Chambre d'Agriculture
de l'Allier
60, Cours Jean Jaurès
BP 1727
03017 MOULINS CEDEX
Tél : 04 70 48 42 42
Fax : 04 70 46 30 69
|
Journée Ovine Régionale
Mercredi 20 mai 2009 à Neuvy Bulletin de participation
A retourner, avant le 13 mai 2009, à la Chambre d’Agriculture de l’Allier 60, Cours Jean Jaurès - BP 1727 - 03017 Moulins Cedex
Tél. : 04 70 48 42 42 - Fax : 04 70 46 30 69 Madame Mademoiselle Monsieur
Nom........................................................................................................................
Prénom....................................................................................................................
Adresse....................................................................................................................
Commune.................................................................................................................
Participera à la Journée Ovine Régionale ainsi qu’au déjeuner* servi sur place
Réserve ..... déjeuner(s) à 15 € et joint un chèque de ......... € établit à l’ordre de
l’Agent Comptable de la Chambre d’Agriculture de l’Allier. * Uniquement sur réservation accompagnée d’un chèque du montant correspondant.
|




Retrouvez dans ce catalogue la liste des mâles reproducteurs ovins vaccinés et leurs principaux résultats, répertoriés au sein de chaque race, par élevage. Une mise à jour de celui-ci vient d’être effectuée par la Chambre d’Agriculture en lien avec les éleveurs.
Pour plus de renseignements sur ces animaux et leur prix, nous vous invitons à prendre contact avec les éleveurs.
La Chambre d’Agriculture et ses partenaires vous donnent rendez-vous le jeudi 11 décembre à partir de 9 h 00 pour la traditionnelle Journée Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage dans le nord-ouest du département. 8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations libres pour vaches allaitantes, une stabulation libre avec caillebotis et logettes raclées pour vaches laitières, une bergerie avec aire paillée et contention couverte, une chèvrerie avec salle de traite. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de profiter de l’expérience des autres : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.
|
Les Partenaires de l’organisation de cette journée
La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement les 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leurs bâtiments et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs pour leur faire partager leur expérience. Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :
|
|
Un service complet est proposé aux agriculteurs qui ont un projet de bâtiment.
Devis, plans, permis de construire
Au-delà du simple conseil et de l’ébauche de croquis, les agriculteurs qui font appel à la Chambre d’Agriculture ont la possibilité de bénéficier d’un service complet. Pour tout projet de bâtiment, elle propose en premier lieu des conseils sur l’aménagement en fonction des besoins, de la structuration de l’exploitation, du nombre et de la catégorie des animaux à héberger, de la main d’œuvre disponible. Pour aider l’agriculteur à faire son choix en terme économique, le conseiller peut chiffrer la globalité du projet. Une fois que l’agriculteur a arrêtée sa décision, le service qui lui est alors proposé comprend la réalisation des plans définitifs, le dossier de permis de construire, l’élaboration des devis, des demandes de subvention et le cas échéant, du dossier de mise aux normes.
S’acquitter de l’obligation de diagnostic amiante
Trois conseillers sont titulaires de l’agrément pour réaliser des diagnostics amiante. Obligation à la charge des propriétaires des bâtiments, les diagnostics ont été rendus obligatoires par la loi et tous devront s’y soumettre à terme. La Chambre d’Agriculture peut réaliser le diagnostic amiante de votre bâtiment. C’est le cas lorsque l’exploitation emploie de la main d’œuvre salariée, en cas de vente, et lorsque des artisans doivent intervenir sur le bâtiment. Le diagnostic consiste en un état des lieux sur la présence d’amiante qui n’entraine aucune obligation de traitement particulière. Le dossier réalisé par la Chambre d’Agriculture est strictement conforme aux obligations réglementaires.
Demander un devis et une proposition ne vous engage à rien.
Pour tout renseignement, contacter l’Unité Bâtiment, Yannick Lapendrie, 04 70 47 54 58
|
|
Parmi les possibilités de diversification qui existent en agriculture, le gite rural en est une, un gite ouvrira ses portes lors de la journée Bâtiments : à voir. Plein phare sur le gîte rural … L’activité d’accueil touristique la plus répandue Le gîte rural est une maison individuelle, située dans une commune rurale, loué pour un usage de vacances par son propriétaire. Il est meublé et doit bénéficier de tout le confort : électroménager, vaisselle, aménagement de l’extérieur, afin que les locataires puissent passer leur séjour de façon indépendante. La location se fait en principe pour une semaine, mais on assiste à une évolution vers une demande de courts séjours, week-ends prolongés notamment. Pour le propriétaire, l’aménagement d’un gîte représente souvent plus un moyen de valoriser un patrimoine bâti existant que de bénéficier d’un complément de revenus, compte tenu du montant des investissements. Une activité très saisonnée Le taux d’occupation des gîtes est très variable, avec une saisonnalité liée aux vacances d’été. Dans l’Allier, les propriétaires louent leur gîte en moyenne 12 à 13 semaines par an. Toutefois cette moyenne peut cacher de grandes disparités liées à la période d’ouverture, à l’environnement du gîte, et surtout au dynamisme du propriétaire. Des marques pour garantir la qualité de l’accueil et assurer la promotion Le réseau des Gîtes de France entend favoriser à la clientèle des séjours touristiques dans les meilleures conditions d’accueil et de confort, satisfaire aux exigences d’un tourisme d’authenticité et de calme. De la même façon, le réseau Bienvenue à la Ferme, animé par la Chambre d’Agriculture, met en avant la qualité de l’accueil des agriculteurs dans leur gîte situé sur leur exploitation agricole, dans un contexte où les vacanciers sont souvent à la recherche d’un contact avec la nature et l’agriculture. Par le biais de leurs marques, les 2 réseaux garantissent la qualité des prestations proposées et assurent à leurs adhérents une promotion sur leurs sites internet et sur leurs brochures touristiques. Des projets aidés Les travaux d’aménagement d’un gîte rural dans un bâtiment existant, construit en matériaux traditionnels, peuvent être subventionnés dans la mesure où le propriétaire s’engage à adhérer à un label de meublés touristiques et à un service de réservation durant 10 ans. Ces aides en provenance du Conseil Général de l’Allier et des Fonds Européens FEADER varient en fonction du montant et de la nature des investissements à réaliser. Vous avez un projet, comment faire ? Contactez la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42) ou le réseau des Gîtes de France (04 70 46 81 56). Vous pourrez bénéficier d’une visite à titre gratuit de ces 2 organismes, associés à un architecte conseil du CAUE. Ils pourront répondre à vos questions et vous conseiller sur la mise en œuvre de votre projet. Service Espace Rural - Chambre d’Agriculture |
La Chambre d’Agriculture et le GDS, en partenariat avec Génésia, organisent deux semaines d’échographies ovines, du 15 au 19 décembre 2008, du 5 au 9 janvier 2009.
