Chambre d'Agriculture

de l'Allier

60, Cours Jean Jaurès

BP 1727

03017 MOULINS CEDEX

Tél : 04 70 48 42 42

Fax : 04 70 46 30 69

Archives -  Productions animales

29 octobre 2009

L’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage

Organisée par la Chambre d’Agriculture de l’Allier, en partenariat avec les organisations de producteurs bovins du département, elle se déroulera le mercredi 4 novembre à Meillard sur le thème de l’autonomie alimentaire.

Que ce soit dans la recherche appliquée, dans le conseil aux éleveurs ou chez les financeurs, (collectivités territoriales ou autres), la notion « d’autonomie alimentaire » est désormais présente dans toutes les réflexions et discours portant sur le développement de l’élevage.
Pourquoi cette notion a-t-elle émergé ces dernières années ?
Deux origines principales sont à retenir. L’une est d’ordre environnemental, l’autre plus économique.
Sur le plan environnemental, l’heure est à la chasse au CO2. Tout aliment acheté implique un transport de marchandise, et tout transport est générateur de CO2. Jusqu’à présent, cette préoccupation se traduisait surtout par des mesures ou messages incitatifs, sur les pratiques économes en production de gaz carbonique. La taxe carbone peut changer la donne et pénaliser directement l’activité agricole. Certes, elle sera remboursée partiellement aux agriculteurs pour la part liée à l’achat de fioul, mais elle viendra aussi, plus discrètement, alourdir le prix de toutes les fournitures nécessaires aux éleveurs, en particulier les engrais et aliments.
L’autre argument d’origine environnementale, souvent entendu, porte sur la lutte contre la déprise agricole. La notion d’autonomie alimentaire des exploitations implique souvent l’idée d’autonomie fourragère, et donc, de mise en valeur de surfaces en herbe. Ce lien entre autonomie alimentaire et lutte contre la déprise est notamment mis en avant dans les politiques de développement agricole des massifs montagneux.
Mais c’est certainement le lien entre autonomie alimentaire et volatilité des prix qui sensibilise le plus les éleveurs, dans le contexte économique de ces dernières années. En effet, si les experts en économie agricole divergent sur le niveau auquel se situeront les prix moyens des matières premières dans les années à venir, tous admettent que nous entrons dans une ère de « volatilité ». Les facteurs d’instabilité des prix, en particulier pour les céréales, se sont accentués et les mécanismes de régulation ont pratiquement disparu.
Des prix instables pénalisent bien évidemment la vision à moyen et long terme de l’équilibre économique des élevages, nuisent à la dynamique d’investissement et compromettent, en conséquence, la capacité d’adaptation des systèmes à l’évolution de l’environnement. Des systèmes d’élevage plus autonomes dans leur approvisionnement alimentaire pourraient ainsi mieux se mettre à l’abri des aléas des prix des matières premières.
Si l’idée d’autonomie alimentaire semble pertinente, la mise en pratique ne coule pas de source. Un système d’élevage en place ne se modifie pas en un tournemain. La production doit rester à un niveau suffisant pour couvrir des charges structurelles liées à l’historique de l’exploitation, la production doit par ailleurs rester en phase avec les attentes du marché, les assolements doivent rester conformes avec les engagements contractuels des PHAE…..
La Journée Départementale Bovine du 4 novembre prochain ne consiste donc pas à inciter tout éleveur quelle que soit sa situation, à orienter son système vers plus d’autonomie alimentaire. Elle vise à apporter des éléments de réflexion sur le sujet, sous différents angles, en mettant en évidence contraintes et opportunités, afin d’aider chaque éleveur à conduire une réflexion sur son système et lui permettre de prendre des décisions les plus pertinentes possibles, adaptées à sa situation personnelle.
Ainsi, la Chambre d’Agriculture et ses partenaires, (Apeb, Covido-Bovicoop, Sicaba, Sicagieb et Socaviac), vous invitent à participer, le 4 novembre, à cette journée technique. Retrouvez ci-après, le programme de la journée :
Le matin : Exposés et témoignages
- Autonomie alimentaire, pour quoi faire ?
Christophe Pignot (Chambre d’Agriculture)
- Quel type d’animaux produire et comment y parvenir ?
Filière animaux finis, Jean-Yves Besse (Bovicoop)
Filière animaux maigres, Raphaël Colas (Socaviac)
- Contraintes et opportunités liées aux dispositions réglementaires, Claudine Mercier (Chambre d’Agriculture)
- Evolution des systèmes de production (réseau Charolais) - Optimisation de leur autonomie dans un contexte évolutif, Jean-Paul Bellamy (Institut de l’Elevage), Daniel Lafaye et Nicolas Deux (Chambre d’Agriculture)
- Témoignages d’éleveurs illustrant la diversité des situations au regard de l’autonomie alimentaire
Tout au long de la matinée des temps d’échanges sont prévus avec la salle, qui permettront d’apporter tout complément d’information sur cette thématique.
A l’issue de cette matinée, les participants pourront déjeuner sur place (sur réservation uniquement).
L’après-midi : visites d’ateliers
La journée se poursuivra l’après-midi avec la visite de 6 ateliers où seront abordés les thèmes suivants :
- Produire des fourrages de qualité, Nicolas Deux et Nicolas Morand (Chambre d’Agriculture)
- Chaines de récoltes et distribution : coût, Yannick Lapendrie (Chambre d’Agriculture), Arnaud Dubois (FD CUMA)
- Les différents modes d’engraissement (taurillons, vaches), Jean-Michel Aucouturier (Sicagieb), Fabien Gazuit (Apeb)
- Prospective 2012—Impact bilan de santé de la Pac, Daniel Lafaye (Chambre d’Agriculture)
- Alimentation du troupeau et autonomie alimentaire, Franck Doriat et Franck Vernezy (Chambre d’Agriculture)
- Systèmes fourragers en agriculture biologique, François Doyen (Chambre d’Agriculture), Olivier Melloux (Sicaba)
Tous les éleveurs intéressés par la thématique de cette journée sont attendus dès 9 h 30 au Centre d’Elevage à Meillard.
Pour tout renseignement, contactez la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
 
13 mai 2009

Journée régionale ovine, le 20 mai 2009, à Neuvy

La Chambre d’Agriculture de l’Allier et l’AROA co-organisent une journée ovine régionale, le mercredi 20 mai au Lycée Agricole de Neuvy.
Maîtriser l’alimentation de son troupeau ovin
La Chambre d’Agriculture et l’AROA vous invitent à participer, le 20 mai prochain dès 10 h 00 à l’amphithéâtre du Lycée Agricole de Neuvy, à la journée technique consacrée à l’alimentation du troupeau ovin.
L’Institut de l’Elevage, les Chambres d’Agriculture de la Loire et de la Haute-Loire, l’EDE du Puy-de-Dôme, les réseaux Ovins Auvergne-Loire et Bourgogne ainsi que les organisations de producteurs : Copagno, Gapac, Ovicoop, Sicaba, Socaviac, partenaires, sont associés à l’organisation de cette journée.
Au cours de cette journée Ovine Régionale, un point sera fait sur les différentes techniques dont disposent les éleveurs pour optimiser l’alimentation de leur troupeau. L’autonomie fourragère est une question stratégique dans la perspective de 2013 pour obtenir des outils de production performants et adaptés aux tendances de fond de la PAC.
A travers cette journée, les éleveurs auront l’occasion d’échanger sur ces thèmes, le matin à la suite des exposés et des témoignages concrets d’éleveurs et sur les différents ateliers techniques mis en place l’après-midi.
La journée se déroulera selon le programme suivant :
Exposés et témoignages le matin
A 10 heures, accueil par Jean-Marie Lesage, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier et Claude Font, Président de l’AROA.
Exposés :
Pistes pour alléger les charges alimentaires, par L. Sagot (Institut de l’Elevage)
Autonomie alimentaire, céréales ou herbe ?, par B. Vignaud, (CA 03) et J.M. Mouchard (EDE 63)
Témoignages :
  • Pâturage complémentaire Bovin-Ovin, par M.L. Gelin (Socaviac)
  • Aliment fermier, par D. Deltroy (CA 43)
  • Matériel de distribution de fourrages et concentrés, par S. Rebeix (Copagno)
A la suite de ces témoignages, P. Allaix (CA 42) fera un exposé sur laComparaison des coûts de l’UF concentré.
Débats et conclusion.
Ateliers techniques l’après-midi
Après le déjeuner servi sur place (sur réservation uniquement, 15 euros par personne), les participants pourront l’après-midi assister à des démonstrations et aborder avec les techniciens présents sur les ateliers, d’autres aspects techniques, tels que :
La mécanisation de l’alimentation (mélangeuse, DAC…), par J.Y. Sicot (Copagno)
La gestion du pâturage hivernal + rationnement – La gestion du pâturage estival avec suivi des hauteurs d’herbe, par L. Sagot (Institut de l’élevage) et B. Vignaud, (CA 03)
L’implantation et le choix des espèces, par Y. Leboulbin (Réseau Bourgogne) et N. Deux (CA 03)
L’appréciation de l’état d’engraissement et le cycle annuel des brebis, par S. Bionda (GAPAC)
Le logiciel de gestion des pâturages, Planfum, par J. Martens (CA 03)
L’identification ovine, par C. Pignot (CA 03)
Chaque participant repartira avec 2 brochures techniques de l’Institut de l’Elevage.
Pour tout renseignement sur cette journée, n’hésitez pas à contacter la Chambre d’Agriculture de l’Allier, 04 70 48 42 42. 
Journée Ovine Régionale
Mercredi 20 mai 2009 à Neuvy
Bulletin de participation
A retourner, avant le 13 mai 2009, à la Chambre d’Agriculture de l’Allier
60, Cours Jean Jaurès - BP 1727 - 03017 Moulins Cedex
Tél. : 04 70 48 42 42 - Fax : 04 70 46 30 69
Madame Mademoiselle Monsieur
Nom........................................................................................................................
Prénom....................................................................................................................
Adresse....................................................................................................................
Commune.................................................................................................................
Participera à la Journée Ovine Régionale ainsi qu’au déjeuner* servi sur place
Réserve ..... déjeuner(s) à 15 € et joint un chèque de ......... € établit à l’ordre de
l’Agent Comptable de la Chambre d’Agriculture de l’Allier.
* Uniquement sur réservation accompagnée d’un chèque du montant correspondant.
 
5 février 2009

Visites de deux exploitations

Le Gaec des Caires à Saint-Fargeol
Production de volailles, tuerie de volailles et atelier de découpe de viande bovine
En début d’après-midi, les visiteurs ont été nombreux à s’être déplacés sur l’exploitation du Gaec des Caires, où ils ont été accueillis par les 3 associés, Dominique et Béatrice Duprat et Sylvain Fille. Avant la visite des installations, ce dernier a présenté son parcours professionnel et expliqué pourquoi il s’est installé en diversification.
Après l’obtention en 2005 d’un BTS ACSE, Sylvain entre comme salarié au GIE « Le Charollet » à Sorbier où il acquiert « sur le tas » une formation de découpe de carcasse et de désossage. Embauché ensuite par le GIE de Chambérat, en tant que boucher, il y reste pendant 1 an et ½, période durant laquelle il poursuivra son expérience professionnelle.
Le Gaec des Caires voit le jour, en mai 2008, avec l’arrivée de Sylvain aux côtés de Dominique et Béatrice Duprat, alors en Earl. Son installation, avec création d’activités de diversification s’accompagne d’un agrandissement, avec la reprise d’une trentaine d’ha. La production de volailles fermières a nécessité la construction d’un poulailler (complétée par la réorganisation d’anciens bâtiments), ainsi que d’une tuerie de volailles avec aménagement d’un atelier de découpe de viande bovine. Aujourd’hui, le Gaec élève 74 vaches allaitantes (1/3 charolais, 2/3 blonde d’aquitaine) avec une production de taurillons et de génisses engraissées.
Son objectif est de valoriser, en vente directe à la ferme, une dizaine de bêtes et environ 1200 volailles prêtes à cuire, par an.
Le Gaec des Caires ne s’inquiète pas quant à la commercialisation de ses produits. L’édition d’une brochure promotionnelle, diffusée localement et le bouche-à-oreille, ont jusqu’à présent rempli leur office. Il envisage d’autre part, d’adhérer au réseau Bienvenue à la Ferme, ce qui lui permettrait de toucher une autre clientèle.

 
Le Gaec des Huttes à Marcillat-en-Combraille
Production de fromages de chèvre et vente directe
Adeline Blanchet, accompagnée de Damien, son mari, a reçu les visiteurs, dans le bâtiment où a été installée la fromagerie et où se situera le point de vente. Les travaux d’aménagement de ce bâtiment ne sont pas tout à fait terminés, tout comme la construction de la chèvrerie et de la salle de traite, due au gel qui a sévi pendant 15 jours. Adeline n’est cependant pas en retard dans la prévision de sa production de fromages et vente directe. Elle avait en effet prévue se démarrer son activité début 2009, après la mise-bas de ses 53 chèvres, de race alpine. Celles-ci ne devraient d’ailleurs plus tarder à donner naissance à leurs chevreaux.
C’est suite à un Stage 6 mois effectué chez des producteurs de fromages de chèvre, après l’obtention d’un BTS PA et BTS ACSE, qu’Adeline se découvre une passion pour les chèvres et la fabrication de fromages. En 2008, elle s’installe en Gaec avec son beau-père, Gustave Blanchet sur l’exploitation de celui-ci où son mari est aide familial. Cela lui permet de mettre en place un élevage caprin et une fromagerie, pour la transformation fromagère de la totalité du lait. Son installation s’accompagne d’un agrandissement avec la reprise de 30 ha.
Elle prévoit de commercialiser ses fromages en vente directe à la ferme, sur les marchés de Montluçon, Néris-les-Bains, Commentry, à l’occasion de foires locales, mais également auprès des restaurateurs et des petits commerces locaux. Elle proposera des fromages de chèvre affinés (crottins, pyramides cendrées…) mais également des tommes, permettant de diversifier également sa gamme de fromages. Afin de se faire connaître, elle envisage également d’adhérer au réseau Bienvenue à la Ferme et de réaliser une brochure promotionnelle.

 
16 décembre 2008

Catalogue des reproducteurs ovins

La Chambre d’Agriculture, en relation avec le Contrôle de Performances Ovins, a réalisé un catalogue répertoriant les mâles reproducteurs en vente dans les élevages de sélection de l’Allier.

Télécharger la liste des reproducteurs ovins
disponibles à la vente dans les élevages de sélection de l’Allier.

Retrouvez dans ce catalogue la liste des mâles reproducteurs ovins vaccinés et leurs principaux résultats, répertoriés au sein de chaque race, par élevage. Une mise à jour de celui-ci vient d’être effectuée par la Chambre d’Agriculture en lien avec les éleveurs. 

Pour plus de renseignements sur ces animaux et leur prix, nous vous invitons à prendre contact avec les éleveurs.

 

 
4 décembre 2008

Journée portes ouvertes bâtiments d’élevage

Jeudi 11 décembre sur le secteur de Cérilly, Hérisson

La Chambre d’Agriculture et ses partenaires vous donnent rendez-vous le jeudi 11 décembre à partir de 9 h 00 pour la traditionnelle Journée Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage dans le nord-ouest du département. 8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations libres pour vaches allaitantes, une stabulation libre avec caillebotis et logettes raclées pour vaches laitières, une bergerie avec aire paillée et contention couverte, une chèvrerie avec salle de traite. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de profiter de l’expérience des autres : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.

Pour apporter un peu d’innovation à ce traditionnel rendez-vous, la Chambre d’Agriculture propose de présenter le travail réalisé en matière d’énergies renouvelables en lien avec les bâtiments d’élevage. C’est l’exploitation de Sylvain Mathiaud, à Cérilly, qui accueillera ce travail. La diversification agricole et l’agrotourisme seront également mis en avant avec la visite possible du gite Rural réalisé par Emmanuel Delamarlière, en complément de son élevage ovin.
 
L’Allier Agricole vous propose un dossier spécial avec la liste des bâtiments ouverts à la visite, leur descriptif sommaire, leur situation géographique, ainsi que des articles techniques.
 
 
Les Partenaires de l’organisation de cette journée
La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement les 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leurs bâtiments et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs pour leur faire partager leur expérience. Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :
  • Le Groupement de Défense Sanitaire,
  • Le Syndicat de Contrôle Laitier,
  • Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement, 
  • La MSA de l’Allier,
  • La DDAF.
 
Téléchargez le descriptif des 8 bâtiments d’élevage visités
 
Un service complet est proposé aux agriculteurs qui ont un projet de bâtiment.
 
Devis, plans, permis de construire 
 
Au-delà du simple conseil et de l’ébauche de croquis, les agriculteurs qui font appel à la Chambre d’Agriculture ont la possibilité de bénéficier d’un service complet. Pour tout projet de bâtiment, elle propose en premier lieu des conseils sur l’aménagement en fonction des besoins, de la structuration de l’exploitation, du nombre et de la catégorie des animaux à héberger, de la main d’œuvre disponible. Pour aider l’agriculteur à faire son choix en terme économique, le conseiller peut chiffrer la globalité du projet. Une fois que l’agriculteur a arrêtée sa décision, le service qui lui est alors proposé comprend la réalisation des plans définitifs, le dossier de permis de construire, l’élaboration des devis, des demandes de subvention et le cas échéant, du dossier de mise aux normes.
 
S’acquitter de l’obligation de diagnostic amiante
 
Trois conseillers sont titulaires de l’agrément pour réaliser des diagnostics amiante. Obligation à la charge des propriétaires des bâtiments, les diagnostics ont été rendus obligatoires par la loi et tous devront s’y soumettre à terme. La Chambre d’Agriculture peut réaliser le diagnostic amiante de votre bâtiment. C’est le cas lorsque l’exploitation emploie de la main d’œuvre salariée, en cas de vente, et lorsque des artisans doivent intervenir sur le bâtiment. Le diagnostic consiste en un état des lieux sur la présence d’amiante qui n’entraine aucune obligation de traitement particulière. Le dossier réalisé par la Chambre d’Agriculture est strictement conforme aux obligations réglementaires.
Demander un devis et une proposition ne vous engage à rien.
 
Pour tout renseignement, contacter l’Unité Bâtiment, Yannick Lapendrie, 04 70 47 54 58
 

Parmi les possibilités de diversification qui existent en agriculture, le gite rural en est une, un gite ouvrira ses portes lors de la journée Bâtiments : à voir.

Plein phare sur le gîte rural …

L’activité d’accueil touristique la plus répandue

Le gîte rural est une maison individuelle, située dans une commune rurale, loué pour un usage de vacances par son propriétaire. Il est meublé et doit bénéficier de tout le confort : électroménager, vaisselle, aménagement de l’extérieur, afin que les locataires puissent passer leur séjour de façon indépendante. La location se fait en principe pour une semaine, mais on assiste à une évolution vers une demande de courts séjours, week-ends prolongés notamment.

Pour le propriétaire, l’aménagement d’un gîte représente souvent plus un moyen de valoriser un patrimoine bâti existant que de bénéficier d’un complément de revenus, compte tenu du montant des investissements.

Une activité très saisonnée

Le taux d’occupation des gîtes est très variable, avec une saisonnalité liée aux vacances d’été. Dans l’Allier, les propriétaires louent leur gîte en moyenne 12 à 13 semaines par an. Toutefois cette moyenne peut cacher de grandes disparités liées à la période d’ouverture, à l’environnement du gîte, et surtout au dynamisme du propriétaire.

Des marques pour garantir la qualité de l’accueil et assurer la promotion

Le réseau des Gîtes de France entend favoriser à la clientèle des séjours touristiques dans les meilleures conditions d’accueil et de confort, satisfaire aux exigences d’un tourisme d’authenticité et de calme. De la même façon, le réseau Bienvenue à la Ferme, animé par la Chambre d’Agriculture, met en avant la qualité de l’accueil des agriculteurs dans leur gîte situé sur leur exploitation agricole, dans un contexte où les vacanciers sont souvent à la recherche d’un contact avec la nature et l’agriculture.

Par le biais de leurs marques, les 2 réseaux garantissent la qualité des prestations proposées et assurent à leurs adhérents une promotion sur leurs sites internet et sur leurs brochures touristiques.

Des projets aidés

Les travaux d’aménagement d’un gîte rural dans un bâtiment existant, construit en matériaux traditionnels, peuvent être subventionnés dans la mesure où le propriétaire s’engage à adhérer à un label de meublés touristiques et à un service de réservation durant 10 ans. Ces aides en provenance du Conseil Général de l’Allier et des Fonds Européens FEADER varient en fonction du montant et de la nature des investissements à réaliser.

Vous avez un projet, comment faire ?

Contactez la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42) ou le réseau des Gîtes de France (04 70 46 81 56). Vous pourrez bénéficier d’une visite à titre gratuit de ces 2 organismes, associés à un architecte conseil du CAUE. Ils pourront répondre à vos questions et vous conseiller sur la mise en œuvre de votre projet.

Service Espace Rural - Chambre d’Agriculture

 
27 novembre 2008

Echographies ovines

Organisées par la Chambre d’Agriculture et le GDS.

La Chambre d’Agriculture et le GDS, en partenariat avec Génésia, organisent deux semaines d’échographies ovines,  du 15 au 19 décembre 2008, du 5 au 9 janvier 2009.

Renseignements et inscriptions : 04 70 48 42 93
 
30 octobre 2008

Libre service fourrages

Dans le cadre de son programme de recherche sur les techniques de simplification du travail, la ferme expérimentale de Jalogny conduit des travaux sur la distribution de l’alimentation hivernale.

Libre service fourrages
Affourager une fois par semaine des génisses et des vaches suitées
 

Au début des années 2000 les expérimentations ont permis de définir les conditions de bonne utilisation d’une mélangeuse dans le cas de systèmes d’alimentation basés sur l’ensilage d’herbe (composition de la ration, quelle place pour le foin, alimentation de différentes catégories d’animaux avec une ration unique, fréquence de distribution).
Depuis 2 ans, la simplification de la distribution hivernale est abordée sous l’angle du Libre Service pour proposer des solutions de distribution économes, en temps, en carburant ainsi qu’en équipements, dans le cas de systèmes fourragers basés sur des récoltes de foin et d’enrubannage. Les stabulations de la ferme expérimentale n’ayant pas été conçues pour accueillir des dispositifs libre service, des adaptations ont dû être trouvées. C’est le couloir de desserte disposé en fond case qui a été aménagé pour recevoir les balles de foin et d’enrubannage. Celles-ci sont déposées sur des plans inclinés que l’on a fabriqués avec des barrières recouvertes d’une tôle.
Dispositif génisses 2 ans / Hiver 06/07
L’approvisionnement se fait par l’extérieur, à travers les longs pans ouverts. Pour retenir le fourrage, les barrières de fond de case ont été remplacées par un système simple le premier hiver : deux barres au garrot pour les vaches et des barres obliques avec séparation individuelle pour les génisses de 2 ans. Avec ce dispositif on estime qu’environ 15 à 20 % des quantités de fourrages mis à disposition des animaux sont gaspillés (voire plus à certains moments).
Dispositif vaches suitées / Hiver 06/07
Le deuxième hiver, nous avons fait évoluer le dispositif de libre service pour tenter de réduire le niveau de gaspillage. Nous avons généralisé le système des barres obliques avec séparation individuelle, et un système de retenue des balles à distance des barres obliques a été imaginé en collaboration avec un constructeur d’équipements tubulaires.
 
Dispositif génisses 2 ans / Hiver 07/08
En créant une distance de 60 cm, le but est d’obliger l’animal à rentrer la tête dans les emplacements de la barre oblique pour pouvoir tirer le fourrage, ce qui permet de moins en faire tomber sur l’aire paillée. Ces adaptations ont permis de ramener le taux de gaspillage à environ 10 – 15 % des quantités distribuées.
 
Dispositif vaches suitées / Hiver 07/08
Sur le plan des performances animales, le libre service n’a pas entraîné de différence par rapport aux lots témoins qui recevaient une alimentation rationnée : croissance des génisses de 2 ans, évolution du poids et de l’état des vaches suitées, et performances de croissance des veaux sous la mère sont identiques.
Pour un effectif de 112 vaches, l’affouragement une fois par semaine et la distribution quotidienne de concentrés au cornadis nécessiteraient 6 h 30 de travail par semaine et 16 litres de gasoil. Par comparaison, l’affouragement quotidien au moyen d’une mélangeuse de 14 m3 avec une ration de base humide demanderait respectivement 9 h 30 (temps de repousse de la ration compris) et 106 litres de gasoil.
Le libre service modifie la façon de gérer les stocks. Logiquement, l’utilisation simultanée de 2 fourrages doit conduire à limiter la quantité du fourrage le plus ingestible - celui que les animaux vont préférer - et laisser le second à volonté. Cependant le comportement alimentaire n’est pas toujours facile à prévoir. Ainsi avec des fourrages enrubannés qui auraient normalement dû être consommés en priorité, nous avons constaté des irrégularités de consommation qui nous ont amenés à modifier le plan de distribution initialement prévu.
L’hiver prochain sera consacré à la poursuite de la mise au point du dispositif pour tenter de limiter encore un peu mieux le gaspillage, tout en conservant l’avantage pratique d’une seule opération d’affouragement par semaine. Nous utiliserons 2 fourrages de valeurs alimentaires très contrastées (enrubannage récolté mi-mai et foin moyen) pour voir si cela a un effet sur les performances.
 
Julien RENON, Ferme expérimentale de Jalogny
Jean-Pierre FARRIE, Institut de l’Elevage 
 
28 août 2008

FCO : bien examiner les béliers avant la mise en lutte de septembre

La Chambre d’Agriculture et le GDS ont organisé 5 réunions de formation et d’information sur les risques liés à la fonction reproductrice des béliers ayant été exposés à la Fièvre Catarrhale Ovine.

Les conséquences néfastes de la FCO ne se limitent malheureusement pas aux pertes directes, constatées depuis le début juillet dans notre département. Les observations faites dans le nord de la France montrent que les béliers ayant présenté des signes cliniques visibles de la maladie présentent également, le plus souvent, de fortes réductions testiculaires, voire des atrophies qui rendent les béliers inaptes à la reproduction pendant une période plus longue que celle observée à la suite d’une fièvre ordinaire.
La Chambre d’Agriculture et le GDS03 ont souhaité profiter de l’expérience de nos partenaires du nord de la France pour apporter aux éleveurs du département une information la plus précise possible sur les enseignements actuellement connus, ainsi que sur les précautions à prendre pour favoriser une mise en lutte d’automne la meilleure possible.
Yves Lemaire, Chef du Centre d’Insémination Ovine de Verdilly (Aisne), spécialiste reconnu de la question, a ainsi animé 5 réunions successives entre le 18 et le 22 août. Elles se sont déroulées à Hérisson (M Lespinasse), Neuvy (Lycée Agricole), Le Theil (M Pariot), Meillers (Gaec de Maistre), Molles (Gaec du Pavillon) et ont réuni près de 130 éleveurs ainsi que des techniciens d’OP et des vétérinaires.
On peut résumer comme suit les principaux enseignements :
  •   En-dehors de toute influence de la FCO, entre 5 et 10 % des béliers présentent régulièrement des défauts de fertilité.
  •   La présence de signes cliniques apparents de FCO entraîne presque toujours une perte de fertilité grave. La perte de fertilité s’accompagne le plus souvent d’atrophies testiculaires visibles à l’œil nu, ou détectables au palper.
  •   La palpation de l’appareil génital mâle est une opération simple, trop peu réalisée par les éleveurs, qui permet de détecter une grande part des risques d’infertilité.
  •   La perte de fertilité consécutive à la FCO n’est pas irréversible. Les débuts d’amélioration se manifestent en général après le 3ème mois suivant l’expression de la maladie.
La deuxième partie de la réunion a porté sur une formation à l’examen clinique des organes génitaux. Les éleveurs ont pu se familiariser avec cette technique simple qui consiste à observer et palper les différentes parties génitales que sont les testicules, l’épididyme, etc. Tous les participants s’accordent pour considérer que cette manipulation ne fait pas partie de leurs pratiques courantes, mais qu’elle devrait systématiquement être mise en œuvre avant les mises en lutte, en-dehors de toute considération liée à l’épisode actuel de FCO. Cet examen peut être fait par l’éleveur après un minimum d’initiation ou par son vétérinaire.
La préoccupation principale reste cependant la mise en lutte de septembre 2008. Il est clair qu’un nombre très important de béliers a présenté les signes cliniques de la maladie. Réaliser des analyses de semence pour tous les béliers suspects du département n’est aujourd’hui pas envisageable pour des raisons pratiques. En revanche, la forte corrélation observée dans le nord de la France, entre qualité de la semence et morphologie de l’appareil génital permet de considérer qu’un diagnostic fiable peut être posé par simple examen clinique dans la grande majorité des cas.
Il est donc fortement conseillé à tous les éleveurs ovins d’écarter de la lutte d’automne tout bélier qui présenterait des défauts de l’appareil génital, même légers.
Pour faire face à une demande probablement forte en béliers de remplacement, un recensement des mâles inscrits, vaccinés, disponibles à la vente, a été réalisé par la Chambre d’Agriculture. Ce catalogue est disponible en contactant le Service Technique Elevage. Il sera expédié à tout éleveur qui en fera la demande. Il est également consultable sur le site de la Chambre d’Agriculture www.allier.chambagri.fr.
Un rappel : il y a suffisamment de doses de vaccins disponibles pour vacciner l’ensemble du cheptel ovin du département. La vaccination et la désinsectisation sont les mesures indispensables à la protection du troupeau, dont font partie les béliers.
Comment consulter le Catalogue des Béliers inscrits, vaccinés, disponibles à la vente :
  • En appelant la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42. Vous le recevrez par la poste.
  • En accédant au site Internet de la Chambre d’Agriculture : www.allier.chambagri.fr
 
21 juillet 2008

FCO : pour protéger votre cheptel, vaccinez.

Les fortes chaleurs et l’humidité abondante de juin ont favorisé le développement du moucheron « Culicoïdes ».

La recrudescence de « culicoïdes » a conduit dés le début de juillet à la réactivation de l’activité virale et à l’apparition des premiers signes cliniques sur les cheptels ovins et bovins.
 
148 suspicions cliniques
 
Plus de 148 cas de suspicions cliniques de FCO sont en cours d’analyses aux laboratoires de référence de Maison Alfort et du département. Les cheptels ovins semblent représenter la majorité des cas de suspicions de ces derniers jours. Cela peut certainement s’expliquer par le fait que la majorité des cheptels bovins ont pu être vaccinés et protégés avant l’activité virale. Ceci nous confirme l’efficacité de la vaccination mise en place.
 
Il faut vacciner au plus vite le maximum de ses animaux de reproduction afin de les protéger.
 
Le vaccin des petits ruminants est actuellement disponible, nous invitons les éleveurs qui n’ont pas encore vacciné leurs animaux à se rapprocher de leur vétérinaire pour que celle-ci soit faite au plus vite. Même si le délai de l’immunité est de 23 jours après l’injection du vaccin à l’animal (une injection pour les ovins, deux injections pour les bovins), il n’est pas trop tard pour vacciner ses animaux ! En effet, il est impossible de savoir le taux d’infestation des animaux par le virus ainsi, que le pourcentage d’animaux infesté de la FCO.
 
Nous recommandons également de désinsectiser ses animaux tant que le délai de l’immunité n’est pas écoulé : un animal moins piqué par le moucheron sera un animal moins infesté (il aura alors moins de chance de succomber à la maladie).
 
Protocole à suivre en cas de suspicion de foyer FCO 
  •  Faire venir son vétérinaire pour effectuer des prélèvements sanguins sur des animaux suspects afin de pouvoir confirmer ou infirmer le cas de suspicion par le laboratoire.
  • Si le cas de suspicion est confirmé, vous recevrez de la DSV un courrier vous informant que votre troupeau est reconnu foyer FCO. A ce courrier vous sera joint un dossier sur lequel vous pourrez déclarer toutes les mortalités ou euthanasies intervenues depuis la date de déclaration de suspicion FCO par votre vétérinaire.
  • Des aides nationales sont prévues pour les animaux morts ou euthanasiés dont les montants doivent être rediscutés le 17 juillet.
  • Si vous avez adhéré à la Caisse de Solidarité de Santé Animal (CSSA) du GDS il vous faudra garder les ordonnances remises par votre vétérinaire stipulant les moyens préconisés pour soigner ses animaux de la FCO. Un courrier vous expliquant la démarche à suivre vous sera envoyé dés cet automne.
N’hésitez pas à contacter votre GDS (04 70 35 14 30) pour tout complément d’information.
 
Article réalisé par le GDS de l’Allier.
 
FCO : vacciner absolument.
 
Comme on pouvait le craindre, nous assistons à une recrudescence du virus FCO dans le département, situation identique à ce qui a été constaté dans le nord est de la France en 2007, deuxième année de présence de la maladie.
 
Grâce à la campagne de sensibilisation que nous avons menée avec le GDS, la DSV et les vétérinaires, une grande partie du cheptel bovin est aujourd’hui vaccinée. C’est le cheptel ovin qui semble le plus touché par l’explosion du nombre de suspicions de ces derniers jours, les vaccins ont davantage tardé à être disponibles et la vaccination commence à peine. Des bovins non vaccinés sont également touchés.
 
Devant cette situation, la Chambre d’Agriculture a décidé de mettre en place une cellule de crise sanitaire ovine. La première réunion, avec l’ensemble des partenaires de la filière et les syndicats, a lieu le 17 juillet. Nous travaillons à la définition d’un véritable plan d’actions que nous proposerons aux pouvoirs publics et collectivités pour venir au secours des éleveurs ovins. Les aspects réglementaires, techniques, génétiques et financiers seront abordés. Il y a des situations catastrophiques.
 
Une fois encore, j’appelle tous les éleveurs, de bovins, d’ovins et de caprins, à vacciner leur cheptel. Même s’il est atteint, le vétérinaire jugera des animaux qu’il peut ou non vacciner.
 
Jean-Marie LESAGE
Président de la Chambre d’Agriculture
 
24 juillet 2008

FCO : Un développement violent de la maladie

La Chambre d’Agriculture a réuni dans l’urgence une cellule de crise professionnelle pour traiter de la situation en élevage ovin.

Prendre rapidement des mesures pour aider les éleveurs
Les nombreux cas cliniques de FCO observés depuis le début juillet dans l’Allier concernent majoritairement les élevages de moutons. L’évolution quotidienne du nombre de cas et du taux de mortalité est fulgurante. Les explications sont claires : les moutons forment l’espèce la plus sensible au virus FCO, et par ailleurs, la date d’arrivée des vaccins a été trop tardive, dans la plupart des cas, pour permettre l’installation d’une immunité avant que la maladie ne se manifeste.
Dans un contexte de crise de l’élevage ovin, liée entre autres à une très forte hausse des charges alimentaires, et alors que le département de l’Allier a perdu 14 000 brebis entre 2007 et 2008 (-8%), l’irruption de la FCO fait plonger la filière ovine dans des difficultés énormes.
Pour trouver les moyens de faire face à cette situation inquiétante, qui menace tout l’élevage ovin départemental, la Chambre d’Agriculture de l’Allier à invité les organisations professionnelles ovines et les syndicats à une réunion de réflexion le jeudi 17 juillet dernier. Pour la plupart, ils ont répondu présents et chacun a pu contribuer à la réflexion organisée autour de plusieurs axes de travail.
Il s’agit tout d’abord de permettre aux éleveurs de faire face en urgence aux problèmes de trésorerie, qui étaient déjà aigus bien avant l’arrivée de la FCO. Pour cela, les organismes sociaux et bancaires devraient être sollicités pour un allègement des charges. Le ministère sera également sollicité pour une majoration des aides ovines existantes (plan ovin), compte tenu de la situation exceptionnelle consécutive à la FCO.
Mais, à terme, il s’agit aussi de préserver le potentiel de production du département. Une des conséquences les plus redoutables de la FCO est la stérilité des mâles, qui dure un minimum de 3 mois pour les animaux ayant exprimé les signes cliniques de la maladie. Plusieurs objectifs : d’une part, repérer les béliers aptes à la reproduction et, d’autre part, faciliter l’acquisition de béliers de bon niveau pour les éleveurs dont les animaux, atteints, sont indisponibles pour la lutte de cet automne.
D’autres mesures sont à l’étude pour permettre le contrôle de semence des béliers, encourager les échographies afin de rattraper d’éventuelles luttes déficientes, faciliter l’achat éventuel de béliers.
Un plan d’action validé par l’ensemble des participants est en cours de finition et sera présenté en urgence aux pouvoirs publics et collectivités territoriales, financeurs potentiels.

Vaccination : Il n’est pas trop tard

La Chambre d’Agriculture et le GDS insistent sur l’importance de la vaccination. Il n’est pas trop tard pour vacciner si cela n’a pas encore été fait, des vaccins sont disponibles et le vétérinaire jugera de l’aptitude de l’animal à être vacciné. C’est le seul moyen à terme de protéger le cheptel.
 

Suspicion : Le bon réflexe

S’il y a des signes cliniques suspects sur un animal, le bon réflexe est de prévenir son vétérinaire. Il effectuera un ou plusieurs prélèvements sanguins sur le troupeau. Les analyses confirmeront ou infirmeront la suspicion. En cas de signes cliniques apparents, la totalité des frais de vétérinaire et d’analyses sont pris en charge. Si les analyses confirment, l’exploitation est déclarée foyer FCO par le vétérinaire sanitaire et cela ouvre droit aux aides existantes en matière d’indemnisation.
 
Chambre d’Agriculture.
 
Un développement violent de la maladie
 
Le nombre de cas cliniques s’accroît quotidiennement depuis le début du mois de juillet sur l’ensemble du département.
 
Les professionnels et l’administration n’avaient pas attendu l’explosion de la maladie pour mettre en place, dans l’Allier, le processus de vaccination une fois les doses disponibles. Les premières commandes de vaccins pour les broutards ont été passées par la DSV dès le 12 mars dernier. La DSV va d’ailleurs prochainement entamer la 7ème campagne de distribution de doses pour cette catégorie-là d’animaux. Quant au déclenchement du processus de commandes pour le cheptel de souche bovins, il n’a pas pu se faire avant le 13 mai. Aujourd’hui la totalité des vaccins dédiés au cheptel de souche bovins de l’Allier, est arrivée à bon port.
 
Pour les espèces ovines et caprines, explique Géraldine Charlat - Spony, adjointe chef de service chargée de la santé animale au sein de la DSV* les premiers vaccins, soit 113 700 doses, n’ont pu être libérés avant le 24 juin. Une deuxième campagne, soit 61 600 doses, pour ce même cheptel de souche ovins - caprins a été lancée dès le 10 juillet. Au total 241 900 doses sont prévues pour le cheptel de souche ovins-caprins. Pour atteindre ce quota, il reste à venir 66 600 doses. Les éleveurs comme les vétérinaires redoublent d’efforts pour que ces vaccinations se fassent dans les meilleures conditions possibles.
 
Une propagation rapide de la maladie
 
Sur le département, 213 foyers non cliniques (c’est à dire sans signe de la maladie mais avec une sérologie ou une virologie positive) et 164 foyers cliniques ont été recensés en début de semaine concernant exclusivement le sérotype 8 de la FCO. Du 15 juillet 2008 au 16 juillet, on est passé de 76 foyers répertoriés à 164. Sur les 164 foyers cliniques, 130 ont été décelés en élevage ovin et 34 en élevage bovin et ce, sur l’ensemble du département. A ces chiffres, s’ajoutent 255 suspicions en cours de test virologique au Laboratoire d’Analyses Départemental à Moulins, à dater du 16 juillet dernier.
 
Conséquences sur les cheptels
 
Une surmortalité des ovins a été constatée ces dernières semaines. Les appels des éleveurs auprès de la Saria à Bayet, chargée de l’enlèvement des animaux morts, se sont multipliés. Le 16 juillet, la Saria a enregistré en une journée 965 appels contre habituellement 1300 appels par semaine à cette même période !
Il est également difficile de mesurer les conséquences indirectes de la FCO ne possédant pas le recul nécessaire sur la maladie notamment sur l’espèce bovine.
 
Indemnisations 
 
Un protocole d’indemnisation a été mis en place par l’Etat pour les exploitations déclarées "foyer FCO". Les animaux morts ou euthanasiés après que les exploitations auront été déclarées "foyer FCO" seront indemnisés à hauteur :
  • de 228, 67 euros par bovin mort ou euthanasié
  •  de 45, 73 euros par ovin - caprin mort ou euthanasié
  • de 91,47 euros par ovins - caprins UPRA mort ou euthanasié
Les frais de déplacement du vétérinaire lors d’euthanasie d’animaux atteints par la maladie sont également pris en charge par l’Etat, toujours dans le cas d’une exploitation reconnue "foyer FCO".
 
Les adhérents au GDS, en règle de cotisation, peuvent, s’ils ont versé durant au moins 3 ans, leur contribution à la Caisse, bénéficier des prestations de la Caisse de Solidarité soit :
  • 45 euros par bovin traité avec un plafond de 25 % du nombre de bovins pour lesquels l’éleveur contribue à la CSSA,
  • 7,5 euros par petit ruminant traité avec un plafond de 35 % du nombre des petits ruminants de l’élevage,
  • avec une franchise de 3 % des animaux de l’élevage concerné.
Pour plus d’informations sur la Caisse de Solidarité, le GDS est à votre disposition au 04.70.35.14.30.
 
* Direction des Services Vétérinaires
 
Article réalisé par l’Allier Agricole.
 
 
10 juillet 2008

Quelle complémentation pour les broutards ?

Dans un contexte incertain, avec un prix des aliments qui flambe et des cours difficiles à prévoir, beaucoup d’éleveurs se posent des questions sur l’intérêt de la complémentation des broutards.

L’alimentation de base des broutards est constituée du lait de leur mère et d’herbe auxquels une complémentation en concentrés s’ajoute éventuellement. Celle-ci n’intervient que si les performances permises par le lait et l’herbe sont insuffisantes.
La production laitière des vaches est déterminée par le potentiel génétique, par des facteurs sanitaires et par l’alimentation. En ce moment, le seul point pouvant être adapté concerne l’alimentation des vaches : plus elles auront à disposition de l’herbe de qualité en quantité suffisante, moins il faudra apporter de concentrés aux veaux. La maîtrise du système fourrager et la gestion du pâturage prennent, ici, toute leur importance.
De plus, à 4 mois, un veau est capable d’ingérer 1 kg de Matière Sèche d’herbe par jour. Cette consommation augmente de 1 kg par mois pour atteindre 5 kg de MS au sevrage. Si un broutard dispose, lui aussi, d’une herbe de qualité en quantité suffisante, une grande partie de ses besoins est déjà satisfaite.
La décision de complémenter dépend, ensuite, de la date de vente souhaitée et de l’objectif de poids à atteindre à cette date. Le niveau de croissance à atteindre déterminera s’il est indispensable de complémenter et à quel niveau.
Enfin, dans certains cas, la complémentation des broutards a pour objectif d’avancer leur date de vente, ce qui permet, d’une part, d’espérer vendre à une période où peu d’animaux sont encore sur le marché, et d’autre part, de décharger les prairies sur une période où la pousse d’herbe est plus limitée.
Complémenter, mais pas gaspiller !
L’efficacité alimentaire d’une complémentation varie énormément : 1 kg de croissance supplémentaire peut demander l’apport de 5 à 10 kg d’aliments. Cette efficacité varie, évidemment, selon le type d’aliment, le mode de distribution, la qualité de l’herbe à disposition des broutards, leur état sanitaire (déparasitage…), et selon les quantités distribuées : plus les quantités augmentent, moins l’efficacité est bonne.
Il ne faut pas perdre de vue que les veaux passent de l’état de monogastriques (alimentation lactée uniquement) à celui de ruminants, capables de valoriser des aliments grossiers. La mise en place d’une complémentation précoce, à l’étable, en quantité trop importante, sans apport d’éléments grossiers (foin de bonne qualité), ne permettra pas la mise en route de la rumination de manière satisfaisante. Il en résultera une moins bonne valorisation de l’herbe par la suite, et par conséquence, une forte consommation de concentrés.
Par ailleurs, il est, dans tous les cas, nécessaire d’anticiper sur les besoins des animaux, en mettant à disposition le concentré, de manière progressive, en rationnant les quantités à 1 ou 2 kg maximum, au départ, pour atteindre la quantité souhaitée en 2 à 3 semaines.
Quel aliment distribuer ?
La valeur énergétique du concentré doit être la plus élevée possible (proche d’1 UF) et la valeur azotée doit se situer aux alentours de 16 à 18 % de MAT. L’importance de la complémentation azotée devrait être adaptée, notamment à la qualité de l’herbe ingérée, mais une sur-complémentation ne présente pas d’intérêt technique sur les performances des broutards… et se révèle, de plus, cette année très coûteuse…
Un aliment du commerce « jeunes bovins » à 16 % de MAT, ou un mélange de matières premières, tels que ceux qui vous sont présentés sur notre graphique, semblent les plus adaptés. L’opportunité de réaliser son mélange doit être raisonnée en fonction des quantités nécessaires pour amortir le matériel et rémunérer le temps passé. Il est aussi à noter que des moutures trop fines (farine) peuvent entraîner une baisse de l’efficacité alimentaire par rapport à une présentation en granulés ou aplatie et être source de problèmes digestifs (acidose…).
Il est aussi possible de réaliser un aliment plus complet, pour les élevages équipés de mélangeuses, en mélangeant de la paille ou du foin finement défibré (3 à 5 cm) avec les concentrés.
Quel dispositif de distribution ?
L’aliment doit être facilement accessible aux veaux sans l’être pour les vaches. Un dispositif de tri sélectif est donc indispensable.
Dans la pratique, il est souvent peu envisageable d’apporter chaque jour le concentré, et la mise en place du nourrisseur est la solution la plus appropriée. Il doit être situé à proximité des aires de repos des vaches, ce qui facilitera l’accès aux veaux. Ces zones sont habituellement des endroits ombragés et secs. Il n’est pas conseillé de rapprocher le nourrisseur du point d’abreuvement car le troupeau n’y séjourne pas assez longtemps pour que tous les veaux puissent consommer.
Cette distribution « à volonté » doit être suivie de près, pour éviter les gaspillages, et elle peut être source de surconsommation (on peut atteindre plus de 15 kg de concentrés par jour pour des broutards de 350 kg).
Quelles quantités distribuer ?
La distribution d’une quantité très limitée (moins de 50 kg de concentrés par broutard) n’a que peu d’effet, à l’inverse, une surconsommation (au-delà de 300 à 350 kg par broutard) n’a que peu d’intérêt économique.
Les quantités distribuées seront à adapter aux objectifs de poids et de date de vente, mais il est admis, qu’au-delà de 5 à 6 kg de compléments par jour, il faut se poser la question du sevrage des broutards et du passage à un régime alourdissement.
Ne pas oublier que les broutards sont des ruminants et que la base de leur alimentation doit rester le fourrage et le lait pour que la rentabilité économique soit au rendez-vous.
En résumé
La complémentation des broutards doit se raisonner, globalement, d’un point de vue économique et commercial. C’est l’objectif de poids de vente, à une date donnée, qui doit déterminer si la complémentation est nécessaire, et quelle quantité doit être distribuée pour permettre d’atteindre le niveau de croissance souhaité s’il ne peut pas être permis par la consommation d’herbe ou le lait de la mère.
Pour rester rentable, dans le contexte actuel de prix des broutards et d’augmentation du prix des aliments, la valorisation maximale des aliments, par les animaux, doit être recherchée et aucun gaspillage ne doit être toléré.
Cette technique est encore rentable, si elle est bien maîtrisée, mais elle doit être associée à une gestion pertinente du pâturage, pour favoriser la production laitière des vaches et la consommation d’herbe de bonne qualité par les broutards.
 
