la partie statutaire, l’invité, Gil Rivière-Wekstein, rédacteur en chef du journal « Agriculture et Environnement », traitera du poids des lobbies environnementaux dans la société.
Réunions d’information
Suite et fin
Les réunions d’information proposées par la Chambre d’Agriculture se poursuivent. Jean-Marie Lesage, accompagné de membres du bureau et de techniciens, aborde plusieurs sujets d’actualité : bilan à mi-parcours de la PAC, PHAE, MAE territorialisées, FCO, collecte de plastiques agricoles, apprentissage. Ce programme est complété par les questions des agriculteurs, et par des thèmes d’intérêt local en rapport par exemple avec les projets d’ouvrages routiers ou le dossier irrigation.
Notez les prochains rendez-vous, à 20 h 30 :
le 4 avril, à Bourbon-l’Archambault (salle polyvalente)
le 8 avril, à Villefranche (salle Europe)
le 11 avril, à Montbeugny (salle polyvalente).
Liquidation judiciaire
Comité de Défense des éleveurs
Madame Jeanneret-Grosjean (Montel de Gelat, 63) avait une activité de commerce de bestiaux et a été placée en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce de Riom le 5 septembre 2007. Durant tout l’été, il semble qu’elle ait acheté des animaux sans les payer. 9 éleveurs des communes de Marcillat-en- Combraille, La Petite-Marche, Saint-Fargeol et Mazirat sont concernés, pour une créance de plus de 37 000 € HT. La Chambre d’Agriculture a réuni les éleveurs et un Comité de Défense a été créé, présidé par Yannick Martinet. Tout éleveur qui aurait été victime de ce dépôt de bilan, dans l’Allier ou dans le Puy-de-Dôme, est invité à rejoindre le Comité. La défense s’organise avec le soutien du service juridique de la Chambre d’Agriculture qu’il est possible de contacter au 04 70 48 42 42.
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Une action diversifiée pour une agriculture plurielle
Agriculture plurielle > Si l’agriculture de l’Allier est largement dominée par l’élevage bovin allaitant, l’élevage ovin et les grandes cultures, elle tire aussi sa force et sa richesse de sa grande diversité.
Une action diversifiée envers toutes les productions
Le lait, les porcs, les volailles, le vin, les chevaux font partie des productions agricoles bourbonnaises et prennent toute leur importance quand on évoque l’économie et les nombreux emplois liés directement ou indirectement à l’activité agricole. Dans tous ces domaines, la Chambre d’Agriculture intervient au service des agriculteurs et en complémentarité des actions conduites par les organisations de producteurs et les Syndicats professionnels. Elle assure notamment un rôle important de concertation entre tous les acteurs dans ces différentes filières dans le cadre par exemple du P2A (Plan Agricole pour l’Allier). Les groupes réunissent régulièrement les partenaires dans chacune de ces filières afin d’élaborer des propositions de financement au Conseil Général. Ce sont des lieux privilégiés de discussion sur les orientations professionnelles.
En lait
L’établissement de références technico-économiques et leur diffusion, suivant le même principe qu’en bovin allaitant et en ovin, au sein du groupe Rosace qui réunit plusieurs départements du Centre de la France, est une des actions de la Chambre d’Agriculture en élevage laitier. Chaque année, les travaux de ce réseau sont publiés par la Chambre d’Agriculture. Des travaux particuliers ont été conduits sur l’amélioration des conditions de travail et le diagnostic ACTEL* en est directement issu. Cette méthode permet de cibler avec les éleveurs les points faibles de leur exploitation dans ce domaine et d’établir des propositions d’améliorations. La Chambre d’Agriculture met à disposition le technicien lait du Syndicat Prim’Holstein pour une partie de son temps. C’est ainsi qu’il apporte son appui à l’organisation des concours de la race. Le TOP 100 organisé en 2003 à Montluçon fut à cet égard un moment fort pour l’élevage laitier départemental. Deux journées laitières ont été organisées en 2005 et 2006. Dans cette période difficile que traversent les éleveurs avec la mise en place de la réforme de la PAC et de l’Aide Directe Laitière, la baisse du prix du lait et les difficultés rencontrées en matière de collecte, la Chambre d’Agriculture est aux côtés des éleveurs chaque fois que nécessaire pour les aider à faire aboutir leur demande ou à trouver les meilleures solutions. La réforme de la PAC et ses conséquences pour la production laitière dans notre département, la saisonnalité de la production, la conditionnalité en élevage laitier, la création des sociétés civiles laitières, l’Amélioration des Conditions de travail en Elevage Laitier (ACTEL), sont autant de questions qui ont été abordé lors des réunions organisées pour les producteurs de lait dans l’Allier ces dernières années. Devant les problèmes de collecte et les restructurations décidées unilatéralement, la Chambre d’Agriculture s’est mobilisée aux côtés de l’UDSEA pour rechercher avec les éleveurs et les entreprises des solutions possibles.
Porcs et volailles
En raison de la particularité de ces productions, filières intégrées et très organisées, le rôle des organisations de producteurs est fondamental dans la conduite technique des élevages, la création d’ateliers, la commercialisation. La Chambre d’Agriculture intervient chaque fois que les difficultés rencontrées par les éleveurs demandent une mobilisation professionnelle forte. Elle a particulièrement mis l’accent ces dernières années sur les actions en matière de communication, tant la principale difficulté de ce type d’élevage était la difficulté d’insertion sociale. L’association CODFARE, qui réunit tous les acteurs de ces deux filières, est animée par la Chambre d’Agriculture et agit dans ce sens. Des actions de formation des éleveurs à la communication ont été menées. Des actions ponctuelles de soutien à des projets difficiles surtout d’élevages de porcs, ont été organisées. Chaque fois, les moyens sont mutualisés et toutes les forces mobilisées afin d’expliquer et de tenter de convaincre les opposants et les voisins qui se posent simplement des questions : l’élevage hors sol ne « pollue » pas, les éleveurs font d’énormes efforts pour limiter l’impact de leur activité sur l’environnement, les éleveurs ne font pas n’importe quoi et sont attachés à la qualité de ce qu’ils produisent, ce n’est pas le cas partout dans le monde… Récemment, une Charte Régionale porcine a été mise en place par le Conseil Régional pour tenter de sortir de ces situations de blocage. La Chambre d’Agriculture et l’association Codfare espèrent que les engagements des éleveurs dans ce cadre leur apporteront en contrepartie le soutien des élus locaux et l’acceptation sociale dont ils ont besoin. La crise avicole qui a durement frappé la filière à la fin de l’année 2005 a été l’occasion là aussi que la Chambre d’Agriculture se mobilise. Une première réunion en novembre avec tous les membres de la filière et en lien avec l’AADA (Association Auvergne Développement Avicole) a permis d’établir les premières estimations de pertes. Il s’en est suivi différentes interventions de la Chambre d’Agriculture auprès des services de l’Etat, de la Région, du Département et des services sociaux pour obtenir des aides.
Chevaux
Depuis la loi sur le Développement des territoires ruraux de février 2005, les activités équestres sont devenues des activités agricoles. Elles l’étaient déjà plus ou moins, mais ce texte rend les choses beaucoup plus clair tant au plan juridique, que social et fiscal. Depuis longtemps cependant la Chambre d’Agriculture apporte son appui aux éleveurs de chevaux dans le département. C’est particulièrement le cas pour les chevaux de trait avec la mise à disposition de techniciens pour les manifestations et concours organisés dans le département. Un groupe équin vient d’être créé dans le P2A pour élaborer des propositions en fonction des besoins des différentes filières du cheval.
Jean-Marie Lesage, Président de la Chambre d’Agriculture, accompagné de membres élus, responsables professionnels sur chaque antenne, iront à la rencontre des agriculteurs du département pour un tour d’horizon de l’actualité agricole. Avec la participation et l’appui de l’équipe de techniciens de chaque secteur, ils se proposent d’aborder au cours de ces réunions les sujets suivants : la PAC à mi-parcours, la conditionnalité, le parcours installation, les MAET/PHAE2, la FCO, l’apprentissage, la collecte des plastiques agricoles. D’autres dossiers touchant plus particulièrement certains secteurs seront abordés, tels que l’irrigation ou bien encore les projets autoroutiers en cours.
Ainsi, 7 réunions d’échanges et d’informations, à raison d’une réunion par secteur d’antenne, se dérouleront en soirée à partir de 20 h 30, selon le calendrier suivant :
- Secteur de Lapalisse : le mardi 18 mars - salle polyvalente à Saint-Prix
- Secteur de Saint-Pourçain/Sioule : le jeudi 20 mars - salle Mirendense à Saint-Pourçain-sur-Sioule
- Secteur de Gannat : le vendredi 28 mars – salle polyvalente à Escurolles
- Secteur de Montluçon : le mardi 1er avril - salle polyvalente à Quinssaines
- Secteur de Bourbon-l’Archambault : le vendredi 4 avril - salle polyvalente à Bourbon-l’Archambault
- Secteur de Villefranche-d’Allier : le mardi 8 avril – salle Europe à Villefranche-d’Allier
- Secteur de Moulins : le vendredi 11 avril – salle polyvalente à Montbeugny
Tous les agriculteurs sont cordialement invités à y participer.
Tous les sujets d’actualité agricole seront abordés lors de ces réunions d’informations : PHAE, CAD, conditionnalité, situation des marchés des différentes productions, bâtiments, etc…
Le président de la Chambre d’Agriculture, les élus des secteurs et des conseillers animeront chacun de ces rendez-vous.
| Bourbon l’Archambault | Lundi 2 octobre à 14 h 30 à la Salle des Fêtes à Cérilly Jeudi 19 octobre à 20 h 30 à la Salle Polyvalente à Bourbon |
| Gannat | Mercredi 4 octobre à 20 h 30 à la Salle Polyvalente à Ebreuil Mardi 7 novembre à 14 h 30 à la Salle Polyvalente à Escurolles |
| Lapalisse | Mardi 17 octobre à 20 h 30 à la Salle Bellevue à Lapalisse Jeudi 26 octobre à 20 h 30 à la Salle Polyvalente à Molles Jeudi 9 novembre à 14 h 30 au Centre socio-culturel à Le Donjon |
| Montluçon | Mercredi 4 octobre à 14 h 30 à la Salle des Fêtes à Durdat Larequille Mardi 24 octobre à 20 h 30 à la Salle Polyvalente à Quinssaines |
| Moulins | Jeudi 19 octobre à 14 h 30 à la Salle du MJC à Souvigny Jeudi 9 novembre à 20 h 30 à la Salle Polyvalente à Thiel/Acolin |
| Saint Pourçain sur Sioule | Mardi 17 octobre à 14 h 30 à la Salle Max Favalelli à Varennes/Allier Mardi 7 novembre à 20 h 30 à la Salle Mirendense à St Pourçain |
| Villefranche d’Allier | Lundi 2 octobre à 20 h 30 à la Salle des Fêtes à Hérisson Mardi 24 octobre à 14 h 30 à la Salle Europe à Villefranche |
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Emploi
Emploi > C’est une des priorités de la Chambre d’Agriculture depuis les réflexions conduites en 2002 pour l’organisation de « l’Allier agricole en marche vers 2010 ».
Salarié agricole,
un vrai métier et un tremplin vers l’installation
Le manque de main d’œuvre sur les exploitations agricoles est un problème auquel elles sont d’année en année davantage confrontées. L’augmentation des surfaces et des cheptels induites par l’évolution du contexte économique agricole, le départ de parents dans les exploitations sociétaires, l’insuffisance du nombre d’installations pour compenser les départs, sont autant de facteurs expliquant cette évolution qui risque de s’accentuer encore dans un avenir proche. La modernisation des bâtiments, la mécanisation et l’informatisation de beaucoup de tâches ont contribué à augmenter la productivité des unités de travail, mais malgré cela les exploitants sont de plus en plus nombreux à vouloir faire appel à de la main d’œuvre qualifiée. Et, ils ne la trouvent que très difficilement, parfois même pas du tout. Les responsables de la Chambre d’Agriculture sont également convaincus que le statut de salarié agricole est un bon tremplin pour une installation hors cadre familial. Or, la profession a besoin d’attirer des actifs extérieurs pour compenser la perte démographique. Ces constats sont issus des réflexions prospectives menées par les groupes de professionnels réunis dans le cadre du P2A pour préparer la réunion « l’Allier agricole en marche vers 2010 »qui s’est tenue en septembre 2002. A l’issue de ces travaux, la Chambre d’Agriculture a mis en place un groupe de travail « Emploi » avec tous les organismes impliqués au quotidien dans cette question. Ce groupe a conduit en 2003 une première action, avec l’ANPE de Montluçon, d’enquête auprès des exploitants sur leur besoin en main d’œuvre puis de formation et de mise en situation de demandeurs d’emploi. Un document de promotion des métiers a été préparé.
Projet d’Initiative Communautaire EQUAL PASSAGE
En 2004, lorsque l’opportunité d’un financement communautaire d’un programme de développement de l’emploi salarié en agriculture s’est présentée, la Chambre d’Agriculture a bien entendu saisi l’occasion qui lui était offerte d’amplifier cette action avec davantage de moyens (financement du FSE et Conseil Général de l’Allier). Elle s’est entourée de partenaires : CFPPA, ADSR (Association Départementale des Services de Remplacement), ADGEA (Association Départementale des Groupements d’Employeurs Agricoles), MSA, IFPAE d’Escurolles, ANPE, Missions locales pour l’emploi. La première phase d’études a apporté des éclaircissements sur les raisons de cette situation : image déficiente du métier de salarié agricole, information et formation à développer. De ce fait, elle a permis de définir les actions à mettre en œuvre. La signature en avril 2004 de la Charte de Partenariat de Développement par tous les partenaires a fait entrer le projet dans sa phase concrète de réalisation qui se poursuivra jusqu’en 2008. Promotion des métiers, bourse à l’emploi, observatoire de l’emploi et qualification des salariés sont les quatre axes de travail.
L’objectif de cette action qui doit se mener sur le long terme est de permettre aux exploitants de trouver demain les collaborateurs dont ils auront besoin.