|
Comment consulter le Catalogue des Béliers inscrits, vaccinés, disponibles à la vente :
|
|
FCO : vacciner absolument.
Comme on pouvait le craindre, nous assistons à une recrudescence du virus FCO dans le département, situation identique à ce qui a été constaté dans le nord est de la France en 2007, deuxième année de présence de la maladie.
Grâce à la campagne de sensibilisation que nous avons menée avec le GDS, la DSV et les vétérinaires, une grande partie du cheptel bovin est aujourd’hui vaccinée. C’est le cheptel ovin qui semble le plus touché par l’explosion du nombre de suspicions de ces derniers jours, les vaccins ont davantage tardé à être disponibles et la vaccination commence à peine. Des bovins non vaccinés sont également touchés.
Devant cette situation, la Chambre d’Agriculture a décidé de mettre en place une cellule de crise sanitaire ovine. La première réunion, avec l’ensemble des partenaires de la filière et les syndicats, a lieu le 17 juillet. Nous travaillons à la définition d’un véritable plan d’actions que nous proposerons aux pouvoirs publics et collectivités pour venir au secours des éleveurs ovins. Les aspects réglementaires, techniques, génétiques et financiers seront abordés. Il y a des situations catastrophiques.
Une fois encore, j’appelle tous les éleveurs, de bovins, d’ovins et de caprins, à vacciner leur cheptel. Même s’il est atteint, le vétérinaire jugera des animaux qu’il peut ou non vacciner.
Jean-Marie LESAGE
Président de la Chambre d’Agriculture
|
|
Vaccination : Il n’est pas trop tard La Chambre d’Agriculture et le GDS insistent sur l’importance de la vaccination. Il n’est pas trop tard pour vacciner si cela n’a pas encore été fait, des vaccins sont disponibles et le vétérinaire jugera de l’aptitude de l’animal à être vacciné. C’est le seul moyen à terme de protéger le cheptel.
|
|
Suspicion : Le bon réflexe S’il y a des signes cliniques suspects sur un animal, le bon réflexe est de prévenir son vétérinaire. Il effectuera un ou plusieurs prélèvements sanguins sur le troupeau. Les analyses confirmeront ou infirmeront la suspicion. En cas de signes cliniques apparents, la totalité des frais de vétérinaire et d’analyses sont pris en charge. Si les analyses confirment, l’exploitation est déclarée foyer FCO par le vétérinaire sanitaire et cela ouvre droit aux aides existantes en matière d’indemnisation.
|
|
Nul
|
Faible
|
Moyen
|
Bon
|
|
12.47 %
|
24.27 %
|
12.07 %
|
51.19 %
|
Les règles de certification de la parenté changent
A compter du 15 novembre 2008, les filiations des animaux nés sur vos exploitations ne pourront être certifiées que si les conditions suivantes sont respectées :
N’attendez pas le dernier moment ! Si l’un de vos taureaux meurt sans qu’il ait été analysé en ADN, ses veaux n’auront pas de filiation certifiée. Vérifiez bien la situation ADN de chacun de vos taureaux et n’hésitez pas à appeler le CIPCA en cas de doute !
Mettez vous en conformité le plus vite possible pour éviter des problèmes lors de la naissance des veaux de la prochaine campagne.
Pour tout renseignement, contactez les services du CIPCA au 04 70 48 42 17.
Des rendements un peu plus faibles sur les cultures d’automne, mais meilleurs pour les cultures de printemps
En 2007, les rendements en céréales à paille ont été en moyenne inférieurs de 2 à 4 quintaux par rapport à l’année précédente. L’été pluvieux a cependant permis d’obtenir des rendements supérieurs pour les cultures de printemps (maïs et tournesol).
La production fourragère a été abondante mais la qualité des fourrages a été variable.
Une augmentation de volume de lait de 1%.
En 2007, le volume de lait collecté par les laiteries de la zone a augmenté de 1 %, et ceci malgré une baisse sensible du nombre de producteurs. Certains éleveurs, habitués à gérer des allocations de fin de campagne relativement importantes, ont pu réaliser les 15 % de droits supplémentaires qui leur ont été accordés pour la campagne 2007/2008. Les zones de l’Est de la région, touchées par la FCO, ont été freinées.
Parmi les leviers techniques mis en œuvre, l’augmentation de l’effectif de vaches traites a constitué la principale voie retenue (plus de génisses introduites dans les troupeaux, des réformes différées et des périodes de tarissement raccourcies). Le maintien de vaches destinées à la réforme a eu les conséquences que l’on sait sur la qualité du lait (cellules somatiques), avec une incidence négative sur le prix payé en 2007.