Service Technique Elevage – Chambre d’Agriculture de l’Allier
Source : Réseau d’élevage Charolais
 
 
9 octobre 2008

Contrôle de la semence des béliers

Quels résultats, comment réagir ?
Suite à l’épizootie qui a rudement touché les éleveurs du département dès l’été, l’une des principales conséquences, après la mortalité, est la fertilité des animaux.
Dans le but d’accompagner les éleveurs dans cette démarche, la Chambre d’Agriculture, en partenariat avec le GDS, avait organisé, les 16, 17 et 18 septembre 2008, 3 journées de contrôle de semence des béliers. Ces journées, réparties pour couvrir l’ensemble du département, se sont déroulées au LEGTA de Neuvy, chez Mme Rivenez au Donjon et à l’EARL Clément Durin à Beaune-d’Allier.
De nombreux inscrits
Ce sont au total 82 éleveurs qui se sont présentés pour faire contrôler 500 béliers.
Yves Lemaire, technicien de l’UPRA Ile de France, ainsi que Messieurs Verlut et Meyus, vétérinaires, ont officié tout au long de ces 3 jours pour, malheureusement, donner des informations pas toujours encourageantes.
Classés par catégories, de nul à bon, en passant par moyen et faible, les contrôles effectués sur les animaux présentés ont donné les résultats suivants :
Nul
Faible
Moyen
Bon
12.47 %
24.27 %
12.07 %
51.19 %
      
       Résultats issus du testage des 500 béliers précités ainsi que des 254 autres réalisés par Ovicoop.
Par élevage, les résultats sont les suivants :
  •  8 sur 82 ont la totalité de leurs animaux classés « bons »
  •  15 sur 82 ont tous leurs béliers classés « nuls » ce qui impose une révision complète de la stratégie de mise en lutte.
  •  28 sur 82 n’ont que des béliers classés faibles ou « nuls »
  •  8 élevages ont la moitié de leurs béliers moyens ou bons
  •  46 élevages repartent avec tous leurs béliers bons soit moyens.
On constate donc une très grande variabilité entre élevages.
Quelle interprétation faire de ces résultats ?
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en règle générale, 3 à 5 % des béliers sont infertiles (ce qui correspond aux « nuls ».) De ce fait, si on déduit ce pourcentage des 12 % sortis « nuls », ce sont 7 à 9 % des béliers qui sont devenus (provisoirement) stériles suite à la FCO.
Les béliers classés nuls ne peuvent évidement assurer aucune saillie dans l’immédiat. Leurs spermatozoïdes sont morts. Pour certains on observe la présence du sang dans la semence. Cet état devrait s’améliorer progressivement pour redevenir normal d’ici 4 mois suivant la date d’atteinte par le virus. La date d’atteinte est probablement située courant juillet pour la plupart des animaux.
Les béliers classés « faibles » ont des spermatozoïdes, soit malformés, soit morts, pour une grande partie d’entre eux. Les béliers sont en phase 1 de guérison, mais ils ne peuvent décemment pas assurer une lutte avant 3 mois, date à laquelle les chaleurs seront révolues. Ils pourront toutefois servir pour les luttes de printemps sur éponge, sous surveillance bien sûr (l’utilisation d’un harnais marqueur est conseillée, ainsi que les dates de saillie des brebis, pour constater d’éventuels retours).
Les béliers classés moyens : ceux là se distinguent en 2 catégories : ceux qui ont été atteints par la FCO et qui sont en bonne voie de guérison : ils peuvent être utilisés pour la lutte, mais à raison de 2 fois plus de béliers pour le même nombre de brebis, et ceux qui du fait de leur état corporel insuffisant ne produisent que peu de semence, dont la concentration est inférieure à la normale. Le faible niveau de fertilité n’est pas forcément à imputer à la FCO. Pour ces animaux, un bon flushing s’impose.
Quelles solutions ?
Voici différentes options pour que chacun puisse y trouver son compte, mais pour tous une règle générale est à respecter : réagissez à temps !
  •  remplacement des béliers infertiles : soit par achat (la Chambre d’Agriculture met à votre disposition un catalogue des béliers inscrits et vaccinés en vente chez les sélectionneurs), soit par auto-renouvellement en gardant des agneaux de boucherie. Dans cette dernière option, attention au nombre de brebis par mâle, palpez les testicules de ceux-ci avant de vous décider pour en contrôler l’intégrité, regardez l’état corporel et la morphologie : sont-ils assez grands, en état suffisant ?
  •  ne pas oublier le flushing : un bon déparasitage un mois avant la lutte, de l’herbe et des céréales, pour béliers et brebis, avant et pendant la lutte.
  •  utiliser un harnais marqueur et surveiller les premières luttes et repasses. Une bonne surveillance peut permettre un rattrapage avant la fin de la saison sexuelle.
  •  échographies : indispensable pour ne pas nourrir les brebis vides, faire ses lots de mise bas, organiser les éventuels rattrapages de lutte et les lots d’éponges.
La Chambre d’Agriculture reste à votre service pour tout renseignement : 04 70 48 42 42.
 
3 juillet 2008

Les règles de certification de la parenté changent

La Chambre d’Agriculture et le CIPCA précisent aux éleveurs, adhérents de l’état-civil bovin, de Bovins Croissance 03, du Syndicat de Contrôle Laitier, que les règles de certification de la parenté des animaux évoluent.

Les règles de certification de la parenté changent

A compter du 15 novembre 2008, les filiations des animaux nés sur vos exploitations ne pourront être certifiées que si les conditions suivantes sont respectées :

  • Les pères déclarés sur les notifications doivent être connus en ADN,
  • L’engagement 2008 de l’éleveur doit être signé et retourné au CIPCA.


N’attendez pas le dernier moment ! Si l’un de vos taureaux meurt sans qu’il ait été analysé en ADN, ses veaux n’auront pas de filiation certifiée. Vérifiez bien la situation ADN de chacun de vos taureaux et n’hésitez pas à appeler le CIPCA en cas de doute !

Mettez vous en conformité le plus vite possible pour éviter des problèmes lors de la naissance des veaux de la prochaine campagne.

Pour tout renseignement, contactez les services du CIPCA au 04 70 48 42 17.

 
3 juillet 2008

Résultats 2007 : présentation des cas-types Rosace Lait

En région Centre et l’Allier, les exploitations lait et grandes cultures de la zone ont vu leur revenu s’accroître fortement, du fait de la conjoncture 2007 très favorable aux céréales.

Des rendements un peu plus faibles sur les cultures d’automne, mais meilleurs pour les cultures de printemps

En 2007, les rendements en céréales à paille ont été en moyenne inférieurs de 2 à 4 quintaux par rapport à l’année précédente. L’été pluvieux a cependant permis d’obtenir des rendements supérieurs pour les cultures de printemps (maïs et tournesol).
La production fourragère a été abondante mais la qualité des fourrages a été variable.

Une augmentation de volume de lait de 1%.

En 2007, le volume de lait collecté par les laiteries de la zone a augmenté de 1 %, et ceci malgré une baisse sensible du nombre de producteurs. Certains éleveurs, habitués à gérer des allocations de fin de campagne relativement importantes, ont pu réaliser les 15 % de droits supplémentaires qui leur ont été accordés pour la campagne 2007/2008. Les zones de l’Est de la région, touchées par la FCO, ont été freinées.
Parmi les leviers techniques mis en œuvre, l’augmentation de l’effectif de vaches traites a constitué la principale voie retenue (plus de génisses introduites dans les troupeaux, des réformes différées et des périodes de tarissement raccourcies). Le maintien de vaches destinées à la réforme a eu les conséquences que l’on sait sur la qualité du lait (cellules somatiques), avec une incidence négative sur le prix payé en 2007.

Une hausse sensible des charges

Les systèmes lait et culture sont en général plus intensifs que les autres. L’augmentation du coût des intrants (engrais, concentrés, carburant,...) a eu chez eux un impact important sur les charges (10 à 15% d’augmentation des charges opérationnelles et 4 à 8 % sur les charges fixes).
Avec une augmentation des produits de 20 %, liée aux prix des céréales et le début de la hausse du prix du lait, l’EBE est amélioré d’environ 35 %. Dans les systèmes plus laitiers, les produits ont progressé de 10 à 15 % et l’EBE de 10 à 20 %. Comme dans les autres régions, l’évolution du revenu est corrélée à la part des cultures de vente dans le chiffre d’affaires. Avec une proportion de cultures de 10 % dans le chiffre d’affaires, le revenu progresse de 7 %. A contrario, dans les systèmes mixtes (bovins lait et viande) avec peu de cultures, la baisse du prix de la viande donne une stagnation des revenus.

Présentation des cas-types lait et grandes cultures suivis du réseau Rosace lait 2007

Familles

Groupe

Système

UMO

lait vendu (en litres/an)

SAU (ha)

Grandes cultures et gel (ha)

% maïs dans SFP

EBE 2007 (euros)

Evolution 2006-2007 de l’EBE

revenu disponible par UMO exploitant

Mixtes Lait + allaitantes

1 h

3

420 000 (67 VA non primées)

181

30

13%

100500

2 %

23 447

Lait + cultures de vente Grandes structures

3 m

3.5

550 000

180

121

40 % (irrigué)

161480

37 %

49 170

   

3 s

3.5

550000

180

103

30 %

140200

32 %

40 200

  Structures moyennes

4 m

1.5

280000

111

80

52 %

97700

35 %

46 800

Lait dominant Quotas important

6 m

2.5

480000

110

54

44 %

107900

23 %

47 950

  Quotas moyen

7 s

2

330000

91

40

30 %

79460

20 %

28 390

   

7 p

1.5

285000

62

15

21 %

55230

7 %

25 440

Structures :

Grandes structures : SAU > 120 ha souvent sociétés

Moyennes structures : SAU < 120 ha souvent exploitations individuelles

Quotas importants : > 400 000 l

Quotas moyens : environ 300 000 l

Systèmes fourragers :

m : maïs dominant

s : mi-maïs mi-herbe (voie stocks)

p : mi-maïs mi-herbe (voie pâturage)

h : herbager

Les thèmes étudiés dans le réseau Rosace lait, durant l’année 2008, concerneront le travail, le calcul du coût de production du lait et le calcul des consommations d’énergie. 

Des scénarios d’évolution des systèmes laitiers de la région sont en cours de modélisation afin de tester leur intérêt pour les éleveurs. Les différents scénarios à l’étude dans l’année en cours sont récapitulés dans le tableau ci-dessous.

 

 

 
9 octobre 2008

Un allié pour les éleveurs...

La campagne promotionnelle mise en place par la Chambre d’Agriculture de l’Allier prend fin le 17 octobre.

De par ses multiples fonctions techniques, cet outil informatique de gestion de troupeau devient vite indispensable aux éleveurs : simplification des tâches administratives, valorisation des données techniques et économiques, gestion des différentes primes bovines et leurs déclarations, suivi et prévisions du chargement, analyse des croissances... En souscrivant au service Bovitel, vous bénéficierez d’un suivi et des conseils d’un technicien spécialisé de la Chambre d’Agriculture.
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Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle jusqu’au 17 octobre 2008*
- Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 €
- Maintenance annuelle : 151 €
Réalisez une économie de 75 €
- Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 €
- Maintenance annuelle : 199 €
Réalisez une économie de 105 €
Module Pocket installé avec options Bovitel : Nous consulter pour les tarifs.
* Remises particulières pour les « JA » et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
Pour tout renseignement, contactez le technicien élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier sur votre secteur :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60.
 
2 octobre 2008

Fin de la campagne promotionnelle, le 17 octobre !

Il ne vous reste plus que 15 jours pour profitez de la promotion mise en place par la Chambre d’Agriculture.

Outils informatique de gestion de troupeau, Bovitel permet également, de par ses multiples fonctions techniques, de procéder aux différentes obligations administratives, de valoriser les données économiques, de gérer les différentes primes bovines et leurs déclarations, de suivre et de prévoir le chargement, d’analyser les croissances... En souscrivant à Bovitel, vous bénéficierez aussi d’un suivi et de conseils d’un technicien spécialisé de la Chambre d’Agriculture.
Plus de 5 000 éleveurs en France l’utilisent, dont 800 dans l’Allier. Alors faites comme eux, et profitez des tarifs attractifs, jusqu’au 17 octobre, pour vous équiper de Bovitel ! Il ne vous reste plus que 15 jours pour en bénéficier !
Réalisez des économies en vous équipant dès maintenant :
 
BOVITEL
3 modules
5 modules
- Inventaire : Notifications naissances, Entrées / Sorties + Gestion Inventaire
- Bonnes Pratiques
- Reproduction
- Idem « Bovitel 3 modules »
+
- Economie et gestion des primes
- Gestion des performances
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle jusqu’au 17 octobre 2008*
- Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 €
- Maintenance annuelle : 151 €
Réalisez une économie de 75 €
- Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 €
- Maintenance annuelle : 199 €
Réalisez une économie de 105 €
 
Module Pocket installé avec options Bovitel : Nous consulter pour les tarifs.
* Remises particulières pour les « JA » et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
Pour tout renseignement, contactez les techniciens élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, à :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60
Profitez de votre passage au Sommet de l’Elevage, du 2 au 4 octobre à la Grande Halle de Cournon d’Auvergne, pour venir sur le stand de la Chambre d’Agriculture (hall 3 – stand n° 2) et assister aux démonstrations de Bovitel.
 
25 septembre 2008

N’oubliez pas les nouvelles règles de certification des filiations !

La Chambre d’Agriculture et le CIPCA rappellent aux éleveurs, adhérents à Bovins Croissance 03 et au Syndicat de Contrôle Laitier, que les nouvelles règles de certification de la parenté changent.

A compter du 15 novembre 2008, seuls les veaux, dont le père a un ADN connu, auront leur filiation validée.
  • Si vous avez encore des taureaux non connus en ADN, faites-les analyser sans attendre !
Attention : le prélèvement de cartilage lors de l’inscription (tube vert du HBC) ne signifie pas que l’animal à un ADN connu. En effet, pour que l’analyse soit réalisée, il faut ensuite une demande explicite de l’éleveur.
A compter du 15 novembre, les éleveurs, pratiquant eux-mêmes des inséminations artificielles de monte publique (semences issues de taureaux agréés officiellement), doivent être déclarés à l’Etablissement Départemental de l’Elevage.

Pour toute information complémentaire, contactez le CIPCA au 04 70 48 42 26. 

 
25 septembre 2008

Informatique et élevage font bon ménage au Sommet de l’Elevage...

Venez découvrir sur le stand de la Chambre d’Agriculture de l’Allier au Sommet de l’Elevage, Hall 3, stand n° 2, les multiples fonctions offertes par les logiciels informatiques Bovitel et Planfum.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier sera présente au Sommet de l’Elevage à Cournon où comme les années passées, elle aura un stand consacré à l’élevage dans le hall 3 près des éleveurs bovins allaitants et ovins. Durant ces 3 jours, élus et techniciens se tiendront à leur disposition : promotion de l’élevage charolais, démonstrations des logiciels techniques Bovitel (gestion du troupeau) et Planfum (gestion du parcellaire).
Aussi, profitez de votre venue au Sommet de l’Elevage pour vous informer auprès de nos techniciens sur ces outils informatiques et saisissez l’offre promotionnelle mise en place sur les produits Bovitel jusqu’au 17 octobre à des tarifs avantageux, pour vous équiper.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier sera également présente sur différents pôles. Ainsi, le technicien lait de notre compagnie apporte son aide à l’organisation du Concours Interrégional de la Race Prim’Holstein, qui se déroulera le jeudi 2 octobre et s’achèvera par une vente aux enchères. Sur le pôle ovins, les techniciennes apporteront un appui aux éleveurs à l’occasion de la présentation des différentes races. Une permanence sera assurée sur le stand de la Chambre Régionale d’Agriculture où la production d’herbe sera mise en avant cette année.
Le Président de la Chambre d’Agriculture et les principaux responsables de l’élevage convient tous les éleveurs présents et toutes les organisations agricoles à les rejoindre dans le hall 3, le jeudi 2 octobre à 17 h 30 pour un vin d’honneur. A cette occasion, le nouveau catalogue des élevages de sélection de l’Allier, édition 2008 sera présenté.
Retrouvez ci-après la liste des éleveurs de l’Allier inscrits aux différents concours au Sommet de l’Elevage, les 2, 3 et 4 octobre 2008 :
Concours National Aubrac
Les 2, 3 et 4 octobre
Scea Grégoire, Le Donjon
Henri Peyrac, Lafeline
André Veyrac, Nassigny
Hall 2
Concours Spécial Charollais
Le jeudi 2 octobre, de 8 h 30 à 11 h 00
Earl Olivier F et JY, Buxières-les-Mines
Gaec Bernard, Saint-Genest
Concours Prim’Holstein
Jeudi 2 octobre, de 11 h 30 à 14 h 00
Earl Parisse, Lurcy-Lévis
Gaec du Lieu Garnier, Agonges
Concours Montbéliarde
Vendredi 3 octobre, de 9 h 30 à 17 h 00
Serge Desgouttes, Brugheas
Présentation de races ovines rustiques et herbagères
Vendredi 3 octobre, de 14 h 00 à 15 h 00
et samedi 4 octobre, de 13 h 30 à 15 h 00
En Charmois
Emmanuel Parise, Neuvy
En Charollais
Earl Olivier F et JY, Buxières-les-Mines
Gaec Bernard, Saint-Genest
En Ile de France
Ludovic d’Amat, Trevol
Mayeul de Dreuille, Cressanges
Pascal Khun, Saint-Aubin-le-Monial
Gaec de Maistre, Meillers
Emmanuel Parise, Neuvy
En Rouge de l’Ouest
Fernand Thomas, Cosne-d’Allier
En Suffolk
Sébastien Boissonnade, Franchesse
Jean-Paul Servol, Saint-Léopardin-d’Augy
En Texel
Sylvain Prugneau, Le Theil
Philippe Pariot, Le Theil
Concours Normande
Samedi 4 octobre, de 9 h 00 à 10 h 30
Earl Ferme des Pochats, Yzeure
Hall 3
Concours Limousin
Le jeudi 2 octobre - De 9 h 00 à 11 h 45
Gaec Rousset, Le Theil
Concours Charolais
Le jeudi 2 octobre - De 14 h 30 à 17 h 30
André Armel, Paray-le-Frésil
Roger Chevalier, Saint-Marcel-en-Murat
Earl Friaud Nicolas, Le Veurdre
Earl Jardin, Lusigny
Claude Etienne, Saint-Didier-la-Forêt
Gaec Alexandre, Paray-le-Frésil
Gaec Corneloup JL & D, Avrilly
Gaec Corneloup P & F, Beaulon
Gaec Corneloup/Delangle/Merle, Avrilly
Gaec Damet, Gannay-sur-Loire
Gaec des Carriaux, Vicq
Gaec Duchier Frères, Ronnet
Gaec Micaud, Ygrande
Gaec Rousseau, Bizeneuille
Gaec Salles, Isserpent
Jean Laurent, Saint-Léon
Lycée Professionnel Agricole, Durdat-Larequille
Alain Ratel, Cressanges
Concours Salers
Le vendredi 3 octobre - De 14 h 00 à 17 h 00
Gaec Chavenon, Taxat-Senat
Espace Equins
Jeudi 2 octobre - Concours Interrégional Comtois
Dominique Vernisse, Diou
Frédéric Taillon, Diou
René Girardon, Sail-les-Bains (42)
Marcel Charpy, Yzeure
Samedi 4 octobre - Concours Interrégionaux :
Ardennais
André Juge, Cérilly
Alain Jacquelin, Bagneux
Jean-Michel Arnaud, Vallon-en-Sully
Sophie Vouyoux, Commentry
Pierre Vouyoux, Hyds
Percheron
Eric Tuizat, Treban
Sylvain Robier, Ygrande
Christophe Jalicot, Bert
Périchon Gilles, Bessay-sur-Allier
Présentation sur les 3 jours de 9 races de trait français
Breton
Louis Derouffet, Montluçon
Claude Teilhol, Vernusse
 
 
25 septembre 2008

Catalogue de reproducteurs ovins

Disponible sur simple demande

En prévision d’une demande certainement forte en béliers de remplacement, la Chambre d’Agriculture a procédé à un recensement des mâles inscrits, vaccinés, disponibles à la vente dans les élevages de sélection de l’Allier. Un catalogue, réalisé avec le Contrôle de Performances Ovins, répertorie l’ensemble de ces mâles reproducteurs ainsi que leurs principaux résultats. Gratuit, il sera adressé à tout éleveur qui en fera la demande auprès du Service Technique Elevage de la Chambre d’Agriculture : 04 70 48 42 42. Il est également consultable sur le site Internet de la Chambre d’Agriculture : www.allier.chambagri.fr (première page).
 
25 septembre 2008

Pensez à Bovitel pour la gestion informatique de votre troupeau

Profiter de la promotion sur les produits Bovitel, outil informatique de gestion du troupeau, proposée par la Chambre d’Agriculture jusqu’au 17 octobre, pour vous équiper !

Pensez à Bovitel pour la gestion informatique de votre troupeau
Bovitel vous permet tout à la fois de gérer votre troupeau et de satisfaire aux différentes obligations administratives. Il offre de multiples fonctions techniques : notification électronique, gestion de la reproduction, enregistrement des données « bonnes pratiques ». Il permet également la valorisation des données économiques, la gestion des différentes primes bovines et leurs déclarations, le suivi et les prévisions de chargement, l’analyse des croissances. Plus de 5 000 éleveurs en France l’utilisent, dont 800 dans l’Allier. Profitez des tarifs attractifs proposés durant toute la campagne promotionnelle et ce jusqu’au 17 octobre, pour vous équiper de Bovitel ! Avec Bovitel, vous bénéficierez d’un suivi et de conseils d’un technicien spécialisé de la Chambre d’Agriculture.
Les fonctions accessibles avec Bovitel 3 modules :
  • Inventaire : Notifications naissances, Entrées / Sorties + Gestion Inventaire
  • Bonnes Pratiques
  • Reproduction
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle, du 1er septembre au 17 octobre 2008*
  • Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 € (réalisez une économie de 75 €)
  • Maintenance annuelle : 151 €
Les fonctions accessibles avec Bovitel 5 modules :
- Idem « Bovitel 3 modules »
+
  • Economie et gestion des primes
  • Gestion des performances
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle, du 1er septembre au 17 octobre 2008*
  • Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 € (réalisez une économie de 105 €)
  • Maintenance annuelle : 199 €
Module Pocket installé avec options Bovitel : Nous consulter pour les tarifs.
Pour connaître les fonctions de chaque module, n’hésitez pas à contacter les techniciens élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, à :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60
 
* Remises particulières pour les « JA » et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
 
18 septembre 2008

FCO : Indemnisation des éleveurs - les aides reconduites

Lle Ministère de l’Agriculture vient de prendre la décision de reconduire les aides complémentaires pour l’indemnisation des animaux morts ou euthanasiés en raison de la FCO.

Suite aux actions de la profession agricole et plus particulièrement à celles qui ont été menées par la Chambre d’Agriculture de l’Allier et les organisations syndicales, le Ministère de l’Agriculture vient de prendre la décision de reconduire les aides complémentaires pour l’indemnisation des animaux morts ou euthanasiés en raison de la FCO. Le dispositif avait été arrêté au 30 juin, il est donc reconduit à compter du 1er juillet et se poursuivra jusqu’au mois de novembre. Les indemnisations sont portées à 100€ pour les ovins et les caprins adultes (150€ pour les animaux à haute valeur génétique) et à 600€ pour les bovins adultes (800€ pour les animaux à haute valeur génétique).
La Chambre d’Agriculture se déclare très satisfaite de cette décision, même si elle ne suffira pas à elle seule à combler les pertes économiques subies par les élevages en raison de la FCO, la mobilisation doit se poursuivre pour faire aboutir les autres demandes.
 
11 septembre 2008

Contrôle de semence des béliers

 
La Chambre d’Agriculture, avec la participation du GDS, organise trois journées de contrôles de semence des béliers. Ouvertes à tous les éleveurs, elles se dérouleront, les :
 

16 septembre
Ferme du Lycée Agricole à Neuvy
) Le matin de 8 h à 12 h
) et l’après-midi de 13 h 30 à 18h
17 septembre
Earl Clément Durin à Beaune d’Allier
18 septembre
Marie-Odile Rivenez au Donjon
L’après-midi de 14 h à 18 h
 
Renseignements et inscriptions obligatoire auprès du Service Technique Elevage de la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 93.
 
26 juin 2008

Le 5 juillet, foire aux béliers inscrits à Neuvy

Neuvy accueillera le 5 juillet prochain, la 32ème foire aux béliers inscrits.

Cette manifestation, organisée conjointement par le SEMA, Ovins Sélection 03 et la Chambre d’Agriculture de l’Allier, rassemblera, cette année encore, quelques 400 béliers. Les principales races herbagères seront représentées à cette occasion : Ile de France, Charollais, Suffolk, Texel, Rouge de l’Ouest et Charmoise. Les éleveurs sélectionneurs de l’Allier et d’autres régions seront nombreux à participer à cette foire. La foire aux béliers de Neuvy permet aux éleveurs de procéder à un renouvellement de leurs reproducteurs.
Pour toute information complémentaire, contacter Karelle Tourret, technicienne ovin à la Chambre d’Agriculture, le matin uniquement au 04 70 48 42 42.
 
11 septembre 2008

Utilisez ORANI-Web pour vos notifications électroniques !

La Chambre d’Agriculture propose aux éleveurs de l’Allier un outil simple et pratique pour l’envoi de leurs notifications.

A compter de la fin septembre, les éleveurs de l’Allier pourront profiter d’un nouvel outil informatique, via le site Internet de la Chambre d’Agriculture, ORANI Web. Outils web, à vocation principale « IPG », il leur permettra d’accéder en ligne au service d’identification pour les bovins.
Les atouts d’ORANI Web
Logiciel web, il est hébergé par un serveur à distance, évitant une installation sur micro-ordinateur ainsi que les nécessaires mises à jour. Les données sont sauvegardées chez « l’hébergeur ». Le micro-ordinateur devra être équipé de Windows XP ainsi que d’une connexion Internet, si possible, ADSL.
Orani-web permet d’effectuer les opérations suivantes :
  • Les notifications de mouvements (naissances, entrées, sorties…),
  • Les commandes de boucles,
  •  La gestion de l’inventaire,
  • La gestion des lots, des relevés de saillies, des IAs,
  • La saisie des informations sanitaires et d’évènements particuliers sur chaque animal.
Facile à mettre en œuvre et à utiliser, Orani-Web est une solution simple pour les éleveurs essentiellement intéressés par la notification électronique* et la gestion de la reproduction.
Tarifs 2008 (HT) :
- Maintenance annuelle : 90 €
* Rappel : l’utilisation systématique de la notification électronique, que ce soit par Bovitel, Orani-Web ou tout autre logiciel agréé, ouvre droit à une remise conséquente sur la facturation annuelle de l’IPG.
Pour toute information sur ce nouvel outil informatique, n’hésitez pas à contacter le CIPCA au 04 70 48 42 17.
 
20 juin 2008

La DDAF communique

FCO > Aide au maintien des animaux dans les exploitations entre mars et juin 2008.

Report de la date de dépôt des dossiers

En raison des restrictions aux échanges observées depuis mars 2008 en lien avec la FCO, une aide est destinée aux éleveurs qui participent à l’effort de stockage des animaux. L’effort de stockage est défini comme le maintien sur l’exploitation en supplément, en comparaison de la situation habituelle entre mars et juin, pendant une période minimum d’un mois de veaux de huit jours (nés sur l’exploitation) ou de broutards, mâles ou femelles.

L’aide est destinée à compenser partiellement les surcoûts induits par le maintien d’animaux supplémentaires sur l’exploitation.

Bovins concernés :

  • les veaux de 8 jours mâles ou femelles nés de femelles de race laitière sur l’exploitation à partir du 1er mars 2008,
  • les broutard(e)s, bovins maigres nés sur l’exploitation de race à viande ou croisés qui ont atteint l’âge de 8 mois et au plus l’âge de 16 mois entre le 1er mars 2008 et le 1er juin 2008 non vaccinés contre la FCO au 1er mars 2008. La période de détention supplémentaire des animaux sera calculée à partir de l’âge de 8 mois ou du 1er mars pour ceux ayant atteint 8 mois avant cette date si l’animal est né sur l’exploitation.

Les bovins destinés à la reproduction sur l’exploitation ne sont pas concernés.

Le montant de l’indemnité est fixé à 10 € par mois avec un maximum de 30 € par veau de 8 jours mâles ou femelles et 20 € par mois avec un maximum de 60 € par broutard mâle ou femelle. Les demandes sont à retirer en mairie et à déposer au plus tard le 1er juillet 2008 à la DDAF au lieu du 15 juin 2008.

Vous pouvez également consulter le site Internet de la DDAF de l’Allier (http://ddaf03.agriculture.gouv.fr) pour avoir les informations.

Pour tout renseignement vous pouvez contacter la DDAF de l’Allier au 04.70.48.35.25 ou 04 70 48 36 22.

 
11 septembre 2008

Profitez de ces offres pour vous équiper !

La Chambre d’Agriculture met en place, du 1er septembre au 17 octobre, une offre promotionnelle sur les produits Bovitel 3 et 5 modules et sur le module pocket.

Profitez de ces offres pour vous équiper !
Bovitel permet à plus de 5 000 éleveurs en France, dont 800 dans l’Allier, de gérer tout à la fois leur troupeau et de satisfaire aux différentes obligations administratives. Alors faites comme eux et profitez de cette campagne promotionnelle et ses tarifs attractifs pour vous doter de Bovitel !
Les fonctions accessibles avec Bovitel 3 modules :
  • Module Inventaire : Notifications Naissances, Entrées /Sorties + Gestion Inventaire
  • Module « Bonnes Pratiques »
  • Module « Reproduction »

Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle, du 1er septembre au 17 octobre 2008*

  • Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 €
  • Maintenance annuelle : 151 €
Les fonctions accessibles avec Bovitel 5 modules :
Mêmes fonctions que « Bovitel 3 modules » avec en plus
  • Le module « Economie et gestion des primes »
  • Le module « gestion des performances »
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle, du 1er septembre au 17 octobre 2008*
  • Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 €
  • Maintenance annuelle : 199 €
Module Pocket installé avec options Bovitel
Nous consulter pour les tarifs.
Pour tout renseignement sur ces différentes offres, consulter le Service Technique Elevage à la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
* Remises particulières pour les « JA » et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
 
15 mai 2008

Nouveau plan d’aide en élévage ovin

Le nouveau dispositif d’aide, mis en place par le Conseil Général de l’Allier, portera sur la construction et/ou l’aménagement de bâtiments.

Beaucoup d’entre vous ont bénéficié, ces dernières années, des aides à l’achat de béliers et/ou de brebis. Ce programme est clos, ce type d’aide financière étant, désormais, impossible.
Un nouveau dispositif est opérationnel, à compter de cette année. En voici donc les grandes lignes.

S’équiper pour progresser

Le nouveau « P2A », Plan Agricole Allier, est fixé sur la période couvrant 2007 à 2010.
Face à l’érosion du cheptel ovin départemental, il apparaît que le manque de moyens (bâtiments et équipements) est l’une des causes principales des cessations. Aussi, afin de ralentir cette érosion, et d’accompagner les nouveaux éleveurs dans la nécessaire adaptation de leurs conditions de travail, la construction et/ou l’aménagement de bâtiments seront aidés.

2 types d’aides selon le montant de l’investissement

  • Le PMBE

Le Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage, déjà existant, perdure pour des investissements supérieurs à 15 000 €, relatifs à la construction et/ou l’aménagement de bâtiments.

Jusqu’à présent, les bénéficiaires pouvaient prétendre de 17 à 50 % de subvention (taux variables selon les zones et le statut de l’agriculteur). A compter de 2007 et jusqu’en 2010, le Conseil Général de l’Allier se rallie aux financeurs du PMBE et abonde, de 10 à 15 %, les taux existants.

Ainsi, la subvention, pour la construction et l’aménagement d’un bâtiment d’élevage, se monte, dorénavant, de 27 à 50 %, selon les cas. Seuls les adhérents d’organismes professionnels peuvent en bénéficier. Leurs techniciens sont chargés du montage des dossiers, en collaboration avec la DDAF.

  • Le nouveau PMBE élargi

Elargi pour des montants d’investissements allant de 4 000 à 15 000 €, la subvention est de 35 à 45 %, selon les cas. Cette aide est ouverte à tous les éleveurs ovins, adhérents ou non à une OP. Elle concerne, là aussi, les constructions et/ou aménagements de bâtiments, ainsi que les « autres équipements » relatifs à l’élevage ovin.

Le principe est le suivant : les éleveurs intéressés se font connaître auprès de la Chambre d’Agriculture de l’Allier (04 70 48 42 42) ou auprès de leur technicien d’OP, s’ils en ont un.

Par secteur, les éleveurs seront ensuite conviés à une formation d’une journée, dans un premier temps (une demi-journée supplémentaire est prévue en fin de parcours). Cette session, d’un coût de 60 €, repas compris, a pour but d’aider les stagiaires à préparer leur projet et de les informer précisément sur le dispositif.

Suite à cette journée, un diagnostic individuel sera réalisé sur chaque exploitation.
Après saisie et analyse, les projets seront finalisés lors de la demi-journée de formation (précédemment citée) restante.

Le montage du dossier sera facturé 94 € à l’éleveur, plus les 60 € de formation, soit 154 €. Pour les éleveurs imposés au réel, les 60 € seront récupérables, via le crédit d’impôt.

Renseignements et inscriptions : Chambre d’Agriculture de l’Allier – 04 70 48 42 42

Service Technique Elevage
Chambre d’Agriculture de l’Allier

 
14 avril 2008

L’herbe, pâturée ou conservée, atout majeur pour nos vaches allaitantes

Pour limiter ses charges d’aliment, l’éleveur de vaches allaitantes se doit de tendre de plus en plus vers l’autonomie alimentaire que ce soit en période estivale ou hivernale.

Cette autonomie passe avant toute chose par l’optimisation de l’herbe pour la pâture, mais aussi par la réalisation de stocks hivernaux suffisants en quantité bien sûr mais aussi de la meilleure qualité.
 
La gestion de l’herbe est une affaire de prévisions
 
La fin de l’hiver et le printemps est un moment crucial pour les douze mois qui suivent, en effet une gestion pointue du pâturage dans des systèmes plutôt intensifs permet de dégager les surfaces nécessaires à une autonomie hivernale en fourrage, sachant que la quantité nécessaire d’herbe récoltée pour une période hivernale de 135 jours est de l’ordre de 1,7-1,8 T MS/UGB hivernée. Cette notion de surface récoltée est à conjuguer avec les rendements espérés, le niveau de pâturage et donc la fumure nécessaire tout en respectant des engagements qui seraient pris dans des PHAE ou autres MAET.
 
Fertilisation N.P.K conseillée/an
 
   

Apports annuels conseillés

 (en unités/an) 

 

 

azote

phosphore

potasse

Pâture

Extensive

0

10

30

 

Normale

0

20

40

 

Intensive

10

25

50

Foin

4 T MS

20

40

110

 

5 T MS

40

50

130

 

6 T MS

60

60

150

Enrubannage

5 T MS

60

50

130

 

6 T MS

90

55

150

Ensilage

5 T MS

80

50

140

 

6 T MS

110

55

160

 
 
 
L’utilisation des effluents d’élevage doit également être gérée au mieux en fin d’hiver afin de limiter la facture d’intrants. Toutes ces prévisions peuvent être facilitées par des logiciels techniques tels que Planfum, qui vous aide par ailleurs à respecter les contraintes administratives.
 
Ensilage, enrubannage, foin, lequel ? Pourquoi ?
 
Différents aspects interviennent dans le choix du mode de récolte, et dans chaque système on peut trouver avantages et inconvénients.
« Récolte précoce » (Ensilage-enrubannage) / foin :
  • D’un point de vue technique, l’ensilage et l’enrubannage permettent une récolte plus tôt dans la saison qu’un foin, et on gagne ainsi en valeur alimentaire : une récolte sur prairie permanente avancée de 15 jours permet de gagner environ 0,1 UFL et 10 PDI. On peut également espérer une repousse intéressante en bénéficiant des pluies de fin de printemps.
  • D’un point de vue du coût, l’ensilage et l’enrubannage engendrent des coûts supplémentaires de récolte (matériel, bâches, films,…) et de distribution pour l’ensilage, mais permettent un stockage en extérieur qui évite des constructions de hangars.
  • D’un point de vue de l’organisation, l’ensilage est un chantier lourd qui nécessite généralement une entraide importante, inconvénient limité dans le cas de l’enrubannage puisque le chantier est plus facilement à étaler ; il permet également de « sauver » des foins en cas de période instable .
   
(observations sur 250 exploitations allaitantes de l’Allier utilisant Planfum)
 
Le foin comme système de récolte reste favori dans les structures extensives car moins exigeant en matériel et main-d’œuvre et moins coûteux, mais pour avoir une marchandise de qualité, encore faut-il réussir la récolte au bon stade et dans de bonnes conditions.
 
   
Teneur / kg MS (Valeurs INRA 2007)

Code INRA

foin de prairie permanente

UFL

PDIN

PDIE

P abs.

Ca abs.

 

fané au sol par beau temps

         

FF0490

au 10/06, début épiaison

 0,82

96 

97

1,4

1,4 

FF0510

au 10/07, floraison

 0,63

58

72 

1,0 

1,0 

 

fané au sol (<10 jours)

         

FF0550

au 10/06, début épiaison

 0,77

92 

93 

1,4 

1,4 

FF0570

au 10/07, floraison

 0,61

 54

 70

 1,0

 1,0

 
 
On peut noter qu’à un mois d’écart de récolte, un foin perd prés de 25% de sa valeur (et même 40% pour les PDIN) alors que dans un même temps la condition de récolte (temps de séchage plus long mais foin récolté tout de même sec ) influe dans une moindre mesure.
Le foin est adapté à la conduite du troupeau allaitant et chaque foin trouve sa place dans le rationnement des bovins :
  • Les meilleurs (début épiaison-%légumineuses élevé-séchage rapide ) conviennent aux animaux d’un an et aux primipares en lactation.
  • Les bons et moyens (épiaison-% légumineuses faible-séchage perturbé) conviennent aux animaux de 2 ans, aux multipares en lactation et aux primipares en gestation.
  • Les moins bons peuvent être valorisés par les multipares en gestation, les taureaux et les animaux de 2 ans.

Pour des raisons pratiques, l’enrubannage est de plus en plus pratiqué (en 2005, 60% des exploitations de l’Allier utilisant planfum pratiquaient l’enrubannage contre 35% en 2001). 90% des éleveurs allaitants combinent différents modes de récolte, ce qui leur permet d’apporter une alimentation variée et maîtriser les charges alimentaires qui pèsent de plus en plus sur les élevages allaitants.Tirer le meilleur parti du pâturage , récolter tôt de bons fourrages et en faire la meilleure répartition au sein du troupeau l’hiver redevient en effet la priorité de tout éleveur qui voudra maintenir les performances de ses animaux dans un contexte de plus en plus chers . 

 
14 avril 2008

En production laitière, la place de l’herbe dans les systèmes fourragers

Si les prairies occupent une importante partie de la surface fourragère de l’Allier, leur mode d’utilisation varie selon l’équilibre du système fourrager (voire du système de production).

Efficacité et simplicité

 Avec la limitation de la production (quotas laitiers), la réduction des coûts de production constitue la principale voie d’amélioration ou de maintien du revenu. Le coût alimentaire en constitue un des principaux postes. C’est dans ce contexte que nous abordons ci-après l’approche économique de l’herbe, relativisée selon sa place dans le système fourrager.

 En production laitière, « pâture au printemps et maïs en hiver » = efficacité et simplicité du système d’alimentation
 
Lorsque l’éleveur a pour priorité un niveau de production animal moyen à élevé, la valeur laitière du maïs ensilage équilibré par un correcteur azoté place ce fourrage en tête pour constituer la base de l’alimentation hivernale. Il ne faut cependant pas rejeter totalement l’ensilage d’herbe qui s’avère un bon complément du maïs lorsqu’il est récolté dans de bonnes conditions (la valeur alimentaire de la ration type 2/3 maïs + 1/3 ensilage d’herbe est proche de celle du maïs).
 
Au printemps, en l’absence de contrainte trop forte limitant la surface pâturable par les vaches laitières, le complément de fourrage stocké est inutile avec un pâturage maîtrisé. Compte tenu de la valeur alimentaire de l’herbe, l’efficacité des apports de maïs (voire de concentrés) est trop limitée vis à vis des coûts supplémentaires de production. En cas d’accident climatique ponctuel, il vaut mieux les solutions temporaires telles qu’un apport d’ensilage enrubanné ou de concentrés énergétiques, plutôt que risquer un gaspillage d’herbe en laissant le silo de maïs ouvert.
 
Dès lors que la surface pâturée par vache laitière n’est pas limitée, une souplesse réside assez souvent dans son niveau d’intensification (conduite possible à différents niveaux de fertilisation, limitant avant tout le rapport stocks par pâture de l’herbe).
La limitation du coût de production est par contre liée à la bonne valorisation de l’herbe présente à cette saison : pâturer ras, tolérer des fluctuations de la production journalière en pâturage tournant (jusqu’à 10 %) permettent de produire sur la base du fourrage le moins cher, et retarder la distribution en été.
 
En période estivale, la complémentation au pâturage sera d’autant plus nécessaire et importante que la surface pâturable sera limitée, séchante, que les vêlages seront concentrés en été, et que l’objectif de production sera élevé.
 
A l’automne, l’herbe redevient plus abondante. Toutefois, le maintien des performances animales nécessite une complémentation de maïs notamment, d’autant plus lorsque les vêlages se concentrent à cette saison. Toutefois, afin de ne pas sous-exploiter l’herbe, un rationnement s’avère nécessaire, car pâturer ras à cette saison peut être une garantie de bon démarrage au printemps suivant.
 
Ainsi, dans ce type de système, l’optimisation du coût de production passe par la recherche d’un certain allongement de la période de pâturage, en visant un fourrage de qualité. Les éleveurs concernés y trouvent souvent un compromis entre efficacité laitière (marge brute/litre) et efficacité des surfaces (produits/ha SAU).
 
14 avril 2008

Les principales clefs de la production d’agneaux d’herbe

La réussite de la conduite d’agneaux d’herbe repose sur une utilisation optimale des disponibilités en herbe, notamment par une bonne exploitation du pâturage.

L’objectif est de fournir une herbe de qualité au printemps qui couvre les besoins de lactation des brebis (avec un recours le plus faible possible à une complémentation). Un des principaux facteurs de réussite des agneaux d’herbe est de favoriser au maximum la production laitière de la brebis.
 