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Equal PASSAGE Des réalisations concrètes
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MAET : les nouveaux contrats agro-environnementaux dans certains secteurs
Les MAET (mesures agro-environnementales territorialisées) préoccupent les agriculteurs qui se trouvent dans les zones éligibles. Sollicités pour donner leur avis sur le contenu des mesures dans un premier temps, ils vont ensuite s’interroger sur l’opportunité pour eux de contractualiser ou non, si, les financements sont disponibles et les mesures applicables dès cette année, ce qui n’est pas certain. Un point complet du dispositif a été présenté aux membres du bureau par les services de la Chambre d’Agriculture. Les MAET sont proposées aux agriculteurs dans certaines zones dites sensibles : Natura 2000, Directive Cadre sur l’Eau. Dans l’Allier, le bassin versant de Sidiailles, le Val d’Allier, le Val de Loire, le Val de Sioule, les étangs de Sologne Bourbonnaise et la vallée du Sichon sont des sites potentiellement éligibles. Si pour certains (Bassin versant de Sidiailles), les agriculteurs ont pu contractualiser des mesures dès 2007, pour d’autres, il sera sans doute nécessaire d’attendre 2009. Tous les projets n’ont pas le même état d’avancement et certains financements ne peuvent pas être mobilisés dans des délais très courts. Les MAET obéissent aux mêmes principes que les ex-CTE/CAD, le principe étant celui d’un contrat, de cinq ans, entre l’agriculteur et l’Etat, l’un s’engageant à mettre en œuvre des pratiques culturales définies, l’autre lui octroyant une rémunération pour compenser ses pertes économiques. Selon les sites, il peut s’agir par exemple de limitation de fertilisation, d’entretien des haies, de limitation de phytos… Une commission régionale devrait valider début mars les projets en cours pour une application en 2008, les agriculteurs qui souhaitent contractualiser doivent le faire au moment de la déclaration PAC, c’est-à-dire avant le 15 mai 2008. Les élus de la Chambre d’Agriculture ont regretté l’absence de véritable concertation avec la profession agricole sur la mise en place de ces mesures dans certains secteurs. Même s’ils sont persuadés qu’aujourd’hui, la véritable nécessité pour les agriculteurs et pour l’ensemble de la société, c’est de produire, ils restent néanmoins attentifs aux souhaits de chaque agriculteur, qui sur son exploitation est libre de faire les choix qu’il juge les meilleurs. Pour cette raison, la Chambre d’Agriculture, avec l’ADASEA, mettra des moyens en œuvre pour répondre à la demande des agriculteurs qui souhaitent s’engager dans ces dispositifs.
FCO : des inquiétudes sur l’avenir du commerce avec l’Italie
Même si les italiens se mettent hors la loi, ils ont la volonté de fermer leurs frontières aux animaux non vaccinés à partir du 3 mars, date à laquelle la reprise de l’activité du vecteur sera déclarée chez eux. La réglementation européenne ne le leur permet pas, mais il faudra que le Gouvernement fasse une nouvelle fois preuve de fermeté auprès des autorités internationales pour l’empêcher. Cette menace permet d’accélérer la préparation du vaccin, tant attendu, qui devrait finalement être disponible au Printemps. Les élus de la Chambre d’Agriculture ont débattu de cette question : de combien de vaccins disposera-t-on ? Dans quels délais ? Les zones les plus touchées du nord-est de la France seront prioritaires et dans un premier temps, seuls les animaux reproducteurs devaient être vaccinés. La vaccination devra-t-elle être faite par un vétérinaire ou par l’éleveur ? Sur cette dernière question, les élus étaient partagés. La raison commande cependant de reconnaître que seul un vétérinaire pourra attester de la vaccination d’un animal. Sur ce sujet, comme sur d’autres, des décisions ministérielles sont attendues par la profession. Profession, qui elle, a répondu aux attentes du Ministre en répondant à la consultation lancée auprès des Chambres d’Agriculture sur le bilan de santé de la PAC. Les membres du Bureau sont revenus sur les travaux de la Session et sur l’avis donné par la profession. Dans un département où les productions sont aussi diversifiées, et où les intérêts peuvent être très divergents, les élus sont fiers d’avoir pu trouver une position qui satisfait tout le monde. Le rééquilibrage des soutiens étant de loin le thème le plus délicat à aborder. Le programme des réunions d’informations de la Chambre d’Agriculture, ainsi que le nouvel organigramme de la structure ont également été arrêtés lors de cette réunion de Bureau.
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Parcours d’installation : un projet sans cesse remis La volonté des JA et du Gouvernement est de remodeler le parcours à l’installation, actuels stages 6 mois, SPI, pour le remplacer par un nouveau Parcours Personnalisé de Professionnalisation, dit 3P. Il était initialement prévu qu’il s’applique au début de l’année 2008, repoussé d’abord au 1er juillet, pour finalement n’être qu’en janvier 2009, si l’on en croit les propos tenus par le Ministre de l’Agriculture dans l’Aveyron au début du mois de février. Les élus de la Chambre d’Agriculture ont commencé à réfléchir à l’application de ce nouveau parcours dans l’Allier, mais il est difficile de travailler sans disposer du cadre réglementaire national, lequel ne devrait être connu qu’en mai ou juin. Une première réunion de travail a néanmoins eu lieu entre la Chambre d’Agriculture, l’ADASEA, et les JA. Sur les grandes lignes de ce que pourrait être ce nouveau 3P, les trois structures sont d’accord, reconnaissant chacune que des améliorations sont souhaitables sur le dispositif actuel qui ne satisfait pas totalement les jeunes, qu’il s’agisse du stage 6 mois, du SPI ou des différentes étapes de l’élaboration du projet d’installation. Une nouvelle rencontre est programmée, les trois structures ayant à cœur d’être les plus efficaces possibles au service de l’installation des jeunes agriculteurs dans le département dans de bonnes conditions. |
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Réunions d’information Chambre d’Agriculture Pour s’informer et débattre de l’actualité agricole, rendez-vous à 20 h 30 :
Au programme : bilan à mi-parcours de la PAC, MAET, PHAE2, conjoncture économique, FCO, … |
La Chambre d’Agriculture, des professionnels à votre écoute, des techniciens à votre service
Installation
Installation > Depuis la promotion de l’agriculture à l’heure du choix d’un métier, jusqu’au suivi pendant quatre années suivant l’installation, la Chambre d’Agriculture accompagne les jeunes.
Un accompagnement tout au long du parcours d’installation
En amont de l’installation, la Chambre d’Agriculture s’attache, chaque fois que possible, à informer les jeunes sur l’agriculture. Elle participe tous les ans aux salons Cap Avenir qui sont organisés par le Conseil Général, à destination des élèves de 3ème des collèges. En 2006, elle a participé au Salon de Moulins et à ceux de Vichy et de Montluçon, aux côtés des établissements agricoles de ces deux secteurs. Des documents, présentant les filières de formation agricole et les établissements qui la dispensent dans l’Allier, sont réalisés lors de chaque manifestation. Professionnels et techniciens de la Chambre d’Agriculture participent également chaque année au Forum de l’Installation, organisé par les Jeunes Agriculteurs, pour accueillir et informer les jeunes.
Permanences Installation et Stage 6 mois
Des permanences sont tenues avec l’ADASEA chaque mois pour recevoir les jeunes candidats à l’installation. C’est un premier contact qui permet de les guider suivant l’état d’avancement de leur projet.
Lorsque le jeune est décidé à s’installer, c’est la Chambre d’Agriculture, Centre d’Accueil et de Conseil, qui est chargée de l’organisation des stages 6 mois. Informer le jeune, l’aider à trouver un maître exploitant, agréer des maîtres exploitants, monter les dossiers et les présenter à la commission stage 6 mois, telles sont ses missions au service du futur exploitant. De 2001 à 2006, ce sont en moyenne 70 jeunes par an (60 à 80 selon les années) qui sont ainsi conseillés.
Le Stage Préparatoire à l’Installation
Toujours en amont, la dernière étape avant l’installation, c’est la Formation FPI (Formation Préparatoire à l’Installation), anciennement dénommée Stage 40 heures et devenue depuis janvier 2006, le SPI (Stage Préparatoire à l’Installation). 5 à 6 stages sont organisés chaque année, animés par la Chambre d’Agriculture et le CFPPA. Ils permettent aux jeunes de faire connaissance avec le milieu professionnel agricole et les organismes qui pourront l’accompagner dans son activité. Le SPI doit aussi aider le jeune à finaliser son EPI (Etude Prévisionnelle d’Installation) et à approfondir son projet avec les techniciens. Un travail sur un cas concret d’exploitation, choisi par les jeunes, peaufine cette dernière formation. En 2005, le déroulement du stage a été revu. La Chambre d’Agriculture, en partenariat avec le CFPPA et avec la participation des Jeunes Agriculteurs et de l’ADASEA, en a amélioré le contenu afin de répondre plus précisément aux besoins des jeunes à ce stade de leur parcours. Ainsi la Chambre d’Agriculture a accru son investissement sur ces journées, des professionnels sont mobilisés pour échanger davantage avec les jeunes et des améliorations ont été apportées aux interventions des organismes afin de renforcer leur pertinence vis-à-vis des jeunes.
JA Conseil : quatre années d’accompagnement
Ce service proposé aux jeunes installés répond à une demande. Entre janvier 2000 et octobre 2005, 334 jeunes ont contractualisé cette prestation avec la Chambre d’Agriculture sur 400 installés. Le contrat porte sur 4 ans et prévoit, sur cette durée, 14 visites. Cette prestation bénéficie d’un soutien financier du Conseil Régional et, jusque là, du FEOGA, ce qui permet d’en diminuer le coût pour le jeune. Par convention, la Chambre d’Agriculture intervient dans le cadre de JA Conseil avec le Centre de Gestion et l’ADASEA pour une à deux visites communes, particulièrement en phase de montage du projet. Pour toutes les questions qu’il se pose : économiques, techniques, applications de la réglementation,… le jeune peut faire appel à son conseiller d’entreprise. Les jeunes signataires de JA Conseil bénéficient également d’autres services de la Chambre d’Agriculture comme le remplissage des dossiers PAC, la cartographie, le montage de dossiers CTE ou CAD, les logiciels techniques Bovitel ou Planfum, ... Une réflexion a également été conduite en 2004 et 2005 sur cette prestation. Les bénéficiaires ont été consultés et ont pu exprimer leur point de vue quant au dispositif et à ce qu’il leur apporte, quelques adaptations ont été apportées en accord avec les organismes partenaires.
Le bureau décentralisé qui s’est tenu le vendredi 1er septembre, comportait un programme au timing très précis. Véritable journée marathon pour les membres du bureau qui ont été soulagés de rallier leur dernier point de rendez-vous, à savoir la salle polyvalente de Neuvy, pour une réception au cours de laquelle deux des leurs allaient être mis à l’honneur.
Accompagnés de leurs conjoint(e)s, ils ont été accueillis par Gilles Bay, Maire de Neuvy, heureux et honoré que cette sympathique réunion se déroule sur sa commune.
C’est donc en présence de leur famille et amis, que Gérard Etien et Michel Labouesse se sont vu remettre les médailles du mérite agricole.
Le Président, Jean-Marie Lesage, a ainsi remis à Gérard Etien, la Croix de Chevalier dans l’ordre du mérite agricole. Gérard Etien, s’est installé en élevage ovin en 1982, après avoir exercé différents métiers. Suite aux élections Chambre d’Agriculture de 2001, il intègre le bureau en tant que secrétaire-adjoint. Administrateur du Sema il en devient peu après Président et accède également à la vice-présidence de l’Aroa. Il consacrera ainsi beaucoup de temps et d’énergie à ces différentes missions. D’un tempérament volontaire, téméraire, il n’hésitera pas à être de tous les combats pour défendre ses convictions, celles de la profession agricole en générale et plus particulièrement des éleveurs ovins.
Michel Labouesse a reçu quant à lui des mains de Gilles Bay, représentant Jean-Baptiste Le Hy, Directeur de la DDAF ayant eu un empêchement de dernière minute, la rosette d’officier dans l’ordre du mérite agricole. Agriculteur, à Saint-Angel en Gaec avec ses fils, Michel Labouesse est élu à la Chambre d’Agriculture depuis 2001. Il est ainsi, président de l’EDE, Président du CIPCA, président de la commission Génétique, mais également président de l’UDSEA pour ne citer que quelques unes de ses nombreuses responsabilités. Beaucoup d’années donc consacrées au service de l’agriculture et des agriculteurs au sein de la coopération et du syndicalisme.
L’émotion était palpable lors de cette remise de distinctions aussi bien de la part des récipiendaires que de l’assistance. Ils ont, bien entendu, remercié toutes les personnes présentes et tout particulièrement leur épouse et leur famille, comme l’avait souligné auparavant le président Jean-Marie Lesage dans son discours, pour leur patience, leur compréhension, leur abnégation, leur soutien dans le choix des engagements syndicaux et professionnels, qui bien souvent les obligent à être loin de chez eux au détriment de leur vie de famille.
Un vin d’honneur, offert par les récipiendaires, suivi d’un buffet ont clôturé dans la convivialité cette journée.
Les élus ont étudié les propositions des groupes thématiques qui devront ensuite être discutées avec le Conseil Général de l’Allier pour la mise en œuvre de financements sur la période 2007-2010 dans le cadre du P2A. Chaque groupe avait auparavant tenu une réunion afin d’établir un bilan des actions menées jusque là et d’entamer les réflexions sur de nouvelles propositions. Rappelons que le Conseil Général consacre chaque année un budget de l’ordre de 2 millions d’euros, la somme devrait être inchangée pour 2007, au soutien d’actions définies en concertation avec la profession et répondant à un certain nombre de contraintes réglementaires imposées notamment par l’Union Européenne. C’est dans ce cadre que se situent les réflexions entamées. Les groupes Grandes Cultures, Viticulture, Bovin Viande, Ovin, Lait, Porcs et Volailles, Bio, Agrotourisme et Diversification, Installations et Structures se réunissent donc régulièrement sous l’égide de la Chambre d’Agriculture. A noter qu’un nouveau groupe Equin vient d’être constitué. Ces réunions leur permettent de suivre les actions mises en œuvre et de réfléchir ensemble aux besoins des filières concernées. En l’état actuel des réflexions, il semble se dégager quelques pistes d’actions nouvelles. Citons par exemple en grandes cultures, un accompagnement complémentaire au PVE (Plan Végétal Environnement) ou une aide aux équipements en énergie renouvelable. En bovin viande, une nouvelle action visant à encourager la production en période creuse est envisagée. Pour l’élevage ovin, c’est l’amélioration des conditions de travail des éleveurs qui semble être la priorité. Il en va de même en lait. Pour les porcs, la mise en œuvre des normes bien-être animal est au cœur des préoccupations. En bio, aides à la certification et au transport des produits pourraient être proposées. Le groupe installations – structures a axé ses réflexions sur les projets de mutations professionnelles pour les plus de 40 ans et le développement du salariat.