Une hausse sensible des charges
Les systèmes lait et culture sont en général plus intensifs que les autres. L’augmentation du coût des intrants (engrais, concentrés, carburant,...) a eu chez eux un impact important sur les charges (10 à 15% d’augmentation des charges opérationnelles et 4 à 8 % sur les charges fixes).
Avec une augmentation des produits de 20 %, liée aux prix des céréales et le début de la hausse du prix du lait, l’EBE est amélioré d’environ 35 %. Dans les systèmes plus laitiers, les produits ont progressé de 10 à 15 % et l’EBE de 10 à 20 %. Comme dans les autres régions, l’évolution du revenu est corrélée à la part des cultures de vente dans le chiffre d’affaires. Avec une proportion de cultures de 10 % dans le chiffre d’affaires, le revenu progresse de 7 %. A contrario, dans les systèmes mixtes (bovins lait et viande) avec peu de cultures, la baisse du prix de la viande donne une stagnation des revenus.
Présentation des cas-types lait et grandes cultures suivis du réseau Rosace lait 2007
|
Familles |
Groupe |
Système |
UMO |
lait vendu (en litres/an) |
SAU (ha) |
Grandes cultures et gel (ha) |
% maïs dans SFP |
EBE 2007 (euros) |
Evolution 2006-2007 de l’EBE |
revenu disponible par UMO exploitant |
| Mixtes | Lait + allaitantes |
1 h |
3 |
420 000 (67 VA non primées) |
181 |
30 |
13% |
100500 |
2 % |
23 447 |
| Lait + cultures de vente | Grandes structures |
3 m |
3.5 |
550 000 |
180 |
121 |
40 % (irrigué) |
161480 |
37 % |
49 170 |
|
3 s |
3.5 |
550000 |
180 |
103 |
30 % |
140200 |
32 % |
40 200 |
||
| Structures moyennes |
4 m |
1.5 |
280000 |
111 |
80 |
52 % |
97700 |
35 % |
46 800 |
|
| Lait dominant | Quotas important |
6 m |
2.5 |
480000 |
110 |
54 |
44 % |
107900 |
23 % |
47 950 |
| Quotas moyen |
7 s |
2 |
330000 |
91 |
40 |
30 % |
79460 |
20 % |
28 390 |
|
|
7 p |
1.5 |
285000 |
62 |
15 |
21 % |
55230 |
7 % |
25 440 |
Structures :
Grandes structures : SAU > 120 ha souvent sociétés
Moyennes structures : SAU < 120 ha souvent exploitations individuelles
Quotas importants : > 400 000 l
Quotas moyens : environ 300 000 l
Systèmes fourragers :
m : maïs dominant
s : mi-maïs mi-herbe (voie stocks)
p : mi-maïs mi-herbe (voie pâturage)
h : herbager
Les thèmes étudiés dans le réseau Rosace lait, durant l’année 2008, concerneront le travail, le calcul du coût de production du lait et le calcul des consommations d’énergie.
Des scénarios d’évolution des systèmes laitiers de la région sont en cours de modélisation afin de tester leur intérêt pour les éleveurs. Les différents scénarios à l’étude dans l’année en cours sont récapitulés dans le tableau ci-dessous.
|
BOVITEL
|
|
|
3 modules
|
5 modules
|
|
- Inventaire : Notifications naissances, Entrées / Sorties + Gestion Inventaire
- Bonnes Pratiques
- Reproduction
|
- Idem « Bovitel 3 modules »
+
- Economie et gestion des primes
- Gestion des performances
|
|
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle jusqu’au 17 octobre 2008*
|
|
|
- Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 €
- Maintenance annuelle : 151 €
Réalisez une économie de 75 €
|
- Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 €
- Maintenance annuelle : 199 €
Réalisez une économie de 105 €
|
|
Pour tout renseignement, contactez le technicien élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier sur votre secteur :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60.
|
|
BOVITEL
|
|
|
3 modules
|
5 modules
|
|
- Inventaire : Notifications naissances, Entrées / Sorties + Gestion Inventaire
- Bonnes Pratiques
- Reproduction
|
- Idem « Bovitel 3 modules »
+
- Economie et gestion des primes
- Gestion des performances
|
|
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle jusqu’au 17 octobre 2008*
|
|
|
- Mise à disposition : 348 € HT au lieu de 423 €
- Maintenance annuelle : 151 €
Réalisez une économie de 75 €
|
- Mise à disposition : 381 € HT au lieu de 486 €
- Maintenance annuelle : 199 €
Réalisez une économie de 105 €
|
|
Pour tout renseignement, contactez les techniciens élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, à :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60
Profitez de votre passage au Sommet de l’Elevage, du 2 au 4 octobre à la Grande Halle de Cournon d’Auvergne, pour venir sur le stand de la Chambre d’Agriculture (hall 3 – stand n° 2) et assister aux démonstrations de Bovitel. |
Pour toute information complémentaire, contactez le CIPCA au 04 70 48 42 26.
|
Pour connaître les fonctions de chaque module, n’hésitez pas à contacter les techniciens élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, à :
Moulins : Franck Doriat au 04 70 48 42 15 ou Daniel Lafaye au 04 70 48 42 05
Lapalisse : Franck Vernezy au 04 70 99 79 52
Villefranche-d’Allier : Nicolas Deux au 04 70 07 09 60
|
|
16 septembre
|
Ferme du Lycée Agricole à Neuvy
|
) Le matin de 8 h à 12 h
) et l’après-midi de 13 h 30 à 18h
|
|
17 septembre
|
Earl Clément Durin à Beaune d’Allier
|
|
|
18 septembre
|
Marie-Odile Rivenez au Donjon
|
L’après-midi de 14 h à 18 h
|
|
Tarifs 2008 (HT) :
- Maintenance annuelle : 90 €
|
FCO > Aide au maintien des animaux dans les exploitations entre mars et juin 2008.