Une bonne gestion des pâtures au printemps permet de dégager des surfaces pour une récolte de fourrage aussi précoce que possible. Ces surfaces seront alors disponibles pour l’engraissement et la finition des agneaux après sevrage.
 
 Dans la mesure où le niveau de chargement de l’exploitation, le potentiel des prairies, la période de mise bas ainsi que la gestion de l’herbe sont adaptés, on peut facilement, en finissant les agneaux à l’herbe, faire des économies de concentré. En moyenne, ce sont 20 à 30 kilos d’aliment en moins par rapport à un agneau de bergerie. Mais pour cela, certaines précautions doivent être prises.
 
Quelques recommandations : 
  • Prévoir tôt la répartition entre les surfaces pâturées et les surfaces récoltées
  • Adapter la fertilisation des parcelles en fonction de l’utilisation prévue
  • Mettre à l’herbe aussi précocement que possible (environ 5 cm de hauteur d’herbe)
    afin de maîtriser la pousse explosive du printemps : attention, la transition
    alimentaire de la bergerie vers le pâturage peut être à l’origine de problème
    métabolique (apport en magnésium conseillé)
  • Adapter le chargement en fonction de la pousse de l’herbe, avec un resserrement
    systématique début mai 
  • Trier les agneaux au sevrage : les têtes de lot sont susceptible d’être
    commercialisées en l’état, les plus petits seront finis en bergerie, les autres peuvent
    être engraissés à l’herbe sur les repousses.
  • Compléter les agneaux en finition dès que l’herbe vient à manquer.
 Une herbe de qualité, des parcelles qui ne sont pas sur-patûrées, et un aliment agneau à volonté, sont les conditions indispensables pour réussir vos agneaux d’herbe.
La tonte des agneaux au sevrage est conseillée et devient impérative dès le 15 août.
 
Le parasitisme en élevage ovin : un problème majeur et coûteux
 
A l’herbe, la pression parasitaire et le type de parasite en cause varient selon les saisons et la gestion du pâturage. Le choix du traitement à utiliser doit donc être raisonné en fonction des pratiques du pâturage, du cycle du parasite et des périodes plus favorables à l’infestation.
L’alternance de molécules évite la résistance des parasites aux matières actives utilisées.
Les traitements antiparasitaire doivent être appliqués sur les brebis et agneaux en tenant compte du mode d’action des produits : action immédiate ou rémanente.
 
Strongles, ténias, coccidies,…sont autant de facteurs de retard de croissance des agneaux.
 
Attention au sous dosage lors des traitements : Ne sous-estimez pas le poids de vos animaux et vérifiez le fonctionnement de votre pistolet automatique !!!
 
 Exemple de planning de traitements antiparasitaire :
 
 
 
 
28 mars 2008

Mécanisation de l’alimentation animale

Godet dessileur, dessileuse pailleuse, mélangeuse distributrice, tractée, portée ou automotrice, … les solutions sont multiples pour mécaniser l’alimentation des animaux.

Un investissement à bien raisonner

Avant tout investissement, il faut bien réfléchir au type de matériel en fonction de la taille du troupeau, l’organisation des bâtiments, du stockage, du type de ration, et trouver les solutions qui seront les plus économiques au niveau du coût de l’énergie utilisée pour faire fonctionner ces machines.

La diversité et la forme des aliments ne cessent de se multiplier, la taille des cheptels augmente et à l’inverse la main d’œuvre disponible diminue. Ainsi pour combler ce déficit, la mécanisation est une des principales solutions.

Au niveau du choix du matériel, les solutions sont multiples : mélangeuses à vis horizontales, à vis verticales, ou à pales, recycleuses, godets mélangeurs, avec parfois des équipements pour le chargement et de la polyvalence pour le paillage par exemple. Mais avant d’investir, chaque matériel doit être analysé pour optimiser son intégration dans le système d’élevage. La capacité doit correspondre à la taille du troupeau, et prendre en compte les évolutions futures. La polyvalence de la machine sur ses fonctions mais surtout sur l’utilisation des différents aliments (ensilage, enrubannage, foin …), la qualité et le temps nécessaire au mélange.

En effet le respect des aliments aura une répercussion sur le coût alimentaire, le temps de mélange et la puissance nécessaire pour entraîner la machine influera sur le coût de l’énergie.

D’autre part, il faudra vérifier la facilité du chargement, l’encombrement, le nombre de tracteurs mobilisés, la facilité de prise en main par un tiers, et tous ces points auront de grosses répercussions au quotidien sur l’organisation du travail et sur le coût de la mécanisation de l’alimentation.

Il existe plusieurs types de machines :

  • le godet dessileur : équipement moins coûteux à l’achat et à l’usage, permettant de valoriser l’utilisation d’un télescopique. Selon les versions, les godets dessilent et mélangent tout en restant simple.
  • Les remorques distributrices : ces remorques permettent à moindre frais mais avec certaines limites d’aborder la distribution des rations mélangées, en respectant un ordre de chargement et en étant attentif à la répartition des aliments dans la remorque. Ces machines avec un peu d’organes en mouvement sont moins présentes et sont principalement réservées à la distribution de l’ensilage.
  • Les mélangeuses distributrices :
    • les recycleuses : elles ont l’avantage de la polyvalence. Elles offrent la possibilité de dessiler, mélanger et de pailler. Matériel qui ne connaît quasiment aucune limite d’emploi. Ces machines polyvalentes intéressent les élevages de taille moyenne. Les exploitations préfèrent avoir une machine polyvalente que 2 matériels spécifiques.
    • les mélangeuses à vis horizontales ou verticales : matériels réservées aux « gros élevages », de par leur coût, mais qui aujourd’hui intègre une certaine polyvalence en intégrant une solution de paillage.
    • Les mélangeuses à pales : elles sont généralement présentes dans les exploitations où l’alimentation des animaux est orientée vers les rations complètes. Ces machines sont appréciées pour la qualité des mélanges réalisés, pour leur simplicité de conception et leur demande moindre en terme de puissance.

Adieu, fourche, brouette et compagnie... Aujourd’hui, la mécanisation de l’alimentation est de plus en plus présente dans les exploitations, et sera dans les années à venir sûrement mutualisé, permettant ainsi de faire face aux besoins de main d’œuvre et limitant le coût de la ration.

Chambre d’Agriculture/FDCUMA

 
28 mars 2008

Quels critères prendre en compte lors de l’achat d’une mélangeuse

L’amélioration des conditions de travail ne suffit pas à elle seule à justifier l’achat d’une mélangeuse, d’autres éléments sont à prendre en compte.

Intérêt d’une mélangeuse ?

L’accroissement de la taille des exploitations et l’amélioration des conditions de travail poussent souvent les éleveurs à envisager de s’équiper en matériel de type mélangeuse. Cet outil, présentant aux premiers abords un certain intérêt, n’est pourtant pas adapté à toutes les exploitations. Il est important d’évaluer les avantages et les inconvénients que peut entraîner l’utilisation d’une mélangeuse : Va-t-elle améliorer significativement mes conditions de travail ? Son utilisation est-elle bien adaptée à mon exploitation ? Ne va-t-elle pas engendrer des coûts supplémentaires trop importants ? Est-ce que cet achat provoquera des modifications au niveau du travail, au niveau économique mais également au niveau technique (rations) ?

Trouver un compromis entre simplification du travail et exigences des animaux

L’utilisation de la mélangeuse apporte une réelle souplesse pour les tâches d’alimentation. Il est ainsi possible de distribuer la ration quotidienne, habituellement en deux temps, seulement une fois par jour voire jusqu’à une fois tous les trois jours. Cette souplesse provient du fait que l’aliment distribué est un mélange homogène permettant de conserver une composition constante et sans détérioration au fil du temps jusqu’à la prochaine distribution. Dans ce cas, ce matériel améliore les conditions de travail de l’éleveur sans conséquence pour les animaux. A l’opposé, une mauvaise utilisation de cet outil peut entraîner des troubles pour l’animal. Le risque d’acidose devient important lorsque le temps de mélange est trop long car cette action hache le fourrage grossier en éléments plus fins diminuant son effet tampon. De plus, la distribution d’une ration unique pour des animaux ayant des besoins différents peut provoquer une baisse de performances (pertes de poids et d’état) chez les animaux les plus exigeants, et un gaspillage pour les autres. Pour des vaches à des stades de gestation différents, ces handicaps semblent cependant limités et donc acceptables.

Par ailleurs, cet outil peut devenir un atout technique pour des rations complexes. Habituellement, lorsque l’on distribue deux fourrages d’appétence très différente (ensilage et foin ou paille), l’un est toujours délaissé par rapport à l’autre en distribution classique. Mais, avec la mélangeuse, la capacité de tri des animaux est réduite ainsi la ration ingérée se rapproche de la ration distribuée.

Le gain de temps n’est pas systématique !

Cet outil permet également de diminuer les efforts physiques fournis habituellement pour la distribution des aliments. L’éleveur peut ainsi économiser ses forces pour d’autres tâches et le travail d’astreinte devient plus agréable. La mélangeuse entraîne également parfois un gain de temps et une meilleure organisation du travail, mais ce n’est pas systématique. L’aménagement des bâtiments est un facteur déterminant du fait de la taille des mélangeuses entraînant des manœuvres souvent délicates. Il est donc déconseillé de les utiliser dans le cas d’un accès au couloir d’alimentation en marche arrière ou dans le cas de couloirs trop étroits. De plus, l’éloignement des lieux de stockage rallonge ce temps de manipulation. Elles exigent également des tracteurs de fortes puissances (variable suivant les modèles) pour leur utilisation et souvent un tracteur supplémentaire équipé d’un chargeur pour le remplissage. Cet équipement n’est donc pas adapté à tous.

Une solution parmi d’autres pour la simplification du travail

Du fait de son coût d’achat et d’utilisation, la mélangeuse est plus envisagée dans les exploitations laitières et dans les ateliers d’engraissement que dans les exploitations allaitantes. De plus, pour disposer seul d’une mélangeuse à un prix acceptable, il faut un troupeau suffisamment important. L’acquisition d’appareils polyvalents (paillage, désilage, distribution) peut être une solution si l’on compare le temps d’utilisation et le temps d’inactivité par rapport au prix. Une autre possibilité est d’utiliser la mélangeuse de manière collective (co-propriété, CUMA). Dans tous les cas, il est nécessaire de le comparer à d’autres méthodes de simplification du travail : nouvel agencement des bâtiments, libre service, autres matériels, nouvelle organisation du travail… La mélangeuse n’est pas la seule solution ! Réaliser un bilan sur son exploitation pour localiser les problèmes ou les points à améliorer est la première étape car il permet de mettre en évidence les solutions les plus adéquates. Pour vous aider ou pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les conseillers machinisme ou élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier.

Chambre d’Agriculture
Service Technique Elevage

 
7 mars 2008

FCO : vaccination "en urgence" des broutards destinés à l’Italie

Une réunion a été organisée par le Préfet de l’Allier le 28 février en présence des organisations professionnelles et économiques agricoles.

Vaccination « en urgence » des broutards destinés à l’Italie

La Préfecture de l’Allier a organisé jeudi dernier, 28 février, une réunion relative à la vaccination d’urgence des bovins d’export pour examiner la situation nouvelle suite à la décision italienne d’interdire l’arrivée de bovins vivants en provenance de France à compter du 4 mars 2008.
Réunissant les principaux acteurs de l’élevage bourbonnais, en présence de M Février, Inspecteur Général au Ministère de l’Agriculture, cette rencontre a apporté des éléments d’explications sur la position italienne et permis une première information sur la stratégie mise en place par les autorités françaises dès la première semaine de mars.

Les autorités italiennes ont fait le constat depuis le mois de novembre dernier, de l’arrivée d’animaux en provenance de France, munis de certificats sanitaires en bonne et due forme, mais qui s’avéraient séropositifs ou porteurs du virus de la FCO. Cette situation a été tolérée par les autorités italiennes pendant la période hivernale, qui correspond à l’inactivité du moucheron vecteur. La hausse printanière des températures, et la reprise d’activité concomitante du moucheron entraînent un risque de diffusion du virus. L’Italie a donc fait le choix de recourir à la clause de sauvegarde, prévue dans les règlements européens, pour restreindre l’importation aux seuls animaux vaccinés, à compter du 4 mars 2008, date officielle de reprise d’activité du moucheron.

Le programme national de vaccination, annoncé depuis 2 mois, ne prévoit un accès au vaccin qu’à partir de début avril, avec une disponibilité croissante pour atteindre 30 millions de doses pour les bovins en août 2008. L’ordre de priorité annoncé privilégie les départements déjà touchés en 2006. Ce programme national ne permet donc pas de répondre en urgence à la nouvelle situation créée par les récentes décisions italiennes, en particulier aux importants besoins d’exportation des départements du bassin allaitant.

Les autorités françaises ont donc pris la décision de se tourner vers le laboratoire Mérial, qui disposerait d’ores et déjà d’un petit stock de vaccin (environ 200 000 doses) pour mettre en place une « vaccination en urgence » des broutards destinés aux échanges avec l’Italie. La gestion de cette « vaccination en urgence » est annoncée comme suit par l’administration :

  • Doses disponibles réservées aux seuls broutards (mâles ou femelles) destinés à l’Italie,
  • Remontée au Ministère des informations sur le nombre d’animaux concernés
    (estimation faite par la DSV de l’Allier, après consultation de la profession, de 30 000 bovins d’ici juin 2008),
  • Répartition à chaque département d’un nombre de doses proportionnel aux besoins annoncés, dès la première semaine de mars,
  • Répartition par la DDSV à chaque clientèle vétérinaire d’un nombre de doses proportionnel aux besoins estimés,
  • Vaccination effectuée exclusivement par les vétérinaires, au sein de leur clientèle, des broutards destinés aux échanges, en fonction des doses disponibles.
 
24 janvier 2008

Les exploitations laitières de la région Centre et de l’Allier

Une plaquette de présentation des exploitations laitières de la région Centre et de l’Allier est disponible à la Chambre d’Agriculture de l’Allier.

A l’initiative du Réseau Rosace Lait Région Centre et Allier, une plaquette présentant les caractéristiques des exploitations adhérentes au Contrôle Laitier est disponible sur simple demande à la Chambre d’Agriculture de l’Allier. Cette plaquette a été réalisée à partir des éléments recueillis auprès des 984 exploitations de la région Centre et Allier adhérentes au Contrôle Laitier.

Ces exploitations laitières sont regroupées dans différents systèmes, leur répartition est faite selon leurs productions, leurs structures et leurs orientations fourragères.

Voici une brève présentation de ce document.

Les grands enseignements que montre cette enquête sont que la restructuration est plus marquée qu’au plan national, les bassins laitiers sont bien dessinés, les ateliers sont souvent de grande dimension, les cultures de vente toujours associées au lait et le maïs très présent dans l’alimentation.

Les exploitations laitières sont regroupées dans différents systèmes

 
Système fourrager
Productions de l’exploitation
Maïs dominant
Maïs et herbe
Herbager
Lait dominant
Grandes structures : 6M
Structures moyennes : 7 M
Voie stocks : 7S
Voie pâturage : 7P
-------
Lait et cultures
Grandes structures : 3 M
Structures moyennes : 4 M
Grandes structures : 3S
Structures moyennes : 4S
-------
Lait et viande
Lait en maïs dominant avec vaches allaitantes : 1 M
Lait en mi-maïs, mi-herbe avec vaches allaitantes : 1S
Lait herbager avec vaches allaitantes : 1H

Exploitations avec productions de lait et cultures – Grandes structures
Ces exploitations sont majoritaires dans la région centre et représentent 27 % des ateliers lait. Leurs superficies dépassent 150 ha et elles sont réparties sur l’ensemble de la région.
Il existe deux systèmes qui diffèrent selon l’importance du maïs dans l’alimentation et son intensification.

Exploitations avec production de lait dominant et maïs dominant
Ces systèmes regroupent 24 % des exploitations laitières. Le lait est la production principale et le maïs est prédominant dans l’alimentation du troupeau.
L’intensification sur les surfaces et sur l’animal est un objectif fréquent. Ils existent deux types de structures, les moyennes avec une SAU de 70 ha environ et les grandes structures avec une SAU moyenne de 116 ha.

Exploitations avec productions de lait et Cultures – Moyennes structures
19 % des exploitations laitières sont regroupées dans ce système. De tailles moyennes, elles associent les cultures de vente avec un quota inférieur à 300 000 l.
Elles se situent principalement dans le nord ouest de la région. Deux systèmes existent dans cette catégorie selon l’importance du maïs dans l’alimentation. Leur taille est un atout pour la transmission et favorise leur maintien.

Exploitations avec productions de lait dominant et herbe et maïs
Ces systèmes représentent 19 % des exploitations laitières. Le lait, dans ces moyennes structures, est la production principale. L’herbe prend une place importante dans l’alimentation même si le maïs reste présent dans les stocks. Ces systèmes diffèrent par l’utilisation de l’herbe, récolte ou pâture.

Exploitations avec productions de lait et viande
10 % des exploitations laitières se trouvent dans ce système. Elles associent le lait et la viande, sont localisées sur des zones à vocation herbagères et se maintiennent dans le temps. Les systèmes diffèrent selon la surface de cultures de vente, le lait produit et la part de maïs. L’atelier viande permet de valoriser les surfaces en herbe difficilement utilisables pour du lait ou des cultures de vente.

 
13 décembre 2007

FCO - Désinsectisation des animaux et des bâtiments

L’évolution de la Fièvre Catarrhale Ovine se poursuit en Europe et en France avec plus de 11 105 foyers recensés au niveau national.

Pour les cheptels présentant des signes cliniques, la mortalité est en moyenne de 5 à 10 % chez les ovins et 1 % chez les bovins. La totalité de l’Allier est en périmètre interdit depuis le 23 novembre 2007, avec à ce jour 48 foyers FCO recensés.

La Fièvre Catarrhale Ovine (F.C.O.) est une maladie virale. Le virus de sérotype 8 ne peut être transmis d’animaux à animaux que par l’intermédiaire d’un moucheron du genre culicoïdes. Des études ont montré que la propagation de la maladie était en relation avec la température. En effet, l’insecte étant sensible au froid, la diminution de la température entraîne un ralentissement voire un arrêt de la propagation de la F.C.O.

Dans le cadre d’un réseau de surveillance entomologique, des piégeages de moucherons sont effectués régulièrement par les services vétérinaires afin de déterminer si ce dernier est encore présent dans l’Allier.

A ce jour, malgré le froid des semaines passées, il apparaît que le vecteur moucheron persiste dans l’Allier. De plus, on note que les pièges situés à l’intérieur des bâtiments ont permis de capturer de plus grandes quantités de moucherons que ceux situés à l’extérieur, entraînant un risque de persistance de l’activité vectorielle.

Chez les bovins, la virémie, c’est-à-dire la présence de virus vivant est très longue, jusqu’à 100 jours. Ceci signifie qu’en présence de moucherons au printemps prochain, le cycle d’infection peut reprendre.

Eviter une aggravation

La situation sanitaire de l’Allier vis-à-vis de la FCO est relativement correcte en ce début de période hivernale, il est donc essentiel de tenter d’éviter une aggravation sanitaire importante au printemps 2008 par la reprise de la circulation virale à partir des périmètres interdits actuels.
Dans l’attente d’un vaccin contre le virus de sérotype 8 prévu pour mi-2008, et afin de limiter la propagation de la maladie en rompant le cycle du moucheron cet hiver, les seules mesures de prévention possibles et prises par arrêté préfectoral sont toujours d’actualité :

  • désinsectisation des animaux par traitement régulier avec un produit ayant une autorisation de mise sur le marché,
  • désinsectisation ciblée des locaux d’hébergement des animaux,
  • nettoyage des abords des locaux d’élevage, endroits pouvant favoriser les gîtes pour les larves et les moucherons.

L’enjeu est collectif. Les résultats seront d’autant plus efficaces si les mesures sont appliquées collectivement.

La DSV, les vétérinaires de l’Allier, les conseillers sanitaires du GDS et les conseillers de la Chambre d’Agriculture sont à votre disposition pour tout complément d’informations.
Vous pouvez également accéder à l’actualité sur la FCO et son évolution sur les sites de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr et du GDS 03 : www.gds03.fr.

Désinsectisation des bâtiments, avec quels produits ?

Plusieurs produits sont à la disposition des éleveurs pour désinsectiser les logements des animaux. Les plus couramment utilisés sont : Alfacron 10 plus, Alfacron 10 PM, Mefisto,… Il existe en tout, une soixantaine de produits, le mieux est de demander conseil au GDS ou à son vétérinaire.

 
13 décembre 2007

Portes Ouvertes bâtiments d’élevage

La Chambre d’Agriculture et ses partenaires vous donnent rendez-vous le mardi 18 décembre à partir de 9 h 00 pour la traditionnelle Journée "Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage" dans le nord-est du département.

8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations libres pour vaches allaitantes, une stabulation libre avec caillebotis et aire paillée pour vaches laitières, une bergerie, une chèvrerie avec salle de traite aménagée dans une stabulation logettes raclées. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de profiter de l’expérience des autres : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.

L’Allier Agricole vous propose un dossier spécial avec la liste des bâtiments ouverts à la visite, leur descriptif sommaire, leur situation géographique, et des articles techniques.

Liste des exploitations à visiter :

GAEC DU ROUDON
Messieurs THOMAS

La Bourbe
03130 LIERNOLLES

Stabulation libre double vaches allaitantes
Type Agriconfort - Aire paillée
Box intercalés + couloir de service

GAEC DES VIEUX GUERRAUDS
MELET Frères
Les Guerrauds
03470 MONETAY sur LOIRE 

Stabulation libre vaches allaitantes
2 bâtiments tunnels – Aire paillée
Box arrière avec couloir d’alimentation transversal

FRETY Jean-Paul
Cheviot
03290 DOMPIERRE sur BESBRE 

Stabulation libre vaches allaitantes
Aire paillée – Box arrière + couloir de service

GAEC MOINE
Les Gouyets
03290 DOMPIERRE sur BESBRE 

Stabulation libre vaches allaitantes
Aire bétonnée raclée – Aire paillée + fumière couverte

BARBIER Pierre-Jean
La Motte
03230 CHEVAGNES 

Stabulation libre vaches allaitantes
Logettes raclées – Stabulation aire raclée + aire paillée

EARL DE MESSAGON
Monsieur et Madame THEREAU
Messagon
03230 LUSIGNY 

Chèvrerie et salle de traite

MARONNAT Jean-Yves
La Lune
03230 CHEZY 

Bergerie

EARL DES POCHATS
PAPIN Jean-Claude et Michel
03400 YZEURE 

Stabulation libre avec caillebotis et aire paillée
Vaches laitières



Les Partenaires de l’organisation de cette journée

La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement les 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leur bâtiment et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs pour leur faire partager leur expérience.
Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :

  • Le Groupement de Défense Sanitaire,
  • Le Syndicat de Contrôle Laitier,
  • Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement,
  • La MSA de l’Allier,
  • La DDAF.

 

Devis, plans, permis de construire : un service complet

Un nouveau service est proposé aux agriculteurs qui ont un projet de bâtiment.

Au-delà du simple conseil et de l’ébauche de croquis, les agriculteurs qui font appel à la Chambre d’Agriculture ont désormais la possibilité de bénéficier d’un service complet. Pour tout projet de bâtiment, elle propose en premier lieu des conseils sur l’aménagement en fonction des besoins, de la structuration de l’exploitation, du nombre et de la catégorie des animaux à héberger, de la main d’œuvre disponible. Pour aider l’agriculteur à faire son choix en terme économique, le conseiller peut chiffrer la globalité du projet. Une fois que l’agriculteur a arrêtée sa décision, le service qui lui est alors proposé comprend la réalisation des plans définitifs, le dossier de permis de construire, l’élaboration des devis, des demandes de subvention et le cas échéant, du dossier de mise aux normes.

S’acquitter de l’obligation de diagnostic amiante

Trois conseillers sont titulaires de l’agrément pour réaliser des diagnostics amiante. Obligation à la charge des propriétaires des bâtiments, les diagnostics ont été rendus obligatoires par la loi et tous devront s’y soumettre à terme. La Chambre d’Agriculture satisfait aujourd’hui les demandes prioritaires. C’est le cas lorsque l’exploitation emploie de la main d’œuvre salariée, en cas de vente, et lorsque des artisans doivent intervenir sur le bâtiment. Le diagnostic consiste en un état des lieux sur la présence d’amiante qui n’entraine aucune obligation de traitement particulière. Le dossier réalisé par la Chambre d’Agriculture est strictement conforme aux obligations réglementaires.

Pour tout renseignement, contacter l’Unité Bâtiment, Yannick Lapendrie, 04 70 47 54 58

 


 
6 décembre 2007

Apiculture

Aides spécifiques VINIFLHOR

L’octroi des aides communautaires à l’apiculture résultant du règlement apicole a fait l’objet d’une circulaire d’application pour l’année 2008. Des aides directes peuvent être octroyées à l’apiculteur :

  • aide à la transhumance : pour l’acquisition ou la mise en place de certains équipements indispensables à la transhumance et à l’entretien des ruchers,
  • aide à la multiplication, réservée aux éleveurs de reines et producteurs d’essaims,
  • aide au maintien du cheptel, pour l’acquisition de reines et essaims provenant d’éleveurs référencés sur la liste VINIFLHOR.

Les dossiers de demande sont à retirer auprès de l’A.D.A.A. (Association de Développement de l’Apiculture en Auvergne) et à adresser à VINIFLHOR, avant le 10 décembre pour les aides à la transhumance et à la multiplication et avant le 15 avril pour l’aide au maintien du cheptel.

Pour tout renseignement complémentaire sur ces aides, contacter l’A.D.A.A. au 04.73.93.92.61.

 
19 novembre 2007

Infos FCO

Extension des périmètres interdits à Gannat et Ebreuil

 La France compte plus de 9600 cas de FCO confirmés. Suite à la découverte de nouveaux foyers de FCO dans le département du Puy de Dôme, deux nouveaux cantons de l’Allier sont en périmètre interdit : Ebreuil et Gannat. Cela porte à 16 le nombre cantons concernés dans notre département. La Direction Départementale des Services Vétérinaires précise cependant que depuis la publication le 27 octobre du Règlement européen, il n’y a plus lieu de faire de distinction entre les zones interdites et les zones réglementées pour les mouvements des animaux, ce sont les mêmes règles qui s’appliquent. La notion de périmètre interdit n’a de conséquence que sur la gestion sanitaire locale des cas de FCO. Par ailleurs, depuis le 6 novembre, les exportations d’animaux vers l’Italie par les opérateurs départementaux se poursuivent à un rythme régulier et sans difficultés majeures.

Sur le plan sanitaire, après la découverte en Pays basque espagnol de cas de sérotype 1, l’inquiétude grandit en France avec la confirmation d’un tel cas dans les Pyrénées-Atlantiques. Un périmètre réglementé sur ce sérotype est donc apparu dans le sud-ouest de la France, tandis que la zone réglementée pour le sérotype 8, présent dans une grande moitié nord nord-est de la France descend maintenant jusqu’aux départements du Cantal, de la Dordogne et de la Gironde.

 
15 novembre 2007

FCO : Les modalités d’exportation en Italie

Les partenaires professionnels de l’Allier ont organisé les conditions sanitaires générales d’exportation des animaux vers l’Italie.

 Comme annoncé par Jean-Pierre Comparot, délégué FCO du Ministère de l’Agriculture, à la cellule départementale de crise économique le 24 octobre dernier, un règlement de la Commission de l’Union Européenne, publié le 26 octobre détermine les conditions dans lesquelles les animaux peuvent être exportés, à partir des zones réglementées (y compris périmètres interdits), vers les autres pays de l’Union Européenne. Ce règlement est applicable depuis le 2 novembre de manière générale et depuis le 6 novembre pour ce qui concerne l’Italie.

 Un groupe de travail départemental, composé de l’administration, des intervenants sanitaires et des opérateurs commerciaux, a déterminé un schéma provisoire d’organisation pour les exportations de broutards.

Deux modalités déclinées dans le règlement européen, seront appliquées dans l’Allier :

  • Désinsectisation des animaux pendant une durée minimale de 14 jours avec réalisation d’un test virologique à l’issue de ce délai,

 ou

  • Désinsectisation des animaux pendant une durée minimale de 28 jours avec réalisation d’un test sérologique à l’issue de ce délai.

Les animaux dont le test sera négatif (animaux sains) pourront être expédiés vers un autre pays de l’UE. Ils devront quitter l’élevage dans un délai de 7 jours à partir de la date du prélèvement sanguin pour partir soit directement, soit via un centre d’allottement ou de rassemblement, dans lequel ils pourront séjourner un maximum de 6 jours.

Afin de rassurer les clients engraisseurs italiens, tous les animaux seront expédiés après tests sanguins pour ne pas prendre le risque que des animaux soient découverts positifs en Italie. Le test sérologique, en raison de sa fiabilité et de son coût de revient, doit être privilégié compte-tenu des capacités de traitement du Laboratoire Départemental d’Analyses de l’Allier. Il est cependant à noter que les analyses virologiques peuvent désormais se faire en mélange de 5.

Pas d’analyses avant d’avoir conclu la vente

Il est risqué de faire procéder aux prélèvements et analyses avant d’avoir conclu un contrat pour la vente des animaux concernés. Dès que la vente est conclue et la date d’enlèvement des animaux fixée avec l’opérateur commercial, l’éleveur demandera à un vétérinaire de son choix d’effectuer les prélèvements de sang. C’est l’éleveur, en accord avec son vétérinaire, qui prend en charge l’acheminement des échantillons prélevés, par ses propres moyens, directement au Laboratoire Départemental d’Analyses – Zone de l’Etoile – Boulevard de Nomazy – 03000 MOULINS (une fiche de renseignements remplie par le vétérinaire doit accompagner le prélèvement).

Les résultats seront communiqués sous 24 heures pour un test sérologique et 48 heures pour un test virologique à l’éleveur, au vétérinaire, à l’acheteur et la D.S.V.

Attestation sur l’honneur et preuves de la désinsectisation

Lors de l’enlèvement, l’éleveur doit remettre à l’opérateur commercial, outre les résultats négatifs d’analyses des animaux destinés à l’exportation, une déclaration sur l’honneur attestant du traitement de désinsectisation effectué, en faisant bien attention aux périodes de validité des produits concernés notifiés sur l’AMM. L’attestation doit préciser le n° d’identité de l’animal, le nom du produit, la date et l’heure d’administration. En cas de vérification, l’éleveur devra pouvoir fournir le Carnet Sanitaire d’élevage, l’ordonnance et la facture du produit (attention à ce que les dates ne soient pas postérieures à la date d’application du produit).

Modalités financières

Pour les animaux destinés à l’exportation, le coût de l’acte vétérinaire de prélèvement est à la charge de l’éleveur et le coût de l’analyse est pris en charge par le Conseil Général pour les éleveurs de l’Allier. L’éleveur dans ce cas ne recevra pas de facture. Il devra préciser au Laboratoire qu’il s’agit d’analyses pour l’exportation et ce dernier facturera directement au Conseil Général.

Pour tout renseignement complémentaire sur les conditions de mouvements des animaux vous pouvez vous adresser au GDS (04 70 35 14 30), à la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42) ou consulter le site internet de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr

 
8 novembre 2007

Offre promotionnelle Bovitel

Pour faciliter la gestion de l’élevage bovin et l’accomplissement des tâches administratives, la Chambre d’Agriculture propose un logiciel aux éleveurs.

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BOVITEL, utilisé par plus de 5 000 éleveurs en France, permet de gérer le troupeau et de répondre aux différentes obligations administratives (notification de mouvements, traçabilité / conditionnalité,...).

Sa présentation « modulaire » répond aux attentes des éleveurs qui bénéficient en outre du suivi réalisé par les techniciens de la Chambre d’Agriculture. Comme l’an dernier, le département organise une Campagne Promotionnelle jusqu’au 16 novembre 2007.

Vous voulez rejoindre les 800 utilisateurs actuels de l’Allier, c’est le moment de vous décidez.

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N’attendez pas le 15 novembre au soir : prenez contact avec le technicien de la Chambre d’Agriculture de votre secteur :

  • A Lapalisse : Franck Vernezy – 04 70 99 79 52
  • A Villefranche : Nicolas Deux – 04 70 07 09 61
  • A Bourbon l’Archambault : Daniel Lafaye – 04 70 67 33 64
  • A Moulins : Franck Doriat – 04 70 48 42 15
 
7 novembre 2007

Rétablissement des échanges d’animaux vers l’Italie

FCO : Accord des autorités italiennes sur le rétablissement des échanges d’animaux à compter du mardi 6 novembre 2007.

Paris, le 05 novembre 2007

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche

 

FCO : Accord des autorités italiennes sur le rétablissement des échanges d’animaux à compter du mardi 6 novembre 2007

 

 Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, avait été informé mercredi 31 octobre par les services du ministère de la santé italien de leur difficulté à appliquer le règlement sanitaire européen permettant le rétablissement des échanges intra communautaires d’animaux provenant des zones réglementées dans le cadre dela Fièvre Catarrhale Ovine. Il avait immédiatement demandé qu’une réunion se tienne au plus tôt avec les autorités italiennes pour trouver une solution à ces difficultés. Cette séance de travail a eu lieu ce jour, à Rome. Elle permet de reprendre dès demain les échanges d’animaux avec l’Italie.

 Les autorités italiennes ont fait part de leur souhait que soit mis en place dès que possible une vaccination des animaux à l’identique de ce qui est pratiqué aujourd’hui à l’intérieur de la péninsule. Les autorités françaises ont fait connaître leur intention de mettre en place, dans les meilleurs délais possible, cette vaccination et dans cette attente l’Italie considère que les services sanitaires français lui ont apporté les garanties nécessaires de sécurité sanitaire permettant la reprise immédiate des échanges.

 Les autorités italiennes saisiront par ailleurs la Commission Européenne pour préciser les différences d’interprétation dans l’application du règlement communautaire.

 Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, se félicite du résultat de cette réunion qui répond à une attente particulièrement forte des éleveurs, soutenue par le Gouvernement français.

Contacts presse :
Cabinet de Michel BARNIER : Khristelle ROBIC : 01 49 55 59 74 / Capucine BARRAUD : 01 49 55 60 31
Service de presse du ministère : Hélène BRIAL : 01 49 55 60 11

 
7 novembre 2007

Le gouvernement italien joue avec les nerfs des francais

Un nouveau revers pour les éleveurs avec le refus pendant quelques jours du gouvernement italien d’appliquer le règlement européen.

Parce que ce règlement n’offrait pas suffisamment de garanties de protection pour la santé sanitaire de ses élevages, le gouvernement italien avait décidé le 30 octobre de n’accepter aucun animal en provenance des zones réglementées FCO. Le représentant italien avait pourtant donné son accord sur le projet de règlement publié le 26 octobre au Journal Officiel, mais l’Italie refusait de l’appliquer. Elle se mettait ainsi à la faute vis-à-vis de la réglementation européenne et risquait des sanctions, c’est sans doute pour cela qu’elle est revenu sur sa décision le 5 novembre. Entre le 26 octobre et le 31 octobre, puis depuis le 6 novembre, l’espoir apparaît de nouveau, les acheteurs peuvent travailler et les premiers broutards se sont négociés à prix corrects. Espérons seulement que, les camions partis en direction de l’Italie ne seront pas obligés de faire demi-tour, comme ce fut le cas le 31 octobre au soir. Espérons également que les prélèvements et les analyses de sang réalisées seront encore valables.

Les intervenants sanitaires et les opérateurs commerciaux réunis àla Chambre d’Agriculture le 30 octobre ont mis au point quelques principes de base afin d’organiser les départs d’animaux. Tous les animaux en partance pour l’Italie doivent subir un test sanguin, de préférence sérologique. L’éleveur est chargé de faire réaliser le prélèvement et l’analyse après avoir conclu la vente de ses animaux et en fonction de la date d’enlèvement fixé par l’acheteur, afin de rester dans les délais.

Le ras-le-bol s’exprime

Alors que la situation était à nouveau bloquée dans l’attente d’un nouvel accord qui s’est négocié le 5 novembre entre les Ministres français et italiens de l’agriculture, les éleveurs et les organisations syndicales se sont mobilisés pour exprimer leur ras-le-bol et exiger une solution rapide et durable à cette situation. A l’appel de la FDSEA de la Creuse, ils étaient plusieurs centaines à bloquer les routes lundi dans la journée. A Gouzon par exemple (prés de Guéret sur la RN145), 350 éleveurs ont bloqué la route jusqu’en fin d’après-midi. L’UDSEA de l’Allier était présente avec une trentaine d’agriculteurs. 

 
31 octobre 2007

Réunion de la cellule de crise

Sur fond de gaz lacrymogènes, c’est dans une ambiance tendue que la cellule de crise économique programmée à la Chambre d’Agriculture a eu lieu.

Encore beaucoup d’inquiétudes malgré des avancées réglementaires

Deux représentants du Ministère de l’Agriculture, Jean-Pierre Comparot, chargé de mission fièvre catarrhale et, Jacques Février, Inspecteur Général Vétérinaire, ont participé au travaux, en présence du Préfet de l’Allier et du Président de la Chambre d’Agriculture.

Plantant le décor, Jean-Marie Lesage introduisait cette réunion en précisant : « Dans l’Allier, 3700 éleveurs sont concernés par la FCO, dont 3000 qui produisent des broutards, production dominante pour 50 % d’entre eux. La crise FCO est catastrophique pour notre élevage ». Le Préfet, Patrick Pierrard, annonçait dans ses propos introductifs les bonnes nouvelles reçues du Ministre de l’Agriculture concernant la publication du règlement européen sur les exportations (lire encadré). Des interrogations demeurent, malgré la signature de cet accord, tant sur les volumes que sur les prix. 17 000 animaux sont en attente d’exportation dans le département, l’avenir dépendra aussi en partie de la capacité des opérateurs commerciaux, avec les éleveurs, à réguler les mises en marché. Les participants à la réunion ont convenu de réunir un groupe de travail sur cette question.

La seule arme est la désinsectisation

Sur les questions sanitaires, le Directeur des Services Vétérinaires, et Jacques Février, ont fait un point complet de la situation avec 14 cantons de l’Allier en zone interdite, rappelant que la désinsectisation, totale et réitérée, restait le seul moyen de protéger les animaux sains. Pour les animaux atteints, la désinsectisation renforcée est la seule mesure préconisée. L’euthanasie est possible en cas de symptômes prononcés et uniquement si l’éleveur le demande, il n’est jamais question d’abattage total. Mesure très controversée, beaucoup s’interrogent sur l’efficacité de cette désinsectisation. Pour Jacques Février, « il a été prouvé dans le nord de la France que la désinsectisation faite de façon convenable avait réduit considérablement les pertes. Avec des produits à délai d’attente 0 il ne faut pas craindre des applications répétées ». Un appel d’offres a été lancé pour la fabrication de 33,4 millions de doses de vaccins, la vaccination étant la seule solution durable. La nécessité de vaccins disponibles rapidement et en nombre suffisants a été réaffirmée.

Faire face à la crise économique

Fruits des réflexions et analyses d’un groupe comprenant l’administration, les structures commerciales, professionnelles, techniques, les banques et les centres de gestion, les surcoûts pour les éleveurs et les pertes globales pour la ferme Allier ont été présentés par le service économique de la Chambre d’Agriculture. « Une étude économique de haut niveau », commentait Jean-Pierre Comparot. Au-delà du chiffrage des pertes qui fait apparaître au 30 novembre un total de plus de 5 millions d’€, les groupes de travail avaient aussi réfléchi à des propositions d’accompagnement. L’accent a été mis sur la nécessité d’aider les éleveurs à faire face aux importantes échéances financières et à l’achat d’aliments : versement anticipé de toutes les aides, mesures de trésorerie, aides à la repousse ou au report des ventes. Jean-Pierre Comparot a pris note mais n’a annoncé aucune aide supplémentaire : « Le ministère expertise l’impact, qui n’est pas forcément immédiat. Le secteur allaitant perd actuellement, mais peut aussi reprendre rapidement en fonction de l’évolution des marchés. Le secteur ovin est le plus frappé par les conséquences directes de la maladie. Avec les mêmes références dans tous les départements nous évaluerons l’impact global. ».

Publication du règlement européen

Reprise possible des exportations

Le Préfet de l’Allier a confirmé la publication au Journal Officiel des Communautés Européennes le 27 octobre du règlement européen qui permettra la reprise des exportations. Il entrera en application 5 jours après, soit le 2 novembre. Le texte définira les protocoles applicables à l’échange des animaux en provenance de zone réglementée (y compris zone interdite). Deux procédures pourront être appliquées :

  • désinsectisation des animaux pendant une durée de 14 jours avec réalisation d’un test virologique à l’issue de ce délai
  • désinsectisation des animaux pendant une durée de 28 jours avec réalisation d’un test sérologique à l’issue de ce délai

Les animaux dont le test sera favorable pourront être expédiés vers un autre pays de l’UE. Ils devront quitter l’élevage dans un délai de 7 jours à partir de la date du prélèvement sanguin pour partir soit directement, soit via un centre d’allottement ou de rassemblement, dans lequel ils pourront séjourner un maximum de 6 jours. Le Laboratoire d’analyses de l’Allier est désormais agréé pour effectuer les analyses virologiques. Les tests virologiques pourront être effectués en mélange de 5.

 

Il y a ceux qui travaillent, et ceux qui font du bruit !

Une poignée de manifestants menace la Chambre d’Agriculture

En marge de la réunion, plus d’une centaine d’agriculteurs étaient rassemblés devant la Préfecture pour manifester contre la FCO, à l’appel de la FDSEA, des JA, du SEMA et de la Coordination Rurale. Parce que les représentants de l’Etat ont refusé d’aller rencontrer les manifestants avant la fin de la réunion de travail, ces derniers se sont dirigés vers la Chambre d’Agriculture. Jean-Marie Lesage, garant de l’intégrité des biens de la Chambre d’Agriculture et de la sécurité de ses salariés, estime que l’intervention des forces de l’ordre était justifiée. La Chambre d’Agriculture est un établissement public, à la disposition de tous, qui en tant que tel devait être préservé des dégradations de quelques dizaines d’individus énervés. Toutes les organisations professionnelles, syndicales, économiques et techniques du département, ainsi que les services de l’Etat et du Conseil général, participent à cette cellule de crise. La présence de représentants du Ministère de l’Agriculture était l’occasion de leur montrer la gravité de la situation dans l’Allier, deuxième cheptel allaitant de France. Pour Jean-Marie Lesage : « La manifestation aurait pu être un appui fort aux demandes de la profession si elle s’était déroulée dans d’autres conditions et si les responsables des syndicats qui appelaient à manifester avaient pris part aux discussions, comme ils y étaient invités. Malheureusement, en retournant leurs menaces contre la Chambre d’Agriculture, ils se sont trompés de cible, à moins que ce fût là l’objectif véritable de ce rassemblement… ». Il est inadmissible que des élus Chambre d’Agriculture, responsables syndicaux, aient poussé les manifestants, dont la grande majorité n’était pas venue pour manifester contre la Chambre d’Agriculture, pour servir leur propre objectif, qui n’était pas forcément la FCO mais vraisemblablement plutôt de réactualiser de vieilles rancœurs, montrant ainsi que la défaite cuisante aux élections Chambre d’Agriculture n’était pas encore digérée. De véritables responsables auraient fait de cette manifestation un appui aux organisations qui participaient à la cellule de crise avec les responsables du Ministère.

Pour avancer, il faut aussi être capable de proposer et de construire. La Confédération Paysanne et l’UDSEA, malgré leurs différences, ont participé de façon constructive aux réflexions, en soulignant clairement la détresse des éleveurs. Chacun pourra juger du travail réalisé pour informer tous les éleveurs (2000 éleveurs, 9 réunions) et chercher des solutions à cette crise (avancées réglementaires, chiffrage des pertes, demandes de soutiens, coordination des organisations économiques,...). La Chambre d’Agriculture continue et continuera d’œuvrer, avec les organisations qui souhaitent avancer, pour la défense des intérêts des éleveurs de l’Allier et de leurs filières.

 
25 octobre 2007

Progression de la FCO

Avec près de 6000 cas répertoriés en France, la maladie continue de progresser vers le sud.

14 cantons de l’Allier en périmètre interdit

Dans le cadre de la surveillance sérologique mise en place, un cas a été découvert dans l’Allier, sur la commune de Chézy, animal porteur mais non malade. De ce fait, trois nouveaux cantons : Chevagnes, Neuilly le Réal et Dompierre sur Besbre rejoignent les 11 cantons déjà interdits : Cérilly, Hérisson, Huriel, Montluçon Nord-Est (commune de Domérat), Montluçon Nord-Ouest (communes de Vaux et St Victor), Bourbon L’Archambault, Lurcy-Lévis, Moulins Ouest, Moulins Sud, Souvigny et Yzeure. Tout le reste du département est en zone réglementée, en vertu du zonage simplifié adopté par la France début octobre. Pour ce qui concerne les exportations vers l’Italie, les accords européens ne sont toujours pas concrétisés, un nouveau règlement est attendu sur ce sujet pour la fin du mois d’octobre. Par contre, concernant les mouvements de ruminants d’un périmètre à l’autre à l’intérieur du territoire national, des mesures de simplification ont fait l’objet d’une récente note de service.