Apprentissage : de nouvelles missions confiées à la Chambre d’Agriculture
La mise en œuvre du Contrat d’Objectifs et de Moyens en Auvergne, cosigné par le Conseil Régional d’une part et l’Interconsulaire d’autre part, mobilise désormais les services dela Chambre d’Agriculture. Plusieurs actions sont engagées pour développer l’apprentissage en agriculture. La Chambre d’agriculture s’occupant plus particulièrement de la sensibilisation des chefs d’entreprises, tandis que la recherche d’apprentis a été confiée par le Conseil Régional aux Missions Locales pour l’Emploi. Par ailleurs, une loi confie désormais aux Compagnies consulaires la responsabilité de l’enregistrement de tous les contrats d’apprentissage. En agriculture cette mission était jusque là confiée à l’ITEPSA. La Chambre d’Agriculture se prépare donc à cette nouvelle mission.
Un point complet sur l’actualité dans les services a été fait lors de cette réunion des élus. Enfin, les membres du bureau se sont fait l’écho des difficultés que commencent à rencontrer les éleveurs en raison des conditions climatiques, plus particulièrement dans certains secteurs de l’Allier. Les résultats peu encourageants des premières récoltes de colza et de blé ne sont pas non plus sans inquiéter les élus. La Chambre d’Agriculture a décidé d’intervenir auprès des services de l’Etat.
La mise en application de la loi relative au développement des territoires ruraux, du 23 février 2005 était à l’ordre du jour. Cette loi contient, entre autres, des dispositions relatives aux zones de revitalisation rurale, au soutien des activités agricoles, à la protection et à la mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains, à l’accès aux services publics. Plusieurs mesures ont des conséquences directes en agriculture. C’est le cas de la définition des GAEC, total et partiel, de la mise en place du régime juridique de l’assolement en commun, ou encore de l’assouplissement des règles régissant les EARL. C’est ce texte qui a fait entrer dans le champ agricole les activités équestres et qui confie une nouvelle mission aux SAFER de lutte contre l’urbanisation excessive. Enfin le remembrement est concerné par cette loi, avec une redéfinition de ses objectifs autour de la mise en valeur d’espaces naturels ruraux et de logiques de développement durable. Les procédures d’aménagement foncier sont simplifiées et regroupées. Le décret d’application de ces mesures a été publié au Journal Officiel le 1er avril 2006.
Pour ce qui concerne, l’actualité de l’établissement consulaire, plusieurs points furent abordés lors de cette réunion mensuelle des membres du Bureau. Plus de 1000 dossiers de déclaration PAC ont été réalisés par les services de la Chambre d’Agriculture pour les agriculteurs. Plusieurs journées à thème sont programmées durant ce premier semestre et certaines se sont déjà déroulées. Un point sur la réalisation budgétaire au premier trimestre 2006 fut également présenté aux élus.
Du côté de l’actualité agricole, beaucoup de sujets et dossiers importants sur lesquels les élus furent amenés à se prononcer également : évolution de la grille des 100 points et interrogations de l’Administration, financement de la PHAE et des CAD et insuffisance de crédits, montants des aides PAC du premier pilier par grand type de production et analyse de la situation départementale.
Chaque responsable présenta, comme lors de chaque réunion, les dossiers et actions en cours de réalisation dans son service.
P2A : une partie des financements du Conseil Général sont opérationnels
Les financements votés par le Conseil Général de l’Allier dans le cadre du P2A ont occupé une large partie des débats de la réunion de bureau de la Chambre d’Agriculture. Les groupes de professionnels et d’organisations, réunis par thème, ont conduit des réflexions et élaboré des propositions qui ont été soumises au Conseil Général. Beaucoup de mesures faisant l’objet d’un cofinancement européen, national ou régional, l’attente de ces programmes a provoqué un retard important dans la prise de décisions par le département. Un point sur la situation a donc été fait devant le bureau de la Chambre d’Agriculture. Certaines actions sont dores et déjà acceptées au financement, tandis que d’autres sont encore en attente. Alors que le P2A devait accompagner la modernisation de l’agriculture sur la période 2007 / 2010, pour ce qui concerne l’année 2007, les financements auront été très limités. Parmi les actions validées, on peut citer par exemple : l’amélioration des conditions de travail en élevage laitier et en élevage ovin, certaines aides à l’investissement bâtiment en porcs, volailles et lapins, des mesures nouvelles qui concernent l’élevage équin et asin, le cofinancement sur les investissements en grandes cultures éligibles au PVE*, l’aide aux investissements liés aux énergies renouvelables, plusieurs mesures visant à développer la filière diversification, l’aide à la certification en agriculture biologique, un programme de compléments d’aides à l’installation,… Des décisions régionales, qui devraient intervenir prochainement, sont attendues pour compléter ce dispositif.
La collecte de plastiques agricoles se départementalise
Plusieurs autres points d’actualité ont été évoqués durant la réunion de bureau. Un programme de 7 réunions d’information à destination de tous les agriculteurs est en préparation, elles auront lieu à partir de la mi-mars. Plusieurs points seront évoqués lors de ces rencontres : le bilan de la PAC à mi-parcours, la PHAE2 et les MAE Territorialisées, la FCO,… Une session extraordinaire de la Chambre d’Agriculture se déroulera le 8 février prochain pour débattre du bilan de la PAC à mi-parcours. Un groupe de travail a déjà commencé de réfléchir à ces questions au sein de la Chambre d’Agriculture. La tarification des sessions de formation Vivea, organisées par la Chambre d’Agriculture, décidée lors de la session de novembre, étaient également à l’ordre du jour. Enfin, une réunion sur la collecte de plastiques agricoles avait lieu récemment avec les coopératives, les négociants, la FDCUMA et la CUMA de drainage. Elle a permis de tracer les premières bases de la collecte 2008 qui sera départementale. Les agriculteurs peuvent donc conserver leurs plastiques, où qu’ils se situent dans le département pour les apporter à un point de collecte proche de chez eux. Cette opération aura lieu en avril et mai 2008.
2008, mobilisation sur la FCO et sur la PAC
La réunion de bureau s’est poursuivie par la traditionnelle cérémonie des vœux. Chaque année, Jean-Marie Lesage réunit le personnel et les élus de la Chambre d’Agriculture pour retracer les grands évènements de l’année écoulée et envisager les perspectives de celle à venir. La FCO, les données climatologiques et la hausse des coûts de production ont marqué l’année 2007. Le Président de la Chambre d’Agriculture a insisté sur la nécessité de continuer à inciter les éleveurs à pratiquer la désinsectisation des troupeaux et des bâtiments, dans la perspective d’une reprise de la maladie au printemps, alors qu’il semblerait que le vaccin ne puisse pas être disponible pour les éleveurs de l’Allier avant l’été 2008. Outre cette menace sanitaire, c’est bien sûr les réflexions sur le bilan de la PAC dans le cadre des assises de l’agriculture qui seront le point fort de ce début d’année. Jean-Marie Lesage a remercié l’ensemble des salariés et des élus de la Chambre d’Agriculture pour leur implication quotidienne afin que le service rendu aux agriculteurs soit toujours meilleur. Cette cérémonie fut aussi l’occasion de saluer les nouveaux venus, qui ont rejoints la Chambre d’Agriculture durant l’année et ceux qui l’ont quitté. Un long moment était réservé cette année pour un hommage rendu à 7 retraités (lire encadré).
* Plan Végétal Environnement
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Sept départs en retraite à la Chambre d’Agriculture Une page se tourne Sept salariés ont quitté ou vont quitter la Chambre d’Agriculture pour faire valoir leur droit à la retraite, c’est une page de l’histoire de l’institution et de l’agriculture bourbonnaise qui se tourne avec ces départs. Devant les élus, l’ensemble du personnel et quelques invités, la traditionnelle cérémonie des vœux du Président a été l’occasion de mettre à l’honneur ces sept personnes qui ont œuvré pendant de longues années pour les agriculteurs de l’Allier, entre 33 ans et 1 mois, pour la carrière la plus courte et, 39 ans et 5 mois pour la plus longue. Recrutés à la Chambre d’Agriculture entre 1968 et 1975, ils ont tous dans leur domaine d’activité accompagnés les agriculteurs dans une période ou les progrès techniques et les avancées sociales en agriculture ont été fulgurants. Jean-Marie Lesage a retracé la carrière de chacun, rendant hommage à leurs qualités, au travail qu’ils ont accompli au service de l’agriculture bourbonnaise et à leur extraordinaire longévité dans l’institution. Tous auront connu 4 présidents et 3 directeurs.
Gaston Lagrange, conseiller départemental bâtiment et machinisme, basé à Montluçon a parcouru le département pendant plus de 38 ans pour conseiller les agriculteurs. Jean-Michel Laroche, conseiller en élevage bovin allaitant, puis responsable de l’Unité Production viande, spécialiste des réseaux de références, a accompagné les éleveurs de l’Allier pendant plus de 36 ans. Georges Tavernier a, quant à lui, passé toute sa carrière, soit prés de 36 ans, à Lapalisse comme conseiller d’entreprise, et s’est spécialisé sur les outils informatiques. Michel Ferrier a consacré plus de 39 ans au secteur de Montluçon, où il était conseiller agricole, consacrant également une partie de son temps au Concours de Montluçon. Tous les quatre ont quitté la Chambre d’Agriculture dans le courant de l’année 2007. Michèle Michel, chef du service Espace rural, a eu à traiter des questions d’aménagement foncier, de développement local et d’environnement. Daniel Fouillet, responsable de l’Unité Conseil d’Entreprises, était le Monsieur économie des exploitations, spécialiste de l’action JA Conseil notamment. René Vernisse, chef du Service Technique Elevage, Directeur de l’EDE et Directeur du CIPCA, a eu à connaître des modifications réglementaires fondamentales en élevage : identification, traçabilité, sanitaire,… Ils ont été mis à l’honneur pour leur longue carrière et le travail réalisé pour la Chambre d’Agriculture et pour les agriculteurs de l’Allier durant plus de 30 ans. Tous les trois quitteront la Chambre d’Agriculture dans ce début d’année 2008. |
La Chambre d’Agriculture informe les agriculteurs des cantons de Cérilly, Lurcy-Lévis et Bourbon-l’Archambault, que l’antenne de Bourbon-l’Archambault est désormais remplacée par des permanences. Les deux conseillers qui étaient en poste dans cette antenne, Clarisse Cury, conseillère d’entreprise, et Daniel Lafaye, conseiller bovins viande, sont désormais à Moulins et peuvent être contactés, en-dehors de leurs permanences, au 04 70 48 42 42.
Dans les mêmes locaux, rue Achille Allier, à Bourbon-l’Archambault, des permanences seront désormais ouvertes aux agriculteurs tous les jeudis matins, de 9 h 00 à 12 h 00.
Ces permanences seront assurées,
Les agriculteurs peuvent se rendre dans les permanences pour rencontrer les conseillers ou les contacter par téléphone au 04 70 67 33 60.
Des raisons de croire en l’avenir
Dans le rétroviseur, au fil de cette année 2007, nous voyons défiler pour notre agriculture bourbonnaise une actualité qui, au fil des mois, a porté certaines productions sur le haut de la vague tandis que d’autres restaient dans le creux : des conditions mondiales de marché enfin favorables aux grandes cultures après cinq mauvaises années, des éleveurs laitiers et des aviculteurs qui reprennent confiance, des conditions météorologiques mauvaises durant l’été qui ont perturbé toutes les récoltes, une crise porcine quasi sans précédent, un virus FCO qui véhicule avec lui son lot d’inquiétudes tant économiques que sanitaires, des fonds publics en baisse avec des répercussions sur les soutiens à l’agriculture (plan bâtiments, PHAE, …), des éleveurs ovins qui ne se sortent pas de difficultés récurrentes, mais aussi une très bonne année au plan des installations dans l’Allier avec 100 jeunes qui ont rejoint notre profession. Un beau signe d’espoir pour l’avenir !
Quant à l’année 2008, je souhaite qu’elle soit plus sereine et je formule pour ce nouvel an des vœux de volonté d’entreprendre, de réussite économique et d’épanouissement personnel pour les agriculteurs de l’Allier et leur famille.
Nous avons aujourd’hui de bonnes raisons de croire en notre avenir. L’accroissement de la demande mondiale, alimentaire et énergétique, va redonner du prix à nos produits agricoles et revaloriser notre métier. Ceci ne doit cependant pas nous faire oublier les obstacles qui se présentent sur nos chemins, faits de crises sanitaires, de climatologie versatile, d’augmentation des charges et de changements dans les politiques publiques de soutien. Il va nous falloir ensemble développer notre capacité de production en continuant de préserver les ressources naturelles. Il va nous falloir ensemble développer notre capacité à résister aux aléas inhérents à notre métier. Des défis que notre volonté d’aller de l’avant et notre passion pour l’agriculture devraient nous permettre de relever.
A tous, une très bonne année 2008 !
Jean-Marie Lesage
Président de la Chambre d’Agriculture
Le bureau décentralisé qui s’est tenu le vendredi 1er septembre, comportait un programme au timing très précis. Véritable journée marathon pour les membres du bureau qui ont été soulagés de rallier leur dernier point de rendez-vous, à savoir la salle polyvalente de Neuvy, pour une réception au cours de laquelle deux des leurs allaient être mis à l’honneur.
Accompagnés de leurs conjoint(e)s, ils ont été accueillis par Gilles Bay, Maire de Neuvy, heureux et honoré que cette sympathique réunion se déroule sur sa commune.
C’est donc en présence de leur famille et amis, que Gérard Etien et Michel Labouesse se sont vu remettre les médailles du mérite agricole.