Report de la date de dépôt des dossiers
En raison des restrictions aux échanges observées depuis mars 2008 en lien avec la FCO, une aide est destinée aux éleveurs qui participent à l’effort de stockage des animaux. L’effort de stockage est défini comme le maintien sur l’exploitation en supplément, en comparaison de la situation habituelle entre mars et juin, pendant une période minimum d’un mois de veaux de huit jours (nés sur l’exploitation) ou de broutards, mâles ou femelles.
L’aide est destinée à compenser partiellement les surcoûts induits par le maintien d’animaux supplémentaires sur l’exploitation.
Bovins concernés :
Les bovins destinés à la reproduction sur l’exploitation ne sont pas concernés.
Le montant de l’indemnité est fixé à 10 € par mois avec un maximum de 30 € par veau de 8 jours mâles ou femelles et 20 € par mois avec un maximum de 60 € par broutard mâle ou femelle. Les demandes sont à retirer en mairie et à déposer au plus tard le 1er juillet 2008 à la DDAF au lieu du 15 juin 2008.
Vous pouvez également consulter le site Internet de la DDAF de l’Allier (http://ddaf03.agriculture.gouv.fr) pour avoir les informations.
Pour tout renseignement vous pouvez contacter la DDAF de l’Allier au 04.70.48.35.25 ou 04 70 48 36 22.
Tarifs applicables durant la campagne promotionnelle, du 1er septembre au 17 octobre 2008*
Beaucoup d’entre vous ont bénéficié, ces dernières années, des aides à l’achat de béliers et/ou de brebis. Ce programme est clos, ce type d’aide financière étant, désormais, impossible.
Un nouveau dispositif est opérationnel, à compter de cette année. En voici donc les grandes lignes.
S’équiper pour progresser
Le nouveau « P2A », Plan Agricole Allier, est fixé sur la période couvrant 2007 à 2010.
Face à l’érosion du cheptel ovin départemental, il apparaît que le manque de moyens (bâtiments et équipements) est l’une des causes principales des cessations. Aussi, afin de ralentir cette érosion, et d’accompagner les nouveaux éleveurs dans la nécessaire adaptation de leurs conditions de travail, la construction et/ou l’aménagement de bâtiments seront aidés.
2 types d’aides selon le montant de l’investissement
Le Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage, déjà existant, perdure pour des investissements supérieurs à 15 000 €, relatifs à la construction et/ou l’aménagement de bâtiments.
Jusqu’à présent, les bénéficiaires pouvaient prétendre de 17 à 50 % de subvention (taux variables selon les zones et le statut de l’agriculteur). A compter de 2007 et jusqu’en 2010, le Conseil Général de l’Allier se rallie aux financeurs du PMBE et abonde, de 10 à 15 %, les taux existants.
Ainsi, la subvention, pour la construction et l’aménagement d’un bâtiment d’élevage, se monte, dorénavant, de 27 à 50 %, selon les cas. Seuls les adhérents d’organismes professionnels peuvent en bénéficier. Leurs techniciens sont chargés du montage des dossiers, en collaboration avec la DDAF.
Elargi pour des montants d’investissements allant de 4 000 à 15 000 €, la subvention est de 35 à 45 %, selon les cas. Cette aide est ouverte à tous les éleveurs ovins, adhérents ou non à une OP. Elle concerne, là aussi, les constructions et/ou aménagements de bâtiments, ainsi que les « autres équipements » relatifs à l’élevage ovin.
Le principe est le suivant : les éleveurs intéressés se font connaître auprès de la Chambre d’Agriculture de l’Allier (04 70 48 42 42) ou auprès de leur technicien d’OP, s’ils en ont un.
Par secteur, les éleveurs seront ensuite conviés à une formation d’une journée, dans un premier temps (une demi-journée supplémentaire est prévue en fin de parcours). Cette session, d’un coût de 60 €, repas compris, a pour but d’aider les stagiaires à préparer leur projet et de les informer précisément sur le dispositif.
Suite à cette journée, un diagnostic individuel sera réalisé sur chaque exploitation.
Après saisie et analyse, les projets seront finalisés lors de la demi-journée de formation (précédemment citée) restante.Le montage du dossier sera facturé 94 € à l’éleveur, plus les 60 € de formation, soit 154 €. Pour les éleveurs imposés au réel, les 60 € seront récupérables, via le crédit d’impôt.