Visite de Monsieur FCO dans l’Allier

Courrier au Ministre de l’Agriculture

La Chambre d’Agriculture a adressé un courrier à Monsieur Barnier, Ministre de l’Agriculture, à propos de la visite de Mr Comparot (chargé de mission FCO au ministère de l’agriculture) dans l’Allier le 24 octobre pour la réunion de la cellule de crise économique. Jean-Marie Lesage attire l’attention du Ministre sur l’inquiétude croissante des éleveurs de notre département qui ne peuvent plus exporter les broutards depuis le 13 septembre. La Chambre d’Agriculture estime à 17 000, le nombre d’animaux de l’Allier qui n’ont pu être exportés et sont en report dans les élevages. Les prix de vente inférieurs de 20 à 30% aux tarifs habituels à cette saison pour ceux qui trouvent preneurs, les énormes soucis techniques causés par la conservation des animaux sevrés dans les exploitations, les importantes échéances qui se font jour dans les exploitations (fermages, impôts fonciers, annuités, achat d’aliment,…) sont détaillés dans ce courrier.

La Chambre d’Agriculture demande instamment au Ministre que Monsieur Comparot apporte des réponses précises sur :

  • la reprise urgente des exportations avec l’Italie et les conditions dans lesquelles elles se feront,
  • les mesures d’aides à la trésorerie à prendre (avance paiement DPU),
  • des aides pour favoriser l’alimentation, la repousse ou la finition des animaux,
  • des compensations pour les structures commerciales,
  • des mesures particulières pour les éleveurs ou les entreprises les plus en difficultés. 

 Aide départementale : Les éleveurs obtiennent 500 000 €

Une réunion de travail avec la profession agricole a permis de déterminer la répartition et l’utilisation de l’enveloppe de 500 000 € débloquée par le Conseil Général de l’Allier pour aider les éleveurs à faire face à la FCO. Les représentants de la Chambre d’Agriculture, du GDS, de l’EDE, accompagnés par les Jeunes Agriculteurs ont en effet obtenu que l’essentiel de la somme allouée soit utilisée pour prendre en charge les analyses de sang virologiques et sérologiques. 30 000€ sont réservés au secteur ovin et 470 000€ aideront les éleveurs à faire les analyses préalables aux exportations.

 
18 octobre 2007

Alimentation des bovins

Quelques conseils d’alimentation pour la fin 2007

Report des ventes : repousse, engraissement, concentrés chers ….

Des broutards étaient prêts à vendre fin septembre et début octobre. Il faudra les nourrir un à deux mois supplémentaires (il faut envisager un étalement des sorties). Maintenir des croissances élevées devra être votre priorité pour les valoriser au mieux.

Dans certaines situations, et notamment dans le cas de mâles déjà très lourds, on pourra envisager de s’orienter vers l’engraissement en taurillons, même situation pour les laitonnes qui doivent continuer sur des croissances élevées pour rester « dans leur vente ».

Ces décisions sont à prendre dans un contexte de concentrés de plus en plus chers et de disponibilités de paille très réduites.

Dans tout les cas, il conviendra de rechercher la ration présentant le meilleur compromis coût / performances, sans forcément atteindre les croissances minimum.

1. Les mâles lourds

Sur des mâles pesant entre 350 et400 kg, 2 stratégies peuvent être envisagées :

  • « Prolongation minimale » de 30 jours
    Surtout ne pas changer de régime et, si possible, laisser ces mâles dans le même environnement. S’ils ne sont pas sevrés, veillez à soigner les mères pour éviter des répercussions sur le vêlage suivant.
  • Repousse sur 60 jours
    Les mâles doivent alors être sevrés et maintenus, si possible, sur le même régime. Il est possible, toutefois, de rechercher, pour cette période de deux mois, une ration un peu plus économique, même si celle-ci conduit à des performances un peu moins élevées (Ne pas descendre en-dessous de 1200 – 1300 g/jour). Cela peut contribuer à rester dans des poids inférieurs à 500 kg.

Rations pour des broutards de 350 à 430 kg
pour un croît de 1400 à 1600 g/jour

 
 
Aliment
complet
(1600g/j)
Céréales +
Tourteaux
(1600g/j)
Maïs
ensilage
(1400g/j)
 
Aliment complet
7
 
 
 
Céréales
 
4,5
2
Quantités
Pulpe bett. Deshyd.
 
2
 
par jour
Maïs ensilage (MS)
 
 
4,5
 
T.Soja 48 (ou équiv)
 
0,9
1
 
CMV 5-25
 
0,2
0,2
 
Paille
2
2
1
 
Aliment complet
360
 
 
 
Céréales
 
240
120
Quantités
Pulpe bett. Deshyd.
 
120
 
nécessaires pour
Maïs ensilage (MS)
 
 
270
60 jours
T.Soja 48 (ou équiv)
 
55
60
 
CMV 5-25
 
12
12
 
Paille
120
120
60

Il ne s’agit que de 3 exemples de régimes : d’autres aliments peuvent être intégrés, notamment la luzerne déshydratée, le corn gluten et de nombreux tourteaux, chacun avec leur intérêt au niveau des valeurs alimentaires ou de la sécurisation de la ration. Pour des performances qu’on souhaiterait limiter à 1200-1300 g/jour, il suffit de restreindre les apports d’environ 1 UF, soit 1 kg d’aliment ou de céréale.

La décision de vente, sur ces animaux, pourra se prendre, selon l’état du marché, après 50 à 80 jours de repousse. L’augmentation du coût des régimes et du paillage impose de ne rien perdre dans le temps sur le prix au kilo.

  • Engraissement en taurillons
    Sur des mâles déjà lourds, et à condition de disposer des installations nécessaires et de ressources sur l’exploitation, il pourrait être envisagé de les conduire jusqu’à l’abattage : 15 à 18 mois d’âge, 370 à 420 kg de carcasse. Cette option doit se raisonner en fonction des prix possibles à différents stades de vente.

Prix d’opportunité sur repousse ou engraissement de broutards
Calculs hors frais
de bâtiment, frais financiers et rémunération de la main d’œuvre

Hypothèse Broutard 400 kg
Mini pour
Broutard 480 kg
Mini pour
Taurillon 400 kg carcasse
1,90 €
1,80 à 2,00 €
3,40 à 3,60 €
2,10 €
1,90 à 2,10 €
3,60 à 3,80 €
2,30 €
2,00 à 2,20 €
3,80 à 4,00 €

La fourchette donnée pour chaque hypothèse correspond à l’éventail prévisible des coûts de rations adaptées à un objectif de croissance de 1400 à 1600 g/jour

Les deux grands types de régimes utilisables sont rappelés dans le tableau suivant :

Rations pour des taurillons de 400 à 700 kg
pour un croît de 1400 à 1600 g/jour

 

 
 
Céréales + Tourteaux (1600g/j) 
(190 j)
Maïs ensilage (1400g/j) (215 j)
 
Céréales
5
2
Quantités
Pulpe betteraves Déshydratée
2
 
par jour
Maïs ensilage (MS)
 
6
à 450 kg
T. Soja 48 (ou équivalent)
1
1,2
 
CMV 5-25
0,2
0,2
 
Paille
2,5
1
 
Céréales
1140
430
Quantités
Pulpe betteraves Déshydratée
380
 
nécessaires pour
Maïs ensilage (MS)
 
1500
atteindre 400 kg
T. Soja 48 (ou équivalent)
190
260
de carcasse
CMV 5-25
38
43
 
Paille
475
215

Pour atteindre un poids de carcasse de 370 kg, on peut tabler sur 30 à 40 jours de moins et une réduction des quantités de l’ordre de 20 %.

  • Ration « sèche » : à base de céréales, ce régime permet d’atteindre des performances élevées après une transition bien négociée : augmentation régulière des quantités de céréales (+ 500g tous les 3-4 jours), mise à disposition à volonté d’une paille de qualité, ajout d’une quantité constante de 2 kg de pulpe de betteraves déshydratées et, si possible, d’un complémentaire azoté cellulosique du commerce (en substitution du tourteau de soja) ou de tourteau de tournesol, choix d’un minéral apportant essentiellement du calcium et enrichi en vitamine B1.
  • Régime Maïs ensilage : s’il conduit, le plus souvent, à des croîts un peu inférieurs, ce régime présente davantage de sécurité. La complémentation concentrée doit être calculée en fonction de la qualité du maïs et du poids de carcasse recherché.

2. Les mâles plus jeunes et plus légers

Pour l’instant, aucun changement de pratique ne doit être mis en œuvre ; ces animaux sont destinés à être commercialisés après une période de repousse à l’auge ou à l’herbe. Simplement, la durée de cette période pourra probablement s’avérer un peu plus longue que prévue, en fonction de l’encombrement prévisible du marché de fin d’automne.

3. Les femelles

Sur des laitonnes destinées à être commercialisées maigres, et majoritairement à l’export, ne rien changer au niveau de leur conduite, même si leur sortie risque d’être différée de quelques semaines. La filière demande des génisses de 320 à 400 kg ayant réalisé de bonnes croissances (800 à 1000 g/jour).

Rations pour des broutardes de 320 à 380 kg
pour un croît de 800 à 1000 g/jour

 
 
Aliment Complet
Céréales + Tourteaux
Maïs ensilage
 
Aliment complet
3,5
 
 
 
Céréales
 
2
1
Quantités
Pulpe bett. Deshyd.
 
1
 
par jour
Maïs ensilage (MS)
 
 
3
à 350 kg
T.Soja 48 (ou équiv)
 
0,5
0,6
 
CMV 10-20
 
0,1
0,1
 
Foin
3
3
2
 
Aliment complet
210
 
 
 
Céréales
 
120
60
Quantités
Pulpe bett. Deshyd.
 
60
 
nécessaires
Maïs ensilage (MS)
 
 
180
pour 60 jours
T.Soja 48 (ou équiv)
 
30
36
 
CMV 10-20
 
6
6
 
Foin
180
180
120

Pour des performances qu’on souhaiterait limiter à 600-700 g/jour, il suffit de restreindre les apports d’environ 1 UF, soit 1kg d’aliment ou de céréale.

En résumé, les choix qui s’offrent à vous, dépendront :

  • du poids actuel des animaux,
  • des stocks de fourrages, de paille et de céréales disponibles sur l’exploitation,
  • de la place disponible en bâtiments,
  • de la date d’ouverture du marché à l’export.

Pour pouvoir être prêt au moment de la réouverture du marché, il est important de ne pas réduire les croissances en dessous de 1200 - 1300 g/jour, ce qui impose d’optimiser les rations pour maîtriser le coût alimentaire.

Pour ceux qui disposent, à la fois, de la place, de l’alimentation et de la trésorerie nécessaire, la finition des mâles semble être une possibilité à ne pas négliger.

Les services de la Chambre d’Agriculture restent à votre disposition pour examiner les situations, au cas par cas, en fonction des évolutions du marché. 

 
28 août 2008

Informatique et élevage

La Chambre d’Agriculture de l’Allier étoffe la gamme d’outils Informatiques proposée aux éleveurs.

Outre le logiciel Bovitel dans ses versions 3 et 5 modules accompagnés d’un « pocket », deux nouveaux outils seront accessibles aux éleveurs de l’Allier à compter de septembre 2008. Il s’agit d’outils dont la vocation principale porte sur les notifications IPG, avec quelques fonctions techniques complémentaires.
Ces deux outils sont :
  • Orani- Web
  •  Bovitel « Inventaire seul »
Bovitel 3 et 5 modules
 
Bovitel est déjà bien connu dans le département. C’est l’outil offrant les fonctions techniques les plus étendues. Outre la notification électronique, la gestion de la reproduction et l’enregistrement des données « Bonnes Pratiques », Bovitel permet :
  • La valorisation des données économiques (données commerciales, produits brut, inventaires comptables, Bilans…) (module éco et primes)
  • La gestion des différentes primes bovines et leurs déclarations ; le suivi et les prévisions de chargement (module éco et primes)
  • L’analyse des croissances : enregistrement et échanges de pesées, pointages, index de qualification des animaux… (module performances)
Bovitel (3 ou 5 modules) reste l’outil le plus performant. Il s’adresse aux éleveurs qui souhaitent analyser en continu les performances technico-économique de leur système, tout en limitant le temps consacré aux tâches administratives. Utilisé avec « Planfum » et « Viande 03 », Bovitel est l’outil qui permet de calculer les marges brutes des ateliers de l’élevage.
Mesurer l’évolution des résultats de troupeau dans le temps, se comparer aux élevages de même type, se confronter aux indicateurs des fermes de références. Tout cela devient possible sans travail supplémentaire grâce aux Bovitel complets.
Plus de 800 logiciels Bovitel sont aujourd’hui en service dans le département. Ce nombre est en constante augmentation.
Module Bovitel « Inventaire seul »
 
Certains éleveurs préfèrent se contenter de la notification électronique. En ce cas, ils ont désormais la possibilité de faire l’acquisition du module « Inventaire » seul. La configuration générale reste celle de Bovitel : le module inventaire est un logiciel à installer sur le disque dur du micro-ordinateur, et nécessite des mises à jour périodiques. Il permet :
  • La gestion de l’inventaire
  • La saisie et notification électronique des naissances, des entrées, des sorties
  • La saisie et l’envoi électronique des commandes de boucles et de matériel IPG
  • La gestion de lots (avec cependant des possibilités de valorisation techniques réduites par rapport aux options 3 et 5 modules)
La notification électronique peut fonctionner avec une ligne téléphonique ou une connexion Internet
« Orani-Web »
 
Orani-Web fait appel à une technique très différente de celle de Bovitel. Il n’y a pas de logiciel installé sur votre micro. Aucune installation ni mise à jour n’est nécessaire. Il faut simplement que votre micro-ordinateur soit équipé d’une connexion internet, de préférence avec ADSL. Via le site Internet de la Chambre d’Agriculture, vous vous connectez au site Orani-Web, sur lequel vous saisissez les informations nécessaires.
Moyennant quoi Orani-Web offre les fonctions suivantes :
  • Les notifications de mouvements (naissances, entrées, sorties…)
  • Les commandes de boucles
  • La gestion de l’inventaire
  • La gestion des lots, des relevés de saillies, des IAs
  • La saisie des informations sanitaires et d’évènements particuliers sur chaque animal
Orani-Web est la solution la plus simple à mettre en œuvre et à utiliser pour les éleveurs essentiellement intéressés par la notification électronique, la gestion de la reproduction et l’enregistrement des évènements du troupeau.
Pocket
 
Bovitel fonctionne depuis plus de deux ans avec un « Pocket » ou un « Smartphone », petits ordinateurs de poche que l’éleveur emmène partout avec lui sur sa ferme. Il enregistre ses observations sur Pocket dans ses parcelles et bâtiments et transfère les données sur le micro-ordinateur de bureau à intervalle régulier.
Un module Pocket adapté à Orani-Web est en cours de mise au point pour une prochaine mise à disposition aux éleveurs.
Pour rappel, l’utilisation systématique de la notification électronique, que ce soit par Bovitel, Orani-Web, ou tout autre logiciel agréé, ouvre droit à une remise conséquente sur la facturation annuelle de l’IPG.
Pour toute information, appelez le Service Technique Elevage de la Chambre d’Agriculture, 04 70 48 42 20 ou le CIPCA 04 70 48 42 17.
 INFORMATION  :
 Une promotion sur les produits Bovitel 3 et 5 modules, ainsi que sur le module pocket, est organisée du 1er septembre au 17 octobre 2008. Profitez des tarifs attractifs pour rejoindre les nombreux éleveurs du département déjà équipés.  

 

Logiciels a vocation principale « ipg »
 
Orani Web
Type : Logiciel Web, hébergé par un serveur à distance. Pas d’installation sur micro
Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP
Mode de connexion : Ligne Internet ADSL
Fonctions offertes :
  • Inventaire et notifications
  • Gestion de la reproduction
  • Enregistrement des données sanitaires et évènement sur les animaux
Tarifs 2008 (HT) :
  • Mise à disposition 90 € 
  • Maintenance annuelle 90 €
Bovitel Inventaire Seul
 
Type : Logiciel « Micro », à installer sur chaque micro-ordinateur
Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP
Mode de connexion : Ligne téléphonique ou Internet (Internet conseillé)
Fonctions : Notifications Naissances, Entrées /Sorties + Gestion Inventaire
 
Tarif 2008 (HT) :
  • Mise à disposition = 90 €
  •  Maintenance annuelle = 90€
Logiciels à vocation principale « technique »
 
Caractéristiques communes aux options proposées :

Type : Logiciel « Micro », à installer sur chaque micro-ordinateur ; Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP ; Mode de connexion : Ligne téléphonique ou Internet (Internet conseillé)

Bovitel 3 modules
 
Fonctions
  • Module Inventaire : Notifications Naissances, Entrées /Sorties + Gestion Inventaire
  • Module « Bonnes Pratiques »
  • Module « Reproduction »
Tarif 2008 (HT) :
  • mise à disposition = 423 € ou 341€ HT en période promotionnelle
  • remises particulières pour les « JA », et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
  • maintenance annuelle = 151 €
Bovitel 5 modules
 
Fonctions = Idem « Bovitel 3 modules » auquel s’ajoutent
  •  Le module « Economie et gestion des primes »
  • Le module « gestion des performances »
Tarifs 2008 (HT) :
  • mise à disposition = 486 € ou 373 € HT en période promotionnelle
  • remises particulières pour les « JA », et « Agri-Conseils ». Nous consulter.
  • Maintenance annuelle = 199 €
Module Pocket installé avec options Bovitel
 

Tarifs 2008 (HT) :

  •  Mise à disposition Module Pocket seul = 193 € ou 183,47 en période promotionnelle.
    • Tarifs mise à disposition adaptés selon les options Bovitel. Nous consulter 
  •  Maintenance annuelle Module Pocket seul = 27 €.
    • Tarifs maintenance adaptés selon les options Bovitel. Nous consulter.
 
18 octobre 2007

Alimentation des ovins

Pour bon nombre d’éleveurs ovins, la FCO a bloqué, ou tout du moins reporté les ventes d’animaux maigres. Que faire de ces brebis maigres et de ces agneaux d’embouche ?

Vendre, garder, engraisser : quelles stratégies en élevage ovin face à la FCO ?

Voici quelques conseils pour vous aider à passer le cap, en attendant que le commerce reprenne.

Les brebis

Les brebis maigres, destinées initialement à la vente à cette époque, sont des réformes pour différentes causes du fait :

  • de problème(s) physiologique(s) ne leur permettant pas une nouvelle campagne de reproduction,
  • de leur âge, ou de leur retard pris dans le rythme de reproduction de l’élevage.

Ces brebis risquent de ne pas trouver preneur en maigre avant la levée des restrictions aux mouvements d’animaux, dont l’échéance n’est pas connue.

De ce fait, en partant sur la base qu’un animal qui ne produit pas « coûte » de l’argent à son propriétaire, nous vous conseillons donc de remettre à la reproduction toutes les brebis n’ayant pas de problèmes physiologiques les empêchant de reproduire. Le « peu » d’agneaux sorti et vendu pour cette catégorie de brebis tendra à compenser les charges qu’elles auront engendrées pour les garder.

Ces brebis remises à la reproduction, en lutte naturelle, devront, bien entendu, être déparasitées et subir un flushing alimentaire équivalent aux autres brebis de reproduction.

Les brebis qui ne peuvent plus être utilisées comme reproductrices peuvent quant à elles se diviser en 2 lots bien distincts :

  • celles assez jeunes et vigoureuses pour être remises en état et engraissées,
  • les vieilles, dont les chances de remises en état sont illusoires, qu’il va falloir entretenir jusqu’à la reprise des marchés.

Les brebis à l’engrais : (qui ont un potentiel d’engraissement)

Base de calcul : Brebis de 60 kg, note d’état corporel 1,5
Durée d’engraissement : 3 mois
Objectif : 75 kg, note 3,5

 
Paille ou foin
Céréales
Soja
Luzerne
Minéral
Ration 1
2 kg
750 g
 
50 g
25 g
Ration 2
2 kg
750 G
50 G
 
25 g

L’engraissement des brebis permettra ainsi à l’éleveur d’obtenir un tarif supérieur sur la vente de celles-ci. D’autant plus si la période de vente de ces brebis se trouve dès le mois de janvier, on pourra donc espérer des cours supérieurs (période de rétention des brebis en raison de la déclaration PBC).

Quant aux cours des matières premières (et aliments complets), la conjoncture actuelle permet difficilement de connaître l’impact de la FCO sur leur évolution.

Le choix des aliments d’engraissement des brebis de réforme est propre à chaque éleveur selon son fournisseur et ses capacités à stocker.

Les brebis à l’entretien : (qui ont un faible potentiel d’engraissement)

Base de calcul : Brebis de 60 kg, note d’état corporel 1,5

 
Paille ou foin
Céréales
Soja
Luzerne
Pulpe de betterave
Minéral
Ration 1
2 kg
200 g
 
240 g
 
10 g
Ration 2
2 kg
220 g
70 g
 
 
10 g
Ration 3
2 kg
 
 
70 g
250 g
10 g

Qu’elles soient en bergerie ou dehors, il est indispensable de leur mettre à disposition du fourrage (paille ou foin) en plus de l’herbe. En effet, la pluviométrie abondante de l’été et de l’automne, a favorisé une bonne repousse d’herbe, mais de qualité médiocre, et les premières gelées en ont détruites les valeurs nutritives.

Tout au long de l’hiver, il sera important de veiller à ne pas dépasser un chargement de 3 à 4 brebis par hectare, pour ne pas endommager les prairies.

Ces brebis seront bien évidemment les premières à vendre, du fait de la difficulté de les maintenir en état et du surcoût alimentaire qu’elles engendrent.

Les agneaux d’embouche

 
Paille
Foin
Céréales
Soja
Luzerne
Minéral
Ration 1
AV
 
740 g
30 g
 
30 g
Ration 2
AV
 
740 g
 
125 g
35 g
Ration 3
 
AV
660 g
15 g
 
25 g
Ration 4
 
AV
675 g
 
50 g
25 g

 AV : à volonté

La période creuse d’apport en agneaux de boucherie se situant de novembre à janvier, les agneaux d’embouche engraissés pourront, s’ils sont commercialisés sur cette période, représenter une plus value pour les éleveurs.

Il faudra toutefois prévoir des frais alimentaires et sanitaires supplémentaires pour la finition de ces agneaux, mais aussi une surface en bâtiment.

Si la place en bâtiment est un facteur limitant, il est préférable de laisser des brebis gestantes à l’extérieur plutôt que les agneaux à l’engrais : l’énergie absorbée serait alors utilisée pour maintenir la température corporelle plutôt que pour l’engraissement.

Les brebis gestantes peuvent être alimentées à l’extérieur et être rentrées en fin de gestation (trois semaines avant mise bas).

 
2 octobre 2007

Réunions d’information FCO

Le virus de la fièvre catarrhale ovine gagne encore du terrain, plongeant les éleveurs de l’Allier dans des difficultés accrues avec désormais un périmètre interdit.

La fièvre catarrhale continue sa progression du nord-est vers le sud-ouest

A la date du 2 octobre, le département de l’Allier est divisé en trois zones. Les cantons de Cérilly, Hérisson, Huriel et les communes de Domérat, Vaux et Saint-Victor sont en périmètres interdits. L’arrondissement de Vichy (cantons de Gannat, Escurolles, Vichy, Cusset, Le Mayet de Montagne, Varennes sur Allier, Lapalisse, Jaligny sur Besbre et Le Donjon) est en zone de surveillance. Tout le reste du département est en zone de protection. Ces périmètres sont définis par l’autorité sanitaire à partir des derniers foyers de fièvre catarrhale confirmés le 28 septembre dans le centre de la Nièvre et dans le sud du Cher (Vesdun et Meillant). Il s’en suit des réglementations différentes applicables dans chacun de ces périmètres sur les mouvements des animaux vers l’extérieur. Les circulations de ruminants à l’intérieur de ces périmètres restent libres.

Parallèlement, un protocole d’accord a été signé avec l’Italie pour l’exportation des bovins le 24 septembre. Les exportations pourraient reprendre vers ce pays lorsque les tests de dépistage demandés auront eu lieu sur l’ensemble du territoire français. Ce n’est qu’à l’issue de cette procédure qu’on connaîtra les zones à partir desquelles les exportations seront possibles. Actuellement, elles sont bloquées à partir de toutes les zones réglementées.

C’est donc une situation de plus en plus catastrophique sur le plan économique à laquelle est confronté l’élevage départemental, en bovin, ovin et caprin. La désinsectisation reste la seule action de prévention possible et il est donc conseillé aux éleveurs, dans la mesure de leurs possibilités d’appliquer les produits agréés pour désinsectiser leurs animaux. De même, toutes les actions de nettoyage et de désinsectisation des locaux d’élevage et de leurs abords, en luttant contre la prolifération des insectes, ne peuvent que limiter la progression du virus.

La profession agricole continue de se mobiliser pour mesurer les conséquences économiques et demander des soutiens et pour informer les éleveurs.

Des réunions d’information

La Chambre d’Agriculture et le GDS organisent à partir du vendredi 5 octobre, dans tout le département, une série de 9 réunions d’information à destination des éleveurs, avec la participation de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Direction Départementale des Services vétérinaires. Chaque éleveur recevra une invitation précisant les lieux et dates précis de ces rencontres qui auront lieu :

Lieux

Dates et heures

Cantons concernés

Vallon en Sully

Salle Polyvalente

Vendredi 5 octobre à 17 h 00

Cérilly, Hérisson

Treignat

Salle Polyvalente

Vendredi 5 octobre à 20 h 30

Huriel + communes de Domérat, Saint-Victor, Vaux

Bourbon L’Archambault

Salle Polyvalente

Lundi 8 octobre à 20 h 30

Bourbon l’Archambault, Souvigny, Lurcy-Lévis

Durdat Larequille

Salle Polyvalente

Mardi 9 octobre à 20 h 30

Marcillat en Combraille, Mont-marault, Commentry, Montluçon

Montbeugny

Salle Polyvalente

Mercredi 10 octobre à 20 h 30

Moulins, Chevagnes, Neuilly le Réal, Yzeure, Dompierre/Besbre

Meillard

Centre de l’Elevage

Jeudi 11 octobre à 14 h 30

Le Montet, Saint-Pourçain/Sioule, Varennes/Allier

Escurolles

Salle Polyvalente

Jeudi 11 octobre à 20 h 30

Escurolles, Gannat, Ebreuil, Chantelle

Molles

Salle Polyvalente

Vendredi 12 octobre à 14 h 30

Cusset, Le Mayet de Montagne, Vichy

Le Donjon

Centre Socio-Culturel

Vendredi 12 octobre à 20 h 30

Le Donjon, Jaligny/Besbre, Lapalisse,

 Dans l’attente de ces temps d’information, les conseillers de la Chambre d’Agriculture et du GDS sont à la disposition des éleveurs pour répondre à leurs questions, ainsi que vos vétérinaires et la Direction des Services Vétérinaires. Vous pouvez également vous informer en consultant le site internet de la Préfecture de l’Allier www.allier.pref.gouv.fr. La situation est susceptible d’évoluer chaque jour si de nouveaux cas sont détectés dans l’Allier ou à proximité immédiate.

La cellule de crise économique, activée par la Chambre d’Agriculture depuis une dizaine de jours continue d’évaluer les pertes économiques pour l’Allier et devrait se réunir à nouveau très prochainement. 

 
27 septembre 2007

Sommet de l’Elevage 2007

Les chambres d’agriculture seront présentes

 Bien que la situation sanitaire d’une partie de la France soit plutôt défavorable à la tenue d’une grande manifestation sur l’élevage telle que le Sommet, les éleveurs de l’Allier sont nombreux à être inscrits pour participer aux différents concours et présentations. Ils se sont engagés dans le protocole sanitaire qui leur permettra de déplacer leurs animaux. La Chambre d’Agriculture de l’Allier sera à leur côté, comme chaque année, avec un stand consacré à l’élevage dans le hall 3. La génétique et l’élevage bourbonnais y seront mis en avant cette année. Parallèlement, les quatre chambres de la Région Auvergne seront associées dans un stand commun (hall 1) qui traitera cette année de l’informatique et des services proposés aux agriculteurs. Le Président de la Chambre d’Agriculture et les principaux responsables de l’élevage convient tous les éleveurs présents et toutes les organisations agricoles à les rejoindre dans le hall 3, le jeudi 4 octobre à 17 h 30 pour un vin d’honneur. Ce sera l’occasion également de présenter le nouveau catalogue des élevages de sélection de l’Allier, édition 2007.

Plusieurs éleveurs de l’Allier sont inscrits pour participer aux différents concours qui se dérouleront au Sommet de l’Elevage.

Sommet de l’Elevage

4, 5 et 6 octobre 2007

En bovins charolais - Le 4, de 14 h 00 à 17 h 00

  • Gaec Corneloup, Avrilly
  • Gaec Corneloup, Beaulon
  • Didier Braud, La Chapelaude
  • Alain David, La Chapelle
  • Gaec Audinat, Deneuille les Mines
  • LPA, Durdat Larequille
  • Gaec Salles, Isserpent
  • Gaec Alexandre, Paray le Frésil
  • Gaec Duchier, Ronnet
  • Roger Chevalier, Saint Marcel en Murat
  • Gaec des Carriaux, Vicq
  • Gaec Laboisse Denis et Yvon, Villefranche d’Allier
  • Gaec Micaud, Ygrande

En bovin Salers - Le 5, de 12 h 45 à 15 h 45

  • Earl Delcuzy, Loddes

En bovin Aubrac - Le 5, de 14 h 00 à 17 h 30

  • Scea Grégoire, Le Donjon

En bovin Prim’holstein - Les 4 et 5, de 9 h 00 à 17 h 00

Concours National

  • Gaec Parisse, Lurcy Lévis
  • Gaec Crétois, Lurcy Lévis

En ovin

Concours spécial Ile de France - Le 4, de 9 h 30 à 12 h 00

  • Mayeul de Dreuille, Cressanges
  • Pierre Cordez, Souvigny

Présentation d’animaux, par Ovins Sélection, en lien avec l’AROA :

En Texel - Le 5, de 10 h 30 à 11 h 30

  • Earl Clément-Durin Beaune d’Allier
  • Sylvain Prugneau, Le Theil
  • Jean-Marie Gaujour, Franchesse

En Charmois

  • Gaec du Diable, Neuvy

En Hampshire

  • Earl de Poupetière, Le Donjon

En Rouge de l’ouest

  • Fernand Thomas, Cosne d’Allier

En Suffolk

  • Philippe Lefèvre, Vallon en Sully
  • Sébastien Boissonnade, Franchesse
  • Jean-Paul Servol, Saint Léopardin d’Augy

En Charollais

  • Gaec Olivier Guy et Jean-Yves, Buxières les Mines

NB : Pour des raisons sanitaires, la participation des éleveurs au Sommet de l’Elevage est susceptible d’évoluer.

 
17 septembre 2007

Fièvre catarrhale ovine

L’inclusion de la totalité du département de l’Allier dans la zone de surveillance depuis le 13 septembre va s’avérer extrêmement pénalisante pour les éleveurs.

 Fièvre catarrhale ovine : des mesures de protection applicables dans tout le département

La Direction des Services Vétérinaires, la DDAF et les représentants de la profession agricole étaient réunis autour du Préfet de l’Allier, le 14 septembre, pour faire le point sur la situation. La fièvre catarrhale ovine est une maladie réglementée au plan international. Elle n’est en aucun cas transmissible à l’homme et ne présente que rarement des conséquences graves pour les bovins : baisse de lactation pour les vaches laitières, retard d’engraissement en allaitant. En élevage ovin, des mortalités peuvent être plus souvent constatées. C’est la découverte d’un cas dans le département de l’Yonne, en limite de Nièvre, qui est à l’origine de l’inclusion de notre département dans le périmètre de surveillance, 150 km autour du dernier cas avéré. La zone de surveillance est une zone tampon, la plus extérieure de l’ensemble du périmètre, destinée à prévenir l’extension de la maladie. Il est en effet important, d’un point de vue sanitaire, d’essayer d’éviter que cette maladie ne descende plus avant dans le sud où la présence d’un cheptel ovin important et des conditions climatiques plus favorables présentent un risque accru de développement de la maladie qui est véhiculée par un moucheron.

Les mesures applicables

Ce sont les mouvements de ruminants qui sont réglementés pour tout déplacement vers une zone indemne ou moins protégée. Ainsi les déplacements d’animaux de la zone de surveillance vers la zone indemne, de la zone de protection vers la zone de surveillance, sont soumis à l’application d’un protocole. En revanche, les mouvements de la zone de surveillance vers toute autre zone réglementée sont libres. Les mesures applicables varient avec la destination des animaux, les protocoles les plus stricts s’appliquant à ceux destinés à l’élevage ou à l’engraissement. L’application de ces règles n’autorise cependant pas les animaux à sortir du territoire français vers un autre pays de l’Union Européenne non contaminé par la maladie. Si les exportations vers la Belgique , les Pays-Bas ou le Luxembourg sont possibles, elles sont en revanche, aujourd’hui, interdites vers l’Italie ou vers l’Espagne. C’est bien là d’ailleurs que va se situer la difficulté la plus importante pour les éleveurs de l’Allier avec le blocage des exportations vers l’Italie en pleine période de vente de broutards. Des négociations sont en cours entre les gouvernements français et italiens, ainsi qu’au sein de l’Union Européenne pour tenter d’obtenir des accords qui permettraient, sans doute avec l’application d’un protocole similaire, de faire sortir des animaux indemnes du territoire français.

Des réactions professionnelles

La profession agricole a pour habitude de prendre au sérieux tous les problèmes sanitaires et de veiller, par une sorte d’autodiscipline, à empêcher toute maladie contagieuse de se propager. Cependant, les Chambres d’Agriculture et les organisations syndicales de l’Allier, de la Nièvre et de la Saône et Loire, ont entamé des démarches, relayées par les organisations nationales, auprès du Ministère de l’Agriculture pour obtenir des assouplissements aux règles applicables actuellement. Parallèlement, les gouvernements français et italiens négocient afin que les exportations de broutards, dans la mesure où il est prouvé que les animaux sont indemnes, puissent être autorisées. L’Union Européenne s’est globalement saisie de ce dossier pour prendre de son côté des mesures destinées à alléger les contraintes, techniques et financières, qui pèsent sur les éleveurs. On peut dire aujourd’hui qu’en application des protocoles sanitaires en vigueur, dans le meilleur des cas, les animaux destinés à l’engraissement ne peuvent pas sortir de la zone réglementée avant un délai de 30 jours (désinsectisation de 28 jours et prise de sang). Dans nombre d’élevages, en bovins allaitants notamment, cela suppose qu’il faudra garder des animaux, prêts à partir aujourd’hui, avec des difficultés en termes de logement et d’alimentation. C’est pour cette raison que le Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier a pris l’initiative de mettre en place dès cette semaine une cellule de crise, avec les organisations économiques et l’administration, pour mesurer les conséquences économiques sur la filière et rechercher des soutiens auprès des banques, des assurances ou de l’Etat. La vente de broutards représente une part très importante de l’économie agricole de l’Allier et cette crise pourrait avoir de graves conséquences économiques.

Des protocoles sanitaires applicables aux mouvements d’animaux

Désinsectisation, prise de sang et analyse sérologique

 Règles applicables aux ruminants, bovins, ovins et caprins, issus de la zone de surveillance (Allier) à destination de la zone indemne.Pour les animaux destinés à l’abattage, les sorties sont possibles vers l’abattoir si :

  • pas de signes cliniques le jour du départ,
  • désinsectisation des animaux et des véhicules avant le chargement (avec un produit sans délai d’attente),
  • transport direct jusqu’à l’abattoir.

Pour les animaux destinés à l’élevage ou à l’engraissement, sortie possible si :

  • désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélèvement pour le premier test et maintenue jusqu’à l’arrivée en zone indemne (délai d’efficacité du produit),
  • test sérologique favorable au départ,
  • pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport,
  • désinsectisation du véhicule au départ.

Pour les veaux de moins de 30 jours destinés à l’engraissement, sortie possible si :

  • pas de signe clinique,
  • désinsectisation des animaux et du véhicule avant le départ,
  • locaux de destination fermés et désinsectisés avant l’arrivée des animaux,
  • désinsectisation des animaux maintenue pendant 60 jours après l’arrivée,
  • sortie autorisée seulement vers l’abattoir.

Les mises en pâture ou rentrées à l’étable, dès lors qu’il y a sortie de la zone de surveillance vers la zone indemne, doivent être signalées à la DDSV et sont soumises aux mêmes règles de désinsectisation et de test sérologique.

Les ovins et les caprins, dans tous les cas, doivent être identifiés avec une boucle bleue avant la sortie de l’exploitation de la zone de surveillance. Les mouvements d’animaux de la zone de surveillance vers les zones de protection et interdite (plus proches du dernier cas avéré) sont libres.

Les règles applicables à tous les mouvements d’animaux d’une zone à l’autre sont consultables sur le site de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr

Le GDS (04 70 35 14 30), la Direction des Services Vétérinaires (04 70 48 36 48), les vétérinaires de l’Allier, et les services de la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42), sont à la disposition des éleveurs pour toute information complémentaire.

Attention  :

Les moutons et les caprins doivent être identifiés par une boucle bleue avant la sortie de l’exploitation d’une zone réglementée.
Les rassemblements d’animaux d’élevage ou d’engraissement, y compris de veaux de moins de 30 jours, en provenance de ZP, ZS ou de ZI sont interdits en PI.

Animaux destinés à l’élevage ou à l’engraissement, sauf veaux d’engraissement de moins de 30 jours

Destination
 
Origine
Périmètre
Interdit
PI
Zone de protection
=
ZP
Zone de surveillance
=
ZS
Zone indemne
=
ZI
Périmètre Interdit
PI
Oui
Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélève­ment nécessaire au 1er test et maintenue jusqu’au résultat du 2ème test
> DEUX tests sérologiques favorables : l’un au départ et l’autre au plus tôt 28 jours après arrivée
> pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule avant le départ
> passage possible par un centre de rassemblement en PI ou ZP ou ZS
Les animaux originaires de PI introduits en ZP ou ZS suivant les conditions du présent paragraphe prennent le statut « animaux de ZP ou ZS » lorsque le résultat négatif du test sérologique à l’arrivée est obtenu.
INTERDIT
SAUF
pour les animaux de haute valeur génétique (se renseigner auprès de la DDSV)
Zone de protection
ZP

Oui

Oui

Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélève­ment nécessaire au 1er test et main­tenue jusqu’à l’arrivée en ZS (déro­gation possible au délai de 28 jours jusqu’au 30 septembre 2007)
> test sérologique favorable au départ
> pas plus de 7 jours entre le prélève­ment de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule au départ
> passage possible par un centre de rassemblement en ZP ou ZS
Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélèvement nécessaire au 1er test et mainte­nue jusqu’à l’arrivée en ZI
> test sérologique favorable au départ
> pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule au départ
> passage possible par un centre de rassemble­ment en ZP ou ZS ou ZI
> procédure canalisée à l’arrivée pour empê­cher l’exportation de ces animaux
Zone de surveillance
ZS

Oui

Oui

Oui

 
10 mai 2007

Foire du 1er mai à Molles

Une 40ème édition en demi-teinte

Très prisée par les élus, surtout en période électorale,la Foire du 1er mai à Molles a tenu toutes ses promesses. Par contre, au niveau des cours, frisant les 5€/kg, ils ont chuté de 15% par rapport à l’édition 2006 et les acheteurs ne se faisaient pas concurrence pour surenchérir sur les quelques 300 moutons proposés. La pousse précoce de l’herbe a certainement été mise à profit par de nombreux éleveurs pour vendre leurs moutons, à un moment ou les cours étaient moins tendus.

Au cours de son allocution, le Président de la Chambre d’Agriculture revenait sur l’actualité agricole et les difficultés des productions laitières et porcines. Jean-Marie Lesage exprimait son soutien aux éleveurs de moutons, tout comme Gérard Etien, président du SEMA, et félicitait René Gadet, Maire de Molles, pour sa persévérance dans l’organisation de la Foire.

Prix Moutons de Boucherie

  • Prix d’honneur : Gaec du Rez Ronciats à Arronnes, Coupe remise par Jean-Marie Lesage, Président de la Chambre d’Agriculture.
  • 1er prix : Gaec des Chabannes à Cusset
  • 2ème prix : L’Hullier Philippe à Saint Prix
  • 3ème prix : M. Lafay à Briennon
  • 4ème prix : Gaec Gadet-Copet à Molles
  • 5ème prix : Berujon Paulette à Molles

Prix Croisés

  • 1er prix : M. Villecourt à Lapalisse
  • 2ème prix : M. Marais à Trezelles
  • 3ème prix : M. Deyrat à La Pacaudière

Prix Fromage de Chèvres

  • 1er prix : Loison Bernadette à Molles
  • 2ème prix : Forge Blair à Saint Rirand
  • 3ème prix ex-æquo : Orhan Bernadette à Aronnes et M. Decoret à Arfeuilles

Prix Charollais

  • 1er prix : Gaec Bernard à Saint Genest

Prix Chèvres

  • 1er prix : M. Deyrat à La Pacaudière
 
5 avril 2007

Vente de reproducteurs inscrits - Liste des éleveurs

Les éleveurs sélectionneurs de l’Allier vous accueillent sur leurs exploitations, les vendredi 6 et samedi 7 avril 2007, de 9 h 30 à 17 h 30.

Elevages participant aux portes ouvertes ovins sélection 

  • Cordez Pierre - Les Chaulets - 03210 SOUVIGNY - Tél. 04 70 43 67 77
    • 12 antennais race Charollaise, tous ARR/ARR
    • 15 antennais race Ile de France, dont 14 ARR/ARR
  • De Dreuille Mayeul - Dreuille - 03240 CRESSANGES - Tél. 04 70 47 24 12
    • 36 antennais race Ile de France, tous ARR/ARR
  • EARL Clement Durin - Le Bas du Four - 03390 BEAUNE D’ALLIER - Tél. 04 70 64 68 56
    • 45 antennais race Texel, dont 26 ARR/ARR
  • EARL Nieutin – Le Grand Pré – 03300 CUSSET - Tél. 04 70 41 35 27
    • 8 antennais + 8 béliers Race Charollaise
  • GAEC de Maistre - M Piccand - Mlle Fougère - 03210 MEILLERS - Tél. 04 70 47 31 24
    • 18 antennais race Ile de France, dont 17 ARR/ARR
    • 18 antennais race Texel, dont 15 ARR/ARR
  • GAEC du Diable - MM Parise et D’Amat - Patry - 03000 NEUVY - Tél. 04 70 44 33 55 – 04 70 44 61 26
    • 13 antennais race Ile de France, tous ARR/ARR
    • 6 antennais race Charmoise, tous ARR/ARR + 6 béliers
    • 2 antennais race Texel, tous ARR/ARR + 4 béliers
  • GAEC du Taix - MM Olivier - Suivières - 03440 BUXIERES LES MINES
    Tél. 04 70 66 02 79 – 04 70 66 02 68
    • 4 antennais race Charollaise, dont 3 ARR/ARR
  • GAEC Lejus - Les Henriots - 18260 DAMPIERRE EN CROT
    Tél. 02 48 81 10 03 – 06 08 30 79 08
    • 12 antennais Berrichon du Cher, tous ARR/ARR
  • GAEC Olivier Guy et Jean Yves – Jagautière – 03440 BUXIERES LES MINES
    Tél. 04 70 66 02 53 – 06 60 51 04 92
    • 9 antennais race Charollaise, dont 5 ARR/ARR
  • GAEC Pariot - Les Bagnolets - 03240 LE THEIL - Tél. 04 70 42 34 45
    • 40 antennais race Texel, tous ARR/ARR
  • GAEC Valignat - Les Petites Barres - 03210 MEILLERS - Tél. 04 70 47 23 80 – 06 50 66 15 82
    • 26 antennais race Charollaise, dont 18 ARR/ARR
  • Prugneau Sylvain - Le Bouchet - 03240 DEUX CHAISES - Tél. 04 70 47 37 92 – 06 71 47 30 66
    • 14 antennais race Texel, dont 8 ARR/ARR
  • Thomas Fernand - 28, route de Villefranche - 03430 COSNE D’ALLIER - Tél. 04 70 07 5159
    • 11 agneaux race Rouge de l’Ouest

Liste détaillée des animaux auprès du secrétariat d’Ovins Sélection, au 04.70.48.42.93

 
5 avril 2007

Bien choisir son bélier

Une majorité d’éleveurs ovins utilisent des béliers inscrits à l’UPRA : lors de l’acquisition de ces animaux, le vendeur fournit le « carton » d’inscription du bélier. Comment le lire, et surtout comment savoir si l’animal acheté va donner les résultats escomptés ?

Les élevages inscrits à l’UPRA sont soumis au contrôle de performances. En pratique, les agneaux nés de père et mère inscrits sont pesés à 21, 42 et 84 jours. Les poids relevés sont ensuite ramenés en « poids âge type » 10, 30 et 70 jours.