Le Président, Jean-Marie Lesage, a ainsi remis à Gérard Etien, la Croix de Chevalier dans l’ordre du mérite agricole. Gérard Etien, s’est installé en élevage ovin en 1982, après avoir exercé différents métiers. Suite aux élections Chambre d’Agriculture de 2001, il intègre le bureau en tant que secrétaire-adjoint. Administrateur du Sema il en devient peu après Président et accède également à la vice-présidence de l’Aroa. Il consacrera ainsi beaucoup de temps et d’énergie à ces différentes missions. D’un tempérament volontaire, téméraire, il n’hésitera pas à être de tous les combats pour défendre ses convictions, celles de la profession agricole en générale et plus particulièrement des éleveurs ovins.
Michel Labouesse a reçu quant à lui des mains de Gilles Bay, représentant Jean-Baptiste Le Hy, Directeur de la DDAF ayant eu un empêchement de dernière minute, la rosette d’officier dans l’ordre du mérite agricole. Agriculteur, à Saint-Angel en Gaec avec ses fils, Michel Labouesse est élu à la Chambre d’Agriculture depuis 2001. Il est ainsi, président de l’EDE, Président du CIPCA, président de la commission Génétique, mais également président de l’UDSEA pour ne citer que quelques unes de ses nombreuses responsabilités. Beaucoup d’années donc consacrées au service de l’agriculture et des agriculteurs au sein de la coopération et du syndicalisme.
L’émotion était palpable lors de cette remise de distinctions aussi bien de la part des récipiendaires que de l’assistance. Ils ont, bien entendu, remercié toutes les personnes présentes et tout particulièrement leur épouse et leur famille, comme l’avait souligné auparavant le président Jean-Marie Lesage dans son discours, pour leur patience, leur compréhension, leur abnégation, leur soutien dans le choix des engagements syndicaux et professionnels, qui bien souvent les obligent à être loin de chez eux au détriment de leur vie de famille.
Un vin d’honneur, offert par les récipiendaires, suivi d’un buffet ont clôturé dans la convivialité cette journée.
Grippe aviaire et réforme de la PAC mobilisent les élus
Expressions de la volonté de la profession agricole départementale, des vœux sont votés lors de chaque Session par les membres élus de la Chambre d’Agriculture. Transmis aux représentants de l’Etat dans le département, Ministres, Parlementaires et Présidents des Collectivités Territoriales, ils permettent de peser sur les décisions prises davantage d’ailleurs si plusieurs Chambres d’Agriculture en France se prononcent dans le même sens.
Demande de soutien à l’aviculture
L’indemnisation des pertes subies par tous les acteurs de la filière avicole en raison de la crise de la grippe aviaire a fait l’objet d’un premier vœu, adopté à l’unanimité. Rappelant que la filière organisée dans le département représente près de 1000 emplois, 9 entreprises et plus de 300 éleveurs, avec un tonnage abattu équivalent à celui de la viande bovine, et que s’ajoutent à celle-ci tous les producteurs indépendants de volailles de ferme et de gibiers, les élus de la Chambre d’Agriculture demandent une indemnisation des pertes que tous ont subies et qui ont été estimées provisoirement à 1,328 millions d’€ dans le département de l’Allier. En outre, la Chambre d’Agriculture a demandé la levée des mesures de précaution actuellement en vigueur pour les éleveurs qui vendent sur les marchés et pour les foires traditionnelles de fin d’année.
Deux vœux à propos de la réforme de la PAC
Constatant que la mise en œuvre des DPU soulève des difficultés et entraîne des injustices, la Chambre d’Agriculture demande que tous les évènements historiques puissent être pris en compte afin que les exploitants qui se retrouvent insuffisamment dotés (total des aides découplées et recouplées) voient leur DPU revalorisés sur la base du fonctionnement actuel de l’exploitation. En ce qui concerne la conditionnalité, l’application à partir du 1er janvier 2006 du " Paquet hygiène " va imposer aux agriculteurs, en productions végétales et animales, la tenue de nombre de registres et documents supplémentaires avec la menace en cas de contrôle de réduction ou de suppression des aides compensatrices. La profession agricole réagit et demande le report de l’application de ces règles, une véritable simplification administrative et une mise en œuvre des contrôles qui tiennent compte de la vie privée et familiale des agriculteurs. Pour la Chambre d’Agriculture de l’Allier en effet, le contenu et la complexité de cette réglementation jettent une suspicion de dangerosité sur les pratiques agricoles actuelles. Elle soulève en outre la contradiction existant entre une politique libérale de dérégulation des marchés, une baisse des compensations PAC et une pression réglementaire hyper administrative. Concernant les négociations en cours à l’OMC, un vœu demandant le maintien de la préférence communautaire a été adopté. Les élus de la Chambre d’Agriculture se sont également prononcés à l’unanimité pour la poursuite des mesures agroenvironnementales concernant l’herbe et pour le déblocage de crédits à une hauteur suffisante afin de permettre le financement des CAD. D’autres sujets ont fait l’objet de vœux votés par les élus de la Chambre d’Agriculture : le refus de l’extension programmée du réseau Natura 2000, les améliorations à apporter au régime des retraites agricoles, le financement de la protection sociale des exploitants agricoles, une meilleure représentativité des propriétaires ruraux à la Chambre d’Agriculture.
Bilan annuel de l’activité des services
Cette deuxième session annuelle donne lieu à la présentation, par chaque élu responsable, des activités des services de la Chambre d’Agriculture. Ainsi les exposés des divers intervenants ont mis en avant les points forts de l’activité de la Chambre d’Agriculture en 2005. L’accompagnement des agriculteurs dans la mise en œuvre de la réforme de la PAC en est un, mais le quotidien de l’action consulaire, ce sont les formations VIVEA, les campagnes de reliquats azotés, l’expérimentation végétale et les références technico-économiques en élevage, l’animation du syndicat des expropriés et le suivi des projets routiers, l’agrotourisme, et le suivi de l’actualité juridique dans une année 2005 particulièrement riche dans ce domaine. L’année aura également été marquée par quelques évènements comme les journées lait et grandes cultures, le Sommet de l’Elevage ou encore la Foire Exposition de Moulins. Les travaux de l’après-midi étaient consacrés à l’emploi en agriculture (compte-rendu détaillé dans notre prochaine édition).
Actualité économique professionnelle
Des difficultés de trésorerie
Jean-Marie LESAGE a dressé un bilan mitigé de l’année 2005. En grandes cultures, des rendements moyens dans l’ensemble conjugués à un marché très peu actif placent cette année 2005 malheureusement dans la lignée des précédentes. Le Président a cependant souligné des perspectives porteuses d’espoir, puisque selon les experts mondiaux la demande de céréales sur le marché mondial devrait augmenter plus vite que l’offre d’ici 2014. Le développement des biocarburants comme énergie de substitution est une autre raison de croire en l’avenir dans ces productions. En productions animales, si le marché est favorable en bovins, il n’en va pas de même en ovins, en porcs, en volailles bien sûr et en lait. Les conditions sèches de fin d’été venant s’ajouter, cette année en demie teinte a globalement affaibli les disponibilités en trésorerie des exploitations, aggravées par le report de versement des aides. Les indicateurs bancaires en témoignent. Le Président Lesage a également dénoncé les financements nationaux en baisse, le cap difficile des DPU, le " Paquet Hygiène ", les négociations de l’OMC et le projet d’extension de Natura 2000.
Mr Patrick Pierrard, Préfet de l’Allier s’est exprimé sur la situation agricole lors de cette session. Il a rappelé la forte contribution de l’agriculture au développement économique de l’Allier et assuré que " l’agriculture de l’Allier, extensive et de qualité, n’a rien à craindre des contrôles et de l’application de la conditionnalité ". Il a dénoncé l’irrationalité de la crise provoquée par la grippe aviaire et annoncé qu’une campagne de communication envers les consommateurs se mettait en place, financée par l’Union Européenne. Il a rappelé que les agriculteurs recevraient du Ministère de l’Agriculture un document pédagogique expliquant les nouvelles règles, applicables dés le 1er janvier 2006.
A l’issue du bureau décentralisé de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, qui a eu lieu cette année sur le secteur de Lapalisse-Le Mayet de Montagne-Vichy, trois responsables agricoles du département ont été récompensés au titre du mérite agricole. Il s’agissait de Michel Schirtzinger, directeur de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, de Patrice Bonnin, agriculteur à Molles et élu de la Chambre d’Agriculture, tous deux décorés de la croix de Chevalier du Mérite Agricole, et de Jean-Jacques Augier, agriculteur à Loddes et vice-président de la Chambre d’Agriculture qui a reçu la rosette d’Officier du Mérite Agricole.
Auparavant Directeur de la PAMAC et de la FRSEA avant de rejoindre l’Allier en 1995 comme sous-Directeur puis Directeur de la Chambre d’Agriculture, Michel Schirtzinger a pu mettre au service de cette institution toute l’expérience accumulée depuis 1970 au service de l’agriculture et du syndicalisme agricole. Patrice Bonnin, président du MDJA de 1996 à 2002, élu du bureau de la Chambre d’Agriculture dès 1995 au sein duquel il assume la vice-Présidence de la Commission Communication chargé de l’environnement, secrétaire général de l’ADASEA par ailleurs, s’est notamment vu confier, ces dernières années, la responsabilité du dossier Bovitel. Jean-Jacques Augier, membre fondateur de l’équipe actuelle de la Chambre d’Agriculture, vice-Président de la Chambre d’Agriculture et Président du GDS, a également, au fil des années, mené à bien de nombreux chantiers, dont celui de la réforme du GDS et la structuration du CIPCA notamment. La cérémonie de remise des médailles, qui a eu lieu à la salle polyvalente de Molles dans la soirée du 31 août se voulait avant tout conviviale. Mais lorsqu’il s’agit d’honorer des personnalités qui ont beaucoup œuvré pour la défense, la promotion et le développement de l’agriculture de tout un département, en ravivant de nombreux souvenirs liés à tant d’années d’actions syndicales et professionnelles, l’émotion prend bien souvent le pas. C’est donc la gorge un peu nouée que les récipiendaires ont reçu leurs distinctions et ont remercié toutes les personnes venues assister à leur décoration, soulignant chacun à leur façon qu’ils dédiaient également cette récompense à tous les hommes et les femmes qui avaient accompagné leur vie professionnelle et leurs actions syndicales, que ce soit sur le terrain ou dans les organisations professionnelles. Leurs épouses respectives, Simone Schirtzinger, Mireille Bonnin, Marie-France Augier, dont la compréhension et l’encouragement ont été cruciaux dans leur accomplissement professionnel, ont été bien entendu associées à ces remerciements. La soirée s’est achevée par un vin d’honneur suivi d’un buffet où chacun a pu évoquer ses souvenirs et parler des chantiers à venir…
Un rapide tour de table, en début de réunion, a permis de faire un point sur la journée « tracteurs » organisée à Cosne-d’Allier, chez Grégory et Geneviève Hangard, le 20 septembre dernier. Les échos recueillis sont unanimement positifs aussi bien de la part des agriculteurs venus nombreux, que des participants, concessionnaires, partenaires. De l’avis de tous, cette journée a été un grand succès tant au niveau de l’organisation (choix du site, qualité du terrain où se sont déroulées les démonstrations, interventions de qualité dans le cadre du forum….) que de la participation très satisfaisante des agriculteurs. Une nouvelle fois, ceux-ci ont répondu « présents » à l’invitation de l’ADDMA. La Gendarmerie, associée pour la première fois à l’une de ces journées, a apprécié cette collaboration.
La réunion s’est poursuivie avec la recherche de thèmes porteurs pour les deux manifestations qu’elle envisage d’organiser en 2008. Le thème de la première journée programmée au printemps porterait sur l’alimentation des animaux. Une multitude de matériels (mélangeuse, distributrice, pailleuse…) existe. Quels critères prendre en compte pour l’achat de ce type de matériel pour son exploitation ? Elle se tiendra début avril. La deuxième journée organisée à l’automne portera quant à elle sur les épandeurs (fumier, engrais).
Le choix du site, l’organisation de ces deux manifestations, leur déroulement devront être arrêtés pour le 1er février, date de l’Assemblée Générale de l’ADDMA. A suivre….
| * L’Association Départementale de Démonstration de Matériel Agricole, créée en 1995, a pour objectif l’organisation de journées de démonstration de matériel agricole. Elle est constituée de différentes structures telles que la Chambre d’Agriculture de l’Allier, la FDCUMA, le CEMAGREF, le GETARF, la MSA. |
En JANVIER, pour prendre contact avec les conseillers de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, n’hésitez pas à vous adresser aux équipes qui travaillent dans les antennes. Une permanence téléphonique est assurée du lundi au vendredi. Vous pouvez aussi rencontrer les conseillers qui assurent un accueil du public, une matinée par semaine.
Gannat – 79, avenue des Capucins – Tél. : 04.70.90.63.50 - Fax : 04.70.90.63.59
Lapalisse – 67, rue du Président Roosevelt – Tél. : 04.70.99.79.50 - Fax : 04.70.99.79.59
Montluçon – 9, Quai Ledru Rollin – Tél. : 04.70.28.92.20 - Fax : 04.70.28.92.29
Saint Pourcain sur Sioule - 29, rue Marcellin Berthelot – Tél. : 04.70.47.54.58 - Fax : 04.70.47.54.05
Villefranche-d’Allier – 14, avenue Jean Moulin – Tél. : 04.70.07.09.60 - Fax : 04.70.07.09.69
Bourbon-l’Archambault - Rue Achille Allier – Tél. : 04.70.67.33.60 - Fax : 04.70.67.33.69
Tous les jeudis matins, de 9 heures à 12 heures
Dompierre sur Besbre – 206, avenue de la Gare – Tél. : 04.70.34.56.85
Tous les mercredis matins, de 9 heures à 12 heures
Bâtiments d’Elevage - Machinisme : Yannick Lapendrie, conseiller machinisme et bâtiments d’élevage, assure une permanence, tous les vendredis matins, de 9 heures à 12 heures à Moulins et le 2ème jeudi de chaque mois à l’antenne de Lapalisse sur rendez-vous.
Service Juridique : En JANVIER, le Service Juridique de la Chambre d’Agriculture organise des permanences, assurées par Robert Eraud, la matinée uniquement, dans les antennes suivantes : Saint Pourçain, le 10 janvier - Montluçon, les 16 et 31 janvier - Lapalisse, le 23 janvier - Gannat, le 30 janvier.