Renseignements et inscriptions : Chambre d’Agriculture de l’Allier – 04 70 48 42 42
Service Technique Elevage
Chambre d’Agriculture de l’Allier
|
Apports annuels conseillés (en unités/an) |
||||
|
|
azote |
phosphore |
potasse |
|
|
Pâture |
Extensive |
0 |
10 |
30 |
|
|
Normale |
0 |
20 |
40 |
|
|
Intensive |
10 |
25 |
50 |
|
Foin |
4 T MS |
20 |
40 |
110 |
|
|
5 T MS |
40 |
50 |
130 |
|
|
6 T MS |
60 |
60 |
150 |
|
Enrubannage |
5 T MS |
60 |
50 |
130 |
|
|
6 T MS |
90 |
55 |
150 |
|
Ensilage |
5 T MS |
80 |
50 |
140 |
|
|
6 T MS |
110 |
55 |
160 |
|
Teneur / kg MS (Valeurs INRA 2007)
|
||||||
|
Code INRA |
foin de prairie permanente |
UFL |
PDIN |
PDIE |
P abs. |
Ca abs. |
|
fané au sol par beau temps |
||||||
|
FF0490 |
au 10/06, début épiaison |
0,82 |
96 |
97 |
1,4 |
1,4 |
|
FF0510 |
au 10/07, floraison |
0,63 |
58 |
72 |
1,0 |
1,0 |
|
fané au sol (<10 jours) |
||||||
|
FF0550 |
au 10/06, début épiaison |
0,77 |
92 |
93 |
1,4 |
1,4 |
|
FF0570 |
au 10/07, floraison |
0,61 |
54 |
70 |
1,0 |
1,0 |
Pour des raisons pratiques, l’enrubannage est de plus en plus pratiqué (en 2005, 60% des exploitations de l’Allier utilisant planfum pratiquaient l’enrubannage contre 35% en 2001). 90% des éleveurs allaitants combinent différents modes de récolte, ce qui leur permet d’apporter une alimentation variée et maîtriser les charges alimentaires qui pèsent de plus en plus sur les élevages allaitants.Tirer le meilleur parti du pâturage , récolter tôt de bons fourrages et en faire la meilleure répartition au sein du troupeau l’hiver redevient en effet la priorité de tout éleveur qui voudra maintenir les performances de ses animaux dans un contexte de plus en plus chers .
Avec la limitation de la production (quotas laitiers), la réduction des coûts de production constitue la principale voie d’amélioration ou de maintien du revenu. Le coût alimentaire en constitue un des principaux postes. C’est dans ce contexte que nous abordons ci-après l’approche économique de l’herbe, relativisée selon sa place dans le système fourrager.
.jpg)
Godet dessileur, dessileuse pailleuse, mélangeuse distributrice, tractée, portée ou automotrice, … les solutions sont multiples pour mécaniser l’alimentation des animaux.
Un investissement à bien raisonner
Avant tout investissement, il faut bien réfléchir au type de matériel en fonction de la taille du troupeau, l’organisation des bâtiments, du stockage, du type de ration, et trouver les solutions qui seront les plus économiques au niveau du coût de l’énergie utilisée pour faire fonctionner ces machines.
La diversité et la forme des aliments ne cessent de se multiplier, la taille des cheptels augmente et à l’inverse la main d’œuvre disponible diminue. Ainsi pour combler ce déficit, la mécanisation est une des principales solutions.
Au niveau du choix du matériel, les solutions sont multiples : mélangeuses à vis horizontales, à vis verticales, ou à pales, recycleuses, godets mélangeurs, avec parfois des équipements pour le chargement et de la polyvalence pour le paillage par exemple. Mais avant d’investir, chaque matériel doit être analysé pour optimiser son intégration dans le système d’élevage. La capacité doit correspondre à la taille du troupeau, et prendre en compte les évolutions futures. La polyvalence de la machine sur ses fonctions mais surtout sur l’utilisation des différents aliments (ensilage, enrubannage, foin …), la qualité et le temps nécessaire au mélange.
En effet le respect des aliments aura une répercussion sur le coût alimentaire, le temps de mélange et la puissance nécessaire pour entraîner la machine influera sur le coût de l’énergie.
D’autre part, il faudra vérifier la facilité du chargement, l’encombrement, le nombre de tracteurs mobilisés, la facilité de prise en main par un tiers, et tous ces points auront de grosses répercussions au quotidien sur l’organisation du travail et sur le coût de la mécanisation de l’alimentation.
Il existe plusieurs types de machines :
Adieu, fourche, brouette et compagnie... Aujourd’hui, la mécanisation de l’alimentation est de plus en plus présente dans les exploitations, et sera dans les années à venir sûrement mutualisé, permettant ainsi de faire face aux besoins de main d’œuvre et limitant le coût de la ration.
Chambre d’Agriculture/FDCUMA
L’amélioration des conditions de travail ne suffit pas à elle seule à justifier l’achat d’une mélangeuse, d’autres éléments sont à prendre en compte.
Intérêt d’une mélangeuse ?
L’accroissement de la taille des exploitations et l’amélioration des conditions de travail poussent souvent les éleveurs à envisager de s’équiper en matériel de type mélangeuse. Cet outil, présentant aux premiers abords un certain intérêt, n’est pourtant pas adapté à toutes les exploitations. Il est important d’évaluer les avantages et les inconvénients que peut entraîner l’utilisation d’une mélangeuse : Va-t-elle améliorer significativement mes conditions de travail ? Son utilisation est-elle bien adaptée à mon exploitation ? Ne va-t-elle pas engendrer des coûts supplémentaires trop importants ? Est-ce que cet achat provoquera des modifications au niveau du travail, au niveau économique mais également au niveau technique (rations) ?
Trouver un compromis entre simplification du travail et exigences des animaux
L’utilisation de la mélangeuse apporte une réelle souplesse pour les tâches d’alimentation. Il est ainsi possible de distribuer la ration quotidienne, habituellement en deux temps, seulement une fois par jour voire jusqu’à une fois tous les trois jours. Cette souplesse provient du fait que l’aliment distribué est un mélange homogène permettant de conserver une composition constante et sans détérioration au fil du temps jusqu’à la prochaine distribution. Dans ce cas, ce matériel améliore les conditions de travail de l’éleveur sans conséquence pour les animaux. A l’opposé, une mauvaise utilisation de cet outil peut entraîner des troubles pour l’animal. Le risque d’acidose devient important lorsque le temps de mélange est trop long car cette action hache le fourrage grossier en éléments plus fins diminuant son effet tampon. De plus, la distribution d’une ration unique pour des animaux ayant des besoins différents peut provoquer une baisse de performances (pertes de poids et d’état) chez les animaux les plus exigeants, et un gaspillage pour les autres. Pour des vaches à des stades de gestation différents, ces handicaps semblent cependant limités et donc acceptables.