Grâce à ces poids « âge type », les GMQ (gain moyen quotidien) 10-30 et 30-70 sont calculés puis comparés à la moyenne de l’élevage. C’est ainsi que sont attribuées les notes 10/30 et 30/70, qui peuvent être négatives ou positives. On estime que la note 10/30 mesure la valeur laitière de la mère, et la note 30/70 la précocité de croissance de l’agneau.

Les 2 GMQ établis, le facteur d’héritabilité est alors intégré pour prendre en compte les qualités des ascendants de l’agneau. L’ensemble est traduit en index de valeur bouchère, laitière et prolificité.

Chaque index peut être positif ou négatif, selon qu’il se situe au-dessus ou en dessous de la moyenne de la race.

Par exemple, un index prolificité de + 0,14 traduit une prolificité de 14 % supérieure à la moyenne de la race, et un index valeur laitière de + 18 traduit un GMQ 10-30 de 18 grammes de plus que la moyenne de la race.

Les index sont remis à jour 1 à 3 fois par an, selon la race.

Attention : une brebis ayant un index prolificité de + 0,03, avec de bons résultats à l’agnelage, peut voir son index passer à – 0,01 l’année suivante, parce que la moyenne de la race aura augmenté, ou bien parce que l’un de ses descendants aura obtenu de mauvais index.

Les performances station

Chaque sélectionneur peut mettre des animaux « en station de contrôle individuel ». Pour chaque race, un cahier des charges précis mentionnent les dates d’entrée en fonction des dates de naissance des agneaux. Une commission de contrôle valide ou refuse les animaux à leur entrée en SCI.

Les agneaux ne pouvant entrer en SCI du fait de leur date de naissance, pourront toutefois obtenir une qualification lorsque la commission d’inscription se déplacera sur les exploitations pour inscrire les animaux à l’UPRA et leur apposer le sigle de la race.

Les agneaux entrés en SCI sont, quant à eux, répartis en lots de 50, et soumis à une période de contrôle de 8 semaines (après une phase d’adaptation). Ces contrôles évaluent l’évolution du poids et de l’épaisseur du gras au niveau du dos. Au terme des 8 semaines, un pointage destiné à apprécier leur développement musculaire est fait au niveau du dos, de l’épaule et du gigot. Une qualification leur est alors attribué : RDC (Recommandé Croissance) RDM (Recommandé Mixte) RD* (Recommandé Etoilé).

L’éleveur peut ensuite reprendre ses agneaux pour les utiliser. Ceux qui ne réintègrent pas l’exploitation sont vendus aux enchères, après qu’une commission UPRA ait choisi les meilleurs pour les tester en ferme.

Le testage en ferme

La semence des agneaux est prélevée pour inséminer les brebis de la station de testage. Les produits issus de ces inséminations sont contrôlés sur leur longueur, leur largeur, leur conformation et leur gras dorsal avant abattage, puis sur la surface de la noix, le poids vif, le poids de carcasse et le rendement après abattage.

Le nombre de descendants contrôlé n’est pas plafonné, mais plus il est élevé et plus le CD (coefficient de détermination) augmente : il traduit la probabilité des agneaux à retrouver les qualités de leur père.

A l’issue du testage en ferme, les béliers sont alors qualifiés AMBO (Améliorateurs en valeur bouchère), AMPR (Améliorateurs en prolificité), AMVL (Améliorateurs Elevage) ou EL (Elite).

La qualification des brebis

Les brebis sont contrôlées sur leur valeur laitière et leur prolificité. Elles obtiennent ensuite le grade de MB (mère à béliers) ou de MA (mère à agnelles).

Le choix d’un bélier est toujours délicat. Chaque sélectionneur connaît ses animaux, et pourra vous guider dans votre achat, selon les améliorations que vous souhaitez apporter à votre troupeau.

N’oubliez pas : acheter un bélier inscrit, c’est améliorer les qualités de vos prochains agneaux

 
5 avril 2007

Témoignage d’un sélectionneur en race TEXEL

Sylvain PRUGNEAU, jeune sélectionneur en race Texel, témoigne.

La sélection, une passion !

Petit-fils de sélectionneur, Sylvain PRUGNEAU, 25 ans, nous fait partager son parcours installation et sa passion pour la sélection en production ovine.

Quelles ont été les raisons qui vous ont motivé à vous installer ?

Depuis toujours, c’est le métier que je voulais faire, et ce malgré l’appréhension de mes parents, non agriculteurs. J’ai toujours passé toutes mes vacances scolaires chez mon grand-père ou chez mes oncles, éleveurs bovins et ovins. J’apprécie l’élevage bovin, mais je préfère celui du mouton qui nécessite aussi une grande technicité. Mon grand-père était sélectionneur en race Texel. Il m’a fait découvrir ce travail de sélection très tôt, et mesurer les contraintes supplémentaires par rapport à un élevage d’agneaux de boucherie. Ma passion commence au moment du choix des reproducteurs que j’achète, puis lors de la constitution des lots de lutte effectués sur divers critères, dans l’espoir de faire naître l’animal exceptionnel. Ce que tout sélectionneur attend, parfois secrètement.

Vous avez repris le cheptel et l’exploitation de votre grand-père ?

Compte tenu du trop grand nombre d’années d’écart entre son départ en retraite et mon installation, j’ai seulement repris les bâtiments (une grange typiquement bourbonnaise avec 2 étables et une stabulation que j’ai réaménagée en bergerie fonctionnelle) et les prairies attenantes à l’exploitation. C’est ainsi que j’ai commencé, en novembre 2004, en achetant des reproducteurs à 3 éleveurs sélectionneurs du département.

Vous vous êtes donc pré-installé ?

Malheureusement non car je ne savais pas à l’époque quelles seraient les opportunités qui me seraient offertes dans les années à venir. Par conséquent, je me suis installé sans les aides. J’ai emprunté pour l’achat de cheptel, à un taux « normal ». En plus de mon activité agricole, je me suis inscrit sur les listes des services de remplacement, pour avoir un salaire supplémentaire. Ce travail, en-dehors de mon exploitation, m’a permis de connaître différents systèmes de production. Apparemment, il y a un réel besoin de main d’œuvre, même occasionnel, chez les agriculteurs.

Vous avez acheté des animaux inscrits ?

Oui. En 2004, j’ai acheté 74 brebis issues de 3 élevages sélectionneurs Texel du département.

En 2005, j’ai repris une troupe de 65 brebis, un sélectionneur de l’Allier prenant sa retraite. Aujourd’hui, j’élève 125 brebis et 64 agnelles. Au 11 novembre 2007, je vais m’installer définitivement à titre principal, sur une exploitation de 62 hectares, à Deux-Chaises. Je pourrai prétendre aux aides à l’installation. Pour compléter mes effectifs, j’ai retenu la totalité d’une troupe inscrite chez un autre sélectionneur de département qui cesse son activité ovine. Ce troupeau comprendra environ 150 brebis et agnelles.

Pour la campagne 2007/2008, j’espacerai les périodes de mises de lutte afin d’étaler les agnelages et d’optimiser la gestion des lots dans mes bergeries. Par la suite, j’ai prévu, dans mon plan de développement de l’exploitation (PDE, ex EPI), la construction d’une bergerie.

Tous les animaux seront en sélection ?

Je vais démarrer avec un troupeau entier inscrit à l’UPRA Texel, et je garderai environ 220 brebis, parmi les meilleures, pour la sélection. J’orienterai le reste du troupeau vers une production d’agneaux de boucherie. Tous mes animaux quelle que soit leur destination seront soumis aux règles sanitaires imposées par la sélection.

Vous participez pour la 1ère fois aux journées portes ouvertes d’Ovins Sélection. Qu’avez-vous à vendre ?

Je propose 14 antenais à la vente. J’espère avoir de nombreuses visites et pouvoir concrétiser des ventes.

Je voudrais aussi transmettre l’intérêt de la génétique, car, choisir un bélier inscrit, c’est aussi mettre des atouts auprès de l’éleveur acheteur pour améliorer différents critères (prolificité, valeur laitière, croissance). Notre métier de sélectionneur est aussi de conseiller les acheteurs indécis dans leur choix et ainsi les aider à progresser.

 
29 mars 2007

Portes Ouvertes Ovins Sélection

Ventes de reproducteurs inscrits

Ovins Sélection organise une vente de reproducteurs inscrits les vendredi 6 et samedi 7 avril2007. A cette occasion, les éleveurs sélectionneurs de l’Allier vous accueillent sur leurs exploitations, de 9 heures 30 à 17 heures 30.

Réservez dès à présent votre journée pour venir choisir votre bélier. Renseignements au 04 70 48 42 93.

 
18 janvier 2007

Olympiades des jeunes bergers

Dans le cadre de la Charte de relance de la production ovine, Interbev ovins lance la deuxième édition des Olympiades des Jeunes Bergers.

C’est parti pour la deuxième édition !

Sur le modèle des concours de jugement de bétail, cette opération, d’envergure nationale associe les Lycées Agricoles. L’objectif est de faire découvrir le métier d’éleveur ovin aux jeunes à travers une série originale de 5 épreuves théoriques et pratiques : tri de brebis, notation d’état corporel, maniabilité en quad, parage et quizz. Il s’agit de rompre avec les clichés qui collent à la production ovine et de montrer que le métier d’éleveur ovin s’inscrit pleinement dans la modernité et la technicité.

L’année dernière, deux jeunes d’Auvergne ont participé à la finale nationale au Salon International de l’Agriculture qui regroupait 25 concurrents. L’un deux, Mickaël Lavedrine, étudiant en BTS au Lycée Agricole de Brioude s’est classé deuxième. Les représentants de l’Auvergne à la finale nationale les 3 et 4 mars prochains sauront-ils faire mieux ? En tout cas, les marges de progression sont réduites.

Calendrier des Olympiades 2006-2007 en Auvergne

Date
Département
Lieu
Contact
17 janvier 2007
Cantal
Lycée Agricole de Volzac
Luc Hugon : 04.71.60.35.62
18 janvier 2007
Haute-Loire
Puy-de-Dôme
Lycée Agricole de Brioude
(ferme du Chariol)
JP Chaput : 04.71.74.57.57
JM Mouchard : 04.73.44.46.38
25 janvier 2007
Allier
Lycée Agricole de Moulins Neuville
J. Bertholon : 04.70.46.92.85
1er février 2007
Finale Auvergne
Lycée Agricole de Moulins Neuville
J. Bertholon : 04.70.46.92.85
 
7 décembre 2006

Journée Bâtiments d’élevage

La Chambre d’Agriculture et ses partenaires vous donnent rendez-vous le jeudi 14 décembre à partir de 9 h 30 pour la traditionnelle Journée Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage dans le centre du département.

8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations pour vaches allaitantes, une stabulation à logettes pour vaches laitières, une bergerie tunnel et une chèvrerie avec salle de traite. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de voir ailleurs : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.

Eleveurs ouvrant les portes de leurs bâtiments d’élevage :

Marie-Christine THOMAZET
Tarzy
03430 VILLEFRANCHE-D’ALLIER
CHEVRERIE TUNNEL
EARL de RONGERES
Messieurs BERTIN
Rongères
03170 ST PRIEST-en-MURAT
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTESType « Agriconfort »
Aire paillée en pente + Aire de raclage
EARL du REUILLON
Antoine MONCE
Virlobier
03390 ST PRIEST-en-MURAT
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée + Aire bétonnée raclée + Fumière
EARL de VIRET
Gilles TOURRET
03390 ST BONNET-de-FOUR
STABULATION LIBRE DOUBLE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée intégrale
GAEC de la VILLE
Messieurs GUILLAUMIN et MERITET

03170 MONTVICQ
STABULATION LIBRE PAILLEE VACHES ALLAITANTES
Forage pour alimentation en eau
GAEC de TIZON
Messieurs GUILLAUMIN
Tizon
03170 MONTVICQ
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
EARL CLEMENT DURIN
Le Bas du Four

03390 BEAUNE-D’ALLIER
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée + Aire raclée + Couloir de service box à veaux
BERGERIE DANS ETABLE
GAEC des ROCSMessieurs GAYTE
Les Rocs
03140 CHANTELLE
STABULATION LIBRE VACHES LAITIERES
Logettes + traite arrière

Partenaires

La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement ces 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leur bâtiment et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs.

Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :

  • Le Syndicat de Contrôle Laitier,
  • Le Groupement de Défense Sanitaire,
  • Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement.
 
30 novembre 2006

Journée portes ouvertes bâtiments d’élevage

En bref

Le 14 décembre 2006

La traditionnelle journée Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage, organisée parla Chambre d’Agriculture et ses partenaires, se déroulera cette année dans le centre du département, sur le secteur de Montmarault, le jeudi 14 décembre. Une dizaine d’exploitations accueilleront les visiteurs dans différents types de bâtiments en élevage bovin allaitant, lait, ovin et caprin.

 
9 novembre 2006

Aide à l’acquisition de taureaux qualifiés

L’aide mise en place en 2003, par le Conseil Général de l’Allier, dans le cadre du P2A, se termine au 31 décembre prochain.

Plus que quelques semaines...

Il ne reste plus que quelques semaines pour retourner les justificatifs à votre Organisation de Producteurs ou à la Chambre d’Agriculture.

Pour ceux qui sont déjà engagés dans la mesure

Vous avez déjà rempli un contrat de demande d’aide pour cette mesure. N’hésitez pas à vous renseigner, auprès de la structure ayant monté votre dossier (O.P. ou Chambre d’Agriculture) pour vérifier si vous avez prévu un achat en 2006. Si c’est le cas, cet achat doit être réalisé, au plus tard au 31/12/2006 (vérification sur facture d’achat et date de prise de sang) et les justificatifs doivent être transmis le plus rapidement possible.

Pour ceux qui souhaitent s’engager en 2006

Vous n’avez jamais bénéficié de cette mesure. Vous pouvez encore le faire cette année. Il vous suffit de demander, à votre O.P. ou à la Chambre d’Agriculture, un contrat de demande d’aide et de le retourner avant la fin de l’année pour pouvoir en bénéficier.

Attention !

Comme nous l’avions signalé précédemment, il faut absolument respecter les engagements souscrits dans le contrat pour pouvoir bénéficier de l’aide. Si vous aviez prévu 4 taureaux, vous devez obligatoirement en avoir fait primer au moins 3 pour être « en règle ». Si vous en aviez prévu 3, vous devez en avoir au moins 2 de primés. Si vous en aviez prévu 2, vous devez en avoir fait primer au moins 1, d’ici la fin 2006.

Le montant de l’aide est de 230 € par taureau. Un seul animal est primable par an et par élevage.

Les critères d’éligibilité, pour le taureau, sont :

  • moins de 26 mois au moment de l’achat,
  • GMQ 0 - 210 jours supérieur à 1 100 grammes,
  • résultat négatif IBR,
  • au moins 1 des deux parents qualifié.

N’hésitez pas à contacter votre O.P. ou la Chambre d’Agriculture, pour plus d’informations.
Le 31 décembre, il sera trop tard...

 
2 novembre 2006

Journée départementale ovine

La question sanitaire était au centre des débats et des interventions de la 6ème journée départementale ovine à laquelle plus d’une centaine d’éleveurs ont participé.

Réaliser un diagnostic de santé de ses moutons 

C’est dans la petite salle de Montvicq que les éleveurs étaient accueillis par Pierre Cordez, Vice-président de la Chambre d’Agriculture, représentant Jean-Marie Lesage. Ce rendez-vous leur avait été donné par les organisateurs (Chambre d’Agriculture, SEMA, organisations de producteurs et GDS) pour traiter cette année de la question sanitaire. Gérard Etien, Président du SEMA, rappelait en préambule le partenariat Chambre d’Agriculture / SEMA qui, outre l’organisation régulière de journées ovines, permettait de monter des dossiers étoffés sur le plan technique et de porter ainsi au niveau le plus haut les revendications des moutonniers.

Difficile de tenir une journée ovine sans évoquer naturellement le contexte actuel difficile de cette production. C’est ce qu’a fait le président du SEMA, se plaçant sur un plan résolument optimiste : « Après une traversée du désert, nous avons beaucoup d’espoir de voir aboutir nos revendications. » Il est revenu sur la mise en place du groupe ovin herbager, sur le soutien du Député Yves Simon, sur l’obtention de DPU pour les nouveaux installés à hauteur de la moyenne départementale et sur l’ouverture du pôle ovin au LEGTA Charles Tourret.

Tous attendaient l’intervention de Christian MAGE, spécialiste connu et reconnu de la question sanitaire en élevage qui a travaillé pour l’Institut de l’Elevage pendant de nombreuses années et continue, de façon indépendante, de dispenser des conseils aux éleveurs dans toute la France. C’est fort de cette expérience riche et des nombreuses études qu’il a mené qu’il a abordé « Les diagnostics de santé des moutons ». Son intervention durant la matinée a mis en évidence les différents diagnostics à réaliser ou faire réaliser par l’éleveur sur son troupeau.

Une surveillance attentive des animaux

La première étape du diagnostic est visuelle. Il s’agit de surveiller brebis et agneaux et de repérer par exemple, une ou plusieurs brebis qui mangent mal, qui ne ruminent pas. Amaigrissement, diarrhée, mouchage, essoufflement, toux, anémie, difficulté de marche ou encore œdème sur les brebis, doivent alerter l’éleveur. Pour les agneaux en bergerie selon s’ils sont sous la mère ou sevrés, de la même façon, il y a des signes à repérer tels que : un agneau qui ne tête pas, des grincements de dents, des tâches blanches sur la laine, diarrhée ou encore laine sèche. Au pâturage, ce peut être un ou plusieurs agneaux qui mangent mal, qui sont prostrés ou qui ont de la diarrhée. Et images à l’appui, Christian Mage détaille les parasites qui peuvent attaquer les animaux, des mouches LUCILIA SERICATA ou WOHLFARTIA MAGNIFICA, aux myiases, en passant par les tiques, le piétin, les escargots aquatiques et la grande douve. Compléter ce premier diagnostic visuel par un diagnostic zootechnique est le second conseil de Christian Mage. Il a, pour cela, donné des éléments aux éleveurs pour apprécier l’état corporel des brebis avec une échelle de notation, état qui doit tenir compte de la période selon qu’il s’agit de la mise à l’herbe ou de la mise en lutte. Méthode identique pour les agneaux.

L’analyse biologique pour conclure

Enfin, son exposé s’est terminé par le troisième temps du diagnostic qui est, celui-là, biologique. Sérologie et coproscopie sont nécessaires pour identifier les parasites et leur densité, encore faut-il savoir quoi faire analyser et quand. Interpréter correctement les résultats des analyses, traiter à bon escient avec les bons produits et en tenant compte à la fois de la durée d’action des produits et de la courbe de développement des parasites en fonction des saisons, Christian Mage sur tous ces points a donné aux éleveurs des informations précieuses. Strongylicides, douvicides, anticoccidiens, à action immédiate ou à action rémanente, ont des durées et des formes d’activité variables. Une même posologie appliquée à tout un lot entraîne des risques de sous ou de surdosage. Son conseil, trier les animaux en trois catégories, légers, moyens et lourds, et adapter les doses.

Aurèle Valogne, a ensuite complété l’information des participants par une présentation du Laboratoire départemental d’analyses, à la disposition des éleveurs pour ce diagnostic biologique, montrant les techniques d’analyses utilisées, en insistant particulièrement sur les pathologies abortives. Le GDS de l’Allier propose également des prestations aux éleveurs de moutons, c’est ce qu’a expliqué Jean-Paul Chalmet, son Président : « typage tremblante ovine, traitement parasitisme à l’entrée en bâtiments, avortements ovins, aide au diagnostic… ». Il a d’ailleurs été question à la demande des éleveurs de la création d’une caisse coup dur ovins, comme il en existe une au sein du GDS pour les bovins. Affaire à suivre, sachant bien sûr que pour qu’un tel dispositif fonctionne, il convient qu’un maximum d’éleveurs y adhérent, or, ils ne sont pas très nombreux actuellement à adhérer au GDS. 

 
19 octobre 2006

Journée départementale ovine

Organisée par la Chambre d’Agriculture de l’Allier, le SEMA, le GDS et les organisations de producteurs, elle aura lieu le 23 octobre à partir de 9 h 45.

La maitrise sanitaire de l’élevage ovin

Au programme

La matinée se déroulera en salle à Montvicq (Salle des Fêtes) : rendez-vous à 9 h 45.

  • Accueil par Jean-Marie Lesage, Président de la Chambre d’Agriculture
  • Les évolutions possibles pour la filière ovine départementale, par Gérard Etien, Président du SEMA
  • Le Diagnostic sanitaire en troupeau ovin : comprendre et intervenir, par Christian Mage, spécialiste en santé animale
  • Les outils de diagnostic de laboratoire, par Aurèle Valogne du laboratoire départemental d’analyses
  • Les prestations du GDS, par Jean-Paul Chalmet, Président du GDS

Le déjeuner sera pris en commun, pour ceux qui le souhaitent. Il aura lieu à la salle polyvalente de Bézenet (sur réservation, 15 € par personne).

A partir de 14 h 30, c’est l’exploitation du GAEC des Barres à Doyet qui accueillera les éleveurs. Outre la visite du site, deux ateliers de travail seront proposés :

  • Mise en application de la méthode diagnostic, par Christian MAGE
  • Conditionnalité des aides, carnet sanitaire et identification, par le GDS.
 
10 août 2006

Autonomie fourragère

Afin de proposer des actions en faveur du développement de l’autonomie fourragère, une enquête auprès de 105 agriculteurs en Auvergne a permis de repérer leurs besoins, leurs pratiques et leurs perceptions.

Diversité des situations et des besoins

La commission régionale Autonomie fourragère est constituée en Auvergne par des agriculteurs, des agents des Chambres d’Agriculture, des chercheurs de l’ENITAC, de l’INRA, de l’Institut de l’Elevage et d’Arvalis Institut du végétal. Chargée d’identifier les besoins de connaissances utiles au développement de l’autonomie fourragère des exploitations et de mutualiser les expériences et les connaissances dans ce domaine, elle a récemment publié les résultats d’une enquête qu’elle a menée auprès de plus de 100 agriculteurs de la Région Auvergne. Ce travail montre qu’il existe des marges de progrès importantes et que, pour accroître l’autonomie fourragère, des chantiers sont à mettre en place sur le raisonnement de la fertilisation, la gestion du pâturage et des surfaces fourragères, la complémentation en fourrages, l’intérêt des mélanges multi-espèces et les techniques d’entretien.

Fertilisation des prairies : prédominance du duo minéral + organique

Il ressort de l’enquête que parmi les éleveurs qui fertilisent leur prairie, la majorité apporte à la fois un engrais minéral et une fertilisation organique. Les engrais minéraux les plus utilisés sont les engrais complets (N-P-K) utilisés dans 50 % des cas en foin, 45 % des cas en coupe précoce type ensilage et 64 % des cas en pâture.

Frein important : la gestion du pâturage

Le principal frein à l’exploitation de l’herbe est la gestion du pâturage. Les éleveurs lui associent 6 problèmes techniques majeurs : maîtrise de la pousse de l’herbe au printemps (trop d’herbe), manque d’herbe en été, taille des parcelles, contraintes de portance, problèmes de qualité floristique, problèmes d’appétence de l’herbe. Quelle que soit la zone, la date de mise à l’herbe est choisie en fonction de la quantité d’herbe disponible, des conditions climatiques et de la portance des sols. Et, ce sont les mêmes critères, inversement, qui déterminent la date de rentrée à l’étable. Une grande majorité d’éleveurs donne du fourrage pendant la saison de pâturage, y compris dans les zones les plus arrosées, ce qui n’est pas sans poser question.

Prairies temporaires : plus de 30 % de la SFP

On compte en moyenne 2/3 de prairies permanentes et 1/3 de prairies temporaires. Cette part de prairie temporaire est plus élevée dans l’Allier (35 %) et en Haute-Loire (33 %) que dans le Cantal (26 %) et dans le Puy de Dôme (21 %). Deux prairies temporaires sur trois sont des associations et les éleveurs cultivent jusqu’à 4 types de prairies temporaires différents : association graminées + légumineuses pour 82 % des enquêtés et 2/3 des surfaces ; graminées de longue durée cultivées en pur (RGA, dactyle, fétuque élevée) pour 22 % des surfaces avec une prédominance très forte du dactyle ; graminées de courte durée cultivée en pur (RGI ou RGH) pour 40 % des exploitations mais seulement 11 % des surfaces, légumineuses cultivées en pur pour 3 % de la surface totale.

Peu de pratique d’entretien hormis le hersage et la fauche des refus

Pour les prairies fauchées, la technique d’entretien la plus utilisée (60 % des éleveurs enquêtés) est le hersage de fin d’hiver, davantage utilisé dans le but d’émietter le fumier et d’araser les taupinières que pour régénérer et aérer les prairies. Le chaulage est très peu cité. Pour les prairies pâturées, c’est le broyage et la fauche des refus qui est la plus courante.

 
13 juillet 2006

Une charte porcine en Auvergne

Une Charte pour le développement de la production porcine en Auvergne a été mise en place par le Conseil Régional.

Vers une norme ISO 14001 appliquée aux élevages porcins

Le Président de la Chambre d’Agriculture a organisé une réunion afin que cette Charte soit présentée aux organisations agricoles départementales, aux organismes représentant la protection de l’environnement et aux associations de consommateurs. Deux parties composent cette Charte sur laquelle l’éleveur devra s’engager s’il souhaite bénéficier des aides financières du Conseil Régional pour créer ou agrandir son atelier porc.

Six conditions à respecter

Les éleveurs s’engagent à respecter 6 conditions, qui ne sont pas incluses dans la réglementation, et qui portent sur le statut, la taille et le mode de l’élevage, l’insertion paysagère des bâtiments, la limitation des nuisances et les filières qualité. Ainsi, les capitaux de l’exploitation doivent être entièrement détenus par des exploitants agricoles, la capacité de production ne doit pas dépasser l’équivalent de 168 truies en système naisseur-engraisseur. Le mode d’élevage sur litière est privilégié, le caillebotis n’est cependant pas exclu si une étude économique vient démontrer son intérêt supérieur, les aides qui lui seront réservées sont cependant inférieures. Un diagnostic paysager doit être réalisé par le CAUE et l’éleveur s’engage à en respecter les préconisations. De même, l’éleveur doit s’engager à mettre en œuvre tout moyen qui permettra de réduire les nuisances olfactives et sonores et à maintenir la chaussée après épandage en bon état de propreté. L’adhésion à un groupement de producteurs d’une part, et l’engagement dans un signe officiel de qualité, d’autre part, sont obligatoires.

Une démarche de gestion environnementale

Deuxième partie de l’engagement de l’éleveur : une démarche de gestion environnementale, qu’il doit appliquer à son élevage. Partant d’un bilan environnemental d’élevage, comportant un diagnostic de conformité réglementaire de l’exploitation, une identification et une hiérarchisation des impacts environnementaux, ainsi qu’un programme d’actions environnementales, il devra mettre en place un système de gestion environnementale avec un cadre documentaire répondant aux exigences de la norme ISO 14001. Pour l’instant, les montants des aides allouées aux éleveurs acceptant de s’engager dans la Charte ne sont pas connus de manière précise. Dans les faits, les premiers dossiers déposés sont proposés avec des taux de subvention qui varient de 5 à 26%. L’URPAL (Union Régionale Porcine Auvergne Limousin), l’IPAL (Interprofession Porcine Auvergne Limousin), le Conseil Régional d’Auvergne, sont à l’origine de cette Charte et ont largement participé à l’élaboration de son contenu avec le soutien technique de l’ENITA. Le Préfet de Région et le Président de la Chambre Régionale d’Agriculture en sont signataires à leurs côtés.

 
29 juin 2006

Qualité de l’herbe et finition des agneaux

La qualité de l’herbe varie beaucoup avec son stade de végétation.

Une prairie naturelle qui, au début du mois de mai (début du premier cycle), a une valeur énergétique de 0,92 UF, perd la moitié de sa valeur un mois et demi plus tard (0,57 UF)

Au fur et à mesure du vieillissement du fourrage, sa valeur énergétique diminue, mais aussi son indigestibilité (quantité de matière sèche volontairement ingérée quotidiennement par l’agneau).

La valeur alimentaire de l’herbe pour l’agneau, qui est la combinaison de ces 2 paramètres, diminue très fortement au cours du cycle de végétation, alors que les besoins de l’agneau en croissance augmentent de façon importante et rapide.

Les agneaux se retrouvent ainsi très vite déficitaires et « végètent », d’autant plus que la production de lait de leur mère diminue aussi.

Une seule solution s’impose alors : les sevrer et les rentrer pour les finir en bergerie.

Le sevrage

Attention au poids et à l’âge ! Des essais ont effectivement démontré que plus un agneau est sevré lourd, plus sa vitesse de croissance est élevée.

Il vaut donc mieux sevrer par rapport à un poids que par rapport à un âge.

De plus, un agneau sevré précocement est un ruminant « non fonctionnel » : il est incapable de gérer la quantité en fonction de la qualité. Il ne saura donc pas accroître sa consommation lorsque la concentration énergétique de la ration diminue. Cette régulation n’apparaît que lorsque l’agneau atteint 25 à30 kg.

Soins particuliers

Quelques règles doivent être également respectées afin que cette période de transition se passe pour le mieux :

  • Déparasiter les agneaux et les vacciner contre l’entérotoxémie (le vaccin doit être réalisé au moins 8 jours avant le sevrage, avec un rappel 3 semaines après la première injection)
  • Tondre les agneaux : la tonte provoque un refroidissement qui entraîne un regain d’appétit.
  • Si possible, séparer les mâles des femelles et faire des lots selon le poids et l’état.
  • Respecter les normes : prévoir un abreuvoir pour 40 à 50 agneaux, 0,5 à 0,7 m² minimum par animal, 1 mètre linéaire d’auge pour 4 agneaux et des râteliers en nombre suffisant.
  • Garder un œil sur les brebis : gare aux mammites !

L’alimentation

Les agneaux peuvent être engraissés :

  • avec des aliments fermiers : grains entiers de maïs, triticale, blé, orge, complémentés avec de l’azote, des minéraux et des vitamines. On pourra aussi rajouter de la mélasse pour rendre l’aliment plus appétant.

A base de maïs grain

Composition %
+ lupin
+ T. soja
+ pois
+ CAMV
Maïs grain
77
85
60
80
Lupin blanc
20
-
-
-
Pois
-
-
37
-
T. de soja 48
-
12
-
-
CAMV (35 % de MAT)
-
-
-
20
CMV 0-25-2
3
3
3
-
Valeur alimentaire (kg brut)
UFV
PDIN (g)
PDIE (g)
P (g)
Ca (g)
1.08
98
109
3.7
7.9
1.07
99
115
4.1
7.9
1.04
97
107
3.9
7.7
1.05
110
119
3.5
6.7

 

 A base de triticale

Composition %
+ lupin
+ T. soja
+ pois
+ CAMV
Triticale
75
85
57
83
Lupin blanc
22
-
-
-
Pois
-
-
35
-
T. de soja 48
-
12
-
-
CAMV (35 % de MAT)
-
-
-
17
CMV 0-25-2
3
3
3
-
Valeur alimentaire (kg brut)
UFV
PDIN (g)
PDIE (g)
P (g)
Ca (g)
1.03
102
100
4.5
7.8
1.03
104
100
4.8
7.8
1.01
101
100
4.5
7.8
0.98
110
115
3.2
5.6
  • Avec de l’aliment du commerce : cette solution est plus simple. Les quantités absorbées sont similaires à celles de l’aliment fermier.

Seul le coût et les capacités de stockage permettront à l’éleveur de choisir. Dans tous les cas, mettre à disposition des animaux, du foin et de la paille de bonne qualité.

 
29 juin 2006

Bovitel : un service aux éleveurs

Le service BOVITEL de gestion informatique du troupeau proposé aux éleveurs par la Chambre d’Agriculture bénéficiera à partir du 15 septembre d’une opération promotionnelle.

Afin de répondre à la demande d’appui technique et de conseils des éleveurs, et de disposer d’une méthode cohérente et harmonisée d’intervention, d’une base de données locale pour une meilleure connaissance des performances locales, adapter et conforter les conseils apportés, les Services de la Chambre d’Agriculture on développé l’outil BOVITEL.

Un élargissement du champ de service

La gestion du troupeau ne pouvant pas rester à côté, et des réglementations (IPG, Etat Civil, Registre d’élevage,...) et de l’évolution des Nouvelles Technologies, le produit a, aujourd’hui, évolué. Une segmentation, par module, permet d’adapter le service au type d’atelier et à la demande de l’éleveur.

Un produit décomposé en 7 modules

  • Inventaire
  • Reproduction
  • Primes
  • Performances
  • Economie
  • Bonnes Pratiques
  • Pocket.

Au plan départemental, et pour conserver l’esprit de service « Appui Technique », 2 options sont proposées :

  • 3 modules : Inventaire + Reproduction + Bonnes pratiques,
  • 6 modules : Les 3 précédents + Primes + Performances + Economie.

Chaque option peut, également, rajouter le module « Pocket », qui permet de travailler « sur le terrain » avec un Pocket. Rappelons, à ce sujet, que les Pockets-PC permettent de travailler, à la fois sur BOVITEL et sur PLANFUM, et que l’éleveur pourra, dans les prochaines semaines, gérer, ainsi, des lots d’animaux sur ses parcelles.

Un « service » qui continue de rencontrer le succès, la confiance et l’adhésion des éleveurs.

Actuellement, plus de 700 éleveurs ont fait confiance au service BOVITEL, mis en oeuvre par la Chambre d’Agriculture.

La phase de migration des anciennes versions techniques (BOVITEL 2), vers le nouveau produit, s’achève. Les efforts vont donc se recentrer sur :

  • l’accompagnement des adhérents. Deux aspects seront privilégiés :
    • la meilleure prise en main et l’appropriation de l’outil, au travers de journées de formation auxquelles seront invités les utilisateurs,
    •  la valorisation des résultats techniques.
  • la reprise de la promotion du produit. Profitant de l’opération promotionnelle, décidée par AGRALOG (le GIE chargé, aujourd’hui, du développement et de la diffusion de BOVITEL), une opération promotionnelle sera conduite, cet automne, du 15 septembre au 15 novembre.

Renseignez-vous, auprès de votre technicien de secteur, et profitez-en pour vous équiper et rejoindre le service BOVITEL.

 
15 juin 2006

Identification des porcins

Réaménagement de l’identification porcine pour se mettre en conformité avec les réglementations communautaires.

Après l’identification des bovins, et des ovins/caprins, l’identification des porcins a fait l’objet d’un réaménagement, pour se mettre en conformité avec les réglementations communautaires. Deux textes réglementaires (Décret du 10 mai 2005 et Arrêté du 24 novembre 2005) en définissent les nouvelles modalités, qui sont, d’ores et déjà, applicables pour une grande partie.

Qu’entend-on par identification ?

Les opérations d’identification des porcins comprennent :

  • la déclaration, l’identification et l’enregistrement des détenteurs, des exploitations et des sites d’élevage de porcins,
  • le marquage des animaux,
  • la tenue d’un registre d’élevage,
  • l’établissement d’un document d’accompagnement, lors de tout mouvement de porcins,
  • la notification des mouvements des porcins, à la base de données nationale (lorsque cette dernière sera opérationnelle).

Qui est concerné  ?

Tout éleveur, détenant, au moins, un reproducteur ou deux porcs, est concerné par la réglementation et est responsable de l’identification de ses porcs. Il doit donc mettre en œuvre les opérations énumérées ci-dessus.

1 - Identification des exploitations et des sites d’élevage

Une notion nouvelle : le site d’élevage.

Jusqu’à présent, une exploitation était officiellement considérée comme un seul site d’élevage porcin. Cependant, pour des raisons sanitaires, et, en particulier, la gestion des maladies légalement contagieuses, la distinction des groupes de bâtiments éloignés, les uns des autres, au sein d’une même exploitation, s’avère nécessaire.

Une exploitation pourra donc être subdivisée en plusieurs sites d’élevage, un site correspondant à un groupe de bâtiments ou de parcelles, proches, séparés de moins de500 m.

Ainsi, et pour répondre à cette nouvelle réglementation, tout éleveur doit se déclarer, si ce n’est déjà fait, auprès de l’Etablissement Départemental de l’Elevage (E.D.E.), qui lui attribuera :

  •  Un numéro d’exploitation à 8 chiffres. Si l’exploitation comporte d’autres espèces animales, le même numéro est utilisé, pour l’ensemble des espèces qui s’y trouvent.
  • Un indicatif de marquage unique, pour chaque site d’élevage porcin de son exploitation, constitué de 7 caractères.

C’est cet indicatif de marquage qui sera utilisé pour identifier les porcs du site d’élevage concerné.

Les éleveurs, déjà enregistrés auprès de l’E.D.E., disposent déjà de ces identifiants.

Toute création d’un nouveau site, scission ou fusion d’un ou plusieurs sites, doit être déclarée à l’E.D.E..

Enfin, par dérogation, lorsque cela permet de faciliter le suivi sanitaire de l’exploitation, le Préfet peut autoriser, sur demande de l’éleveur, l’attribution d’un indicatif unique, pour un ensemble de bâtiments ou de parcelles séparés d’une distance comprise entre 500 m. et 5 km.

2 - Identification des porcins

L’identification des porcins consiste à apposer, sur chaque animal, une marque (boucle auriculaire jaune ou tatouage) permettant de connaître les sites d’élevage dans lesquels il a été détenu.

Deux modalités, correspondant au type d’animal, sont retenues.

Les porcs charcutiers (destinés à la boucherie). Ces animaux sont identifiés au moyen d’une boucle « bouton », de couleur jaune, ou par tatouage, à l’oreille, au numéro de l’indicatif de marquage du site où il est élevé (ex : FR 03 ABC).

Si l’animal est appelé à circuler dans plusieurs sites, y compris de la même exploitation, il portera, aux oreilles, la trace de ce parcours.

Ainsi, un porcelet, quittant le site « naissance » pour un site « post-sevrage », portera, à la sortie du site « naissance », le numéro (boucle ou tatouage) de ce site. S’il quitte le site « post-sevrage », pour un site « engraissement », il portera, à la sortie du site « post-sevrage », un second numéro qui sera celui du site « post-sevrage ».

Quand l’animal partira pour l’abattoir, il sera, de nouveau, marqué (frappe), à l’épaule, au numéro du site « engraissement ».

Les porcs reproducteurs. Ces animaux, destinés à la reproduction, porteront, à la sortie du site de naissance, un numéro, tatoué à l’oreille, et composé de 13 caractères, soit FR + indicatif de marquage du site d’élevage naisseur (5 caractères) + millésime de l’année de naissance, suivi du numéro d’ordre de naissance dans l’élevage (1 + 5 caractères). Ex : FR 03 ABC 6 12345.

Le reproducteur qui ne quitte pas l’exploitation de naissance (auto renouvellement) peut être uniquement marqué, au départ de l’exploitation pour l’abattoir (n° du site d’élevage tatoué à l’épaule).

Départ pour l’abattoir. Lors du départ vers l’abattoir, les animaux doivent être marqués, par tatouage, à l’arrière de l’épaule (frappe), au numéro du site d’engraissement qu’ils quittent.

3 - Les documents d’accompagnement

Tous les porcins doivent être accompagnés d’un document d’accompagnement lorsqu’ils quittent une exploitation ou un site d’élevage (y compris au sein d’une même exploitation).

Ce document a comme rôle de :

  • Permettre tout contrôle de l’identification des porcins, pendant le transport,
  • Constituer une mise à jour du registre d’élevage,
  • Servir de support à la notification des mouvements, à la base de données nationale, quand celle-ci sera mise en oeuvre.

Ces documents sont disponibles, auprès de vos partenaires habituels (groupements de producteurs, négociants,...) et de l’E.D.E.

4 - Registre d’élevage

Toute exploitation, à laquelle sont rattachés un ou plusieurs sites d’élevage porcin, doit disposer d’un registre d’élevage, conformément à l’Arrêté du 5 juin 2000.

La mise à jour du registre d’élevage est effectuée sous la responsabilité du détenteur - éleveur.

Rappelons que ce registre, qui peut être commun avec les autres espèces animales détenues sur l’exploitation, comporte :

  • Les caractéristiques de l’exploitation,
  • Des informations concernant l’encadrement zootechnique, sanitaire et vétérinaire de l’exploitation, pour chaque espèce animale,
  • Les mouvements des animaux,
  • L’entretien et les soins apportés aux animaux,
  • L’alimentation.

Concernant les mouvements, le registre doit contenir, classés de manière chronologique, les documents d’accompagnement des mouvements concernant les entrées et sorties des sites porcins de l’exploitation.

Ainsi, et comme indiqué en début d’article, les principales opérations, déjà effectuées, demeurent. Seule la notion de site a été précisée, dans un souci sanitaire, et les documents d’accompagnement ont été revus pour préparer une prochaine notification sur la base nationale.

 

Identification porcine
Rôle et responsabilités de l’éleveur

Disposer d’un indicatif de marquage, pour chacun des sites d’élevage

L’E.D.E. adressera, à chaque éleveur concerné, un document permettant de préciser les lieux d’implantation des différents bâtiments ou parcelles, où sont élevés les porcins. A compléter et à retourner impérativement.

Marquer les porcins avant toute sortie d’un site d’élevage

  • A destination d’un autre site d’élevage

Par tatouage à l’oreille, ou par une boucle jaune, avec l’indicatif de marquage du site d’élevage et avant sa sortie.

S’il s’agit de reproducteurs nés sur le site, par tatouage, à l’oreille, d’un numéro individuel, avant la sortie du site de naissance.

Ex : FR 03 ABC 6 12345 pour le reproducteur n° 12345, né en 2006, dans le site FR 03 ABC.

  • A destination de l’abattoir

Par tatouage, à l’arrière de l’épaule (frappe), de l’indicatif de marquage du site d’engraissement et avant sa sortie. (Recommandation : au plus tard 3 semaines avant le départ pour l’abattoir, afin d’éviter les hématomes et offrir une meilleure lisibilité de la marque).

Compléter et signer le document d’accompagnement, à chaque arrivée ou départ de porcins, d’un des sites de l’exploitation.

Mettre à jour le registre d’élevage, en y rajoutant le document d’accompagnement correspondant à chaque entrée ou sortie de porcins, d’un site de l’exploitation.

L’ensemble de ces documents d’accompagnement est à conserver pendant 5 ans.

PROCHAINEMENT, notifier les mouvements à la base de données nationale.

Ce dernier point n’est pas encore en place et fera l’objet d’une information spécifique, le moment venu. 
 

 
1er juin 2006

Parasitisme des ovins (5)

Diagnostiquer, prévenir et traiter contre les parasites

Quels traitements et à quelle période ?

Les « ténias » du chien

On dénombre trois maladies parasitaires chez les chiens, dont l’évolution des différents stades larvaires se fait par un hôte intermédiaire : le mouton. Difficilement décelables, ces maladies peuvent toutefois entraîner la mort de l’ovin infesté ou la saisie de carcasse en abattoir.

La cysticercose

Les cysticerques sont des larves qui provoquent des lésions hépatiques. Quelquefois nombreux, ils se fixent à tous les organes de l’abdomen, et ont pour conséquence une saisie partielle de la carcasse lors de l’abattage. Communément appelés « boules d’eau » par les bouchers, les cysticerques provoquent de petits kystes remplis de liquide et laissant voir un petit point blanc constituant le scolex du futur ténia qui infestera le chien.

Les chiens s’infestent par ingestion de kyste en mangeant de la viande. Les scolex contenus dans le kyste se libèrent et se fixent à la paroi intestinale du chien. Le ténia se développe en formant des anneaux qui seront ensuite expulsés dans les crottes. Le mouton, hôte intermédiaire, ingère avec l’herbe les œufs qui poursuivent leur évolution.

Seul un examen des fèces des chiens permet de diagnostiquer la présence de cysticerques. Le seul moyen de contrôler leur développement consiste à déparasiter les chiens régulièrement.

Il n’y a, par contre, aucun moyen pour éliminer les kystes chez les moutons.

La coenurose

La maladie est due à des kystes dans la moelle épinière ou dans l’encéphale du mouton. Ces parasites provoquent les symptômes suivants : encéphalite aiguë, tournis, troubles nerveux et quelquefois paralysie du train postérieur (lorsque la larve se localise dans la moelle épinière).

Le cycle des cœnures est identique à celui des cysticerques. Pour ce qui est du diagnostic, il s’effectue chez le chien par l’observation des fèces qui présentent des éléments blanchâtres et chez le mouton par l’observation de tournis.

Là encore, la guérison du mouton n’est pas possible. Le seul moyen d’action est la prévention par traitement antiparasitaire du chien régulièrement.

L’échinococcose

Les échinocoques provoquent des kystes chez les ovins. Suivant la localisation de ceux-ci, les moutons atteints maigrissent et présentent parfois des troubles hépatiques et des gênes respiratoires.

Cette maladie peut se transmettre à l’homme, qui devra subir une intervention chirurgicale délicate pour guérir.

Le cycle des échinocoques est identique à ceux des coenures et cysticerques. Là encore, seul le contrôle des carcasses à l’abattoir permet de déceler la maladie, et seul un déparasitage régulier du chien permet de la prévenir.