Attention, il est impératif de prendre rendez-vous au préalable en téléphonant au 04.70.48.42.56
Agriculture en quête de projets et de perspectives
La session de la Chambre d’Agriculture n’a pas échappé à la morosité ambiante de mise dans toutes les instances agricoles en ce moment. Le Président de la Chambre d’Agriculture rappelait dans ses propos introductifs l’attaque de certains pays sur le coût de la PAC et le financement du budget européen. Jean-Baptiste Le Hy, le Directeur de la DDAF, devait d’ailleurs longuement développer cette question en conclusion. Il rappelait notamment que, si la PAC consomme 40 % du budget européen, c’est parce qu’elle est la seule politique européenne existante, mais que cela ne représente en fait que 1% du budget des Etats membres.
Pour Jean-Marie Lesage, le non à l’Europe majoritaire des agriculteurs a démontré " les incompréhensions d’une politique toujours plus administrée, libérale sur la gestion des marchés mais tatillonne à l’excès sur les conditions d’octroi des compensations ". Et Jean-Marie Lesage d’ajouter : " Nous pouvons redouter hélas que l’agriculture, seule vraie politique commune de l’Union, en fasse les frais ", et d’espérer qu’on ne mettra pas à mal " 50 ans de construction européenne ".
La Chambre d’Agriculture de l’Allier a attiré une fois de plus l’attention des décideurs sur la nécessité de maintenir à un niveau suffisant les compensations financières de la PAC, même avec le passage d’une Europe à 27 membres. La même nécessité devra peser sur les choix qui concernent le financement du développement rural, absolument nécessaire au maintien d’une agriculture compétitive dans des zones défavorisées comme les nôtres. Les propos tenus en fin de séance par Anne-Marie DEFAY, Vice-Présidente du Conseil Général, n’ont fait que confirmer cette nécessité. Le Conseil Général soutient l’agriculture bourbonnaise dans le cadre du PAA, en intervenant pour compléter les financements européens de développement rural. Si ces derniers sont supprimés, Anne-Marie Defay a bien précisé : " le Conseil Général ne pourra augmenter sa participation financière. En accord avec la profession, nous pourrons revoir les orientations de notre dispositif, mais il n’y aura pas de moyens supplémentaires ".
La France peine à s’adapter
L’application de la PAC en France se fait avec retard et dans la confusion. Alors que les agriculteurs auraient du avoir connaissance de leur DPU en janvier ou février 2005, le Conseil Supérieur d’Orientation n’a validé que le 28 juin les modalités d’application et les agriculteurs devraient finalement recevoir une information sur leur situation vers le 15 octobre 2005, soit avec presque un an de retard ! Et, les règles ont été modifiées ! Résultat : les informations diffusées par la Chambre d’Agriculture et la DDAF en fin d’année 2004, lors des réunions d’information dans l’ensemble du département, se trouvent erronées.
L’administration française semble multiplier les maladresses, et donc les sources d’énervement pour les agriculteurs avec l’envoi du livret sur la conditionnalité ou la parution d’un guide des contrôles qui n’a rien de la Charte espérée par la profession. La Chambre d’Agriculture, malgré tout cela, ne désarme pas et entend bien continuer à jouer son rôle d’information des agriculteurs, des filières et des organismes économiques, et permettre à chacun d’anticiper les changements pour s’adapter au mieux à ces nouvelles règles. Dans ce contexte, pour la Chambre d’Agriculture de l’Allier, le projet de Loi d’Orientation est bien loin de remplir ses promesses alors qu’elle avait souhaité lors de sa dernière session que cette loi puisse apporter un correctif à la nouvelle PAC avec deux axes forts : diminution des coûts de production et consolidation des filières avec la recherche de nouveaux débouchés.
La bonne santé de l’élevage charolais dope l’agriculture bourbonnaise
Le secteur des Grandes Cultures souffre de prix bas dus à une gestion calamiteuse des marchés par la Commission Européenne. Les perspectives de récolte de l’année sont compromises avec des premiers résultats moyens en orge, des colzas extrêmement hétérogènes, des blés qui ont échaudé dans de nombreux secteurs et des maïs non irrigués qui ont besoin d’eau. En production animale, l’inquiétude provient d’une baisse généralisée de la consommation, toute viande confondue, et d’une tendance à la diminution de la production. Si le marché reste, pour l’instant, soutenu en viande bovine, ce n’est le cas en moutons, ni en volailles, ni en porcs. En lait, les éleveurs ont été confrontés à d’âpres négociations sur le prix et se préparent à s’adapter à une réforme profonde de leur organisation de marché.
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Session ordinaire 6 vœux adoptés par les membres de la Chambre d’Agriculture Les élus ont adopté à l’unanimité les vœux proposés par le Bureau de la Chambre d’Agriculture, ils demandent :
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En bref DPU et réforme de la PAC - Dernières décisions Le CSO, réuni le 28 juin, a adopté un cadre pour la mise en œuvre de la réforme de la PAC. Les travaux d’un groupe de travail et les missions dans des pays ayant déjà mis la réforme en place, ont conduit l’Etat français à revoir le dispositif. Le principe de la clause contractuelle permettant le transfert direct de DPU entre le cédant et le repreneur du foncier a été retenu. Les modèles de référence historique (2000 à 2002) et les taux de découplage ont été confirmés. Les recours à la réserve nationale ont été limités. Le transfert de DPU entre cédant et repreneur de foncier sera direct. La réserve ne sera mobilisée que pour soutenir l’installation, les investissements réalisés avant le 15 mai 2004, corriger les situations de handicap, de distorsion de concurrence ou d’évolution majeure des productions sur l’exploitation. Le calendrier a été arrêté :
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C’était la dernière réunion de l’année pour les membres du bureau, présidents de commissions et groupes de travail.
FCO, installation, conseil agricole, irrigation
La FCO était le premier point mis à l’ordre du jour de la réunion du bureau de la Chambre d’Agriculture par Jean-Marie Lesage. Le groupe de travail « évaluation des pertes », constitué à partir de la cellule de crise, s’est réuni début décembre avec les principaux intervenants économiques de la filière bovine. Globalement, c’est plutôt le soulagement qui domine tant du côté des éleveurs que des structures, les stocks tendent à se résorber et les prix sont en augmentation. Jean-Paul Chalmet, président du GDS, a apporté des informations sur la situation sanitaire qui reste, pour lui, préoccupante avec de nombreuses incertitudes sur la maladie et sur son vecteur. Le risque d’une recrudescence au printemps ne doit pas être minimisé, même si aujourd’hui, avec 74 cas avérés, l’Allier est moins touché que les départements voisins.
Un nouveau parcours d’installation en 2008
Le 3P (parcours personnalisé de professionnalisation) remplacera, à partir de mi 2008, l’actuel parcours de l’installation (stage 6 mois, SPI…). Tandis que des expérimentations sont en cours dans 5 départements, des réflexions sur la mise en place sont initiées dans les autres. Dans l’Allier, la Chambre d’Agriculture conduira une réflexion avec l’ADASEA et les JA début 2008. Le nouveau parcours doit être adapté en fonction de la qualification et de l’expérience du jeune candidat à l’installation. Toute la difficulté est de bâtir un seul cadre, adaptable à toutes les situations, alors même que les financements existants jusque là pour le stage 6 mois ou le SPI sont remis en cause. Un point sur ce dossier a été présenté aux membres du bureau. Un débat sur l’autodiagnostic, le bilan de compétences, l’expérience et les connaissances théoriques a suivi la présentation.
28 organismes départementaux dans le Système de Conseil Agricole
L’actualité de la Chambre d’Agriculture en cette fin d’année, c’est également le Système de Conseil Agricole. Une réunion a permis de réunir tous les organismes souhaitant rejoindre le système. Au final, 28 organisations agricoles départementales ont fait l’objet de la demande d’habilitation pour la campagne 2008 présentée par la Chambre d’Agriculture à la DRAF. Dès le mois de janvier, les Comités de pilotages régionaux et départementaux devraient se réunir. Des conventions seront signées ensuite entre la Chambre d’Agriculture et chaque organisme pour préciser les engagements de chacun. Rappelons que ce dispositif, mis en place par un règlement européen, concerne le conseil agricole dispensé dans le cadre de la conditionnalité agricole.
Irrigation : organisme unique de gestion collective
Depuis 1995, la Chambre d’Agriculture de l’Allier est mandataire unique pour regrouper les demandes d’autorisation temporaires d’irrigation pour l’ensemble du département. 350 irrigants, 16 000 hectares, 30 millions de m3 d’eau/an, 700 points de prélèvement, 13 bassins versants sont concernés. La loi sur l’eau de décembre 2006 a modifié la réglementation, instaurant la possibilité pour un organisme unique de gérer collectivement la ressource dans un ou plusieurs périmètres. Avec le décret du 26 septembre 2007, cette gestion collective de l’irrigation agricole entre en application. Les membres du bureau devaient donc décider si, oui ou non, la Chambre d’Agriculture souhaitait se positionner comme organisme unique et sur quel périmètre. Dans le prolongement du travail qu’elle réalise déjà, même si ses responsabilités seront accrues dans le cadre de la nouvelle loi en ce qui concerne la gestion de la ressource en période de restriction, la Chambre d’Agriculture a choisi de faire acte de candidature pour l’ensemble des bassins versants du département.
Le bureau a constitué un groupe de travail chargé de réfléchir à des propositions à propos du bilan de la PAC à mi-parcours. Un point a été fait sur la formation des responsables actuellement suivi par 15 stagiaires issus de la Chambre d’Agriculture, de l’UDSEA, de l’ADMCCA et du syndicat des irrigants. Le site internet de la Chambre d’Agriculture, dans sa nouvelle conception a été présenté aux élus. La réunion s’est terminée par une présentation de l’activité de chaque service.
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FCO - Groupe de travail : Evaluation des pertes A partir de la cellule de crise, un groupe de travail a été constitué pour travailler sur l’évaluation des pertes liées à la FCO et pour examiner les mises en marché. Des représentants des structures commerciales, de l’administration et des organisations agricoles se sont réunis à plusieurs reprises. Leur dernière réunion s’est tenue le 5 décembre. Plusieurs constats ont alors été faits. Notre département, du fait du faible nombre d’animaux positifs est plus attractif pour les acheteurs que d’autres du bassin allaitant. Globalement et malgré quelques différences suivant les structures commerciales, les broutards s’écoulent bien avec des prix qui sont en progression. La demande italienne reste soutenue. Côté reproducteurs, le marché semble reparti mais le stock en ferme est encore important et les prix sont inférieurs à la moyenne. D’après les sorties CIPCA, le stock de report de fin novembre s’établirait à environ 13 000 têtes. Certains éleveurs ont décidé de finir une partie des broutards non vendus, d’autres attendent que les cours augmentent. Le déstockage des mâles a été massif, surtout début novembre, ce ne fut pas le cas des femelles. De l’avis des structures commerciales, le stock devrait être résorbé début janvier. Le Laboratoire départemental d’analyses procède à 1000 analyses par jour (300 virologies, 700 sérologies). Le Crédit Agricole n’a enregistré que 60 demandes de prêt FCO dont seulement 22 ont finalement été utilisées. Du côté des aides, l’enveloppe FAC pour l’Allier de 85 000 € et le report de cotisations MSA de 90 000 € devraient bénéficier en priorité aux producteurs bovins et aux éleveurs de porcs. Des reports individuels de paiement d’impôts sont également possible. |
De nouveaux locaux à Saint-Pourçain-sur-Sioule
Depuis le 14 mars, les bureaux de la Chambre d’Agriculture de Saint-Pourçain sur Sioule sont transférés dans les nouveaux locaux, situés 29 rue Marcellin Berthelot. Il s’agit d’un ancien bâtiment réhabilité par la Communauté de Communes pour accueillir, outre ceux de la Chambre d’Agriculture, les bureaux de la Communauté de Communes, LEADER +, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montluçon-Gannat, les Services des Douanes et l’Office de Tourisme. Il est désormais possible de contacter les conseillers au : 04 70 47 54 58. Leurs permanences sont inchangées :
Un nouveau conseiller agronomie à Gannat
Suite au départ en retraite de Bernard Guyonnet, c’est désormais Luc Fournier qui est affecté à l’antenne de Gannat en tant que conseiller spécialisé en agronomie. Ses permanences sont les mardis et mercredis matins.
De bons et loyaux services
Après une rétrospective des événements agricoles marquants de l’année 2004 doublé d’un bilan de santé de l’agriculture départementale et d’un inventaire des activités de la Chambre d’Agriculture, Jean-Marie Lesage s’est adressé à ceux, élus et salariés, qui ont consacré de longues années au service des agriculteurs du département. Le Président les a chaleureusement félicité pour leur travail et leur engagement de tous les instants pour la promotion et la défense des intérêts de l’agriculture départementale.
Du côté des salariés, plusieurs départs en retraite ont été mentionnés : René Carrion, chef du Service Agronomie et Diversification ainsi que André Baudrez et Bernard Guyonnet. Après les avoir remerciés pour leur grande contribution au développement de l’agriculture bourbonnaise et leur ayant souhaité bon vent, Jean-Marie Lesage a clôturé la cérémonie des vœux en rappelant que la Chambre d’Agriculture serait plus que jamais active et vigilante à l’heure de la nouvelle PAC, afin que les agriculteurs de l’Allier puissent continuer à travailler dans les meilleures conditions.
A cette cérémonie étaient invités pour la première fois les organismes partenaires de la Chambre d’Agriculture parmi lesquels l’ADASEA, l’Allier Agricole, l’APVC, Bovins Croissance, le CIPCA, le Contrôle Laitier, la FDCETA, la FDGEDA, le GDA, la FDGDEC, le GDS, le GECB et le SEMOA.