Par ailleurs, cet outil peut devenir un atout technique pour des rations complexes. Habituellement, lorsque l’on distribue deux fourrages d’appétence très différente (ensilage et foin ou paille), l’un est toujours délaissé par rapport à l’autre en distribution classique. Mais, avec la mélangeuse, la capacité de tri des animaux est réduite ainsi la ration ingérée se rapproche de la ration distribuée.
Le gain de temps n’est pas systématique !
Cet outil permet également de diminuer les efforts physiques fournis habituellement pour la distribution des aliments. L’éleveur peut ainsi économiser ses forces pour d’autres tâches et le travail d’astreinte devient plus agréable. La mélangeuse entraîne également parfois un gain de temps et une meilleure organisation du travail, mais ce n’est pas systématique. L’aménagement des bâtiments est un facteur déterminant du fait de la taille des mélangeuses entraînant des manœuvres souvent délicates. Il est donc déconseillé de les utiliser dans le cas d’un accès au couloir d’alimentation en marche arrière ou dans le cas de couloirs trop étroits. De plus, l’éloignement des lieux de stockage rallonge ce temps de manipulation. Elles exigent également des tracteurs de fortes puissances (variable suivant les modèles) pour leur utilisation et souvent un tracteur supplémentaire équipé d’un chargeur pour le remplissage. Cet équipement n’est donc pas adapté à tous.
Une solution parmi d’autres pour la simplification du travail
Du fait de son coût d’achat et d’utilisation, la mélangeuse est plus envisagée dans les exploitations laitières et dans les ateliers d’engraissement que dans les exploitations allaitantes. De plus, pour disposer seul d’une mélangeuse à un prix acceptable, il faut un troupeau suffisamment important. L’acquisition d’appareils polyvalents (paillage, désilage, distribution) peut être une solution si l’on compare le temps d’utilisation et le temps d’inactivité par rapport au prix. Une autre possibilité est d’utiliser la mélangeuse de manière collective (co-propriété, CUMA). Dans tous les cas, il est nécessaire de le comparer à d’autres méthodes de simplification du travail : nouvel agencement des bâtiments, libre service, autres matériels, nouvelle organisation du travail… La mélangeuse n’est pas la seule solution ! Réaliser un bilan sur son exploitation pour localiser les problèmes ou les points à améliorer est la première étape car il permet de mettre en évidence les solutions les plus adéquates. Pour vous aider ou pour des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter les conseillers machinisme ou élevage de la Chambre d’Agriculture de l’Allier.
Chambre d’Agriculture
Service Technique Elevage
Une réunion a été organisée par le Préfet de l’Allier le 28 février en présence des organisations professionnelles et économiques agricoles.
Vaccination « en urgence » des broutards destinés à l’Italie
La Préfecture de l’Allier a organisé jeudi dernier, 28 février, une réunion relative à la vaccination d’urgence des bovins d’export pour examiner la situation nouvelle suite à la décision italienne d’interdire l’arrivée de bovins vivants en provenance de France à compter du 4 mars 2008.
Réunissant les principaux acteurs de l’élevage bourbonnais, en présence de M Février, Inspecteur Général au Ministère de l’Agriculture, cette rencontre a apporté des éléments d’explications sur la position italienne et permis une première information sur la stratégie mise en place par les autorités françaises dès la première semaine de mars.
Les autorités italiennes ont fait le constat depuis le mois de novembre dernier, de l’arrivée d’animaux en provenance de France, munis de certificats sanitaires en bonne et due forme, mais qui s’avéraient séropositifs ou porteurs du virus de la FCO. Cette situation a été tolérée par les autorités italiennes pendant la période hivernale, qui correspond à l’inactivité du moucheron vecteur. La hausse printanière des températures, et la reprise d’activité concomitante du moucheron entraînent un risque de diffusion du virus. L’Italie a donc fait le choix de recourir à la clause de sauvegarde, prévue dans les règlements européens, pour restreindre l’importation aux seuls animaux vaccinés, à compter du 4 mars 2008, date officielle de reprise d’activité du moucheron.
Le programme national de vaccination, annoncé depuis 2 mois, ne prévoit un accès au vaccin qu’à partir de début avril, avec une disponibilité croissante pour atteindre 30 millions de doses pour les bovins en août 2008. L’ordre de priorité annoncé privilégie les départements déjà touchés en 2006. Ce programme national ne permet donc pas de répondre en urgence à la nouvelle situation créée par les récentes décisions italiennes, en particulier aux importants besoins d’exportation des départements du bassin allaitant.
Les autorités françaises ont donc pris la décision de se tourner vers le laboratoire Mérial, qui disposerait d’ores et déjà d’un petit stock de vaccin (environ 200 000 doses) pour mettre en place une « vaccination en urgence » des broutards destinés aux échanges avec l’Italie. La gestion de cette « vaccination en urgence » est annoncée comme suit par l’administration :
A l’initiative du Réseau Rosace Lait Région Centre et Allier, une plaquette présentant les caractéristiques des exploitations adhérentes au Contrôle Laitier est disponible sur simple demande à la Chambre d’Agriculture de l’Allier. Cette plaquette a été réalisée à partir des éléments recueillis auprès des 984 exploitations de la région Centre et Allier adhérentes au Contrôle Laitier.
Ces exploitations laitières sont regroupées dans différents systèmes, leur répartition est faite selon leurs productions, leurs structures et leurs orientations fourragères.
Voici une brève présentation de ce document.
Les grands enseignements que montre cette enquête sont que la restructuration est plus marquée qu’au plan national, les bassins laitiers sont bien dessinés, les ateliers sont souvent de grande dimension, les cultures de vente toujours associées au lait et le maïs très présent dans l’alimentation.