 
1er juin 2006

Journée départementale laitière

La Chambre d’Agriculture et le Contrôle Laitier co-organisent une journée à l’attention des éleveurs laitiers du département de l’Allier le jeudi 8 juin prochain, à Saint-Prix et Isserpent.

Les éleveurs intéressés ont rendez-vous à 9 h 30 à Saint-Prix (salle Joseph Lallias) où leur seront présentés, le résultat de l’enquête « Objectif Lait 2010 », réalisée auprès de 62 exploitations dans le département de l’Allier, la réglementation en matière de quotas laitiers, les sociétés civiles laitières. ACTEL, outil de diagnostic et de conseil, sera également présenté au cours de la matinée.

Jean-Marie Lesage, André Marais, Françoise Pierrot, Roland Sabin, Philippe Mézières, Robert Eraud et Jean-Philippe Garnier animeront cette matinée.

Après un déjeuner en commun pris sur place*, rendez-vous à 14 h 30 au Gaec Vernay « La Loge Gadet » à Isserpent.

Après un rappel de la réglementation en matière de conditionnalité et du « paquet hygiène » plus particulièrement qui rassemblent les dispositions à mettre en œuvre pour assurer la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaîne alimentaire, un autodiagnostic de l’exploitation sera établi tout au long des différents postes visités.

* Possibilité de déjeuner sur place uniquement sur réservation – Prix du repas : 15 euros – Renseignement et réservation auprès de la Chambre d’Agriculture, B.P. 1727, 03017 Moulins Cedex – 04 70 48 42 42.

 
26 mai 2006

Parasitisme des ovins (4)

Diagnostiquer, prévenir et traiter contre les parasites

Quels traitements et à quelle période ?

Parasites externes

Les maladies parasitaires externes sont provoquées par plusieurs parasites qui se localisent au niveau de la peau.

La gale

La gale est due à un acarien. On distingue 3 acariens qui provoquent ainsi 3 types de gales différentes :

  • La gale psoroptique se développe sur tout le corps du mouton, provoquant une toison feutrée puis souillée, qui tombe lorsque la brebis se gratte. Des croûtes jaunâtres apparaissent ensuite au niveau du dos, puis s’étendent vers l’avant, provoquant des démangeaisons.
  • La gale sarcoptique se développe essentiellement sur le front des ovins. Elle provoque un épaississement de la peau.
  • La gale chorioptique est localisée sur la partie postérieure de l’animal, provoquant une desquamation de la peau.

La gale se rencontre surtout sur des animaux en manque d’état corporel. Un animal atteint contamine très rapidement ses congénères. Les acariens responsables de la gale sont le plus souvent présents dans les bergeries, mais peuvent survivre en milieu extérieur durant plusieurs mois.

Le meilleur moyen de lutte contre la gale est la prévention, qui se fait par désinfection des bâtiments d’élevage avec de l’eau bouillante haute pression, puis par pulvérisation d’un produit acaricide.

En cas d’infestation, il faut traiter tous les animaux du lot, soit par balnéation ou douche, soit par injection. Ce traitement devra être réalisé 2 fois à 15 – 20 jours d’intervalle.

Mode d’action
Famille
Matière active
Balnéation ou douche
Organophosphorés
Diazinon
Diazinon + Malathion
Propétamphos
Formamidine
Amitraz
Pyréthrinoïdes
Fenvarelate
Deltamétrine
Injection
Avermectine
Ivermectine
Milbémycine
Moxidectine

La teigne

La teigne est causée par un champignon qui se développe dans les pores de la peau. La multiplication de ce champignon provoque des réactions inflammatoires avec des lésions arrondies et une dépilation. Ces lésions sont recouvertes de squames grisâtres ou de croûtes épaisses.

L’infestation peut se développer par l’introduction d’animaux infestés, mais aussi par l’apport de paille ou de fourrage contaminé. Une mauvaise ambiance du bâtiment favorise le développement de l’infestation.

Le diagnostic visuel peut être confirmé par une analyse en laboratoire des croûtes.

Comme pour la gale, une désinfection des bâtiments à l’eau bouillante haute pression est la meilleure des préventions. Un produit antifongique pourra d’autre part être utilisé pour tremper le matériel.

En cas d’infestation, on peut intervenir localement sur les lésions ou bien par voie orale. Tous les animaux devront être traités. 

Mode d’action
Matière active
Locale
Enilconazole
Natamycine
Voie orale
Griséofulmine

Les myiases

La maladie est provoquée par les larves de 2 types de mouches carnassières : Lucilia Sericata et Wohlfartia Magnifica. Respectivement, les larves se situent au niveau des zones enlainées, (sur le dos, la croupe et le garrot) et au niveau des onglons, des plaies (caudectomie) et des organes génitaux.

L’infestation se produit pendant les périodes chaudes. Les larves creusent des galeries et provoquent des lésions et des inflammations souvent impressionnantes, qui peuvent entraîner la mort de l’animal si l’éleveur n’intervient pas.

Différents insecticides sont efficaces pour lutter contre cette maladie, à base de Diazinon, Propétamphos, Formamidine,… Il existe d’autre part un produit à base de Dicyclanil, qui agit de façon préventive durant plusieurs semaines.

Les poux

On trouve 2 types de poux : les broyeurs et les piqueurs. Visibles à l’œil nu dans les plis de la toison, ils provoquent des irritations et des démangeaisons. Essentiellement présents sur les animaux en bergerie, ils provoquent des retards de croissance lors d’infestation massive.

Seul un diagnostic visuel permet d’identifier la maladie.

En prévention, il est conseillé de désinfecter la bergerie avec de l’eau bouillante haute pression, complétée ensuite par une pulvérisation à l’aide d’un produit insecticide.

En curatif, l’éleveur peut intervenir par baignade, douche ou par injection. 

Mode d’action
Matière active
 
Balnéation ou douche
Diazinon
Diazinon + Malathion
Propétamphos
Deltamétrine
Injection
Ivermectine
Moxidectine

La semaine prochaine : Les ténias du chien qui se développent chez les ovins.

 
26 mai 2006

Journée départementale laitière

La Chambre d’Agriculture et le Syndicat de Contrôle laitier de l’Allier organise une journée laitière le 8 juin prochain.

Etre éleveur laitier demain dans l’Allier

Comment, avec quelles opportunités et quelles conditions de vie pourra-t-on être éleveur laitier demain dans notre département ? C’est à cette question que tentera de répondre la journée départementale laitière qui se tiendra le 8 juin prochain à Saint-Prix et Isserpent . L’organisation du travail en élevage laitier, l’étude qui porte sur « Objectif lait 2010 », la réglementation sur l’attribution des quotas, ou encore la constitution de société civile laitière, sont autant des thèmes qui seront abordés le matin par plusieurs intervenants.

C’est l’exploitation du GAEC Vernay, à Isserpent qui accueillera les participants l’après-midi pour une approche très concrète de la conditionnalité. Un diagnostic sera réalisé et commenté par les techniciens de la Chambre d’Agriculture qui permettra d’aborder les principaux points à respecter : hygiène, identification, environnement, etc…

Pour tout renseignement et pour vous inscrire dès maintenant à la journée, contacter la Chambre d’Agriculture : 04 70 48 42 42.

 
18 mai 2006

Parasitisme des ovins (3)

Diagnostiquer, prévenir et traiter contre les parasites

Quels traitements et à quelle période ? Strongles pulmonaires, douves et oestres

Après le système digestif, penchons-nous aujourd’hui sur les parasites du système respiratoire et hépatique.

Le système respiratoire

Les strongles pulmonaires : ils se nomment Dictyocaules et Protostrongles.

Les Dictyocaules migrent au travers des poumons, évoluent au stade adulte et se localisent dans les bronches et la trachée. La maladie se développe lors de la migration des larves, provoquant des irritations et des lésions au niveau du tissu pulmonaire. Elle provoque essoufflement, jetage, toux et perte d’état corporel. Les larves sont dégluties et rejetées avec les crottes pour contaminer les prairies et réinfester les ovins.

Les larves ingérées par les ovins passent dans la paroi intestinale au niveau du tube digestif, puis dans les voies lymphatiques et sanguines pour atteindre le poumon.

Les Protostrongles sont localisés dans les bronchioles et dans les alvéoles pulmonaires. Ils provoquent l’épaississement des tissus ainsi que des lésions, rendant des parties de lobes non fonctionnelles. Les ovins infestés sont essoufflés, même au repos. Comme pour les Dictyocaules, c’est lors du pâturage que les ovins s’infestent, en ingérant de minuscules escargots terrestres présents sur les herbes. Ces escargots, hôtes intermédiaires des larves de protostrongles, sont essentiellement présents sur les herbes sèches, et préfèrent les terrains calcaires et alcalins.

La période à risque d’infestation se situe de mi juin à fin septembre. En effectuant un examen coprologique en fin d’année (mi novembre), l’éleveur devra, si besoin, traiter ses animaux à cette même période. Diverses familles d’antiparasitaires existent, dont certaines ont une action rémanente.

Mode d’action
Famille
Matière active
Immédiate
Imidazothiazoles
Lévamisole
Benzimidazoles
Albendazole, Fenbendazole, Oxfendazole
Guanidine
Fébantel
Nitrophénylguanidine
Nétobimin
Thioallophanate
Thiophanate
Avermectine
Ivermectine
Rémanente
Avermectine
Ivermectine
Milbémycine
Moxidectine

Le système hépatique

La grande douve ou fasciolose

La grande douve est un vers plat de forme triangulaire et de couleur blanc nacré, mesurant environ2 cm de long.

Les oeufs produits par les grandes douves et rejetés sur les prés excrètent un miracidium. Celui-ci a besoin d’un hôte intermédiaire, la limnée, pour se développer en cercaires. Ce sont les cercaires qui par la suite se fixeront sur les herbes et infesteront les ovins lors du pâturage. Les cercaires ingérés se désenkystent dans le tube digestif, et évoluent en jeunes douves qui migrent vers le foie en traversant l’intestin. Les douves se fixent dans les canaux biliaires, détruisent les cellules hépatiques et provoquent des hémorragies.

Les animaux atteints montrent les symptômes suivants : amaigrissement rapide et important, anémie, diarrhées. Dans les cas extrêmes, la laine tombe, l’animal peine à se déplacer et présente le signe de la bouteille (œdème au niveau de l’auge). La mort est alors fréquente.

Les limnées, hôtes intermédiaires des grandes douves, vivent dans les milieux humides. L’un des moyens préventifs contre les infestations de grande douve est donc l’assainissement des zones humides.

Les périodes d’infestation se situent depuis la mise à l’herbe jusqu’en septembre. Il est conseillé de réaliser des diagnostics 3 fois dans l’année, en juillet, septembre et novembre. Ces diagnostics peuvent se faire soit par coprologie, soit par sérologie. D’autre part, les abattoirs contrôlent les foies.

Comme pour la plupart des parasites, de nombreuses familles de produits douvicides existent, mais tous n’ont pas la même efficacité selon l’âge des grandes douves :

Famille
Matière active
Benzimidazole
Triclabendazole, Albendazole
Nitrophénil
Nitroximil, Bitionoloxide
Nitrophénylguanidine
Nétobimin
Salycilanilide
Closantel, Oxyclosanide

Efficacité des douvicides selon l’âge des grandes douvesAge des douves en semaines

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
                 

Bithionoxolide

                 

Oxyclosanide

                 

Nétobimin

                 

Albendazole

         

nitroxinil

         

closantel

   

triclabendazole

 

La petite douve ou dicrocoeliose

Les petites douves sont des vers plats, de couleur brune, qui se situent au niveau des canaux biliaires. Les petites douves y pondent leurs œufs, qui sont ensuite rejetés sur les prairies.

La petite douve a besoin de 2 hôtes intermédiaires pour faire son cycle. Le premier est un escargot terrestre qui ingère les œufs. Ceux-ci éclosent, et se transforment, après plusieurs étapes, en cercaires. Les cercaires sont ensuite expulsées de l’escargot dans des boules de mucus. Ces dernières sont alors ingérées par un second hôte intermédiaire, la fourmi. Les ovins, en pâturant, ingèrent les fourmis. Les cercaires migrent alors vers les canaux biliaires, évoluent en petites douves qui se nourrissent de sucs digestifs.

L’infestation a lieu principalement pendant la période estivale, de juin à septembre. Le surpâturage et les sécheresses augmentent les risques d’infestation.

Les symptômes de la dicrocoeliose sont identiques à ceux des autres maladies parasitaires, d’où la difficulté du diagnostic. Seuls des examens coprologiques permettent de dépister la présence de ces parasites. Les prélèvements sont à effectuer de préférence en fin de période de pâturage, vers octobre novembre. En cas de diagnostic positif, le traitement doit être effectué au moment de la rentrée en bergerie.

Antiparasitaires actifs contre la petite douve 

Famille
Matière active
Benzimidazole
Albendazole
Nitrophénylguanidine
Nétobimin
Thioallophanate
Thiophanate

 

 L’oestrose ovine

Cette maladie est due à la présence et au développement de larves d’insectes dans les cavités nasales et les sinus des ovins. Les larves irritent la muqueuse nasale, et déclenchent des inflammations. Les animaux atteints éternuent, secouent la tête, présentent des écoulements et des jetages. Dans les infestations massives, les animaux peuvent même présenter quelquefois des troubles nerveux.

Les insectes responsables de cette maladie sont des mouches d’environ 1 cm, qui pondent leurs larves aux commissures nasales des ovins. Les larves passent différents stades, produisent des nymphes qui sont rejetées au sol lors de l’éternuement. La larve s’enfonce alors dans le sol, forme une pupe, d’où sortira une mouche à la belle saison.

Le diagnostic s’effectue essentiellement par l’observation. Les matières actives Closantel, Nitroxinil, Ivermectine, Moxidectine, … sont utilisées pour lutter contre ces parasites.

La semaine prochaine : les parasites externes.

 
11 mai 2006

Parasitisme des ovins (2)

Diagnostiquer, prévenir et traiter contre les parasites

Quels traitements et à quelles périodes ?

On peut traiter systématiquement l’ensemble de son troupeau régulièrement contre tous les parasites susceptibles d’être présents, mais le coût d’une telle méthode est souvent exorbitant. Comprendre le cycle des parasites et en connaître les symptômes permettent de cibler le traitement à réaliser tout en réduisant la facture.

Pour vous y aider, nous allons aborder chacun des parasites au cours des semaines à venir.

Quelques rappels …

  • Lorsque les ovins rejettent les œufs des parasites dans leurs fécès, on parle d’excrétion.
  • Lorsque les œufs passent au stade larvaire (L1, L2 et L3) et se développent dans les prairies et dans les bâtiments, on parle de contamination.
  • Lorsque les larves L3 sont ingérées par les ovins, se développent en L4 et L5, deviennent adultes et se reproduisent, on parle d’infestation des ovins.
  •  Les parasites adultes produisent des œufs qui sont rejetés dans les fécès.

Comment traiter ?

La plupart des antiparasitaires font l’objet d’une posologie pour 10 kilos. Il est évident que l’éleveur ne va pas peser chacun de ses agneaux au préalable de l’intervention. Il faut donc, pour un maximum d’efficacité, et sans danger pour l’animal, doser le produit en fonction de l’animal le plus lourd du lot à traiter. Cette méthode exclue évidemment les agneaux trop chétifs pour lesquels il faudra redoser à bon escient.

A chaque système ses parasites …

Les strongles gastro-intestinaux

Dans la caillette, on trouve Ostertagia, Haemonchus et Trichostrongylus. Dans l’intestin grêle, Coopéria, Nématodirus et Trichostrongylus.

Lors de l’infestation, ils provoquent diarrhées, perte d’appétit, perte de poids et anémie.

On observe essentiellement 2 périodes d’excrétion et un pic d’infestation. La première période d’excrétion se situe au printemps, lorsque les larves absorbées par les ovins à l’automne se désenkystent, d’où la possibilité d’être confronté à ces strongles en bergerie ou sur une pâture neuve. La seconde période est l’automne, après que les ovins se soient infestés en pâturant. Le pic d’infestation se situe quant à lui au printemps et début d’été, quand les ovins pâturent des prairies contaminées.

Diverses familles d’antiparasitaires existent, dont certaines ont une action rémanente :

Antiparasitaires à action immédiate

Famille
Matière active
Benzimidazoles
Albendazole, Fenbendazole, Mebendazole, Oxibendazole, Oxfenbendazole, Thiabendazole
Guanidine
Fébentel
Imidazothiazoles
Lévamisole, Tétramisole
Nitrophénylguanadine
Nétobimin
Thioallophanate
Thiophanate

Antiparasitaires à action rémanente
 

Famille
Matière active
Durée de rémanence
Avermectine
Ivermectine
15 à 21 jours
Milbémycine
Moxidectine
35 jours
Salicilanilide
Closantel
6 à 8 semaines

Quand intervenir ?

Avec des produits à action immédiate : sur agneaux et brebis, la première intervention se situe fin juin-début juillet. Pour les agneaux qui seront rentrés en bergerie pour être finis, un second traitement sera nécessaire courant août. Pour les autres agneaux, qui resteront sur des prairies déjà pâturées au printemps, le traitement devra être renouvelé tous les mois. Pour les brebis, le traitement pourra être renouvelé 1 mois avant la mise en lutte si celles-ci manquent d’état, puis au moment de la rentrée en bergerie.

Avec des produits à action rémanente : la première intervention devra se faire 6 semaines après la mise à l’herbe, sur agneaux et brebis. Un second traitement aura lieu 8 semaines après le premier. Celui-ci devra être couplé avec un traitement spécifique contre les Haemonchus. Les agneaux « traînards » devront être retraités à l’entrée en bergerie. Il en sera de même pour les brebis. Comme pour les produits à action immédiate, un traitement préalable pourra être fait 1 mois avant la mise en lutte si celles-ci manquent d’état.

Monézia ou ténia

Les monézia ou ténia se rencontrent principalement chez les agneaux au pré. Localisés dans l’intestin grêle, les ténias s’implantent dans la muqueuse en se fixant grâce à leur scolex. L’extension en longueur des ténias provoque un encombrement du tube digestif et une irritation de la muqueuse intestinale.

Les symptômes se manifestent souvent par une perte d’état corporel importante et rapide. Les agneaux sont ballonnés, leur laine est sèche et terne. On retrouve dans les crottes des anneaux de ténia, qui contiennent les œufs de ces parasites. Un acarien des prairies, appelé oribate, ingère les œufs qui se développent. L’oribate ingéré à son tour avec l’herbe par les ovins infeste ces derniers.

Les agneaux sont plus sensibles au ténia, du fait de leur première infestation, les autres catégories d’ovins ayant quant à eux développé une immunité.

Seul un antiparasitaire effectué régulièrement et dosé correctement est efficace.

 

Famille
Matière active
Sel de Pipérazine
Niclozanide
Benzimidazole
Albendazole , Fenbendazole, Oxfendazole
Nitrophénylguanadine
Nétobimin
Thioallophanate
Thiophanate
Guanidine
Fébentel

Quand intervenir ?

Le premier traitement devra être effectué un mois et demi après la mise à l’herbe, puis renouvelé tous les mois et demi. Attention : le traitement permet aux agneaux d’excréter les parasites. Il faut donc impérativement laisser les agneaux 12 heures en bergerie après l’intervention, sous peine que les parasites contaminent encore davantage les prairies.

Le Paraphistome :

Les paraphistomes se situent au niveau du rumen. De forme ovoïde et de couleur rosée, ils se fixent grâce à leur ventouse et détruisent les papilles de la paroi ruminale. Ils provoquent des diarrhées parfois noirâtres et très liquides et une perte d’état corporel importante.

De la famille des grandes douves, les œufs de paraphistomes se développent en milieu humide et ont besoin de lymnées (escargots aquatiques) pour continuer leur cycle. Les larves se développent ainsi dans la lymnée, quittent ensuite leur hôte et se fixent sur les herbes.

Ainsi, les animaux s’infestent en pâturant les endroits humides. L’infestation se produit surtout pendant l’été et à l’automne.

Une coprologie en fin de saison permet de diagnostiquer la présence de paraphistomes à la suite de laquelle un antiparasitaire devra être fait. Les matières actives efficaces sont le Bithionoxolyde et l’Oxyclosanide.

Le sevrage des mouillères et des zones à risques reste toutefois, comme pour la grande douve, la meilleure des préventions.

La semaine prochaine : Strongles pulmonaires, douves et oestres.

 
4 mai 2006

Parasitisme des ovins (1)

Que l’engraissement se fasse à l’herbe ou en bergerie, les parasites sont présents et peuvent avoir de graves conséquences.

Agneaux à l’engrais, strongyloses et coccidioses

Les strongles digestifs

Ils provoquent diarrhées, perte d’appétit, perte de poids et anémie. Ces parasites sont présents sur la litière en bergerie et sur l’herbe.

Un des symptômes est la présence de tâches rondes et claires sur la toison de l’agneau. Dès les premiers signes, il faut traiter et renouveler ensuite tous les mois. Divers produits existent, à base d’Albendazole, de Fébantel, Lévamisole, Nétobimin,… Certains ont une action rémanente.

Les coccidies

Elles provoquent la destruction de la muqueuse intestinale et se traduisent par des diarrhées hémorragiques ou noirâtres. La coccidiose peut toucher les agneaux de bergerie et d’herbe. La première infestation a lieu dans les premiers jours après la naissance. Les animaux développent la maladie à cause de facteurs favorisants : mauvaise hygiène du bâtiment, stress,….

Les coccidies excrétées par les animaux sous forme d’ookystes se fixent sur la litière, les murs, les râteliers,… Les ookystes survivent plusieurs mois en milieu humide contre quelques jours en milieu sec.

Un traitement oral pendant 5 jours à base de sulfamide est efficace. La meilleure solution est toutefois la prévention en nettoyant les bâtiments à l’eau bouillante haute pression, et en incorporant un anticoccidien dans l’aliment.

 
20 avril 2006

Journée départementale bovine

La Chambre d’Agriculture de l’Allier organise une Journée Départementale Bovine, le vendredi 5 mai 2006.

Adaptation des systèmes de production

Rendez-vous à 9 h 30 à Tronget (Salle municipale Robert Deternes) pour une matinée en salle consacrée à l’évolution de la production bovine départementale, à l’adaptation des systèmes de production dans le nouveau contexte des marchés internationaux et de la réforme de la PAC. Jean Devun, de l’Institut de l’Elevage, ainsi que Thierry Boulleau du SIDAM interviendront sur ces sujets.

Après un déjeuner pris en commun, la journée se poursuivra par la visite de deux exploitations bovines : Maurice CHOPIN à Deux Chaises et le GAEC des Brosses à Saint-Sornin, qui avec deux systèmes de production différents, illustreront concrètement les débats de la matinée. Des thèmes techniques, sur l’alimentation, la réforme des vaches, la finition, BOVITEL,…. seront également abordés l’après-midi.

Pour tout renseignement : Chambre d’Agriculture : 04 70 48 42 42.

 
30 mars 2006

Identification des ovins et des caprins

Identifier ses ovins et ses caprins : une obligation pour tous les détenteurs de ces animaux.

L’identification des ovins et des caprins est une obligation qui s’impose, déjà, depuis plusieurs années, à toute personne détenant au moins un animal, quelle que soit l’activité de ce détenteur. Si les éleveurs « professionnels », ou concernés par une activité agricole, connaissent et appliquent cette réglementation, elle a pu échapper à d’autres membres de la collectivité rurale. Après une information, à ce sujet, l’été dernier, par voie de presse et le canal des Mairies, les détenteurs, qui n’auraient pas encore régularisé leur situation, sont invités à le faire, rapidement, et AVANT LE 30 AVRIL 2006.

Nous rappelons que les détenteurs, non encore engagés dans ce dispositif, doivent :

  • se faire connaître auprès de l’E.D.E. (Chambre d’Agriculture - 60 Cours Jean Jaurès - B.P. 1727 - 03017 MOULINS CEDEX - Tél. : 04 70 48 42 42),
  • commander et apposer les matériels nécessaires au repérage de leurs animaux,
  • disposer de documents de circulation pour enregistrer les mouvements des animaux.

Pour toute information complémentaire, s’adresser auprès de l’E.D.E. (adresse ci-dessus) ou au C.I.P.C.A. (22, rue Diderot - B.P. 809 - 03008 MOULINS Cedex - Tél. : 04 70 48 42 73), maître d’oeuvre départemental délégué.

 
29 décembre 2005

Identification Ovine et caprine

Barrettes souples – Un second modèle agréé

La barrette souple constitue un des repères possibles pour identifier les ovins et caprins. Après l’agrément et la mise à disposition d’un premier type de matériel (Strip tag de ZEETAG), la société CHEVILLOT vient de se voir notifier l’agrément pour son modèle "cheviflex".

Il existe donc, maintenant, deux types de matériels disponibles.

Pour commander : Comme pour les pendentifs, le département continuera à proposer les différents matériels agréés. Les éleveurs intéressés se font connaître auprès du CIPCA qui leur adressera les bons de commandes nécessaires. L’éleveur choisira entre les 2 fabricants agréés le matériel qu’il souhaite acquérir.

Les documents de circulation : Ces documents sont obligatoires pour tout mouvement (ventes ou achats) d’ovins/caprins. Un double doit être conservé dans votre registre d’élevage. Son utilisation fait partie des points qui seront contrôlés dans le cadre de la conditionnalité 2006.

Ce matériel est disponible auprès du CIPCA (04.70.48.42.17).

 
1er décembre 2005

Diagnostic amiante

Chaque propriétaire de bâtiments à usage agricole, dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, doit réaliser un diagnostic amiante.

Le diagnostic amiante doit être réalisé avant le 31 décembre

Il incombe au propriétaire et non à l’exploitant du bâtiment de faire réaliser le diagnostic pour se mettre en conformité avec la réglementation relative à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante qui impose à l’ensemble des immeubles d’activités agricoles ou industrielles (à l’exception de ceux à usage d’habitation) pour le 31 décembre 2005, un dossier technique amiante.

Ce dossier technique doit regrouper l’ensemble des informations sur la présence de l’amiante dans le (ou les) bâtiment(s) et particulièrement la localisation des matériaux amiantés. Il devra être tenu à la disposition de tout agent ou service de prévention, d’hygiène et de sécurité de l’inspection du travail. Le propriétaire sera également tenu de communiquer ce dossier à toute entreprise ou personne amenée à effectuer des travaux sur le bâtiment et de conserver une trace écrite de cette communication.

Le contenu du dossier amiante

Le diagnostic doit être réalisé par un contrôleur technique agréé ou par un technicien de la construction ayant suivi une formation appropriée et obtenu une attestation de compétence. Plusieurs organismes sont agréés dans le département pour ce faire. La Chambre d’Agriculture dispose également d’un agent récemment formé et agréé.

Il s’agit de rechercher les flocages, calorifugeages et faux plafonds et, en cas de présence d’amiante, d’évaluer leur état de conservation afin de définir les actions à engager :

  • soit une surveillance périodique des matériaux tous les 3 ans,
  • soit la réalisation de travaux en cas de matériaux dégradés.

Par mesure de précaution, il est prudent d’élargir le repérage d’amiante à tous les matériaux accessibles sans travaux destructifs y compris les toitures et bardages afin de les mentionner au constat et afin d’éviter tout litige ultérieur.

Concernant les flocages, calorifugeages et faux plafonds, ceux–ci doivent être repérés, l’amiante identifié puis son état de conservation doit être évalué à l’aide de grilles.

Ainsi, en fonction de l’état de dégradation constaté des matériaux, le propriétaire devra procéder à un contrôle périodique, dans un délai maximum de 3 ans ou à l’occasion de toute modification substantielle de l’ouvrage ou de son usage. Si les matériaux commencent à se dégrader, il devra surveiller le niveau d’empoussièrement dans ce même délai de trois ans. S’ils sont fortement dégradés, il devra procéder à des travaux de retrait ou de confinement. Des mesures conservatoires devront être mises en place avant le démarrage des travaux qui devront être achevés dans un délai de 3 ans suivant la réception des résultats du diagnostic.

Méthodologie du diagnostic

  1. Préparation de l’opération repérage (documents, plans, croquis, rapports existants, …)
  2. Inspection visuelle, sondages, prélèvements et analyses. Le contrôleur doit repérer la présence des matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante. En indiquant l’emplacement des sondages et en cas de doute sur la nature des matériaux, l’opérateur définit ceux qui doivent faire l’objet d’une analyse.
  3. Evaluation de l’état de conservation : à partir des grilles, l’opérateur évalue les flocages, calorifugeages et faux plafonds.
  4. Suites à donner :
     · bon état : consignes générales de sécurité
     · Etat dégradé : mesures d’ordre général préconisées par l’opérateur de repérage.
  5. Etablissement du rapport de repérage : le rapport doit permettre d’identifier sur plan ou croquis, la localisation des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante et parmi ceux-ci, ceux qui en contiennent réellement avec leur état de conservation.

Cas de vente ou de démolition d’un bâtiment

Si le bâtiment est mis en vente, un diagnostic technique amiante est obligatoire et doit permettre d’informer l’acquéreur de la situation du bâtiment quant à la présence ou à l’absence de matériaux contenant de l’amiante. Ce diagnostic doit être annexé aux promesses et actes de vente.

En cas de démolition, l’ensemble des matériaux est sollicité, de ce fait les catégories de matériaux concernés sont plus nombreuses et les modalités sont différentes car le diagnostic concerne également des matériaux inaccessibles auxquels on ne peut accéder qu’à l’occasion de la démolition.

Les résultats du repérage doivent être transmis à toutes personnes physiques ou morales appelées à concevoir et ou à réaliser les travaux de démolition.

Ainsi, sauf impossibilité technique, il doit être procédé avant la démolition, à un retrait des matériaux contenant de l’amiante. Un plan de retrait doit être établi par l’entreprise et transmis à l’inspection du travail un mois avant le début des travaux.

Déduction des revenus fonciers

La part des dépenses relatives à des opérations de recherche et d’analyse de la nocivité de l’amiante supportée par un propriétaire bailleur constitue une dépense d’entretien déductible pour la détermination des revenus fonciers. Quand des opérations de recherche mettent en évidence la présence d’amiante les dépenses d’enlèvement, de fixation et d’encoffrement sont également déductibles.

Les contrôles

L’Etat est susceptible de contrôler la réalisation des diagnostics et des sanctions pénales peuvent s’appliquer. Les propriétaires n’ayant pas rempli leurs obligations encourent en effet une amende de 3ème classe pour les contrôles après travaux (450 €) et une amende de 5ème classe pour les autres obligations (1500 €). Pour les personnes morales, les amendes sont quintuplées et en cas de récidive, l’amende est réitérée, voire doublée.

Pour tous renseignements complémentaires ou pour vous inscrire en vue de la réalisation d’un diagnostic, vous pouvez contacter la Chambre d’Agriculture au 04.70.48.42.42 ou au 04.70.47.79.24.

 
1er décembre 2005

Rentrée des animaux en bâtiment

Derniers conseils de saison pour la rentrée des animaux à l’étable.

Des traitements antiparasitaires à la carte pour vos lots de bovins
La rentrée en bâtiment est une période où se réalisent plusieurs traitements antiparasitaires des bovins. Quels lots de bovins traiter ? Contre quels parasites ? Tout dépend de vos catégories de bovins, des traitements que vous avez ou non effectué sur vos différents lots, des résultats des diagnostics que vous ferez, mais tous vos bovins ne sont pas à traiter systématiquement.

Les traitements contre les strongles digestifs

Les strongles gastro intestinaux concernent tous les bovins mais ne justifient pas pour autant une intervention systématique pour toutes les catégories de bovins.

  • Les vaches et les animaux de 30 mois : ni au cours de la saison de pâturage, ni à la rentrée un traitement systématique contre les strongles digestifs n’est justifié pour ces catégories d’animaux. En effet, elles ont développé une immunité vis-à-vis des strongles, qui, une fois installée, leur permet de tolérer la présence du parasite dans son appareil digestif.
  • En revanche, ce n’est pas le cas des veaux de l’année et des élèves de 18 mois qui sont les plus sensibles aux strongles gastro intestinaux. Ils sont trop jeunes pour avoir développé une immunité suffisante.

Les élèves de 18 mois

La stratégie d’intervention sur les mâles et les femelles de 18 mois à la rentrée dépend de la conduite et des interventions déjà effectuées au cours de la saison de pâturage.

Si en août au moment du transfert des animaux sur les repousses saines (pâture après fauche de foin) et si un traitement à cette époque avec un produit à action rémanente a été effectué, à la rentrée en bâtiment vous n’avez pas à intervenir à nouveau compte tenu de la faible infestation d’automne et du développement de l’immunité qui est en cours d’acquisition et qu’il est indispensable de préserver.

En revanche, dans les situations où vous êtes intervenus avec un produit à action immédiate et que la rentrée de vos animaux a lieu tardivement, il est judicieux de renouveler le traitement à l’entrée avec un produit à action immédiate.

Pour des raisons d’organisation de pâturage et de travail, si vous avez mis un bolus en début de saison de pâture, il n’est pas nécessaire d’envisager un traitement supplémentaire. De même pour ceux qui auraient utilisé un strongylicide à action rémanente en début de pâturage et qui auraient renouvelé l’intervention en juin.

Les veaux de l’année

Comme cela a été abordé dans de précédents articles, les traitements des veaux contre les strongles digestifs dépendent essentiellement de la période de sevrage et du mode de conduite après sevrage (poursuite du pâturage ou rentrée en bâtiment).

  • Pour les lots de veaux nés en fin d’hiver début de printemps et qui seront sevrés fin octobre - début novembre, vous ne devez pas intervenir si ces veaux ont reçu, courant août, un bolus à libération continue. Dans les autres cas de figure, vous devez intervenir à nouveau avec un produit à action immédiate.
  • Pour les lots de veaux femelles (ou mâles) sevrés en septembre (ou de mi-juillet à août) et conduits au pâturage après le sevrage (au cours de la période à risque de contamination élevée : septembre-octobre) un traitement à la rentrée avec un produit à action immédiate est conseillé sauf dans les situations où le traitement au sevrage a été réalisé avec un produit à action rémanente.
  • Dans les autres situations où les veaux ont été sevrés et rentrés en bâtiments dès le sevrage, aucun traitement systématique ne doit être effectué contre les strongles digestifs.

La grande douve et les paramphistomes

La grande douve et les paramphistomes sont deux parasites qui se développent dans des endroits humides séparément ou simultanément. Si vos animaux pâturent des prairies humides, vous êtes très certainement concernés quelles que soient les catégories d’animaux.

Pour la grande douve : si vous n’avez pas procédé à un diagnostic précoce, il est recommandé de vous assurer du statut de votre élevage par sérologie sur sang de mélange à l’occasion de la prophylaxie. Si le résultat est positif, organisez la mise en oeuvre du traitement dans les meilleurs délais pour tous les lots d’animaux (cf. tableau ci-dessous).

Pour les paramphistomes : (même démarche que pour la douve) si vous n’avez pas procédé à un diagnostic précoce, il est recommandé de réaliser une coproscopie sur 5 ou 6 bovins par catégorie dès la rentrée. Si le(s) résultat(s) sont positif(s) intervenez dans les meilleurs délais. Pour ce parasite, une seule matière active est disponible : l’oxyclozanide.

Douvicides (fasciolicides) pour les bovins

Source C. Mage
 
Age des douves (semaines)
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Action larvicide et adulticide
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Triclabendazole
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Closantel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nitroxinil
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Action adulticide
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Oxyclozanide
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Clorsulon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Albendazole (10 mg/kg)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Douvicides : deux catégories de produits

  • Des douvicides adulticides et larvicides avec une action sur une grande partie des différents stades de grande douve - larves et douves adultes - chez le bovin.
  • Des douvicides avec une action seulement sur les douves adultes présentes chez les bovins. Apportés à la bonne posologie, ils éliminent la majorité de l’infestation parasitaire de douves adultes dans le foie.

Ces médicaments n’ont pas d’action longue durée à l’exception du closantel (environ 4 semaines).

Les parasites externes

Les traitements des bovins d’un même lot sont à réaliser dès la présence de poux sur quelques animaux. Il est opportun d’effectuer deux traitements à 15 jours d’intervalle pour éliminer les nouvelles populations de poux issus des lentes.

 

Mode d’administration
 
Injectable
Pour on
Pulvérisation, bain, spray
Ivermectine
Poux piqueurs
Poux piqueurs et broyeurs
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Doramectine
Poux piqueurs
Poux piqueurs et broyeurs
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Eprinomectine
Poux piqueurs
Poux piqueurs et broyeurs
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Moxidectine
Poux piqueurs
Poux piqueurs et broyeurs
-
Pyréthrinoïdes
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-
Poux piqueurs et broyeurs
Organophosphorés
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-
Poux piqueurs et broyeurs

Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture

 
24 novembre 2005

Appui technique collectif et individuel en élevage

Organisation professionnelle, dirigée par des représentants de la profession agricole élus au suffrage universel tous les 6 ans, la Chambre d’Agriculture consacre une partie importante de ses activités à l’élevage.

Des réseaux de référence à l’appui technique collectif et individuel

La Chambre d’Agriculture de l’Allier est un partenaire naturel et habituel de la Société d’Agriculture pour le Concours de Moulins. Elle est très attachée au maintien dans l’Allier de cette manifestation qui contribue à valoriser l’ensemble de l’élevage de l’Allier. Elevage au développement duquel travaillent quotidiennement ses responsables professionnels et ses techniciens spécialisés.

Du côté des élus, Jean-Paul Chalmet (Cérilly) est Président de la commission Elevage et Michel Labouesse (Saint-Angel) est Président de l’EDE (Etablissement Départemental d’Elevage). Ils sont tous les deux les rapporteurs privilégiés de toutes les questions d’élevage au Bureau de la Chambre. Patrice Bonnin (Molles) est quant à lui chargé de l’informatique et plus particulièrement de BOVITEL. Trois élus ont en charge l’élevage ovin : Pierre Cordez (Souvigny), Gérard Etien (Chatelus) et Henri Thieulin (Saint-Menoux). Françoise Pierrot (Mercy) et Roland Sabin (Saint-Plaisir) sont responsables de l’élevage laitier.

Placés sous l’autorité de René Vernisse, chef du Service Technique Elevage, 8 agents spécialisés sont employés par la Chambre d’agriculture en élevage. Il s’agit de Jean-Michel Laroche, Raphaël Colas, Franck Doriat, Bernard Jacquy, Daniel Lafaye pour ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, Karelle Tourret et Bernadette Vignaud pour l’élevage ovin, Jean-Philippe Garnier pour le lait.

L’EDE est un service de la Chambre d’Agriculture agréé par le Ministère de l’Agriculture. A ce titre, il est responsable de l’identification des animaux, du contrôle de performance et du livre zootechnique.

Des références pour orienter les conseils

Le service technique élevage est un service d’intervention. La base de son travail est constituée par les réseaux de fermes de référence. En production viande, bovine et ovine, et en lait, une quarantaine d’exploitations sont ainsi suivies à la loupe. Leurs résultats techniques et économiques, analysés en fonction des systèmes d’élevage et des choix techniques, permettent aux agents de la Chambre d’Agriculture et des autres structures d’élevage d’asseoir leurs conseils techniques. Les données recueillies permettent aussi à l’institution de projeter les effets de telle ou telle politique agricole. Les résultats sont publiés chaque année et diffusés aux partenaires départementaux de l’élevage, aux organisations économiques et aux établissements d’enseignement.

L’informatique au service des éleveurs

Le logiciel BOVITEL est mis à la disposition des éleveurs par la Chambre d’Agriculture dans le cadre d’un contrat d’appui technique. Elle en assure l’installation, la formation à l’utilisation et la valorisation des enregistrements. Plus de 700 éleveurs sont aujourd’hui équipés dans l’Allier. En plus du service qu’il apporte directement aux éleveurs, le logiciel permet de collecter des données d’élevage pour renforcer celles qui sont issues des réseaux. Il contribue ainsi à une meilleure connaissance des performances et des résultats des élevages de l’Allier. La synthèse des données dont ils sont destinataires permet aux éleveurs de se positionner par rapport aux autres. Ils bénéficient en outre du conseil des techniciens de la Chambre à partir de ces résultats techniques et économiques.

De la même manière, la Chambre d’Agriculture diffuse le logiciel Ovinviande.

Appui collectif et individuel

Des groupes d’agriculteurs constitués, comme les CETA ou informels, bénéficient également des services techniques de la Chambre d’Agriculture. Deux CETA ont travaillé sur l’organisation du travail en élevage laitier en recherchant des solutions pour alléger les contraintes quotidiennes. Un outil de diagnostic et de conseil aux éleveurs est maintenant disponible. Deux CETA viande poursuivent des actions régulières visant à améliorer la conduite et la productivité de leurs élevages. Trois groupes d’éleveurs ovins conduisent une réflexion sur le thème de l’ergonomie et de l’amélioration des conditions de travail. A ce conseil collectif s’ajoutent des prestations de conseils individuels apportés par les techniciens de la Chambre, en matière de PAC, de CAD, d’installation, etc.…

Commission Génétique

Une des originalités de l’Allier est d’avoir mis en place une commission qui regroupe tous les acteurs de la génétique bovine allaitante. Cette commission, animée par la Chambre d’Agriculture et présidée par Michel Labouesse est notamment à l’origine de l’édition du Catalogue annuel des Elevages de Sélection de l’Allier. Elle émet des propositions sur les différents programmes de financements génétiques, qu’ils soient régionaux ou départementaux. La Chambre d’Agriculture, en relation étroite avec d’autres partenaires, participe à la mise en œuvre de ces programmes, au suivi des dossiers et à la gestion des demandes.

Foires et concours

La Chambre d’Agriculture participe aux foires et concours locaux en mettant à disposition des techniciens qui apportent un appui aux organisateurs. C’est le cas pour le Concours de Moulins en charolais, pour les concours spéciaux des races bovines limousines ou Prim’Holstein, ou encore des foires ou concours ovins.

 
24 novembre 2005

Identification des ovins

Des barrettes souples pour identifier les agneaux

Les nouvelles modalités de l’identification ovine et caprine sont, maintenant, en vigueur, depuis le 1er août. Concernant le repérage des agneaux, qui naissent ou à naître, les éleveurs peuvent disposer d’un nouveau type de boucle : la " barrette souple ".

La barrette souple : un repère officiel. Ce type de matériel peut constituer un intermédiaire entre le tip-tag, qui n’est plus reconnu comme repère officiel pour les agneaux et la boucle définitive. Elle fait partie des modèles retenus par la nouvelle réglementation

C’est un repère définitif, en ce sens, qu’à la différence des anciens tip-tag, il n’a plus à être déposé, pour être remplacé par une boucle définitive. Il reste toute la vie de l’animal.

Utilisation – combinaisons possibles

Pour les animaux destinés à être gardés dans l’exploitation ou vendus à des fins d’élevage, la barrette souple peut être posée, dans les 2 oreilles ou associée avec un pendentif offrant une meilleure lecture du numéro de travail.

Ce type de repère parait davantage approprié pour les agneaux destinés à être vendus, pour l’abattoir, avant l’âge de 12 mois et bénéficiant de la dérogation (1 seul repère).

Rappelons, à ce sujet, qu’un animal de moins de 6 mois ou 1 an (dérogation), qui perd sa seule boucle, peut être réidentifié, dans l’exploitation de naissance, avec un autre repère de votre stock.

Un seul modèle agréé . Dans l’immédiat, un seul modèle de barrettes souples est agréé. Il s’agit du modèle " Strip-tag " de ZEETAGS. Ce fabricant, le 4ème, ne possède, actuellement, que ce matériel agréé dans sa gamme.

Deux autres fabricants, parmi les fournisseurs habituels, attendent un agrément prochain pour ce type de matériel. Toute évolution, sur ce dossier, fera l’objet d’une information.

Conditionnement. Ces barrettes se présentent par conditionnement de 10. Vous pouvez :

  • soit commander une série simple de barrettes, comme pour les autres boucles. Vous pouvez alors, si nécessaire, commander, à l’unité, les secondes boucles pour les animaux que vous conserverez,
  • soit commander une série " double ". Ainsi, vous aurez 2 barrettes au même numéro, que vous pourrez apposer dans chacune des oreilles de l’agneau.

Pose. Elle se pose, bien sûr, de préférence, avec la pince que commercialise le fournisseur. Ce dernier indique, toutefois, que ses barrettes peuvent aussi être posées avec les pinces vendues par ses concurrents et dont peuvent disposer les éleveurs. Nous n’avons, pour l’instant, aucune expérience en la matière.

Pour commander . Les éleveurs souhaitant, d’ores et déjà, se doter de ce matériel, sont invités à prendre contact, avec le C.I.P.C.A., qui leur adressera un bon de commande approprié.

Documents de circulation . L’établissement d’un document de circulation, pour tout mouvement intervenant dans l’élevage (achat, vente, prêt, ...) est obligatoire depuis le 1er AOUT.

Le C.I.P.C.A. dispose de ce matériel qui peut vous être fourni, à votre demande.

 
29 septembre 2005

Elevage ovins

La Chambre d’Agriculture propose des documents de synthèse sur les différentes orientations possibles en matière d’élevage ovin.