2007 se termine avec de nombreuses productions en crise
« L’année 2007 va s’achever en laissant derrière elle des conséquences assez lourdes pour de nombreuses exploitations bourbonnaises. » En introduisant la session de la Chambre d’Agriculture par un discours sur l’actualité économique et professionnelle, le Président Jean-Marie Lesage a rappelé les faits marquants de cette année. La FCO et ses répercussions sur l’élevage bovin de l’Allier au rang des premiers exportateurs de broutards, la crise porcine sans précédent dont la filière est victime, les problèmes récurrents de la production ovine, ont été évoqués. Du côté des grandes cultures, les récoltes qui s’annonçaient belles ont été mises à mal par la météo et les rendements ont été décevants particulièrement pour les cultures d’hiver, mais les prix flambent. Cette hausse du cours des céréales, si elle rassure les céréaliers qui ont traversé des années difficiles, inquiètent les autres filières. De nouveaux équilibres seront à trouver à terme alors que les besoins pour l’alimentation humaine, l’énergie et l’alimentation animale devraient continuer de croître à l’avenir. Les éleveurs ovins sont toujours confrontés aux mêmes problèmes tandis que pour les volailles, c’est le retour à la confiance des consommateurs après la crise de la grippe aviaire. En lait, la hausse de prix se confirme tandis que la commission européenne prépare « en douceur » l’expiration des quotas. Les conditions météo ont perturbé les récoltes d’herbe, moindres en quantité et de qualité médiocres. Dans le cadre de la procédure des calamités agricoles, le nécessaire a été fait pour que le département puisse être reconnu sinistré. Mais, les seuils réglementaires (perte de 30% sur l’herbe et de 42% sur les cultures), qui ne tiennent compte que de la quantité, n’ont pas été atteints globalement sur le département. Même si ponctuellement telle ou telle exploitation entre dans les critères, la procédure telle qu’elle existe est zonée sur un territoire et non pas sur une exploitation, comme l’a expliqué, Patrick Pierrard, Préfet de l’Allier. Jean-Marie Lesage, de son côté, a souligné à nouveau l’inadaptation de la procédure à la réalité des situations et l’urgence de la faire évoluer. Globalement, pour le Président de la Chambre d’Agriculture, 2007 aura aussi été marqué par la hausse du coût des matières premières venue alourdir les charges des exploitations agricoles, notamment avec le poste énergie.
L’agriculture va redevenir incontournable
Le Grenelle de l’environnement a été aussi abordé par Jean-Marie Lesage, regrettant que ces initiatives soient présentées comme une première prise de conscience des problèmes environnementaux par le secteur agricole alors que les agriculteurs ont déjà largement adapté leurs pratiques. Les efforts sont à poursuivre mais les mesures doivent être acceptables par tous. Il a souligné la nécessité de développer la recherche pour obtenir des produits nouveaux qui permettront de lutter efficacement contre les maladies, végétales ou animales, en prenant en compte l’environnement. Le Préfet de l’Allier, Patrick Pierrard, présent durant toute la première partie de la réunion, s’est déclaré frappé par le lien étroit entre les thèmes abordés dans les débats et les préoccupations fondamentales de la société d’aujourd’hui : alimentation de la planète, protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique. Si l’agriculture a vu son poids dans la population active et dans l’économie diminuer durant les dernières décennies, le Préfet est confiant sur le rôle qu’elle est appelée à jouer dans l’avenir : « A travers ses fonctions incontournables l’agriculture contribuera à régler ces nouveaux problèmes et va faire son retour dans le champ de l’économique et de la société. »
Au fil des débats
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Espoir pour les moutonniers CUMA en attente de financements Le pétrole flambe Maintien du TGI de Moulins Exportation vers l’Italie Transparence des prix Filière porcineLa session a adopté à la majorité un vœu pour la sauvegarde de la filière porcine française, demandant des mesures d’aide à la trésorerie, de dégagement des marchés, des outils de régulation des crises et un renforcement de la solidarité. Les éleveurs et toute la filière connaissent une crise inédite avec un coût de production du porc au kilo de 1,60€ contre guère plus d’1€ de prix de vente payé au producteur. Energies Augmentation de l’impôt |
FCO
La profession informe, agit et demande un plan d’urgenceRappelant les actions mises en œuvre par la Chambre d’Agriculture et le GDS depuis l’apparition des zones réglementées dans l’Allier le 13 septembre, le Président s’est aussi expliqué avec certains élus sur la manifestation organisée le 24 octobre lors de la seconde réunion de la cellule de crise. Bruno Vif a précisé à ce sujet que les manifestants n’avaient « aucun grief » contre la Chambre d’Agriculture. Le Préfet, pour sa part, a indiqué : « Je n’accepte pas qu’on envahisse un bâtiment public. La cellule de crise, dont sont membres les organisations syndicales et professionnelles de toute la filière, conduit un travail intéressant et utile dans le cadre d’un dispositif commun et d’une initiative coordonnée. Les représentants de l’Etat n’avaient pas à interrompre la réunion pour rencontrer les manifestants. » La session a voté à la majorité un vœu pour demander l’adoption d’un dispositif de soutien d’urgence face aux conséquences de la FCO, sur les plans sanitaire, de l’économie d’entreprise et de la gestion des marchés. Les élus demandent que la vaccination soit généralisée et prise en charge par l’Etat, que des aides soient débloquées à court et moyen terme pour aider les éleveurs face aux échéances de fin d’année. Les pertes économiques chiffrées au 30 octobre s’élevaient à 3 millions d’Euros pour les frais directs (surcoût alimentaire, frais vétérinaires spécifiques, frais divers, besoins en trésorerie), et la dépréciation marchande des animaux avec les tarifs pratiqués depuis la réouverture des frontières s’élève à 1,8 million d’Euros.
Assemblée générale de l’ADDMA
L’assemblée Générale de l’Association Départementale de Démonstration de Matériel Agricole s’est tenue le jeudi 22 janvier à la Chambre d’Agriculture, présidée par Françoise Pierrot. Le bilan de l’année précédente a été jugé satisfaisant à travers la grande fréquentation des deux éditions 2003 : le 11 mars à Saint-Marcel-en-Murat chez Monsieur et Madame Bernard Tourret pour une journée axée sur l’entretien des prairies et des clôtures et le 18 septembre à Saint-Gérand-le-Puy chez Monsieur et Madame Jean-Louis Pothier pour une journée sur le travail du sol.
Deux rendez-vous sont d’ores et déjà fixés pour l’année 2004. Une première journée sera organisée le 30 mars sur les différentes possibilités de stockage à la ferme dans le Val d’Allier à travers la visite de différentes exploitations, diversement orientées au niveau de leurs productions dominantes, à savoir le Gaec des Places à Saint-Gérand-le-Puy, Messieurs Gadet père et fils à Saint-Félix, Monsieur Boutonnat à Boucé, Monsieur Eglizot Jean-Claude à Rongères et la CUMA de Saint Loup à Saint-Loup. Une deuxième journée est prévue en octobre, avec pour thèmes principaux la récolte du maïs, le broyage des cannes de maïs et le séchage du grain.
FCO : Plus de 5 millions d’euros de pertes économiques pour l’Allier
Les préoccupations et les sujets d’inquiétude ne manquent pas en agriculture actuellement. Entre la météo capricieuse de l’été et les difficultés qu’elle a engendrées, la crise porcine qui prend des proportions catastrophiques et la fièvre catarrhale ovine, le Président Lesage constatait que, pour l’heure, seuls le secteur grandes cultures tire son épingle du jeu, avec des cours qui se maintiennent et des semis qui peuvent se faire dans des conditions favorables.
La fièvre catarrhale était bien sûr à l’ordre du jour de cette réunion, avec un point complet de la situation, après la tenue des 9 réunions d’information à destination des éleveurs dans le département. A ce sujet, le Président a d’ailleurs souhaité remercier le Directeur départemental de l’agriculture et celui des services vétérinaires pour leur participation à ces 9 réunions. Au-delà de l’information aux éleveurs, la situation demeure extrêmement préoccupante. La sortie des animaux vers l’Italie n’est toujours pas concrétisée, malgré les annonces, pour certains éleveurs il va devenir de plus en plus difficile de surmonter les difficultés. Estimées par le Service Economique de la Chambre d’Agriculture, et validées par les divers opérateurs économiques dans le cadre de la cellule de crise, les pertes subies par l’Allier sont estimées maintenant à plus de 5 200 000 € (pertes commerciales, surcoût aliment, frais vétérinaires spécifiques, besoins en trésorerie, reproducteurs bovins, secteur ovin, veaux laitiers). L’enveloppe de 500 000€ octroyée par le Conseil Général pour cette fin d’année 2007 sera allouée à la prise en charge des analyses sérologiques et virologiques obligatoires pour sortir les animaux, une partie devant être réservée au secteur ovin. La profession espère que de nouvelles informations, tant au plan du déblocage des exportations qu’au plan des indemnisations des pertes, seront apportées par M. Jean-Pierre Comparot lors de sa venue annoncée dans l’Allier.
Eau, expropriation, environnement…
Malgré cette actualité dominante, d’autres sujets étaient à l’ordre du jour de la réunion de bureau de la Chambre d’Agriculture, avec la réflexion en cours sur une seule SMI départementale, avec le projet de Charte pour la mise en œuvre des contrôles conditionnalité ou encore avec la présentation par Jean-Louis Laurent des SDAGE (Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) élaborés dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau qui pourraient bien comporter de nouvelles contraintes pour les agriculteurs. Les débats sur le Grenelle de l’Environnement, avec la position des Chambres d’Agriculture, ont été également largement abordés par les élus. Le traditionnel compte-rendu d’activité des services permit aux élus de bénéficier d’une information sur tous les dossiers traités par la Chambre d’Agriculture durant ces dernières semaines. La signature prochaine d’un nouveau protocole départemental d’expropriation devrait doter les propriétaires et les exploitants confrontés à la confiscation de leurs biens pour Utilité Publique d’un véritable guide d’indemnisation. Les Mesures Agro-environnementales, en cours d’élaboration ou de validation selon les territoires, devraient être prochainement opérationnelles. Les agriculteurs intéressés par ces mesures pourront s’engager en mai 2008. Ces MAE Territorialisées ne sont applicables que dans certains secteurs : sites Natura 2000, bassins versants prioritaires au titre de la Directive Cadre sur l’Eau.
Les membres du bureau ont accueilli quatre nouveaux agents à la Chambre d’Agriculture, arrivés ces dernières semaines : Christophe PIGNOT, arrivé le 1er octobre, sera chef du Service technique Elevage au début de l’année 2008, en remplacement de René Vernisse, qui partira à la retraite. Marie-Annick NAUDIN, juriste, est entrée à la Chambre d’Agriculture dans le courant du mois d’août, au Service juridique et aménagement foncier. Laure RAYMOND, est entrée au service technique élevage le 1er octobre comme technicienne ovine. Elle sera en poste à l’antenne de Montluçon. Franck VERNEZY, basé à l’antenne de Lapalisse, est, depuis le 1er octobre, conseiller d’entreprise et conseiller technique en élevage bovin. Signalons l’arrivée de Nicolas DEUX, dernièrement à Villefranche d’Allier comme technicien élevage. Celui-ci n’a pu être présenté aux élus lors de cette réunion. |
Pour faciliter la gestion de l’élevage bovin et l’accomplissement des tâches administratives, Bovitel est un outil informatique adapté, proposé par la Chambre d’Agriculture avec l’accompagnement technique et la formation nécessaire à son utilisation. Utilisé par plus de 5 000 éleveurs, dont près de 800 dans l’Allier, Bovitel permet, tout à la fois, de gérer le troupeau (ascendance, descendance, interventions sanitaires, lots…) et de répondre aux différentes tâches administratives obligatoires (notification de mouvements, traçabilité / conditionnalité,...). Sa présentation « modulaire » permet de répondre à différents niveaux d’attente. Comme en 2006, le département organise une Campagne Promotionnelle jusqu’au 15 novembre. Vous vous intéressez à ce sujet, profitez de cette occasion pour vous renseigner et adhérer à un tarif minoré. N’attendez pas le dernier moment : prenez contact avec le technicien de la Chambre d’Agriculture de votre secteur : A Lapalisse : Franck Vernezy - 04.70.99.79.52 |
Réunies en Session le 17 octobre, les Chambres d’Agriculture ont adopté une délibération sur le Grenelle de l’Environnement. Ces propositions ont été en débat lors de la réunion du bureau de la Chambre d’Agriculture de l’Allier le 19 octobre.
Chacun de ces thèmes se décline en diverses propositions. |
Entre la sécheresse passée et les projets de lois et de réformes à venir, un seul objectif : maintenir et développer l’agriculture de l’Allier.
Comme lors de chaque Session d’automne, le Président Jean-Marie LESAGE a tracé un bilan économique de l’année écoulée pour l’agriculture de l’Allier. Il est revenu sur un bilan des récoltes très déficitaire avec des taux moyens de pertes compris selon les secteurs et selon les productions entre 20 et 60 %. Quant à l’évolution des cours, si elle a été plutôt favorable en bovins viande, elle est restée stable en ovins et accuse une baisse très nette en porcs.
Jean-Marie LESAGE a longuement expliqué les actions menées par le Comité SOS Sécheresse au bénéfice de plus de mille agriculteurs du département et remercié le Crédit Agricole Centre France et Groupama pour leur aide très concrète. Grâce à une bonne collaboration avec l’Administration départementale, les premières aides de l’Etat ont pu être versées assez rapidement, ce dont chacun peut se féliciter. Le Préfet de l’Allier, Patrick Subrémon, qui a assisté aux travaux de la matinée a rendu hommage à l’action du Comité SOS Sécheresse : " expression des solidarités et mobilisation de tous, grâce aux Institutions et en particulier la Chambre d’Agriculture ". Rappelant qu’il est toujours possible de critiquer et de faire mieux, il a également souligné la réaction rapide et efficace des Pouvoirs Publics : " une capacité vive et forte du Ministre de l’Agriculture et du Gouvernement, avec de nombreuses réunions de la cellule sécheresse et un abondement du fonds des calamités ".
La profession agricole souhaite néanmoins tirer les conclusions de cette année difficile et trois pistes de travail ont été tracées par Jean-Marie LESAGE : " gestion de l’eau avec le développement des stockages, autonomie fourragère des troupeaux et assurance revenu pour sécuriser davantage les exploitations ".