Les exploitations laitières sont regroupées dans différents systèmes
|
|
Système fourrager
|
||
|
Productions de l’exploitation
|
Maïs dominant
|
Maïs et herbe
|
Herbager
|
|
Lait dominant
|
Grandes structures : 6M
Structures moyennes : 7 M
|
Voie stocks : 7S
Voie pâturage : 7P
|
-------
|
|
Lait et cultures
|
Grandes structures : 3 M
Structures moyennes : 4 M
|
Grandes structures : 3S
Structures moyennes : 4S
|
-------
|
|
Lait et viande
|
Lait en maïs dominant avec vaches allaitantes : 1 M
|
Lait en mi-maïs, mi-herbe avec vaches allaitantes : 1S
|
Lait herbager avec vaches allaitantes : 1H
|
Exploitations avec productions de lait et cultures – Grandes structures
Ces exploitations sont majoritaires dans la région centre et représentent 27 % des ateliers lait. Leurs superficies dépassent 150 ha et elles sont réparties sur l’ensemble de la région.
Il existe deux systèmes qui diffèrent selon l’importance du maïs dans l’alimentation et son intensification.
Exploitations avec production de lait dominant et maïs dominant
Ces systèmes regroupent 24 % des exploitations laitières. Le lait est la production principale et le maïs est prédominant dans l’alimentation du troupeau.
L’intensification sur les surfaces et sur l’animal est un objectif fréquent. Ils existent deux types de structures, les moyennes avec une SAU de 70 ha environ et les grandes structures avec une SAU moyenne de 116 ha.
Exploitations avec productions de lait et Cultures – Moyennes structures
19 % des exploitations laitières sont regroupées dans ce système. De tailles moyennes, elles associent les cultures de vente avec un quota inférieur à 300 000 l.
Elles se situent principalement dans le nord ouest de la région. Deux systèmes existent dans cette catégorie selon l’importance du maïs dans l’alimentation. Leur taille est un atout pour la transmission et favorise leur maintien.
Exploitations avec productions de lait dominant et herbe et maïs
Ces systèmes représentent 19 % des exploitations laitières. Le lait, dans ces moyennes structures, est la production principale. L’herbe prend une place importante dans l’alimentation même si le maïs reste présent dans les stocks. Ces systèmes diffèrent par l’utilisation de l’herbe, récolte ou pâture.
Exploitations avec productions de lait et viande
10 % des exploitations laitières se trouvent dans ce système. Elles associent le lait et la viande, sont localisées sur des zones à vocation herbagères et se maintiennent dans le temps. Les systèmes diffèrent selon la surface de cultures de vente, le lait produit et la part de maïs. L’atelier viande permet de valoriser les surfaces en herbe difficilement utilisables pour du lait ou des cultures de vente.
Pour les cheptels présentant des signes cliniques, la mortalité est en moyenne de 5 à 10 % chez les ovins et 1 % chez les bovins. La totalité de l’Allier est en périmètre interdit depuis le 23 novembre 2007, avec à ce jour 48 foyers FCO recensés.
La Fièvre Catarrhale Ovine (F.C.O.) est une maladie virale. Le virus de sérotype 8 ne peut être transmis d’animaux à animaux que par l’intermédiaire d’un moucheron du genre culicoïdes. Des études ont montré que la propagation de la maladie était en relation avec la température. En effet, l’insecte étant sensible au froid, la diminution de la température entraîne un ralentissement voire un arrêt de la propagation de la F.C.O.
Dans le cadre d’un réseau de surveillance entomologique, des piégeages de moucherons sont effectués régulièrement par les services vétérinaires afin de déterminer si ce dernier est encore présent dans l’Allier.
A ce jour, malgré le froid des semaines passées, il apparaît que le vecteur moucheron persiste dans l’Allier. De plus, on note que les pièges situés à l’intérieur des bâtiments ont permis de capturer de plus grandes quantités de moucherons que ceux situés à l’extérieur, entraînant un risque de persistance de l’activité vectorielle.
Chez les bovins, la virémie, c’est-à-dire la présence de virus vivant est très longue, jusqu’à 100 jours. Ceci signifie qu’en présence de moucherons au printemps prochain, le cycle d’infection peut reprendre.
Eviter une aggravation
La situation sanitaire de l’Allier vis-à-vis de la FCO est relativement correcte en ce début de période hivernale, il est donc essentiel de tenter d’éviter une aggravation sanitaire importante au printemps 2008 par la reprise de la circulation virale à partir des périmètres interdits actuels.
Dans l’attente d’un vaccin contre le virus de sérotype 8 prévu pour mi-2008, et afin de limiter la propagation de la maladie en rompant le cycle du moucheron cet hiver, les seules mesures de prévention possibles et prises par arrêté préfectoral sont toujours d’actualité :
L’enjeu est collectif. Les résultats seront d’autant plus efficaces si les mesures sont appliquées collectivement.
La DSV, les vétérinaires de l’Allier, les conseillers sanitaires du GDS et les conseillers de la Chambre d’Agriculture sont à votre disposition pour tout complément d’informations.
Vous pouvez également accéder à l’actualité sur la FCO et son évolution sur les sites de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr et du GDS 03 : www.gds03.fr.
| Désinsectisation des bâtiments, avec quels produits ?
Plusieurs produits sont à la disposition des éleveurs pour désinsectiser les logements des animaux. Les plus couramment utilisés sont : Alfacron 10 plus, Alfacron 10 PM, Mefisto,… Il existe en tout, une soixantaine de produits, le mieux est de demander conseil au GDS ou à son vétérinaire. |
La Chambre d’Agriculture et ses partenaires vous donnent rendez-vous le mardi 18 décembre à partir de 9 h 00 pour la traditionnelle Journée "Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage" dans le nord-est du département.