Mieux connaître les systèmes spécialisés ovins herbagers

Dans le bassin herbager où prédomine l’élevage bovin charolais, la production ovine conserve une place importante et dispose d’atouts pour l’avenir.

Elle est traditionnelle : Depuis l’après guerre et la diminution de la main d’œuvre sur les exploitations, le mouton s’est substitué aux porcs et aux volailles.

Elle est rémunératrice : Bien conduite, une troupe ovine permet d’obtenir des résultats économiques à l’UGB comparables aux ateliers bovins.

Elle favorise l’installation : Les coûts d’acquisition des reproducteurs étant moindres qu’en bovins, la création, le développement et la transmission du cheptel sont plus aisés.

Elle est adaptée aux caractéristiques herbagères de la zone : Agnelage de printemps – lactation des brebis et engraissement des agneaux au pré.

Elle répond aux demandes du consommateur : C’est une viande saine, naturelle qui correspond aux signes officiels de qualité.

Elle est moderne : Face à la nécessité d’approvisionnement régulier du marché, les modes de conduite se sont diversifiés afin de produire des agneaux à contre saison.

Elle dispose de droits à produire. A la demande des professionnels, l’équipe régionale du réseau ovin a décrit 5 systèmes herbagers (cas-types), spécialisés en production ovine. Ils répondent à la problématique sur l’organisation du travail et sur l’étalement des ventes pour satisfaire l’approvisionnement des filières Qualité.

Ces cas types sont modélisés à partir d’observations et d’enregistrements effectués sur des exploitations durant plusieurs années, et se divisent en 2 groupes basés sur la part de contre-saison dans le système de reproduction.

Deux systèmes sont décrits avec un seul agnelage au printemps, les trois autres avec de la contre-saison soit complémentaire (20 %) soit importante (40 % et 60 %).

Un dossier récapitulatif est disponible à la Chambre d’Agriculture. Il comprend 5 fiches descriptives des systèmes et leurs résultats économiques.

Chambre d’Agriculture - Service Technique Elevage

 

 

Rencontres techniques ovines - 6 octobre de 14 h 00 à 16 h 00

Lors du sommet de l’élevage, le 6 Octobre prochain, se tiendra un colloque sur le thème : " quels systèmes pour vendre à contre-saison ". Cette rencontre technique sera, entre autre, l’occasion de présenter quelques uns des cas types de la zone herbagère.

 
15 septembre 2005

Parasitisme des bovins

Avec l’arrivée de l’automne, c’est le moment de réaliser analyses parasitaires et traitements pour vos troupeaux.

Traitements au sevrage (précoce et traditionnel) et diagnostics à venir

Nous avons déjà vu, dans nos articles précédents, que les traitements des veaux contre les strongles avant la mise à l’herbe en mai juin n’offrent pas d’intérêt.

Ce n’est, en effet, qu’à partir de juillet que l’infestation des veaux progresse de manière significative ; ils excrètent des œufs qui génèrent un pic de contamination des pâtures fin août début septembre.

Selon les pratiques d’élevage tous les veaux ne sont pas sevrés à la même période et tous ne sont pas conduits de manière identique après sevrage : ils peuvent être rentrés en bâtiments ou poursuivre leur pâturage avec ou sans complémentation en fourrages et concentrés. La période de sevrage et la conduite après sevrage sont à prendre en compte pour raisonner les traitements contre les strongles.

Après avoir vu en juillet les traitements à cette période des veaux nés avant décembre de l’année précédente, voyons aujourd’hui les traitements de septembre et concernant les veaux nés de décembre à février.

Pour les lots de veaux mâles

Ces lots ont eu une conduite au pâturage assez traditionnelle pour le bassin charolais : ils pâturent deux ou trois parcelles au printemps, agrandies en juin juillet par des parcelles ensilées ou enrubannées, puis ils passent mi-juillet début août sur des parcelles fanées. Ces bovins mâles sont dans la plupart des situations complémentés à partir de juin et jusqu’au sevrage, soit de manière rationnée (2 à 4kg/jour/tête), soit à volonté dans le cas de conduite plus intensive.

Au sevrage ces broutards ne sont pas vendus et sont rentrés en bâtiment pour être conduits le plus souvent en broutards repoussés ou en jeunes bovins.

Cette conduite limite l’infestation des strongles et ses répercussions sur la croissance ; dans ces conditions et pour ces broutards qui ne ressortent pas au pâturage un seul traitement avec un produit à action immédiate au sevrage est recommandé.

Pour les lots de veaux femelles

Si dans certains systèmes assez intensifs les lots de femelles ont une conduite proche des mâles, la politique de traitement sera la même que pour ces derniers.

Mais dans la majorité des cas et souvent pour les femelles qui seront conservées pour l’élevage, ces animaux ne sont pas (ou peu) complémentés et retournent après leur sevrage au pâturage, donc pendant la période à risques (septembre à octobre). Un traitement au sevrage sera alors nécessaire et réalisé avec un produit à action immédiate. Dans ce cas un second traitement sera le plus souvent nécessaire a l’entrée en stabulation toujours avec un produit à action immédiate, notamment si ces génisses ne reçoivent pas de complémentation durant cette phase d’arrière saison.

Si ces femelles ont déjà reçu courant août un strongylicide à action rémanente (2 à 5 semaines), elles sont protégées durant la période a risques de septembre et ne nécessitent pas a priori de nouveau traitement.

Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture

 
8 septembre 2005

Analyses parasitaires des troupeaux

Avec l’arrivée de l’automne, c’est le moment de réaliser des analyses parasitaires pour vos troupeaux.

Songez aux diagnostics d’automne !

De plus en plus d’éleveurs et de vétérinaires font appel aux analyses parasitaires pour définir leur stratégie de traitements préventifs. Le début de l’automne est sans doute le meilleur moment pour réaliser ces analyses, à condition de connaître leur intérêt et leurs limites. Pour les éleveurs qui sèvrent leurs veaux à cette époque, c’est le moment idéal de pratiquer les prélèvements nécessaires aux analyses parasitaires.

La coproscopie permet surtout de rechercher la présence de Paramphistomes

La coproscopie est l’analyse la plus fréquemment pratiquée. Elle est réalisée sur prélèvement de bouses (à prélever dans le rectum de l’animal) et met en évidence par examen au microscope la présence d’œufs excrétés par les parasites adultes hébergés par l’animal parasité. Son résultat s’exprime en nombre d’œufs par gramme de bouse (OPG). Le niveau d’excrétion est variable en fonction des parasites et de l’immunité des animaux qui les hébergent. Il reflète donc assez mal le niveau d’infestation réel des animaux et ne permet la plupart du temps que d’attester de la présence des parasites.

Pour les strongles, la présence d’œufs est normale chez des bovins à l’herbe et ne permet pas d’évaluer l’importance de l’infestation, il n’est donc pas recommandé de s’appuyer sur cette seule analyse pour décider d’un traitement.

Pour les paramphistomes, leur présence suffit pour décider d’un traitement, le plus précoce possible, car c’est en automne que ces parasites provoquent le plus de pertes sur les animaux infestés.

Les œufs de petite douve peuvent également être facilement identifiés par coproscopie. Des enquêtes récentes révèlent la présence de ce parasite dans plus de 20% des bovins charolais, mais sans que son impact zootechnique ou pathologique puisse être précisé. La mise en œuvre d’un traitement dépendra donc d’éventuels signes cliniques ou zootechniques rencontrés et devra être discutée avec le vétérinaire.

La recherche d’œufs de grande douve est plus aléatoire, car ce parasite pond assez peu et par intermittence. La présence d’œufs suffit à confirmer l’infestation et justifie un traitement précoce, mais l’absence d’œufs ne garantit pas l’absence d’infestation. C’est pourquoi il est préférable de recourir à une méthode plus sensible que propose la sérologie (voir plus loin).

En pratique, il faut prélever 5 à 6 bovins par lot de pâture, ce qui permet de raisonner par lot. En effet les infestations par les différents parasites pourront varier d’un lot à l’autre et ainsi des traitements ciblés pourront être mis en œuvre. Par exemple certaines parcelles pourront être contaminées par du Paramphistome et pas d’autres. L’identification de ces parcelles par repérage des lots contaminés et une observation des pâtures (identification des gîtes à limnées, hôtes intermédiaires des Paramphistomes) permet de limiter les traitements aux animaux ayant séjourné sur ces parcelles ou de mettre en œuvre des mesures agronomiques pour maîtriser la contamination des parcelles. Là encore une analyse concertée avec le vétérinaire s’impose. De plus la même démarche peut s’appliquer à la Grande douve car les cycles biologiques de ces deux parasites sont identiques.

La sérologie " grande douve " permet de repérer les lots infestés

La sérologie " Grande douve " vise à rechercher la présence d’anticorps développés par des animaux infestés et dirigés contre les larves de douve. Cette recherche s’effectue donc sur des sérums prélevés sur les animaux. En pratique un mélange de 5 sérums par lot de veaux prélevés au moment du sevrage permet de repérer une infestation du lot considéré. L’intérêt d’un dépistage précoce est la mise en place d’un traitement précoce de tous les animaux (jeunes comme adultes) pâturant sur une parcelle infestée à un moment où l’infestation cause le plus de dommages.

Pour des raisons pratiques et économiques, certains éleveurs ou vétérinaires utilisent les sérums des vaches prélevées à la prophylaxie, en général en hiver, pour repérer la présence de grande douve. Cette pratique ne permet pas un traitement précoce car elle intervient tardivement mais elle permet de repérer les lots où la grande douve a pu sévir. Elle peut donc être utile pour la gestion à venir des lots pâturant sur les parcelles contaminées. Elle nécessite cependant que les sérums prélevés à la prophylaxie soient triés par lots de pâture, et que la demande d’analyses soit clairement formulée au laboratoire. Là aussi la collaboration du vétérinaire est nécessaire.

Le dosage du pepsinogène permet d’évaluer l’impact des strongles digestifs

Le dosage du pepsinogène dans le sang des jeunes bovins (1ère et 2ème saison d’herbe) est la seule technique actuelle qui reflète correctement le niveau d’infestation par les strongles dans la caillette des bovins. Le taux normal est de 500 à 600 milli-unités et le taux pathologique est supérieur à 2 800 milli-unités. Ce diagnostic peut s’effectuer sur mélange de 5 sérums. Cette technique permet surtout d’évaluer l’efficacité de la stratégie antiparasitaire mise en œuvre chez les jeunes bovins (des taux anormalement élevés signent une défaillance), ou de confirmer une suspicion d’infestation parasitaire. Son utilisation et son interprétation doivent donc être raisonnées.

Des analyses : oui ! mais " analysées " !

Les analyses parasitaires apportent de précieux renseignements, qu’il faut décrypter avec l’aide d’un spécialiste et surtout dans le contexte de l’élevage. La conduite des lots, l’âge des animaux, l’application des traitements, la météorologie sont des éléments déterminants pour l’interprétation. Certains vétérinaires proposent à leurs clients une telle approche pour établir une prévention antiparasitaire adaptée à leur élevage. Cette pratique, si elle consiste en une véritable analyse de la situation de l’élevage, doit être encouragée car elle apporte de l’efficacité et des économies à l’éleveur. De plus elle contribue à une utilisation raisonnée des médicaments vétérinaires, que réclament de plus en plus les consommateurs et les citoyens. Elle nécessite cependant un engagement de l’éleveur et du vétérinaire.

Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture

 
4 août 2005

La réforme de l’identification ovine et caprine (5)

La réforme de l’identification des ovins – caprins est maintenant officiellement en place, depuis fin juillet.

Les nouvelles modalités en vigueur depuis le 1er août 2005

Pour vous aider et actualiser l’information sur cette démarche, quelques rappels et éléments complémentaires sont nécessaires.

Les nouveautés de la réforme : RAPPELS

Les nouvelles modalités touchent essentiellement deux points : les repères utilisés et les documents de circulation.

Les repères à apposer sur les animaux :

  • Ils sont de couleur JAUNE.
  • Les animaux devront en porter DEUX, un à chaque oreille, sauf les animaux abattus en France, avant l’âge de 12 mois (agneaux) qui pourront n’en porter qu’UN (dérogation).
  • Ils sont à poser avant l’âge de 6 mois, au plus tard, ou avant toute sortie de l’exploitation de naissance, si elle intervient avant cet âge.
  • Ils comportent une numérotation différente de la précédente : 11 chiffres (6 chiffres pour l’indicatif de marquage et 5 chiffres pour le numéro d’ordre).

ATTENTION : Ces nouveaux repères ne sont à apposer que sur les animaux qui sont nés ou vont naître à partir du 1er AOUT 2005. Les animaux nés AVANT cette date continuent d’être identifiés avec une boucle SAUMON, selon la réglementation antérieure.

Vous devez donc disposer (utiliser) :

  • Des repères JAUNES (et/ou ROUGES = identification provisoire) pour les animaux à naître,
  • Des repères SAUMON pour les animaux nés avant le 1er Août 2005.
  • Les documents de circulation. Ils doivent, désormais, être établis pour tout mouvement d’animaux (achat, vente, déplacement sur certains marchés,...). Cette opération concerne TOUS les animaux, qu’ils soient nés AVANT ou APRES fin juillet 2005. (Pour ce type de matériel, voir " Les documents de circulation " ci-dessous).

A propos des commandes 2005-2006

Le C.I.P.C.A. a déjà reçu et traité plus d’une centaine de commandes. La principale difficulté observée concerne les barrettes rigides (Tip-Tag) que certains éleveurs continuent de commander. A ce sujet, il est rappelé que ce type de matériel n’est plus utilisable sur les agneaux. Il est strictement réservé à des animaux destinés à être abattus AVANT l’âge de 2 mois (en pratique, seuls les chevreaux sont susceptibles d’être concernés).

Ce matériel ne doit plus être commandé pour les OVINS.

Le GUIDE " éleveur " officiel est disponible

Lors de l’information effectuée courant juin, par l’E.D.E., à tous les détenteurs, une première version du guide éleveur avait été diffusée, afin de donner les grandes lignes de la réforme. L’Administration vient d’adresser, à tous les départements, une nouvelle brochure illustrée et peut-être plus lisible, traitant des opérations à effectuer dans le cadre de l’identification, version qui complète efficacement la première information.

Ce document est disponible au C.I.P.C.A., dans les antennes locales de la Chambre d’Agriculture, au S.E.M.A. et dans chacun des groupements de producteurs, où vous pouvez vous le procurer gratuitement. N’hésitez pas à le demander.

Ce guide concerne plus particulièrement les OVINS.

Un guide " CAPRIN " est en cours de tirage et devrait être livré, aux E.D.E., très prochainement. Les éleveurs intéressés sont invités à se faire connaître à l’E.D.E..

Les documents de circulation

Nous rappelions, en début d’article, que ce document était désormais obligatoire pour accompagner chaque mouvement d’ovins ou caprins. Le C.I.P.C.A. en tient, dès maintenant, à votre disposition. Ils se présentent sous 2 formes de conditionnement :

  • Des liasses de 10 exemplaires, pour les petits élevages qui font peu de ventes.
  • Des liasses de 25 exemplaires, pour les effectifs plus importants.

Ces documents peuvent être pris au siège (à MOULINS) ou être envoyés par la poste. Leur diffusion fait l’objet d’une participation destinée à couvrir le coût du matériel et les frais d’envoi, quand c’est le cas (renseignements : C.I.P.C.A.).

Premier agrément pour les " barrettes souples "

Lors de nos réunions d’information, en Juin, de nombreux éleveurs avaient fait part de l’intérêt de pouvoir disposer de barrettes souples pour identifier leurs agneaux, dans le cas de la dérogation, ou comme premier repère. Jusqu’ici, aucune proposition n’avait recueilli l’agrément. C’est désormais chose faite. Un premier vient d’être donné à la Société AGID, pour la boucle " STRIP-TAG " ; d’autres devraient suivre, au cours de cet automne, et nous vous tiendrons informés. Le C.I.P.C.A. travaille à l’adaptation de ses bons de commande, afin de permettre, aux éleveurs qui le souhaitent, de solliciter ce type de matériel. Les éleveurs intéressés se signaleront auprès du C.I.P.C.A..

Caprins – Vers une dérogation

Suite à diverses interventions de la filière caprine, exprimant l’inadaptation des modalités retenues pour cette espèce, notamment en ce qui concerne les chevreaux, une dérogation a été envisagée, et fait l’objet d’une expertise, sur sa mise en oeuvre. Elle consisterait en la possibilité d’apposer un Tip-Tag (barrette rigide) à la naissance, sur tous les chevreaux, et de pouvoir, par la suite, et, au plus tard, à 6 mois, ou avant leur départ de l’exploitation de naissance, si celui-ci intervient avant cet âge, apposer 2 boucles de type de barrettes souples ou pendentifs, au même numéro que le Tip-Tag d’origine. Ceci uniquement pour les animaux d’élevage, bien sûr.

Cette dérogation ne concernerait, si les modalités pratiques le permettent, que les CAPRINS.

 
21 juillet 2005

Surveillez bien vos animaux

our que l’été se passe dans les meilleures conditions possibles pour vos moutons, il s’agit d’ouvrir l’œil, et le bon. Quelques conseils à suivre…

Passer l’été en toute tranquillité

Les chaleurs et averses de ces derniers jours nous montrent que l’été est bien là. Les fenaisons sont terminées pour la plupart d’entre vous, et les céréales d’hiver déjà récoltées. Pour ce qui est des animaux, on les voit, cherchant l’ombre, ne pâturant " qu’à la fraîche ", et constamment embêtés par les mouches. Les agneaux ne profitent plus guère, malgré les concentrés donnés à volonté. Quelques observations de terrain ces derniers temps nous amènent à vous proposer ces quelques conseils pour bien passer l’été.

Les myiases

Elles sont déjà –hélas !- revenues. Surveillez bien vos animaux : l’attaque démarre par une tâche de couleur marron gris sur la laine, bien souvent au niveau des épaules ou sur la croupe. Puis la brebis montre des signes de grattage : elle essaie de se frotter, de se mordre. Les vers sont déjà là. Il ne vous reste plus qu’à rentrer votre brebis, la tondre ou enlever toute la laine souillée, et désinfecter soit avec un produit vétérinaire, soit simplement avec de la javel et de l’eau. N’ayez pas peur de bien dégager la partie atteinte : les vers se font des " chemins " sous la laine, et si l’on n’y prend pas garde, l’attaque recommence quelques jours après. Pensez en même temps à vérifier la vulve, le pis et les onglons, qui sont aussi des zones de prédilection pour les mouches Lucila sericata.

En préventif, vous pouvez utiliser le fameux click, qui protégera vos animaux durant 16 semaines. Même si son utilisation vous parait un peu tardive, rappelez vous que l’an dernier les attaques de myiases ont duré jusqu’en novembre.

Les pneumonies et pleurésies

2003 avait été marquée par ce type d’infection : le stress en est souvent la cause. Ce stress peut être occasionné par un déplacement (changement de lieu, voyage en bétaillère,…), par un traitement, un tri, mais aussi par la chaleur. Les symptômes les plus courants sont les suivants : l’animal est triste, abattu, ne se lève pas, peine à respirer (genre de râle) sans toutefois être essoufflé. Il faut agir vite avec une injection d’antibiotique longue action à large spectre, style oxytétracycline. Cet animal, même s’il s’en sort, devra être réformé. L’explication : tous les ruminants ont naturellement dans la gorge des pasteurelles, qui se développent lors d’un stress, descendent dans les poumons et quelquefois vont jusqu’à la plèvre. Lors de l’autopsie, l’ensemble des poumons est obstrué par du pus. Lors de la mort, on observera bien souvent aussi du pus devant le nez de l’animal.

Les oestres

Autre phénomène couramment observé en cette période, les animaux éternuent, mouchent, ont le nez sale : ils ont des oestres. Les oestres sont des mouches d’environ 1 cm, qui pondent des larves translucides et blanchâtres aux commissures nasales des ovins, en général de juin à septembre. Ces larves se développent, et peuvent remonter jusqu’aux sinus, pour affecter gravement l’état général de l’animal. En préventif, on peut pratiquer un traitement à base de Closantel en juin, et en curatif, des produits à base d’Ivermectine, de Notroxinil ou de Moxidectine, fin juin et début septembre. Il est inutile de traiter l’hiver, les larves passent par un état de diapause (vie ralentie), les traitements sont alors inefficaces.

Les autres parasites

Concernant le ténia, le traitement est à effectuer tous les mois et demi, en prenant soin de laisser les animaux traités 12 heures en bergerie, ou hors de la pâture, pour éviter une ré infestation immédiate.

Contre les strongles gastro-intestinaux et pulmonaires, il ne faudra surtout pas oublier de traiter tous les animaux qui seront mis en lutte un mois avant celle-ci. Pour les agneaux que vous rentrerez en bergerie, faites le aussi, cela aidera à une bonne finition.

Enfin, pour la douve, selon que votre élevage est à faible risque ou non, effectuez un contrôle en septembre et ne traitez que si cela s’avère nécessaire.

Sevrage des agneaux

Ils ont encore leur mère, des concentrés à volonté, de l’eau propre, et végètent au grand désespoir de leur propriétaire ! Il fait trop chaud, il va falloir les finir rapidement, sinon cet état végétatif va les pousser jusqu’à l’automne, et l’herbe n’est pas de la meilleure qualité en ce moment.

Le mieux est de les tondre, de les sevrer, et de les finir en bergerie (n’oubliez pas de les déparasiter). Comptez un mètre d’auge pour 5 agneaux. Préférez un bâtiment frais (les vieux bâtiments sont idéals pour cela). Au menu, foin de graminées ou paille de bonne qualité à volonté, renouvelé souvent et appétant, un aliment finition ou un mélange fermier, et de l’eau propre à volonté. Vous pouvez utiliser vos céréales entières, les agneaux sont d’âge à les assimiler sans aucun problème. Voici pour vous aider quelques exemples de rations à base de maïs grain et de triticale :

 

Ration 1

Ration 2

Ration 3

Maïs grain en %

77 %

60 %

85 %

Lupin

20 %

   

Pois

 

37 %

 

Tourteau soja 48

   

12 %

CMV 0/25/0

3 %

3 %

3 %

 

Ration 4

Ration 5

Ration 6

Triticale

75 %

57 %

85 %

Lupin

22 %

   

Pois

 

40 %

 

Tourteau soja 48

   

12 %

CMV 0/25/0

3 %

3 %

3 %

 
Précaution supplémentaire : vérifiez bien la teneur en phosphore ainsi que la présence de chlorure d’ammonium dans le CMV. Vous pouvez aussi incorporer un supplément de bicarbonate à raison de 10 grammes par kilo d’aliment. Une carence en phosphore aura pour conséquence une perte d’appétit. Le bicarbonate de soude aidera à passer le stress de la transition alimentaire, et le chlorure d’ammonium interviendra en tant que préventif sur les risques de gravelle chez les mâles.

Le tarissement des brebis

" Pas de quoi en faire un fromage ", mais tout de même, il faut y prendre garde : la méthode la plus simple, même si elle parait un peu barbare : on ferme les brebis durant 24 à 48 heures, avec de la paille et sans eau. D’autres préféreront utiliser un médicament homéopathique à base de Salvia, que l’on se procurera chez les vétérinaires.

En conclusion…

L’été n’est pas synonyme de vacances pour tout le monde ! Mais avec un peu d’organisation et d’application, tout se passera pour le mieux, pour vous et vos ovins. Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas par ailleurs à contacter les services techniques de la Chambre d’Agriculture, au 04 70 48 42 42.

 
17 juillet 2005

Traitement des veaux

Traiter en juillet et août les veaux nés de septembre à décembre de l’année précédente.

Femelles ou mâles : adapter les traitements des veaux

A la mise à l’herbe, il faut adopter des stratégies différentes pour les veaux mâles et les veaux femelles avec des naissances de septembre octobre à décembre.

Les lots de vaches à veaux sont le plus souvent allotés en fonction du sexe de leurs veaux et leur conduite est alors différente.

Les lots de veaux mâles

Ces veaux, qui pâturent sur deux ou trois parcelles au printemps avec agrandissement en juin des surfaces ensilées ou enrubannées et en juillet début août des parcelles fanées, sont complémentés de la période hivernale jusqu’au sevrage soit à volonté (4 à 6 kg/tête au sevrage) soit de façon rationnée (2 à 3 kg/tête et par jour).

Au sevrage, ces broutards sont alors rentrés en bâtiments pour être conduits en broutards repoussés où en jeunes bovins à l’exception de ceux vendus au sevrage.

Cette conduite (pâturage à complémentationà rentrée en bâtiments) limite l’infestation en strongles digestifs et ces répercussions sur la croissance. Un seul traitement contre les strongles avec un produit à action immédiate au sevrage est alors suffisant et peut être recommandé.

En matière de grande douve, le diagnostic par analyse sérologique sur un mélange de 5 sérums par lots de veaux est un préalable avant la mise en œuvre d’un traitement qui devra être réalisé dès que possible si le résultat est positif.

Concernant les paraphistomes, ne traiter lors de la rentrée à la stabulation que si le résultat de la coproscopie (5 ou 6 bovins/lot) est positif.

Les lots de veaux femelles

Ces lots de veaux femelles se distinguent des mâles par le fait qu’ils sont peu ou pas complémentés, et qu’au sevrage ces génisses sont le plus souvent maintenues au pâturage jusqu’à la rentrée à l’étable courant novembre.

Dans ces conditions, les modalités de traitements proposées sont les suivantes :

  • Contre les strongles, un traitement avec un produit à action immédiate ou rémanente au moment du sevrage en juillet / août. Un traitement complémentaire à l’entrée à l’étable en novembre pourra être nécessaire si le traitement d’août est réalisé avec un produit non rémanent ou si les conditions de pâturage d’automne sont difficiles et nécessitent apports de fourrages et/ou de concentrés.
  • Contre la grande douve et les paraphistomes : comme pour les mâles, ne traiter que si les analyses sérologiques ou coproscopiques réalisés sur ces veaux femelles sont positives.
 
30 juin 2005

La réforme de l’identification ovine et caprine (3)

La réforme de l’identification des ovins et des caprins s’accompagne aussi d’un registre et de documents de circulation des animaux.

Parmi les nouveautés de la réforme, les modifications concernant les repères utilisés ont été présentées dans un article précédent. Les détenteurs d’animaux devront également se familiariser et utiliser un nouveau document, le " Document de circulation " et s’organiser pour classer toutes ces pièces.

Document de circulation et mouvements d’animaux

La traçabilité, objectif de la réforme, nécessite une bonne identification " visuelle " des animaux et un suivi de leurs mouvements.

Concernant ce dernier point, et dorénavant, chaque déplacement d’animal ou lot d’animaux, devra générer l’établissement d’un document de circulation (voir encadré 1).

Attention. Si l’apposition des nouveaux repères (JAUNES) ne s’appliquera que sur les jeunes, qui naîtront à compter du 1er août 2005, ce document sera à utiliser pour tout achat ou vente qui interviendra, à partir de cette même date, que l’animal (ou les animaux) soit (soient) né(s) avant et/ou après le 31 juillet 2005.

Lors du départ d’un ou plusieurs animaux, le détenteur de départ établit un document dont il renseigne :

  • Le cadre " départ ". il y indique ses nom, adresse et le nombre total d’ovins ou caprins faisant l’objet de la transaction,
  • Le cadre " arrivée " où il indique la destination de ses animaux.
    Le transporteur remplit, à son tour, les lignes le concernant (ce transporteur pouvant, bien sûr, être le détenteur lui-même).

Les 2 parties signent. Un exemplaire de ce document reste chez le détenteur qui le classe et le conserve (5 ans) dans son registre.

A l’inverse, quand un ou des animaux entre(nt) dans l’exploitation, le document, qui a été établi par le détenteur précédent, est complété et un exemplaire classé et conservé dans le registre.

Où se procurer ces documents de circulation ?

Vraisemblablement qu’un certain nombre d’Opérateurs Commerciaux (négociants, groupements, filières qualité,…) disposeront de ces documents et les utiliseront lors de l’enlèvement des animaux. Toutefois, les E.D.E. s’organisent, actuellement, pour pouvoir en disposer et en tenir à disposition des éleveurs qui en feront la demande.

Le registre d’identification (voir encadré 2)

Chaque détenteur est tenu de disposer d’un certain nombre de documents, conformément à la réglementation de 2000 relative au registre d’élevage.

Concernant l’élevage ovin et caprin, l’éleveur devra détenir et tenir à jour ou classer :

  • Identification. Son carnet d’agnelage ou la liste des boucles d’identification qui lui ont été attribuées, renseignée d’informations relatives à leur pose.
  • Rebouclage. Le tableau d’enregistrement des correspondances, entre les boucles " ROUGES ", posées (rebouclage provisoire), et les boucles " JAUNES ".
  • Mouvements. Compilation des exemplaires des documents de circulation relatifs à toutes les entrées et sorties de l’élevage.
  • Recensement annuel. Copie des données transmises, chaque année, à la demande de l’E.D.E..

Ces données seront :

  • Pour les élevages naisseurs : effectifs reproducteurs de plus de 6 mois au 1er Janvier + nombre d’agneaux nés l’année civile précédente.
  • Pour les centres d’engraissement : nombre d’animaux engraissés au cours de l’année civile précédente.
  • Le CLASSEUR. Une bonne formule pour effectuer ce classement : compte tenu que ces documents doivent être conservés 5 ans, et pour éviter d’égarer des pièces, le classeur peut être un bon moyen de répondre à ces objectifs.
Réunions d’information
Près de 300 éleveurs au rendez-vous

Afin d’accompagner la mise en place de la réforme, un important programme de sensibilisation et d’information a été élaboré par l’E.D.E., maître d’ouvrage, en concertation avec les organisations et les administrations, membres de la Commission Départementale d’Identification.

Au titre de la sensibilisation, des affichettes seront diffusées, dans toutes les Mairies, dans les Organisations de Producteurs et les Organismes Spécialisés, les Cabinets Vétérinaires et les Etablissements d’Enseignement, pour rappeler ces obligations réglementaires aux publics et personnes concernés.

Tous les détenteurs connus de l’E.D.E. ont été destinataires d’un courrier d’information sur ces nouvelles modalités, ainsi que sur les moyens de se procurer les matériels nécessaires.

Enfin, 6 réunions locales ont été programmées pour accompagner ces envois et répondre aux premières interrogations des éleveurs.

Malgré une période et le temps peu propice à ce type de rendez-vous, près de 300 personnes se sont déplacées pour en savoir plus sur cette réforme et son mode opératoire.

 
30 juin 2005

La toux d’été chez les bovins

Vos animaux toussent au pâturage... Avant de déparasiter, assurez-vous qu’il s’agit bien de bronchite vermineuse.

Dépistage de la toux d’été

La strongylose pulmonaire (bronchite vermineuse) est une pathologie peu répandue en élevage viande.

La toux au pré n’est pas toujours synonyme de strongylose pulmonaire

Il est fréquent qu’à la suite d’une manipulation de veaux de l’année ou de 18 mois, quelques animaux toussent. Les causes peuvent être multiples : affection virale ou bactérienne, allergie alimentaire ou plus rarement strongylose pulmonaire. Un diagnostic s’impose donc avant toute décision.

L’apparition de strongylose pulmonaire est plus fréquente en début d’été mais peut se rencontrer jusqu’en septembre.

Les prairies s’assainissent naturellement pendant l’hiver

Les animaux porteurs de strongles pulmonaires contaminent les prairies en émettant directement des larves et non des oeufs comme pour la plupart des autres types de strongles. Ces larves sont très sensibles aux aléas climatiques, leur durée de vie est de 4 à 12 semaines, très peu résistent au gel ou à la sécheresse en été. Les prairies non pâturées pendant l’hiver sont saines à la mise à l’herbe ce qui limite le risque d’infestation au printemps. Ce sont donc les animaux porteurs qui vont contaminer les prairies.

Confirmer l’infestation par la coproscopie plutôt qu’un traitement aveugle.

Les signes visibles sont l’essoufflement, le jetage et la toux, mais le plus sûr moyen de confirmer une infestation est la recherche de larves de Dictyocaule (Strongle pulmonaire) dans les bouses à partir d’une technique particulière à ce parasite (méthode BAERMAN). La fragilité des larves oblige à respecter un protocole précis.

  • Prélever des échantillons individuels de bouse de plusieurs animaux (10 à 15% du lot) avec et sans signe clinique.
  • Mettre les échantillons au frais (+4°) immédiatement dans une boite isotherme avec pain de glace.
  • Les transporter aussitôt au laboratoire.

Si le résultat est positif, il faut traiter l’ensemble des veaux du lot.

La grande majorité des produits actifs sur les strongles digestifs sont également actifs sur les strongles pulmonaires. Il n’y a pas de produit spécifique contre les strongles pulmonaires.

Le choix du traitement dépend de la période des symptômes. Il doit être raisonné selon les prévisions de traitements préventifs contre les strongles digestifs, et la gestion des parcelles pâturées. Il doit donc être discuté avec le vétérinaire.

Par exemple, des broutards présentant une strongylose pulmonaire (confirmée par analyse) en début juillet pourront être traités par une molécule à action immédiate (ex : lévamisole) s’ils changent de parcelle ou avec une molécule rémanente dans le cas où les animaux restent sur la même parcelle. Si la strongylose pulmonaire apparaît plus tardivement (début août) le traitement à action rémanente prévu contre les strongles digestifs courant août pourra être avancé.

Si le résultat est négatif, le diagnostic doit être approfondi avec le vétérinaire.

Cette stratégie s’applique aux veaux de l’année et aux bovins de 1 à 2 ans. Sauf exception, les adultes qui ont développé une immunité, ne nécessitent pas de traitement.

Le traitement sans diagnostic, en aveugle, est à éviter car il peut retarder l’installation de l’immunité.

Traiter mieux, traiter moins : c’est possible dans la plupart des élevages !

Vous trouverez plus de précisions dans le document d’information " Parasites des bovins : mieux les connaître pour mieux les gérer dans les exploitations du Bassin Charolais " élaboré par l’Institut de l’Elevage en collaboration avec les Réseaux d’Elevage, les Chambres d’Agriculture et les G.D.S. du Bassin Charolais. Ce document a été distribué à l’automne 2004 auprès de l’ensemble des éleveurs charolais. N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire pour adapter votre stratégie antiparasitaire à la situation de votre élevage.

 
23 juin 2005

La réforme de l’identification ovine et caprine (2)

La réforme de l’identification des ovins et caprins se mettra en place, comme indiqué dans un précédent numéro, à compter de JUILLET prochain.

Le repérage des animaux

Un des changements, par rapport à la réglementation en cours, concerne le repérage des animaux.

Mesures retenues

  • L’identification devient pérenne. L’animal garde le numéro qui lui a été attribué, toute sa vie. Le rebouclage, en cas de perte d’un repère, se fait à l’identique.
  • Délai de pose des repères. Tout animal (chevreau ou agneau) doit être identifié dans son exploitation de naissance, de façon définitive, le plus tôt possible, et, en tout cas, avant l’âge de 6 mois ou sa sortie de l’exploitation, si elle intervient avant cet âge.
  • Combien de repères ? En règle générale, les animaux devront avoir deux repères. Cette disposition est obligatoire pour tous les animaux destinés à la reproduction ou à l’exportation.

Par dérogation, les animaux qui sont destinés à être abattus, en France, avant l’âge de 12 mois, peuvent être identifiés avec UN seul repère.

(Attention  : Dans ce cas, les animaux ne peuvent aller ni à l’export, ni à la reproduction, une fois sortis de l’exploitation. De plus, ils risquent l’équarrissage, en cas de perte de ce repère, en dehors de l’exploitation de naissance).

Types de repères agréés

En principe, et hors identification électronique, les éleveurs disposeront de 3 types de repères.

  • Des barrettes " rigides " (le Tip-Tag), désormais exclusivement réservées aux animaux abattus avant l’âge de 2 mois. En pratique, donc, ils ne seront utilisables que pour les chevreaux de lait.
  • Des barrettes " souples " sont prévues dans les textes, mais aucune n’est actuellement agréée. Ce type de matériel, dès qu’il sera retenu, pourra être utilisé sur tous les types d’animaux.
  • Le " pendentif " (ou porte manteau) devient le matériel qui sera utilisé sur vos animaux. La partie " femelle " porte le numéro officiel, la partie " mâle " peut être marquée ou libre, pour un usage professionnel.
    Couleur et numérotation

La couleur officielle, aujourd’hui saumon, devient jaune, plus lisible, pour les animaux qui naîtront à compter du 1er Août 2005. (Attention, cette modification ne concerne que les ovins/caprins, rien de changé en bovins !).

Le numéro, porté sur la boucle définitive saumon, comprenait, à la suite de FR, 12 chiffres : le n° de cheptel à 8 chiffres + un numéro d’ordre à 4 chiffres.

Sur les prochains repères (barrettes ou pendentifs JAUNES), ce numéro ne comportera plus que 11 chiffres (un indicatif de marquage de 6 chiffres et un numéro d’ordre à 5 chiffres).

Cette évolution a été rendue nécessaire dans l’objectif, prochain, de la mise en place de l’identification électronique, la norme internationale n’autorisant que 12 chiffres maximum.

Lors de la première commande, un indicatif de marquage sera attribué à chaque élevage. Ce dernier sera rattaché, mais ne remplacera pas le n° d’exploitation qui demeurera l’identifiant de l’élevage.

L’identification dans votre élevage

Ces dernières dispositions se mettront en place, en France, du 9 au 31 Juillet, selon la date retenue par le département. Dans l’Allier, le choix s’est porté sur le 31 Juillet.

Les animaux, qui naîtront après, seront à identifier avec ces nouveaux repères.

Les animaux qui sont nés, ou naîtront encore, AVANT cette date, seront à identifier selon la réglementation existante (Tip-Tag ou boucle définitive saumon). Les éleveurs qui détiennent des animaux identifiés avec un Tip-Tag, et qui atteindront l’âge de 12 mois, devront, comme cela s’est pratiqué jusqu’ici, leur apposer des repères définitifs SAUMON. Il n’y aura pas de réidentification du cheptel en place. Les 2 systèmes cohabiteront quelques années, du moins jusqu’à la mise en place de l’identification électronique !

Le rebouclage – Règles de maintien de l’identification

Tout détenteur est tenu de maintenir l’identification de l’animal (des animaux) qu’il détient.

Animal identifié selon les nouvelles modalités (nés après le 31 Juillet 2005)

  • Animal avec UN seul repère (cas des animaux bénéficiant de la dérogation ou à qui l’on a posé un seul repère, avant d’en apposer un second avant 6 mois). Si un animal perd ce seul repère, qu’il a moins de 6 mois, et qu’il est toujours dans son exploitation de naissance, le naisseur peut le réidentifier en utilisant un autre repère d’identification qu’il a en stock.
    Si l’animal perd ce repère après sa sortie de l’exploitation de naissance, il risque d’être euthanasié et livré à l’équarrissage.
  •  Animal porteur de 2 repères. Un animal porteur de 2 repères, qu’il soit dans son exploitation de naissance ou pas, doit être rebouclé à l’identique. L’éleveur doit alors commander une boucle de rebouclage, à ce numéro perdu, à l’E.D.E.. Toutefois, pour remettre, sans attendre, cet animal en conformité et éviter d’être pénalisé en cas de contrôle, pour éviter le risque de perdre la boucle restante et pour diminuer le coût des commandes de rebouclage à l’identique, il est possible de poser une boucle " rouge " provisoire (agréée et délivrée par l’E.D.E..), dont on reporte le numéro sur une liste, dans le registre. Un animal identifié ave une boucle " jaune " (officielle) et une " rouge " (provisoire) peut, cependant, être dirigé vers un abattoir, mais ne peut pas entrer dans un autre élevage.

Animal identifié selon les modalités de " 1997 " (boucles saumon)

Rappelons que, dans ce type de situation, la réglementation en vigueur, et qui est maintenue, est que l’on peut remplacer cette boucle définitive SAUMON, tombée, par :

  • Une boucle " saumon ", marquée à l’identique (cas, en particulier, des animaux en contrôle de performances ou dont le numéro est précisément connu).
  • Une boucle " saumon " que l’on détient en stock (cas des animaux nés dans l’exploitation : origine connue).
  • Par une boucle de remplacement " R 97 " (agréée et délivrée par l’E.D.E.). Elle signifie, sur l’animal, que son origine est " inconnue " !

Vos commandes pour la campagne 2005 /2006

Vous avez reçu, de l’E.D.E. ou, plus précisément, pour l’Allier, du C.I.P.C.A., maître d’œuvre délégué, et comme chaque année, à cette époque, un bon de commande pour le matériel nécessaire.

Cependant, cette année, et pour cause de mise en place de la réforme, vous avez pu noter une certaine complexité dans le document qui a nécessité l’accompagnement d’un guide pratique. Outre l’aspect toujours rébarbatif de ces courriers qui arrivent à une période où les gros travaux priment sur la paperasse, l’établissement de la commande ne devrait pas être trop difficile, à condition d’opérer avec un peu d’organisation.

2 types de matériel :

  • Des repères JAUNES pour les animaux qui vont naître après le 31 Juillet 2005,
  • Des repères SAUMON, ancienne réglementation, pour les animaux nés avant le 31 Juillet 2005.

Pour les animaux à naître après le 31 Juillet 2005

Sauf pour quelques cas de chevreaux susceptibles d’être abattus avant 2 mois, les détenteurs d’ovins et caprins ne seront plus concernés par les barrettes rigides. Le matériel d’identification, dans l’attente de l’agrément de barrettes souples, sera le pendentif JAUNE.

L’éleveur aura alors le choix d’en commander :

  • Soit un jeu complet (une paire de 2 repères) pour les animaux à naître,
  • Soit une première commande, d’UN seul repère, et de commander, ensuite, le second repère pour les animaux qu’il souhaite conserver, ou vendre, hors la vente pour la boucherie avant 12 mois.

Cette seconde commande se fera, alors, au numéro, à partir de la liste que vous aurez établie.

Vous pourrez aussi commander quelques boucles " rouges ", pour procéder à un rebouclage provisoire, et permettre d’attendre, la prochaine commande annuelle, pour commander ces rebouclages à l’identique.

Pour les animaux nés AVANT le 31 Juillet 2005, seront à commander, si nécessaire,

  • Des boucles " saumon " définitives, pour apposer sur les animaux repérés avec des Tip-Tag ou procéder à du rebouclage (rebouclage " série " ou rebouclage " à l’identique ").
  • Des boucles de rebouclage.

Mode opératoire.

Pour cette commande,

  • Bien répertorier les matériels nécessaires.
  • Choisir UN fabricant (ce choix vaudra pour toute la campagne).
  • Relever les " codes articles " et remplir le formulaire de commande, comme cela se pratique pour toute commande sur catalogue.

En cas de difficultés, n’hésitez pas à contacter votre technicien habituel ou le C.I.P.C.A. au 04.70. 48.42.73 (Mme GOUBY).

 
9 juin 2005

Réforme de l’identification des ovins et caprins

Les modalités d’identification des ovins et caprins, mises en oeuvre par chaque détenteur, depuis 1997, vont faire l’objet d’une évolution à compter de cet été (juillet 2005).

De nouvelles modalités à compter de juillet 2005

La nouvelle réglementation comporte un certain nombre de changements qui vous seront présentés, dans ces colonnes, à l’occasion de 3 articles. Par ailleurs, l’Etablissement Départementale de l’Elevage (E.D.E.), maître d’œuvre de ce dossier, informera directement les éleveurs, courant juin, soit à l’occasion de l’envoi des bulletins de commande de boucles, soit lors de réunions accompagnant cette mise en route.

Pourquoi une réforme ?

En 1992, une Directive Européenne (Directive 92/102/CEE) fixait les grands principes concernant l’identification et l’enregistrement des animaux. Elle laissait, à chaque Etat Membre, le soin de fixer les règles spécifiques au niveau national. En France, et pour ce qui est des ovins et des caprins, elles ont fait l’objet, entre autres, de l’Arrêté du 30 mai 1997, base de l’identification actuelle.

La crise de la fièvre aphteuse de 2001 devait montrer les faiblesses et les lacunes de ce système et la nécessité de l’améliorer et de l’harmoniser entre Etats Membres.

Cette constatation devait conduire l’Union Européenne à fixer, pour les espèces ovine et caprine :

  • Des règles plus strictes et plus homogènes dans tous les pays,
  • Un meilleur contrôle de la circulation des animaux à l’intérieur de chaque pays et entre pays,
  • Et une centralisation des informations collectées au niveau de chaque Etat.
  • Ces orientations se concrétisaient par l’établissement d’un Règlement (CE) 21/2004 du 17 décembre 2003, publié au Journal Officiel Européen le 9 janvier 2004.

Le règlement s’appliquant, dans tous les pays, 18 mois après sa publication, c’est donc à partir du 9 juillet 2005 que doit être mis en place ce nouveau dispositif.

Par ailleurs, face aux spécificités des espèces ovine et caprine (notamment l’importance des volumes d’animaux lors des mouvements) et aux exigences de l’Europe, en matière de traçabilité qu’elle souhaite individuelle, à terme, l’idée d’imposer l’identification électronique, pour tous les animaux, comme solution à ces difficultés, a été proposée pour le 1er janvier 2008, sous réserve d’une étude de " faisabilité " préalable dont les résultats devront être soumis, à la Commission Européenne, avant le 30 juin 2006.