Des projet et des sujets de préoccupation
Le projet de réforme de la PAC suscite naturellement beaucoup d’interrogations de la profession agricole. Les décisions à venir pèseront lourds sur l’agriculture. Le Président de la Chambre d’Agriculture a rappelé le travail réalisé pour l’organisation de l’Allier agricole en marche vers 2010. La suite des CTE, attendue depuis 2002, se concrétise enfin avec la parution récente de la circulaire de mise en œuvre des CAD. Patrick Subremon, Préfet de l’Allier, a rappelé à ce sujet, qu’une enveloppe devait être dépensée avant la fin de l’année et que l’objectif était : 5000 CAD signés avant mai 2004. A propos du déficit d’installations, préoccupation majeure pour l’avenir, le représentant de l’Etat a indiqué qu’il s’agissait là d’une priorité pour le Ministre qui a décidé, à partir de 2004 de verser la DJA en une seule fois : " un effort à saluer dans un contexte budgétaire très difficile ".
Alors que les réunions d’information se déroulent dans le département en présence de nombreux agriculteurs, le Président de la Chambre d’Agriculture a rappelé cette priorité : " Nous sommes très attachés à ces moments d’échange et de dialogue où chacun peut s’expliquer et s’exprimer ".
Les voeux votés par les élus consulaires
La Chambre d’Agriculture, représentation officielle de la profession agricole, vote des vœux lors de chaque Session dans le but d’orienter les décisions de politique agricole. 9 vœux ont reçu l’approbation unanime ou majoritaire des élus : les améliorations à apporter aux indemnisations de la sécheresse 2003, une meilleure gestion de la ressource en eau, l’attribution de l’ICHN aux éleveurs laitiers, le versement des primes PAC en cas de contrôle, le financement du service public d’équarrissage, l’organisation de la chasse et les dégâts de gibiers, les frais d’enlèvement des ordures ménagères et l’allocation logement. Un travail plus particulier de la commission juridique a donné lieu à la présentation de l’avis de la Chambre d’Agriculture sur le projet de loi relatif au développement des territoires ruraux.
2003 restera l’année des calamités : gel, sécheresse, canicule, grêle et maintenant inondations. Les agriculteurs en ont tous subi les conséquences et la Chambre d’Agriculture n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir des compensations. Des décisions sont encore en suspens, mais on comptabilise d’ores et déjà plus de 40 millions d’euros versés au bénéfice des agriculteurs de l’Allier à divers titres (calamités, dégrèvement d’impôts fonciers, aides à l’affouragement, FAC, cotisations sociales…) J’ajouterai que jamais le Comité SOS Sécheresse n’avait été sollicité de cette manière depuis sa création et nous avons su répondre aux demandes en acheminant 33 000 tonnes de fourrages dans l’Allier.
2004 sera-t-elle l’année des grandes décisions pour l’avenir de notre agriculture ? Quel contenu sera-t-il finalement donné à la réforme de la PAC ? Verra-t-on enfin la procédure de mise en place des CAD se terminer ? La qualification des premières exploitations au titre de l’agriculture raisonnée se concrétisera-t-elle ?
Et comment l’agriculture bourbonnaise s’adaptera-t-elle à ces nouvelles mesures ?
La Chambre d’Agriculture est active sur chacun de ces dossiers. Nos responsables professionnels et nos services travaillent : mise en œuvre des CAD, diagnostic préalable à la qualification des exploitations, information des agriculteurs sur la réforme de la PAC. Quant à l’adaptation des exploitations de l’Allier, nous avons amorcé une réflexion approfondie avec la tenue en septembre de " L’Allier agricole en marche vers 2010 " et nous avons émis des demandes claires aux collectivités et aux Pouvoirs Publics.
Plus de 1500 agriculteurs ont participé aux réunions que nous avons organisées en cette fin d’année, montrant ainsi un important besoin d’information dans une période d’incertitudes et de difficultés pour l’agriculture. Nous sommes très attachés à ces rencontres qui nous permettent d’adapter l’action de la Chambre d’Agriculture aux attentes des agriculteurs. Nous continuerons d’œuvrer dans ce sens en 2004, quels que soient les évènements et les nouvelles règles qui s’imposeront aux agriculteurs.
Meilleurs vœux à tous.
Jean-Marie LESAGE
Président de la Chambre d’Agriculture
Une période difficile pour l’élevage départemental
C’est sur fond de FCO, après une période estivale marquée par une météo peu favorable, que les membres du bureau de la Chambre d’Agriculture ont tenu leur réunion de rentrée. « Le métier d’agriculteur n’est pas un long fleuve tranquille », déclarait en préambule le Président Jean-Marie Lesage. Après un point sur la situation sanitaire du département au regard de la FCO, c’est bien sûr, la question des conséquences économiques pour les éleveurs et leurs structures commerciales, qui a été soulevée par les élus. En partenariat étroit avec le GDS et l’administration, avec un premier courrier adressé aux éleveurs, des informations régulières dans la presse agricole, la mise en place d’une cellule de crise économique, la Chambre d’Agriculture fait et fera tout ce qui est en son pouvoir pour informer les agriculteurs et pour obtenir un maximum de soutiens. Cette crise, déjà porteuse en elle-même de difficultés, s’inscrit en plus dans une période où la climatologie du printemps et de l’été a laissé de nombreuses traces. Le manque de fourrage et le prix des aliments risquent d’aggraver la situation de nombreux éleveurs qui seront contraints de garder des animaux en nombre plus important que ce qu’ils avaient prévu. A ce propos, un tour de table a permis de faire un premier compte-rendu des enquêtes calamités agricoles. Les missions diligentées par la DDAF n’ont malheureusement pas pu constater un niveau de pertes pouvant justifier une acceptation d’un dossier départemental. Le taux de 42 % de pertes en céréales n’est pas atteint. En ce qui concerne le fourrage et sur le plan de sa quantité, là encore, le taux de perte minimum n’est pas non plus atteint. La question de la qualité des fourrages récoltés, qui semblent poser problème aujourd’hui, demande à être confirmée par des analyses précises. La demande reste donc en instance dans l’immédiat, dans l’attente d’informations plus précises sur la qualité et sur les éventuelles difficultés d’approvisionnement en paille.
Peut-être une charte départementale pour les contrôles
Les contrôles conditionnalité étaient également à l’ordre du jour de cette réunion. Un projet de Charte départementale des contrôles, à l’image de ce que la profession agricole a obtenu en Haute-Loire est à l’étude. Un groupe de travail doit réfléchir à ce que pourrait être son éventuel contenu. A quelques exceptions près, les élus ont cependant tenu à préciser que les contrôles réalisés dans l’Allier par des contrôleurs issus des administrations départementales se passaient correctement. Quelques points sont cependant à clarifier comme l’éternelle question de la définition des cours d’eau. Le P2A, autre sujet abordé, continue de prendre du retard dans son application. Si certaines actions sont d’ores et déjà applicables, beaucoup sont toujours suspendues à des décisions locales, régionales, nationales ou européennes. La réunion s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’après-midi sur d’autres questions d’actualité telles que les prochaines journées Equal, le nouveau parcours de l’installation, le bilan de la journée tracteurs, le Sommet de l’Elevage, les réunions d’information de fin d’année ou encore l’application du budget unique par programme à partir de 2008.
En première partie de Session, le Président, Jean-Marie LESAGE, a pu dresser un bilan de l’année sur le plan économique et professionnel. Alors que l’actualité aura bien sûr été marquée par la sécheresse, il a souligné la réaction rapide des Pouvoirs Publics pour débloquer des indemnisations, qu’il s’agisse du fonds des calamités agricoles ou des aides à l’affouragement. A ce sujet, l’activité du Comité SOS Sécheresse a donné lieu à un débat. Conformément à la loi, la Session a voté le projet de budget de la Chambre d’Agriculture pour 2004. Ce dernier est équilibré avec une augmentation de l’impôt foncier qui ne dépasse pas les limites fixées par la loi de finances.
Le Préfet de l’Allier, Patrick SUBREMON a suivi les travaux de la matinée. En conclusion, il a rappelé les circonstances climatiques exceptionnelles de l’année et a rendu hommage au travail du Comité SOS Sécheresse. Répondant à une question de la salle, il a commenté l’échec des négociations de Cancun. Il a également présenté le projet de Loi Rurale, se félicitant des propositions émises par la Chambre d’Agriculture dans une délibération à ce sujet. Enfin, il a annoncé le grand débat sur l’école, mis en place par le Gouvernement, qui se déroulera dans l’Allier du 5 au 13 décembre.
La Chambre d’Agriculture a consacré la deuxième partie de la Session à l’assurance récolte, avec la participation de MM Thierry GUILLOT, responsable des risques climatiques à GROUPAMA Rhône Alpes Auvergne, et Jean BOULON, Vice-Président de l’AGPM, en charge de cette question au niveau national. Parce que trois années de suite de calamités commencent à peser sur l’agriculture bourbonnaise et parce que les agriculteurs ne pourront pas indéfiniment demander des aides, il faut dès maintenant réfléchir à d’autres solutions. GROUPAMA a présenté les résultats de trois années d’expérience et Jean BOULON a fait part des réflexions et des propositions, sur ce sujet, d’un groupe de travail réunissant l’AGPM, l’AGPB, la FOP, GROUPAMA et ARVALIS. Connaissant en la matière les intentions du Ministre de l’Agriculture, il se pourrait bien que des mesures voient le jour assez rapidement et c’est le moment de faire des propositions.
Nous reviendrons en détail sur cette journée dans notre prochaine édition.
C’est à la fois pour mieux se connaître et mieux connaître leur département que les membres du bureau de la Chambre d’Agriculture ont pris l’habitude chaque année de passer une journée de visites et de détente dans un secteur de l’Allier. Le Directeur Départemental de l’Agriculture, Jean-Baptiste Le Hy, ainsi que Gilles Bay, participaient également à la journée. C’est le Saint-Pourçain qui était au programme cette année, pour une plongée au cœur du vignoble et de son histoire, avec un détour par des lieux de richesse patrimoniale parfois insoupçonnée, comme le château de Chareil-Cintrat, ou encore le cœur historique de Saint-Pourçain-sur-Sioule. L’étape du Conservatoire des Cépages, à Chareil-Cintrat, au pied du château a été un des moments forts de cette journée. Accueillis par des passionnés, Jean Berthon et Jean Deschatres, les élus et ceux qui les accompagnaient, ont découvert les nombreux cépages qui d’hier à aujourd’hui ont forgé la typicité du Saint-Pourçain. La visite, guidée par Madame Baudier, du Musée de la Vigne et du Terroir, fut une autre façon de mesurer les progrès techniques faits en 30 ans en viticulture, au service de l’amélioration des conditions de travail des hommes et de la qualité du vin. Pour les uns, la journée s’est terminée à l’Union des Vignerons, pour les autres, avec Denis Barbara, Président des Caves Particulières, dans les deux cas, une conclusion « dégustative » qui s’imposait !
Dans le souci de répondre à une demande des agriculteurs et des responsables professionnels des secteurs concernés, la Chambre d’Agriculture a souhaité modifier la répartition de ses services sur le territoire. Ainsi, les cantons de Varennes-sur-Allier, Saint-Pourçain-sur-Sioule et Chantelle, jusque là rattachés à l’antenne de Gannat bénéficieront désormais d’un service plus proche géographiquement à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Dans un premier temps, l’antenne sera située : 6, place de Strasbourg (locaux de la LMB) au premier étage, Tél. : 04 70 47 54 58, Fax : 04 70 47 54 05. Trois techniciens seront affectés à ce bureau : Catherine Brenon, chargée des productions végétales et plus particulièrement du suivi des périmètres de captage, Yannick Lapendrie, chargé des bâtiments d’élevage et plus particulièrement de la mise aux normes et des DEXEL en zone vulnérable et Marc Ouvrié, ingénieur viticole récemment recruté par la Chambre d’Agriculture. De plus, une permanence hebdomadaire sera assurée par un conseiller d’entreprise, un conseiller développement local ou par le service juridique de la Chambre d’Agriculture.
L’installation dans ce lieu des bureaux décentralisés de la Chambre d’Agriculture est provisoire. D’ici la fin de l’année 2004, de nouveaux locaux seront ouverts dans le cadre d’un partenariat avec l’Interconsulaire et la Communauté de communes.
Fermeture de l’antenne de Dompierre-sur-Besbre
Parallèlement, alors que s’ouvrent de nouveaux bureaux à Saint-Pourçain sur Sioule, l’antenne décentralisée de Dompierre-sur-Besbre va fermer. En effet, la municipalité a souhaité pouvoir reprendre les locaux dont elle est propriétaire et dans lesquels était installée la Chambre d’Agriculture. La difficulté pour trouver un nouveau site et la question de la pertinence géographique de la localisation de cette antenne ont conduit la Chambre d’Agriculture à cette décision de fermeture. Les agriculteurs du canton de Dompierre-sur-Besbre devront donc se rendre à Moulins, au siège de la Chambre d’Agriculture, à partir du 9 octobre, date de fermeture de l’antenne. Quant aux cantons de Jaligny-sur-Besbre et Le Donjon, ils seront rattachés à l’antenne de Lapalisse. Dans le courant de l’année 2004, une permanence hebdomadaire de techniciens sera organisée sur la commune du Donjon.
Permanence des agents
dans les antennes de Saint-Pourçain-sur-Sioule et Lapalisse
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Equipe sur l’antenne |
Permanences |
| LAPALISSE 67 rue du Président Roosevelt Tél. : 04.70.99.79.50 - Fax : 04.70.99.79.59 |
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| Sylvie Cherpin (développement local) Bernard Jacquy (bovins viande) Isabelle Masson (conseil d’entreprise) Georges Tavernier (conseil d’entreprise) |
Lundi matin, sauf les 20 et 27 Vendredi matin Mardi matin, sauf les 7 et 14 Jeudi matin, sauf le 2 |
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SAINT POURCAIN SUR SIOULE |
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| Catherine Brenon (périmètres captage) Yannick Lapendrie (technicien dexel) Marc Ouvrié (technicien vitivinicole) |
Mardi matin, sauf les 7 et 14 Lundi matin, sauf le 20 Mercredi matin, sauf le 1er et 8 |
« Les années se suivent mais ne se ressemblent pas », pour Jean-Marie Lesage, « la conjoncture est particulièrement préoccupante pour les agriculteurs ». Avec des travaux de fenaisons et de moissons qui continuent d’accumuler du retard, avec des récoltes qui ne brillent ni par la qualité ni par la quantité en grandes cultures, la situation est très délicate. S’ajoutent à cela des marchés tendus en viande bovine, des éleveurs ovins qui n’arrivent pas à sortir de la crise et qui attendent toujours les aides promises, des éleveurs de volailles et de porcs qui encaissent de nouvelles difficultés avec l’augmentation du prix de l’aliment, l’agriculture a connu des périodes plus propices. Du côté des fenaisons, à peine la moitié des surfaces est récoltée sur le département alors que tout devrait être terminé depuis plusieurs semaines. Le foin est plutôt de mauvaise qualité. En outre, les conditions de récoltes sont difficiles. Du côté des grandes cultures, même situation. Les moissons peinent à se terminer et les résultats très hétérogènes, tant au niveau du rendement que de la qualité, sont moyens à mauvais. Les blés notamment, fortement pénalisés par les dernières pluies, accusent des poids spécifiques faibles (pouvant descendre jusqu’à 60) avec des rendements peu élevés, de 30 à 40 quintaux dans certains cas. Compte tenu de la pénurie sur le marché, on peut espérer que, même de qualité moindre, les blés en mélange partiront en meunerie.