En France, 6 projets pilotes ont été mis en place dans cette perspective.

Le Règlement Européen

Ce nouveau dispositif reprend et complète les anciennes mesures. L’identification des ovins et caprins comprendra, désormais :

  • Le repérage des animaux (apposition de boucles auriculaires).
  • L’utilisation de Documents de Circulation.
  • La tenue de Registres, à jour, conservés dans chaque exploitation.
  • Une base de données nationale.

Nous reviendrons, sur chacun de ces points, dans les éditions suivantes.

Comme dans la Réglementation de 1997, ce nouveau dispositif s’impose à tout détenteur d’au moins UN ovin et/ou caprin. Elle se mettra en place à compter du 31 juillet 2005 et concernera, pour la pose des nouveaux repères, les animaux qui naîtront à partir du 1er AOUT 2005. Il ne sera pas procédé à une réidentification des animaux nés avant cette date.

Deux idées force :

L’identification devient pérenne. L’animal garde son numéro toute sa vie. Le rebouclage, en cas de perte d’un repère, se fait à l’identique.
Les mouvements sont suivis, par lots, par des documents.


 La mise en place dans le département

Outre l’information des organismes des filières concernées, l’Etablissement Départemental de l’Elevage (E.D.E.), maître d’œuvre de ces opérations, a retenu de faire :

  • Une opération de sensibilisation des détenteurs, sous forme d’affichettes, qui seront adressées aux Maires, aux Opérateurs Commerciaux, aux Vétérinaires Sanitaires et aux divers endroits susceptibles d’être fréquentés par des personnes concernées par ce sujet.
  • Une première série de réunions d’information, dont vous trouverez la liste, les lieux et horaires prévus (voir encadré).
  • Une information individuelle, à chaque éleveur connu, à l’E.D.E., comme détenteur d’ovins ou caprins. Ce courrier contiendra également les nouveaux bons de commande pour l’acquisition des repères nécessaires pour la campagne 2005/2006.

Renseignements complémentaires : Sur ce dossier, les éleveurs concernés peuvent consulter leurs structures ou interlocuteurs habituels ou la Chambre d’Agriculture – E.D.E. – C.I.P.C.A. (Mme GOUBY au 04.70.48.42.73).

Dans notre prochain numéro : " Le repérage des animaux – Nouvelles modalités ".

 
19 mai 2005

Parasitisme des bovins

Souvent par habitude, beaucoup d’éleveurs traitent encore leurs veaux contre les strongles en mai ou juin. Cette pratique est pourtant inutile voire néfaste dans certains cas, pourquoi ?

Traitement des veaux contre les strongles en mai juin :une pratique à remettre en cause !

L’infestation par les strongles ne devient importante qu’à la fin de l’été. Ce sont les veaux sous la mère, pas encore immunisés contre les strongles, qui recyclent ces parasites en ingérant les larves qui ont survécu à l’hiver. L’excrétion des œufs par les jeunes veaux progresse au cours de la saison pour donner un pic de contamination des pâtures fin août début septembre avec la fin de la période plus sèche. Jusque fin juin, les veaux ingèrent les vieilles larves ayant survécu à l’hiver qui ont la particularité d’être très peu pathogènes pour les animaux et n’ont aucune répercussion sur leur croissance. A partir de juillet les veaux continuent à s’infester progressivement avec la nouvelle génération de larves issues du recyclage de printemps. Ils excrètent des œufs qui génèrent un pic de contamination des pâtures fin août début septembre. C’est à cette période que les veaux s’infestent massivement d’autant plus que la consommation d’herbe d’augmente, que l’herbe devient plus rase et qu’il n’y a pas de complémentation par apport de concentrés. C’est lors de cette 2ème phase que les répercussions sur les croissances apparaissent, seulement à partir de mi-août début septembre.

Conséquence : inutile de traiter les veaux avant août

Les éléments d’épidémiologie présentés ci-dessus et les différents essais de terrains réalisés ces dernières années notamment par l’Institut de l’Elevage montrent :

  • qu’il n’est pas utile de réaliser de traitement sur les veaux avant août (tant d’un point de vue zootechnique qu’épidémiologique),
  • que le pic de contamination (fin août - septembre) est une période clé à bien couvrir en utilisant des produits à activité rémanente (activité d’action d’environ 1 mois) pour les veaux destinés à rester jusqu’en octobre / novembre, sur les parcelles pâturées du printemps,
  • que les traitements de printemps n’ont pas d’intérêt en terme de gain de croissance.

Par ailleurs, si les traitements sont réalisés avec des molécules rémanentes, ils peuvent nuire en plus à l’installation de l’immunité vis-à-vis des strongles digestifs. Cette immunité est particulièrement longue à s’installer chez les bovins (au moins 2 saisons de pâtures avec des traitements raisonnés).

Particularité des veaux précoces (nés en septembre / octobre) : attendre le sevrage pour traiter

A la mise à l’herbe, ces veaux consomment davantage d’herbe et le recyclage des larves de strongles digestifs de l’hiver est un peu plus rapide. Toutefois l’abondance d’herbe (associée bien souvent à une complémentation au nourrisseur pour les mâles ) limite l’infestation qui n’a pas encore de répercussion sur les croissances. Le premier traitement peut donc attendre le moment du sevrage qui s’étale de la mi-juillett à fin août. Le choix du strongylicide au sevrage dépend de la destination des animaux après leur sevrage. S’ils rentrent à l’étable ou sur une pâture saine, un produit à action immédiate est suffisant. S’ils passent sur une pâture contaminée, un produit à action rémanente ou un bolus est recommandé.

Traitement des génisses et mâles de deuxième année

C’est le moment de traiter les génisses et mâles de deuxième année d’herbe qui ont déjà reçu un traitement endectocide à la mise à l’herbe. Dans un article précédent, on a vu que les jeunes bovins de seconde année de pâture pouvaient recevoir un traitement avec des molécules rémanentes (endectocides) à la mise à l’herbe s’ils pâturaient en continu sur les mêmes parcelles. Dans cette situation, un second traitement à base d’endectocides doit être pratiqué au cours du printemps, 8 à 10 semaines après le premier traitement. Ce traitement limitera la contamination des parcelles pâturées en permanence et réduira considérablement le pic de contamination de fin d’été, tout en permettant l’installation de l’immunité sur ces jeunes bovins.

 

Pour aller à l’essentiel

  • Les veaux recyclent au printemps les larves ayant survécu à l’hiver, sans aucune répercussion sur leur croissance.
  • Le pic de contamination des pâtures se situe fin août début septembre.
  • Mi-août début septembre est la période où les veaux commencent à s’infester massivement et où les conséquences sur la croissance apparaissent.
  • Les traitements sur les veaux contre les strongles digestifs au printemps ne sont pas justifiés.
  • Il ne faut pas oublier de renouveler le traitement des jeunes bovins de deuxième année d’herbe qui ont déjà reçu un traitement endectocide rémanent à la mise à l’herbe.

 

Traiter mieux, traiter moins :
c’est possible dans la plupart des élevages !

Vous trouverez plus de précisions dans le document d’information " Parasites des bovins : mieux les connaître pour mieux les gérer dans les exploitations du Bassin Charolais " élaboré par l’Institut de l’Elevage en collaboration avec les Réseaux d’Elevage, les Chambres d’Agriculture et les G.D.S. du Bassin Charolais. Ce document a été distribué à l’automne 2004 auprès de l’ensemble des éleveurs charolais. N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire pour adapter votre stratégie antiparasitaire à la situation de votre élevage.

 

 
14 avril 2005

Assemblée Générale du Syndicat Prim’Holstein

La Maison Familiale de Limoise a accueilli l’Assemblée Générale du Syndicat Prim’Holstein, présidée par Marcel PARISSE.

De bons résultats individuels et collectifs

Le bilan des activités du Syndicat laisse apparaître une très bonne année pour le syndicat. L’activité phare reste le Sommet de l’Elevage qui pour la première fois s’est déroulé sur le site de la Grande Halle d’Auvergne ce qui a amélioré fortement l’organisation de la manifestation. Mais, pour les éleveurs, des progrès restent toujours possible. Pour la race Prim’Holstein, 10 départements étaient présents, ce qui représentait 90 animaux au concours interrégional. Une nouvelle fois, les éleveurs de l’Allier ont obtenu de très bons résultats avec notamment plusieurs 1ers prix, et l’excellente prestation du GAEC CRETOIS, qui, pour la 2ème année consécutive, remporte le championnat adulte avec sa vache Noisette.

Le syndicat sera encore présent pour l’édition 2005. Les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà prendre contact avec le secrétariat.

En 2005, le Syndicat organisera également une journée génétique pour le choix des reproducteurs.

La lecture des comptes qui a suivi laisse apparaître un bilan financier équilibré.

Mme Sylvie GARREAU, Directrice de l’UPRA Prim’Holstein, était l’invité des éleveurs de l’Allier. Son intervention a porté sur la nouvelle loi d’orientation agricole. Françoise PIERROT représentait la Chambre d’Agriculture et Loïc de ROOVER le Syndicat du Contrôle Laitier de l’Allier. Stéphane VERNAY, Président de la Fédération Prim’Holstein Massif Central, également présent, a annoncé l’organisation d’un concours national de la race Prim’Holstein en 2007 à la Grande Halle d’Auvergne au Sommet de l’Elevage. Il a invité les éleveurs de l’Allier à se mobiliser fortement pour y participer nombreux. En effet, l’organisation d’un tel concours, à proximité du département risque de ne pas se reproduire avant longtemps.

Cette Assemblée Générale s’est terminée autour d’un verre de l’amitié qui a également été l’occasion de remettre à chacun des adhérents, un gilet à l’effigie du Syndicat avec la présence de la Société Ferme Equipement qui en a sponsorisé une partie.

L’après midi a été consacré à la visite des installations du GAEC DE ROOVER (nouvelle salle de traite, stabulation, fabrique d’huile de colza, et troupeau laitier).

 
31 mars 2005

Réintroduction du loup dans le Massif Central

La réintroduction du loup dans le Massif Central, souhaitée par une poignée d’individus sans aucune concertation avec la profession agricole, est une menace pour l’agriculture.

Les loups vont-ils entrer dans le massif ?

L’Association France Nature Environnement a organisé en Auvergne les 3èmes rencontres de l’éco-pastoralisme les 29 et 30 janvier dernier. La lecture de l’ordre du jour et du dossier de présentation de cette réunion ont fait réagir les organisations professionnelles agricoles du Massif Central au premier rang desquelles la FRSEA et sa section ovine, présidée par Michèle Delesvaux. La Chambre d’Agriculture de l’Allier approuve les réactions de la FRSEA transmises par courrier à France Nature Environnement ainsi qu’à la Fédération Régionale d’Auvergne pour la Nature et l’Environnement.

Les agriculteurs totalement ignorés

Alors que les associations en question évoquent l’échange avec les acteurs locaux, elles organisent leur réunion sans aucune concertation locale et, bien évidemment sans la profession agricole, la première concernée. De quelle objectivité peuvent se prévaloir des séances de travail où tous les participants sont favorables à la réintroduction du loup ? En vertu de quelle légitimité ces mêmes participants mettent à l’ordre du jour des questions telles que : " redéfinir un métier ", " quel élevage demain ? ", sans associer les professionnels et les représentants de l’élevage ? Au mépris de toute une catégorie socioprofessionnelle, ils vont même jusqu’à qualifier la production ovine auvergnate de " profession en difficultés ", montrant par la même leur ignorance totale de la réalité de la filière, des efforts faits en matière de qualité, de structuration, de recherche de débouchés. Comment accepter qu’une poignée d’individus, au mépris des libertés individuelles des autres, décide de réintroduire des prédateurs et " d’accompagner leur expansion démographique ", ignorant visiblement tout d’une activité économique qui offre au citoyen consommateur des produits de qualité et façonne des paysages harmonieux ?

Citons Michèle Delesvaux : " Cohabiter ensemble, c’est aussi partager et il doit y avoir une sorte de symbiose entre l’activité agricole viable et durable et les enjeux environnementaux, sans imposer des contraintes moyenâgeuses à une partie de la population au profit de fantasmes parfois citadins de personnes en mal d’émotion. ". Quand on sait comment cela se passe dans d’autres massifs, il y a effectivement, de quoi s’inquiéter et réagir.

 
17 mars 2005

Plan national Bâtiments d’Elevage

Le Plan National Bâtiments d’Elevage était l’objet d’une réunion de travail des conseillers de la Chambre d’Agriculture.

De nouvelles aides pour les bâtiments d’élevage

Le contenu du nouveau Plan Bâtiments d’Elevage a été présenté en détail aux conseillers de la Chambre d’Agriculture par les techniciens spécialisés Gaston Lagrange et Yannick Lapendrie lors d’une réunion présidée par Ghislain Royet, élu responsable du Service Technique Agronomie et Gestion de l’Entreprise. Pour pouvoir bénéficier des aides prévues, l’exploitant lui-même et son projet de bâtiment doivent bien sûr remplir un certain nombre de conditions. Rénovation et extension de bâtiment existant sont éligibles. La construction neuve doit être justifiée et ne doit pas correspondre au remplacement pur et simple d’un bâtiment existant pour être éligible. La plupart des investissements liés au logement des animaux sont bien sûr éligibles, mais d’autres constructions peuvent également bénéficier du Plan, telles que les locaux sanitaires (nurseries, isolement, …), les locaux de traite, les équipements liés à la contention, les aménagements des abords ou encore les équipements nécessaires au stockage du fourrage.

Montant des aides

Etat

Hors zone de Montagne, l’investissement éligible est plafonné à 90.000 € pour une construction neuve et 60.000 € pour une rénovation. Le taux de subvention est de 20 %.

En zone de montagne, les plafonds sont de 100.000 € pour une construction neuve et de 70.000 € pour une rénovation et le taux de 35 %.

Les Jeunes Agriculteurs bénéficient d’une majoration de 10 %, les constructions neuves en bois bénéficient d’un taux majoré de 2 % et pour les GAEC, le plafond d’aides est multiplié par le nombre d’associés exploitants dans la limite de 3.

Conseil Régional

Pour tous les dossiers éligibles, le Conseil Régional d’Auvergne apportera une aide supplémentaire de 5 %, et, pour les bâtiments neufs en bois, il ajoutera une majoration du taux de 3 %.

Conseil Général

Le département de l’Allier interviendra en complément des aides nationales et régionales sur les investissements liés à la construction et à l’aménagement de bâtiments neufs d’élevage, avec avis obligatoire du CAUE. Son aide serait de 10 % et le montant de la subvention allouée à chaque exploitation plafonnée à 2.000€, la transparence des GAEC étant assurée pour un maximum de 3 parts. La main d’œuvre de l’exploitant en cas d’auto-construction n’est pas éligible aux subventions du Conseil Général.

Pour tout renseignement concernant ces mesures, l’éligibilité des investissements, les taux et plafonds applicables, les démarches à faire pour monter un dossier, les conseillers de la Chambre d’Agriculture sont à votre disposition.

N’hésitez pas à les contacter à Moulins, 04 70 48 42 42, Bourbon l’Archambault, 04 70 67 33 60, Gannat, 04 70 90 63 50, Lapalisse, 04 70 99 79 50, Montluçon, 04 70 28 92 20, Saint-Pourçain-sur-Sioule, 04 70 47 54 58 et Villefranche-d’Allier, 04 70 07 09 60. 

 
3 mars 2005

Plan National Bâtiments d’élevage

Le Plan National Bâtiments d’Elevage doit s’appliquer à partir du 1er janvier 2005. Un projet de circulaire, non encore définitive, en établira les principales règles.

Des aides de l’Etat bientôt applicables

Tout exploitant pourrait bénéficier des aides, à condition de remplir les conditions de diplôme ou d’expérience, d’âge, de non-condamnation et d’être à jour du paiement de ses cotisations sociales. Les exploitants qui ont bénéficié du PMPOA 1 ne seront pas prioritaires sauf pour l’installation d’un JA. L’exploitation devra remplir des conditions liées au revenu disponible et à la part provenant de l’activité agricole. Les sociétés, sous réserve qu’un associé au moins soit exploitant et que 50% du capital soit détenu par le ou les associés exploitants, peuvent également bénéficier du plan. Seules les exploitations avec élevage bovin, ovin ou caprin des filières lait et viande sont éligibles et l’éleveur doit s’engager à maintenir son cheptel en production pendant au moins 5 ans.

Rénovation, construction neuve ou extension d’un bâtiment seraient éligibles. La construction neuve devra être justifiée (création d’atelier, installation, délocalisation ou désaffection de bâtiments, restructuration d’exploitations, difficulté de rénover un ancien bâtiment), les investissements qui ne seraient que des remplacements de bâtiments existants à l’identique, sans amélioration des conditions de production ne pourront pas être aidés.

Logement des animaux

Les bâtiments destinés au logement des animaux devraient être éligibles pour :

  • terrassement, réseaux, charpente, ossature, toiture, bardage,
  • tunnels pour logements d’animaux (si garantie décennale de l’ouvrage),
  • aires d’attente et d’exercice,
  • équipements pour améliorer les conditions sanitaires et de surveillance (aération, ventilation, filets brise-vent, télésurveillance, …),
  • équipements pour améliorer les conditions de manipulation (contention, tri, pesée, …),
    aménagements et équipements fixes intérieurs (logettes, cornadis, distribution de l’alimentation, mangeoires, barrières, …).

Autres constructions

En dehors du logement des animaux, d’autres constructions pourraient bénéficier du plan :

  • les locaux sanitaires et équipements (nurseries, aires d’isolement, local de quarantaine ou de contention),
  • les locaux de traite et de stockage du lait,
  • les équipements de traite (sauf renouvellement),
  • les équipements de traitement des effluents peu chargés en lien avec les locaux de traite,
  • les équipements extérieurs liés à la contention,
  • les aménagements des abords de bâtiments (voirie, quais, accès véhicules, …), 
  • les constructions et équipements de stockage des fourrages (silos à grain et à fourrage, tunnels, séchage en grange), s’ils sont limités aux besoins du cheptel présent qui bénéficie de conditions correctes de logement,
  • les ateliers de fabrication de fromages (lait de chèvre uniquement) sur des exploitations caprines.

Les équipements liés au stockage des effluents en zone vulnérable ne seront pas éligibles (mise aux normes à réaliser dans le cadre du PMPOA2). En dehors de la zone vulnérable, ils ne seraient éligibles aux aides de l’Etat qu’en cas de construction neuve de logement. Dans les autres cas, rénovation de bâtiment de logement ou en l’absence de construction ou rénovation de bâtiment de logement d’animaux, les aides de l’Etat seraient conditionnées à la participation d’autres financeurs, notamment les collectivités territoriales.

Autres investissements

Les aides de l’Etat ne seraient pas assorties de l’obligation de passer par un organisme agréé pour l’étude technico-économique de faisabilité du projet. Quant à la prestation relative à la conception et à la maîtrise d’œuvre du bâtiment, elle pourrait être financée dans la limite de 5 % du montant des travaux concernés. Tout autre investissement immatériel ne serait pas éligible, il en irait ainsi notamment du montage du dossier.

Les hangars à matériels, les engins mobiles (désileuse, ...), les bâtiments ou équipements d’occasion, les achats ou équipements en copropriété seraient exclus des aides de l’Etat. Les investissements relatifs à la transformation à la ferme en production bovine et ovine ne pourront pas bénéficier des aides de l’Etat mais pourraient être éligibles à d’autres financements, et, les investissements liés au stockage des effluents en zone vulnérable devront obligatoirement mobiliser d’autres financeurs pour pouvoir émarger aux aides de l’Etat.

Le montant des aides

Pour être éligible, l’investissement devra être supérieur à 15.000 €. hors zone de montagne, le maximum subventionnable serait de 90.000 € pour une construction neuve et de 60.000 € pour une rénovation, le taux de subvention de 20 %.

En zone de montagne, les plafonds de travaux subventionnables se situeraient à 100.000 € pour une construction neuve et à 70.000 € pour une rénovation. Le taux serait de 35 % (40 % en haute montagne).

Les Jeunes Agriculteurs bénéficieraient d’une majoration de 10 % des taux. Dans tous les cas, les constructions neuves en bois (charpente + menuiserie + 30 % au moins du bardage), bénéficieraient d’un taux majoré de 2 %. Pour les GAEC, le plafond d’aide serait multiplié par le nombre d’exploitations regroupées dans la limite de 3.

L’agriculteur aura la possibilité de réaliser lui-même tout ou partie des travaux. Dans ce cas, sa main d’œuvre sera prise en compte pour une valeur équivalente à 50 % du coût HT des matériaux utilisés. Ces aides de l’Etat pourront être complétées, dans la limite des plafonds communautaires (40 % en zone non défavorisée et 50 % en zone défavorisée, +10 % pour les JA), par des aides des collectivités locales (Département ou Région) ou par une subvention équivalente liée au prêt bonifié. Des décisions définitives sont toujours en attente.

La procédure pour bénéficier de la subvention est de déposer à la DDAF un dossier unique de demande de subvention au titre du plan de modernisation des bâtiments d’élevage.

 
15 avril 2004

Syndicat Prim’Holstein

Assemblée Générale du Syndicat Prim’holstein de l’Allier

Marcel PARISSE, le Président invite tous les adhérents à participer à l’Assemblée Générale du Syndicat Prim’Holstein de l’Allier le mardi 30 avril à 10 h 00 (Salle des Fauvettes, Place de l’Eglise) à Neuilly le Réal.

La rencontre débutera par une présentation du bilan des activités 2003/2004 et des projets pour 2004/2005. Etienne SOULIER, du Syndicat de Contrôle Laitier de l’Allier interviendra ensuite sur le thème de l’élevage des génisses. Après un déjeuner pris en commun, l’après-midi se poursuivra par la visite de l’exploitation du GAEC PIERROT à MERCY autour du thème particulier de l’agriculture raisonnée.

 
1er avril 2004

Démonstration de contention

Le Syndicat des Cuirs et Peaux et le GDS organisent une demi-journée de démonstration de contention, à Nassigny, le 13 avril prochain.

Contention mobile, sécurité et facilité de travail

La contention revêt une importance toute particulière dans le travail de l’éleveur. Un bon dispositif de contention doit permettre de simplifier et de sécuriser la manipulation des bovins en limitant les risques d’accidents tout en exigeant une main d’œuvre moins importante. C’est dans ce cadre, mais également pour améliorer la qualité des peaux et pour faciliter la réalisation des traitements des animaux aux bons moments, que le Syndicat Général des Cuirs et Peaux organise une demi-journée de démonstration. Des matériels de contention mobile avec couloir et parc, de pesée au pré, d’écornage et de contention spécifique pour les jeunes veaux seront présentés. Des démonstrations permettront aux éleveurs de juger de l’efficacité du dispositif et d’échanger avec les techniciens spécialisés.

Cette démonstration s’effectuera sur une exploitation d’élevage charolais plein air clôturée tout en électrique. Dans ce domaine également, quelques trucs et astuces mis en œuvre par l’éleveur seront intéressants à retenir.

La Chambre d’Agriculture de l’Allier invite tous les éleveurs à participer à cette manifestation, organisée en partenariat avec le GDS, la MSA et Bovins Croissance. Ainsi, plusieurs aspects de la contention pourront être abordés, traitement et suivi sanitaire des animaux, prévention et sécurité du travail, pesée et contrôle de croissance.

Rendez-vous le 13 avril 2004, de 14 heures à 18 heures, chez
Gérard MATHE - Route de Vallon à NASSIGNY

Les éleveurs sont attendus nombreux.

Pour tout renseignement : contacter le GDS au 04.70.35.14.30

 
5 février 2004

A la découverte de la ferme

La Chambre d’Agriculture, en partenariat avec Moulins Foire-Expo, organise les 13, 14 et 15 février une exposition agricole pendant les trois derniers jours de la Foire Exposition de Moulins.

Trois jours à la Foirexpo de Moulins

Les principaux animaux présents dans les fermes de l’Allier se laisseront approcher et découvrir par un public non averti. Charolais, vaches laitières, moutons, porcs, volailles, chèvres, ânes et chevaux seront présents grâce aux éleveurs et aux organisations qui participent à cette manifestation aux côtés de la Chambre d’Agriculture. Les productions végétales du département seront également exposées sous la forme de graines, de plants ou de photos. Chacun aura de plus la possibilité de déguster quelques produits issus de ces productions. C’est une occasion importante de communiquer sur l’agriculture de l’Allier auprès des nombreux visiteurs de la Foire Exposition de Moulins. Il est important de faire passer le message d’une agriculture de l’Allier, moderne, fiable, respectueuse de l’environnement et engagée dans les démarches de qualité. C’est l’objectif poursuivi par la Chambre d’Agriculture et par ses partenaires qui vous attendent nombreux les 13, 14 et 15 février 2004.

 
15 janvier 2004

Portes ouvertes bâtiments d’élevage

La Chambre d’Agriculture organise cette année la traditionnelle journée " Portes Ouvertes " dans les bâtiments d’élevage en Montagne Bourbonnaise.

Le Mercredi 21 janvier 2004 de 9 H à 17 H

Elle offre ainsi la possibilité aux agriculteurs de voir différents types de bâtiments, de discuter avec les éleveurs sur les raisons de leur choix, de recueillir des informations techniques auprès de différents organismes afin de mieux maîtriser leurs propres projets.

8 exploitations ouvriront cette année les portes de leurs bâtiments avec des caractéristiques bien spécifiques pour chacun d’eux : fer ou bois, bâtiments bovins viande, bovins lait et ovins, systèmes d’aération, distribution de l’alimentation, etc…

La Chambre d’Agriculture, organisatrice de la Journée " Bâtiments d’Elevage " tient à remercier particulièrement l’ensemble des ses partenaires. Leur participation, plus importante en 2004 à la journée et à son organisation, permettra d’apporter aux agriculteurs qui visiteront les exploitations encore plus d’informations :

  • le Crédit Agricole Centre France sur le financement des bâtiments,
  • le COVALFOR sur les bâtiments en bois,
  • e CAUE sur l’aménagement des abords et l’intégration paysagère des bâtiments,
  • la DDAF sur les subventions existantes pour la construction de bâtiments,
  • le GDS sur les aspects sanitaires,
  • Groupama sur l’assurance des bâtiments,
  • la MSA sur les risques liés à la manipulation des animaux,
  • le Syndicat de Contrôle Laitier, sur les spécificités des bâtiments lait.

Le GDS fournit les pédiluves à l’entrée de chaque bâtiment.

 
18 décembre 2003

Gestion du troupeau ovin

Après BOVITEL, pour la gestion du troupeau bovin, et PLANFUM, pour celle des fumures, la Chambre d’Agriculture propose OVIN-VIANDE, pour les troupeaux ovins.

Ovin Viande
Enfin un logiciel moutons !

Répondant à une demande existante des éleveurs, la Chambre d’Agriculture de l’Allier a procédé ce printemps à une expertise des logiciels existants en matière de gestion de troupeau ovin. Au terme de cette démarche, elle s’est positionnée et a développé un partenariat avec une société informatique limousine.

Le produit s’appelle OVIN-VIANDE et a déjà ses adeptes !

Depuis quelques années déjà, les éleveurs d’ovins réclamaient un outil informatique leur permettant une simplification du travail administratif et de terrain : gestion des lots, enregistrements des interventions sanitaires, saisie des mises bas, respect des cahiers des charges pour les ventes sous Signes Officiels de Qualité, sélection des agnelles, …

Face à cette demande, la Chambre d’Agriculture s’est alors mise en quête d’un logiciel répondant aux attentes des éleveurs. Après étude des produits proposés par différentes sociétés informatiques, la société APIIC (Atelier Protégé Informatique Internet Communication) a été retenue, pour son logiciel baptisé OVIN-VIANDE. Les ateliers protégés sont des structures qui emploient des personnes handicapées pour les aider à s’insérer dans le monde du travail. La société APIIC regroupe 12 personnes, dont 10 sont handicapées.

Le partenariat conclu avec la société APIIC, permet de faire bénéficier aux éleveurs du département non seulement d’un suivi, mais aussi d’un tarif particulier.

Aujourd’hui, la Chambre d’Agriculture est à même de proposer aux éleveurs d’ovins un logiciel de gestion de troupeau adapté à leurs besoins, et décliné en deux versions : l’une pour les sélectionneurs et multiplicateurs, l’autre pour les productions viande.

Ce produit a déjà été présenté aux structures économiques. Une première réunion de présentation a eu lieu le 16 octobre dernier et les premières mises en place ont commencé.

Les personnes désireuses de découvrir ce logiciel peuvent d’ores et déjà se faire connaître auprès de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, Service Technique Elevage au 04 70 48 42 42.

 
11 décembre 2003

Journée génétique en ferme

Le Syndicat de l’Allier et la Société BOVEC organisent une journée génétique à Agonges.

Le jeudi 18 décembre prochain, le Syndicat Prim’Holstein de l’Allier en partenariat avec la Société BOVEC vous invite à une journée génétique sur l’exploitation du GAEC du Lieu Garnier, chez MM. André et Hubert MARAIS à Agonges. Le rendez-vous est fixé à 10 heures.

Au cours de cette journée, plusieurs thèmes seront traités :

  • Présentation de l’élevage du GAEC du Lieu Garnier.
  • Présentation d’animaux par la Société BOVEC (fille de MYSTIQUE, JUROR, GLENN, …).
  • Comment préparer des animaux pour un concours (clippage, …).
  • Comment faire défiler des animaux pour un concours (les astuces d’une bonne présentation).

Les éleveurs Prim’Hosltein du département qui souhaitent en savoir un peu plus sur cette race d’avenir sont attendus. Toutes les questions relatives à la présentation d’animaux lors de concours seront abordées.

Soyez curieux et venez nombreux à cette journée qui, nous en sommes certains, en appellera d’autres dans le futur autour de la race Prim’Holstein et la production laitière du département.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le Syndicat Prim’Holstein de l’Allier à la Chambre d’Agriculture de l’Allier au 04.70.48.42.42, M. Jean-Philippe GARNIER.

 
11 septembre 2003

Tech’Ovin à Bellac

A l’initiative de la Chambre d’Agriculture, un bus d’éleveurs de l’Allier s’est rendu au Tech’Ovin à Bellac le 2 septembre.

Le rendez-vous de l’élevage ovin

Occasion pour tous nos éleveurs, ovins spécialisés ou mixtes, futurs éleveurs, de découvrir de nombreuses innovations en terme de matériel, notamment en ce qui concerne les bâtiments d’élevage, la contention et la distribution automatisée du concentré, mais aussi en terme de conduite d’élevage, entre autres les différentes techniques de désaisonnement et la gestion du pâturage. Un espace génétique permettait de découvrir les différentes étapes d’amélioration des races bouchères, tandis que le pôle viande faisait la promotion des signes officiels de qualité, montrait un atelier de découpe et faisait déguster les morceaux " boudés " par les consommateurs, après que ceux-ci avaient été cuisinés par un chef restaurateur.

De nombreux exposants étaient également présents pour conseiller les éleveurs et leurs proposer leurs gammes de produits.

Enfin, dans la continuité de plusieurs régions telles le Poitou Charente, la Provence Alpes Cote d’Azur ou l’Auvergne, les professionnels de la région Limousin se sont rassemblés et unis pour s’engager à leur tour dans la Charte de Relance de la production Ovine.

Comme en Auvergne, en Limousin aussi, l’agneau, on y croit !

Professionnalisme et convivialité, nos éleveurs d’ovins venus de toute la France ont pu échanger sur de nombreux sujets, avec toutefois, en ces temps difficiles dus à la sécheresse, un seul mot d’ordre : solidarité.

 
9 octobre 2003

Assemblée Générale des Eleveurs de Limousins

Dix ans d’existence pour l’Association Départementale

Le 25 septembre dernier, l’Association des Eleveurs de Limousins de l’Allier tenait son Assemblée Générale dans les locaux de la Chambre d’Agriculture à Moulins.

Cette Assemblée Générale, qui marquait le 10ème anniversaire de la création de l’Association, fut l’occasion, pour son Président, Gérard ALRIC, de dresser un rapide bilan des évènements marquants de cette décennie. Il rappelait, tout d’abord, la création de l’Association, en 1993, à l’initiative de Jean SAMAIN. William DELAHOCHE en fut Président jusqu’en 2000 et permit la mise en place d’une dynamique, au niveau de l’élevage limousin, dans l’Allier, avec, notamment, la création des présentations – ventes d’animaux à Cosne d’Allier. L’Association a vécu un temps fort, en octobre 2001, avec la tenue du Concours Interrégional Limousin à Montluçon. Le travail réalisé par les éleveurs de l’Allier, avec l’aide de leurs partenaires, dont la Chambre d’Agriculture, a permis que cette édition soit un succès apprécié par tous les participants.

Plusieurs formations ont été organisées dans le cadre de l’Association, à destination des éleveurs, notamment sur l’année 2003, où le travail qui a été réalisé sur la mise en commun des résultats technico-économiques et génétiques mérite d’être poursuivi en 2004.

Les éleveurs limousins sont impliqués dans les organisations professionnelles, avec des représentants au sein de CCBE et de Bovins Croissance, ainsi que dans le schéma de sélection racial, avec plusieurs veaux sélectionnés à LANAUD, chaque année.

Les membres de l’Association ont décidé, à l’occasion de cette Assemblée Générale, de relancer la présentation – vente d’animaux à COSNE d’ALLIER, le 9 décembre prochain.

Le bilan financier de l’Association laisse paraître une situation saine qui permet de maintenir le niveau des cotisations actuel (15 € / élevage + 0,5 € / vache).

Les membres de l’Association prépareront le Sommet de l’Elevage, édition 2004, qui verra se tenir le Concours Spécial de la Race Limousine avec, pour objectif, une participation significative de l’Allier, en effectifs et en qualité.

Le Président Gérard ALRIC et tous les membres de l’Association invitent tous les éleveurs de bovins de race limousine du département à les rejoindre et leur donnent rendez-vous le mardi 9 décembre 2003, à COSNE D’ALLIER, pour le rassemblement de bovins limousins, sur le marché couvert.

 
16 mars 2001

Filière bovine : dégager le marché d’urgence

Jean-Marie Lesage a écrit une nouvelle fois, à Jean Glavany pour lui faire part de la situation très grave dans laquelle se trouve l’élevage bovin.

Le Président de la Chambre d’Agriculture demande au Ministre d’intervenir très rapidement pour dégager le marché. Voici la teneur de son courrier :

" Monsieur le Ministre,

La fermeture des frontières concernant les exportations de bovins vivants, suite à l’apparition de fièvre aphteuse en Grande-Bretagne et propagée maintenant en France, va accroître d’une façon dramatique les difficultés déjà considérables que traverse le secteur de l’élevage allaitant de l’Allier depuis fin octobre 2000 suite à la crise de l’E.S.B.

Aux 21 000 bovins en ferme dont la vente avait été différée fin février faute de débouchés sur les marchés du Sud de l’Union Européenne et dans les ateliers d’engraissement nationaux, il faudra au minimum rajouter 9 000 bovins normalement commercialisés sur ces circuits en mars et bloqués par l’embargo fièvre aphteuse.

A la perte financière directe déjà enregistrée de 50 millions de francs, s’ajoutent chaque jour des charges de maintien des animaux de l’ordre de 300 000 francs, alors que les stocks fourragers, pourtant abondants à l’entrée de l’hiver, sont épuisés et la mise à l’herbe différée par les mesures de prévention de la fièvre aphteuse.

La valeur des stocks d’animaux non vendus dans l’Allier va atteindre le chiffre impressionnant de 180 millions de francs fin mars. Il est urgent d’intervenir pour le réduire, sinon il y aura dès la reprise de l’ouverture des transactions commerciales, tant nationales qu’internationales, des baisses de prix catastrophiques non maîtrisables.

Les moyens conséquents de retrait par intervention, même s’ils coûtent chers, sont la seule façon de dégager le marché et de préserver des possibilités d’une gestion commerciale du marché pour l’avenir. Ces retraits doivent principalement concerner les catégories suivantes d’animaux : jeunes veaux laitiers mâles et femelles, broutards jusqu’à un poids carcasse de 270 kg au prix de 24 F du kg net, taurillons semi-finis et de boucherie à 17 F du kg net.

D’autre part, les mesures de soutien direct doivent être apportées à tous les niveaux de la filière bovine. La Chambre d’Agriculture est indignée du niveau d’aides notoirement insuffisant accordé à l’Allier dans le cadre du dispositif " Plan de soutien aux éleveurs " du 28 février 2001.

Nous vous rappelons les propositions effectuées dans notre document du 5 mars 2001 " Crise bovine " que nous vous avons adressé par courrier du 7 mars.

Ainsi, sur les dotations notifiées à la D.D.A.F., un complément d’enveloppe d’au moins 40 millions de francs environ aux 27,59 millions de francs attribués, serait nécessaire pour que l’aide directe corresponde, selon les niveaux de sensibilité, aux montants moyens indiqués dans l’annexe 2 de la circulaire. De même, l’enveloppe prêts de consolidation " Investisseurs récents " doit être très sensiblement abondée.

Cette double crise, d’ampleur inédite, affecte également très gravement tous les maillons de la filière bovine (commercialisation, transformation …), ainsi que les secteurs d’activité annexes. Des dispositifs de soutien appropriés doivent leur être aussi apportés… "

 
11 décembre 2000

Une crise bovine de dimension européenne

Bruxelles reconnaît enfin la dimension européenne de cette crise

Pour Jean-Marie LESAGE, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, le Conseil des Ministres de l’Agriculture vient enfin de prendre conscience de l’importance de la crise bovine en Europe. C’est un premier pas qui vient d’être fait pour tenter de rétablir la confiance des consommateurs. Les modalités concrètes sont attendues et d’autres mesures doivent suivre pour s’acheminer vers la reprise des marchés et la préservation du revenu des éleveurs.

La généralisation sur le territoire européen de la suspension de l’utilisation des farines animales d’une part, et d’autre part de la pratique des tests sur les animaux commercialisés, étaient deux éléments indispensables pour harmoniser en Europe la politique de sécurité sanitaire et enrayer la chute de consommation de viande bovine.

La Chambre d’Agriculture de l’Allier, réunie en session fin novembre, avait exigé ces premières mesures par rapport à la sécurité alimentaire et au redressement du marché de la viande bovine.

Aujourd’hui, elle estime que l’efficacité de ces mesures de retrait d’animaux de la chaîne alimentaire sera directement liée aux modalités de leur mise en œuvre. Tous les moyens financiers doivent être mobilisés pour rendre opérationnelle à court terme cette généralisation et il est indispensable que :

  • les animaux faisant l’objet d’un retrait soient payés aux éleveurs à leur valeur d’avant la crise,
  • les laboratoires et les services vétérinaires soient dotés en moyens adéquats pour l’analyse et les prélèvements.

La Chambre d’Agriculture de l’Allier est très inquiète sur le tonnage et le nombre d’animaux concernés par cette mesure de retrait. Il ne faudrait pas que se substituent des importations des pays tiers comme l’Argentine, n’offrant aucune garantie de traçabilité.

Par ailleurs, la mesure de suspension des farines animales doit être aussi suivie de l’interdiction d’importation d’aliments du bétail contenant des sous-produits animaux et des matières premières avec O.G.M.

Il est regrettable que les Ministres de l’Agriculture n’aient pris encore aucune décision concrète pour le développement en Europe de plantes riches en protéines.

Enfin, l’ouverture de l’intervention publique aux animaux, notamment jeunes bovins, ne trouvant actuellement pas de débouchés, est indispensable.

Après ces premières mesures de dégagement des marchés, la Commission Européenne doit maintenant se pencher sur le bilan de la situation financière des élevages français et de tous les acteurs de la filière bovine, afin que des mesures de compensation des pertes puissent être prises par le prochain Conseil des Ministres.

 
13 novembre 2000

La filière charolaise de l’Allier invite les consommateurs dans 3 élevages

Depuis le début de la nouvelle crise bovine, de nombreux foyers ont réduit leurs achats et leur consommation de viande de bœuf. A l’image de la tendance observée au niveau français, la consommation départementale a chuté.

Pourtant dans l’Allier, l’élevage bovin, à dominante charolaise se fait traditionnellement à l’herbe. Les animaux mangent principalement herbe, fourrages et céréales. Les représentants de la filière charolaise (Chambre d’Agriculture, groupements et Associations d’éleveurs) réunis lundi à Moulins sont persuadés que des explications complémentaires doivent être délivrés aux consommateurs bourbonnais.

C’est pourquoi, ils organisent dimanche 19 novembre de 10 heures à 17 heures, des portes ouvertes dans 3 élevages charolais proches des 3 grandes agglomérations :

  •  GAEC de la GoutteJean-Pierre Besson & Olivier Richard
     La Goutte à Besson(10 km de Moulins)
  •  GAEC du GardFrédéric & Jean-Michel Pochard
     Le Gard à Molles(13 km de Vichy)
  •  Lycée Agricolede Durdat-Larequille
     Le Bourg à Durdat-Larequille(13 km de Montluçon)

Dimanche prochain, les visiteurs seront accueillis et guidés par les éleveurs dans chacune des fermes. Ils pourront interroger les agriculteurs et leur poser toutes leurs questions.

Plusieurs panneaux d’information portant sur l’alimentation, la santé, l’identification et la traçabilité des bovins seront installés sur place. Des brochures éditées par le Centre d’Information des Viandes seront disponibles. Une dégustation de viande sera également proposée au public.

De cette façon, à partir de ces 3 exemples, les consommateurs pourront en savoir plus sur les conditions d’élevage des bovins. Les organisateurs espèrent ainsi que les personnes qui se déplaceront pourront, en toute sérénité, mesurer les risques liés à la consommation de viande bovine de l’Allier.

 
7 novembre 2000

Réagir rapidement pour rassurer la consommation

Lundi dernier, Jean-Marie Lesage, président de la Chambre d’agriculture a réuni à Moulins les responsables des groupements de producteurs bovins afin d’étudier les répercussions de la crise sur la filière et de formuler des propositions à prendre d’urgence au niveau départemental

Ce lundi, Jean-Marie Lesage, entouré de Jean-Jacques Augier, Patrice Bonnin et Michel Labouesse (chargés de l’élevage bovin à la Chambre d’agriculture) a rencontré les représentants des groupements de producteurs bovins à Moulins.

Après un bilan de la situation qui se traduit par une baisse très nette de l’activité commerciale pour toutes les catégories d’animaux ces derniers jours, les responsables professionnels se sont mis d’accord sur un programme d’actions. Tout d’abord, ils demandent à Monsieur le Préfet de mettre en place un observatoire départemental. Celui-ci devrait être le moyen de recueillir et faire connaître toutes les données départementales sur ce nouvel épisode noir pour la filière bovine. Des informations récentes issues des entreprises de commerce de viande sont en effet déterminantes pour prendre les mesures les mieux adaptées à la situation.

D’ores et déjà, les représentants de Bovicoop, Sicaba, Sicagieb et Socaviac ont demandé à Jean-Marie Lesage d’attirer l’attention du Préfet sur la nécessité de rétablir rapidement le système d’inter-vention publique sur la viande bovine. Une souplesse de l’Administration vis-à-vis des éleveurs qui ne pourraient pas respecter leur engagement de chargement a été également vivement sollicitée.

Enfin, persuadés qu’avec toutes les informations diffusées dans les médias, une partie des consommateurs est hésitante à manger de la viande bovine, les responsables agricoles ont décidé d’organi-ser, dimanche 19 novembre, des portes ouvertes dans 3 élevages bovins tout près de Moulins, Montluçon et Vichy. L’objectif de ces rencontres est d’expliquer très simplement au public, preuves à l’appui, comment sont élevés les bovins. L’accent sera bien évidemment mis sur l’alimentation.

 
28 octobre 2000

Crise bovine : manifestation des agriculteurs à Moulins

Manifestation des agriculteurs, demain, à Moulins

La Chambre d’Agriculture invite les agriculteurs à se joindre à la manifestation organisée demain à Moulins par les Syndicats Agricoles et les groupements de producteurs bovins pour attirer l’attention des Pouvoirs Publics sur la gravité de la situation de la filière bovine.

La crise de l’ESB remet complètement en cause l’équilibre économique du département.

Déjà, il y a une semaine, la Chambre d’Agriculture, réunie en Session, avait lancé un véritable cri de détresse et un appel à la raison pour retrouver la sérénité. Estimant que les mesures adoptées le 21 novembre par l’Union Européenne et le Gouvernement Français étaient sans rapport avec la gravité de la situation, elle avait demandé un renforcement du plan d’urgence au niveau communautaire et français sur 3 points :

  • la sécurité alimentaire,
  • la gestion du marché de la viande bovine dans l’objectif d’un redressement rapide du commerce et des prix du bétail,
  • un plan d’urgence complémentaire (de celui annoncé le 21 novembre).

La Chambre d’Agriculture se réjouit de cette manifestation unitaire, (à l’initiative de l’UDSEA, du CDJA, du MDJA, de la FDSEA, de la Coordination Rurale et des 4 groupements de producteurs bovins*) dont le point de départ est fixé à 9 h 30 au Quartier Villars à Moulins.

* (Bovicoop, Sicaba, Sicagieb, Socaviac)