La conjoncture agricole et les lourdes conséquences des caprices de la météo préoccupent fortement les élus de la Chambre d’Agriculture. Dans ce contexte, ils ont du mal à comprendre la non-réponse du Ministre de l’Agriculture à la demande d’utilisation des jachères pour l’alimentation animale, d’autant moins qu’elle a été acceptée dans les départements voisins de la Nièvre et de la Saône et Loire.
Relèvement des seuils de contrôles des structures
Le projet de révision du SDDS* qui a reçu un avis favorable de la CDOA plénière était à l’ordre du jour. Un arrêté préfectoral devrait prochainement fixer de nouveaux seuils sur la base d’une unité de référence unique de 74 ha pour le département, remplaçant les surfaces de références par régions naturelles actuelles. Le seuil de déclenchement du contrôle des structures devrait être porté à 120 ha. Parallèlement, la CDOA a fixé à 148 ha le seuil de prélèvement de 10 % pour les transferts définitifs de DPU. D’autres modifications sont en cours de réflexions, notamment avec la MSA, en ce qui concerne la SMI. La question des transferts de DPU a soulevé à nouveau des débats au sein du bureau quant à la question de leur valeur marchande ou non. La profession prône la non-valeur, mais, de fait, les DPU se marchandent, ce qui ne favorise pas l’installation des jeunes.
Un Plan de Professionnalisation Personnalisé pour les candidats à l’installation
Pour ce qui concerne l’installation, un nouveau parcours en préparation devrait s’appliquer aux futurs jeunes agriculteurs à partir du 1er janvier 2008. Les actuels stages 6 mois, SPI, et autres formations et stages obligatoires vont disparaître. Un PPP, (Plan de Professionnalisation Personnalisé) nouveau dispositif d’accompagnement en cours d’expérimentation dans quelques départements, va les remplacer. Objectif : tenir compte des capacités réelles du candidat à l’installation à conduire son projet, en fonction de ses diplômes et de son expérience passée. Un plan de formation et de professionnalisation adapté et personnalisé (stages, formations, …) validé par la CDOA, lui sera proposé, à partir d’un diagnostic « Compétences et projet ». La réalisation de ce plan lui permettra de s’installer en bénéficiant des aides. Plus de souplesse et d’adaptabilité de ce système par rapport à la multiplicité des profils des candidats à l’installation en agriculture semble être l’avantage de cette nouvelle formule, qui néanmoins appelle encore quelques précisions.
Le nouveau Système de Conseil Agricole (institué par l’Union européenne) a été présenté aux élus. La Chambre d’Agriculture, dans ce domaine, souhaite favoriser la concertation entre tous les organismes dispensateurs de conseils aux agriculteurs dans le département, chacun avec ses spécificités et ses domaines de compétences. Le projet de formation des responsables agricoles, les questions d’aménagement foncier, d’espaces naturels sensibles, l’avancement du dossier Equal, pour n’en citer que quelques uns, sont autant de sujets sur lesquels la Chambre d’Agriculture travaille actuellement et sur lesquels les élus ont pu s’exprimer.
* Schéma Directeur Départemental des Structures
Une période déterminante pour l’agriculture
La première partie de la session de la Chambre d’Agriculture, présidée par Jean-Marie LESAGE, a été consacrée aux questions d’actualité. Eugène SCHAEFFER, Président de la Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin et Vice-Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, a participé aux travaux, ainsi que Monsieur LE HY, Directeur Départemental de la DDAF et Monsieur BOURDIER, représentant le Président du Conseil Général.
La profession est préoccupée à la fois par le projet de réforme de la PAC pour laquelle les discussions en cours s’avèrent difficiles et par les caprices de la météo qui n’épargnent pas les agriculteurs depuis le début de l’année. Le découplage partiel des aides dans le cadre de la réforme de la politique agricole européenne risque d’ôter aux agriculteurs toute fonction de production de biens alimentaires pour ne plus les reconnaître que comme gestionnaire de l’espace. Quelle que soit l’issue des négociations, la France, premier pays bénéficiaire de la PAC, ne pourra qu’en sortir perdante.
Côté météo, les derniers mois ont été ceux des extrêmes : excès de pluviosité à l’automne, fortes gelées en hiver et maintenant, sécheresse, orages et des températures de 35° à 40°. Devant cette situation, les récoltes sont menacées et la Chambre d’Agriculture a pris les décisions qui s’imposaient. Elle a relancé l’activité du Comité SOS Sécheresse et organise avec l’Administration des enquêtes dans les exploitations dans le cadre de la procédure des calamités agricoles.
En évoquant la conjoncture économique, le Président de la Chambre d’Agriculture a souligné les difficultés actuelles rencontrées sur les marchés des céréales, des porcs, des volailles et les incertitudes pesant sur le secteur laitier. Les productions bovines, quant à elles, bénéficient d’une conjoncture plutôt favorable.
Anticiper pour préparer l’avenir
Enfin, le Président LESAGE a évoqué de nouvelles pistes pour l’avenir : " Avoir une attitude offensive d’anticipation pour offrir des perspectives au monde agricole est une mission essentielle de nos institutions ". Pour ce faire, la Chambre d’Agriculture souhaite poursuivre la voie de la modernisation des exploitations dans le respect du concept de l’agriculture durable avec les CAD.Elle souhaite s’investir pleinement dans le développement rural aux côtés des autres corps intermédiaires notamment avec les possibilités offertes par la nouvelle loi rurale. Concernant les sources de financement, il sera nécessaire à l’avenir de se rapprocher des nouvelles entités territoriales pour pallier à la diminution des concours traditionnels : Etat, ADAR, etc... L’agriculture raisonnée et la qualification des exploitations est également une voie d’avenir sur laquelle la Chambre d’Agriculture entend bien s’investir fortement afin que les agriculteurs de l’Allier puissent garder une longueur d’avance.
Monsieur BOURDIER, représentant le Conseil Général et Monsieur LE HY, Directeur de l’Agriculture et de la Forêt, sont intervenus tour à tour assurant les représentants de la profession agricole de leur soutien.
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Cinq voeux ont été adoptés par les membres de la Chambre d’Agriculture réunis en Session Ordinaire.
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Dossiers en cours
La session est l’occasion de dresser un bilan de l’activité des services de la Chambre d’Agriculture.
La PAC, plus administrative que jamais, a mobilisé les techniciens de la Chambre d’Agriculture en ce début d’année. 27 réunions cantonales d’information ont été organisées, environ 2000 agriculteurs ont été aidés et conseillés pour le remplissage de leurs déclarations. En ce qui concerne l’agronomie, on constate que la part des activités visant à développer des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement s’accroît encore. Citons les campagnes de reliquats azotés avec plus de 1170 parcelles analysées, le programme d’expérimentations végétales, le PMPOA 2 ou le suivi des périmètres de captage. La poursuite de la réécriture de BOVITEL et la Charte de Bonnes Pratiques d’Elevage constituent les principaux dossiers d’actualité en bovins viande. Quant à la production ovine, les services de la Chambre d’Agriculture travaillent sur la relance ovine et la recherche d’une solution informatisée de gestion du troupeau.
Côté aménagement foncier, la reprise des travaux routiers conduit à relancer l’activité du Syndicat des Expropriés, mais aussi à étudier l’impact du futur projet de liaison RN7 - A71. Un tour complet des activités des services de la Chambre d’Agriculture des 6 premiers mois de l’année a ainsi été fait : association Protection Elevage, Plan de formation des actifs agricoles, Marchés à la Ferme, Salon de l’Agriculture, etc...
Déclarations PAC, DPU et zonages environnementaux au programme
Plusieurs points d’actualité étaient à l’ordre du jour de la dernière réunion mensuelle du Bureau de la Chambre d’Agriculture. Il fut tout d’abord établi un bilan de la campagne PAC avec 1067 dossiers réalisés par les agents pour les agriculteurs. Outre quelques nouvelles demandes de PHAE2, le principal fait marquant de la campagne a été les multiples écarts de surface constatés entre 2006 et 2007. Tous n’ont pas pu être corrigés, ce qui au final réduit les surfaces éligibles aux aides et par conséquent leur montant global. La France était un des seuls pays a disposé d’un cadastre et la règle européenne qui a été mise en place pour tous est la photo aérienne. Si la photo aérienne peut être très précise, elle est aussi plus chère. Les Etats la remplace donc volontiers par les photos satellitaires qui, moins coûteuses sont cependant beaucoup moins précises. La question se posera à nouveau en 2008 puisque de nouvelles photos serviront de base aux déclarations. Le Bureau de la Chambre d’Agriculture a décidé de rencontrer rapidement les responsables de l’administration afin de faire un point complet sur ces questions, sur les problèmes qui sont posés et sur les solutions envisageables pour l’avenir.
Attribution de DPU aux jeunes installés
La question de la révision du Schéma Directeur Départemental des Structures a également mobilisé une partie des débats ainsi que la discussion sur les ordres de priorités pour l’attribution des DPU de la réserve départementale. Sur ce dernier sujet, le débat entre les élus a porté sur les pratiques de vente de DPU par les sortants aux nouveaux installés. Si avant le 15 mai 2006, ces derniers pouvaient refuser de reprendre les DPU du sortant pour aller chercher ceux de la réserve, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Certaines situations peuvent donc être très difficiles pour les jeunes. Les élus souhaitent que le principe de non paiement des DPU soit réaffirmé conformément à la Charte qui a été signée par toutes les organisations professionnelles. En aucun cas la réserve départementale ne pourra donner droit à toutes les demandes, il faut donc établir des ordres de priorité. La CDOA devra prochainement se prononcer. Quatre programmes spécifiques, alimentés exclusivement par la réserve départementale, seraient proposés concernant les nouveaux installés depuis le 15 mai 2006, l’investissement foncier et la revalorisation. Cependant la dotation départementale ne permettra vraisemblablement pas d’abonder tous les programmes. Les nouveaux installés, pour prétendre à une dotation DPU réserve, devront satisfaire à différents critères. La CDOA tiendra compte de ce qu’ils ont, ou auraient, pu obtenir par clause et du montant total d’aides du premier pilier dont ils bénéficient. La prochaine CDOA (prévue fin juin) devrait se prononcer définitivement en fonction du montant de la réserve départementale qui n’est pas encore connu.
Le Salon de l’Herbe a tenu ses promesses
Dans l’actualité de ce dernier mois, les élus firent également le bilan du Salon de l’Herbe, de la journée relationnelle avec la gendarmerie ou encore de la collecte de plastiques agricoles.
Avec 33 000 visiteurs, 10% de plus qu’en 2004, le Salon de l’Herbe édition 2007 a conquis un public de professionnels à la recherche d’informations de plus en plus précises sur la culture de l’herbe. L’implication de la Chambre d’Agriculture dans l’animation des pôles techniques et l’organisation d’un colloque sur la PHAE n’en se trouve que davantage justifiée. Même si tous les chiffres ne sont pas encore définitifs, la collecte de plastiques agricoles 2007 organisée avec les Communautés de communes et d’agglomération a mobilisé 1068 agriculteurs (contre 574 en 2006) qui ont apporté environ 363 tonnes de plastiques (238 en 2006), ainsi que des enveloppes extérieures de Bigs Bags et des ficelles, nouveauté 2007. La moitié des agriculteurs professionnels potentiellement utilisateurs de plastiques a participé à l’opération, un résultat qui a lieu de satisfaire les organisateurs.
Suite aux élections Chambre d’Agriculture qui se sont déroulées le 31 janvier et avant la Session d’Installation des nouveaux membres de la Compagnie Consulaire qui aura lieu le 23 février, Jean-Marie Lesage tient à remercier les électeurs qui ont fait confiance à la liste qu’il conduisait. Il rappelle sa détermination à accompagner l’agriculture de l’Allier sur la voie du développement.
" Mon premier motif de satisfaction est le taux de participation au scrutin du 31 janvier puisqu’il atteint plus de
71 % dans le collège des chefs d’exploitation. C’est un très bon résultat, supérieur à la moyenne nationale.
Pour ce collège, le plus important puisqu’il compte 21 des 45 sièges, la liste " UDSEA / MDJA / Coordination Rurale / Syndicat des Irrigants " a obtenu un score très satisfaisant tout proche des 50 %. Avec 4 listes en présence, l’adhésion d’un agriculteur sur 2 est un résultat très honorable et encourageant.
Je remercie les électeurs qui nous ont choisis et qui ont su apprécier la sincérité et l’ambition de notre équipe, ainsi que notre volonté de défendre et d’accompagner l’agriculture de l’Allier.
En nous faisant confiance, les agriculteurs ont opté pour des représentants à leur écoute, qui encourageront et aideront ceux qui en ont besoin, en leur donnant les moyens de réussir.
Je suis assuré que le bilan de ces 6 premières années de présidence de la Chambre d’Agriculture a prouvé notre grand engagement au service de l’agriculture bourbonnaise, dans toutes ses composantes.
Aujourd’hui, la tâche est conséquente. Avec la crise de l’ESB qui n’en finit pas, la situation de notre agriculture est en péril. La sur-administration affole. L’installation de jeunes exploitants est difficile. Autant de dossiers sur lesquels nous devrons nous battre dans l’intérêt de tous les agriculteurs bourbonnais.
Mais avec de l’optimisme, de la volonté, du bon sens et de vraies capacités d’adaptation, nul combat n’est insurmontable ! "