8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations libres pour vaches allaitantes, une stabulation libre avec caillebotis et aire paillée pour vaches laitières, une bergerie, une chèvrerie avec salle de traite aménagée dans une stabulation logettes raclées. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de profiter de l’expérience des autres : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.
L’Allier Agricole vous propose un dossier spécial avec la liste des bâtiments ouverts à la visite, leur descriptif sommaire, leur situation géographique, et des articles techniques.
Liste des exploitations à visiter :
| GAEC DU ROUDON Messieurs THOMAS La Bourbe 03130 LIERNOLLES |
Stabulation libre double vaches allaitantes |
| GAEC DES VIEUX GUERRAUDS MELET Frères Les Guerrauds 03470 MONETAY sur LOIRE |
Stabulation libre vaches allaitantes |
| FRETY Jean-Paul Cheviot 03290 DOMPIERRE sur BESBRE |
Stabulation libre vaches allaitantes |
| GAEC MOINE Les Gouyets 03290 DOMPIERRE sur BESBRE |
Stabulation libre vaches allaitantes |
| BARBIER Pierre-Jean La Motte 03230 CHEVAGNES |
Stabulation libre vaches allaitantes |
| EARL DE MESSAGON Monsieur et Madame THEREAU Messagon 03230 LUSIGNY |
Chèvrerie et salle de traite |
| MARONNAT Jean-Yves La Lune 03230 CHEZY |
Bergerie |
| EARL DES POCHATS PAPIN Jean-Claude et Michel 03400 YZEURE |
Stabulation libre avec caillebotis et aire paillée |
Les Partenaires de l’organisation de cette journée
La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement les 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leur bâtiment et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs pour leur faire partager leur expérience.
Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :
- Le Groupement de Défense Sanitaire,
- Le Syndicat de Contrôle Laitier,
- Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement,
- La MSA de l’Allier,
- La DDAF.
Devis, plans, permis de construire : un service complet
Un nouveau service est proposé aux agriculteurs qui ont un projet de bâtiment.
Au-delà du simple conseil et de l’ébauche de croquis, les agriculteurs qui font appel à la Chambre d’Agriculture ont désormais la possibilité de bénéficier d’un service complet. Pour tout projet de bâtiment, elle propose en premier lieu des conseils sur l’aménagement en fonction des besoins, de la structuration de l’exploitation, du nombre et de la catégorie des animaux à héberger, de la main d’œuvre disponible. Pour aider l’agriculteur à faire son choix en terme économique, le conseiller peut chiffrer la globalité du projet. Une fois que l’agriculteur a arrêtée sa décision, le service qui lui est alors proposé comprend la réalisation des plans définitifs, le dossier de permis de construire, l’élaboration des devis, des demandes de subvention et le cas échéant, du dossier de mise aux normes.
S’acquitter de l’obligation de diagnostic amiante
Trois conseillers sont titulaires de l’agrément pour réaliser des diagnostics amiante. Obligation à la charge des propriétaires des bâtiments, les diagnostics ont été rendus obligatoires par la loi et tous devront s’y soumettre à terme. La Chambre d’Agriculture satisfait aujourd’hui les demandes prioritaires. C’est le cas lorsque l’exploitation emploie de la main d’œuvre salariée, en cas de vente, et lorsque des artisans doivent intervenir sur le bâtiment. Le diagnostic consiste en un état des lieux sur la présence d’amiante qui n’entraine aucune obligation de traitement particulière. Le dossier réalisé par la Chambre d’Agriculture est strictement conforme aux obligations réglementaires.
Pour tout renseignement, contacter l’Unité Bâtiment, Yannick Lapendrie, 04 70 47 54 58
Aides spécifiques VINIFLHOR
L’octroi des aides communautaires à l’apiculture résultant du règlement apicole a fait l’objet d’une circulaire d’application pour l’année 2008. Des aides directes peuvent être octroyées à l’apiculteur :
Les dossiers de demande sont à retirer auprès de l’A.D.A.A. (Association de Développement de l’Apiculture en Auvergne) et à adresser à VINIFLHOR, avant le 10 décembre pour les aides à la transhumance et à la multiplication et avant le 15 avril pour l’aide au maintien du cheptel.
Pour tout renseignement complémentaire sur ces aides, contacter l’A.D.A.A. au 04.73.93.92.61.
La France compte plus de 9600 cas de FCO confirmés. Suite à la découverte de nouveaux foyers de FCO dans le département du Puy de Dôme, deux nouveaux cantons de l’Allier sont en périmètre interdit : Ebreuil et Gannat. Cela porte à 16 le nombre cantons concernés dans notre département. La Direction Départementale des Services Vétérinaires précise cependant que depuis la publication le 27 octobre du Règlement européen, il n’y a plus lieu de faire de distinction entre les zones interdites et les zones réglementées pour les mouvements des animaux, ce sont les mêmes règles qui s’appliquent. La notion de périmètre interdit n’a de conséquence que sur la gestion sanitaire locale des cas de FCO. Par ailleurs, depuis le 6 novembre, les exportations d’animaux vers l’Italie par les opérateurs départementaux se poursuivent à un rythme régulier et sans difficultés majeures.
Sur le plan sanitaire, après la découverte en Pays basque espagnol de cas de sérotype 1, l’inquiétude grandit en France avec la confirmation d’un tel cas dans les Pyrénées-Atlantiques. Un périmètre réglementé sur ce sérotype est donc apparu dans le sud-ouest de la France, tandis que la zone réglementée pour le sérotype 8, présent dans une grande moitié nord nord-est de la France descend maintenant jusqu’aux départements du Cantal, de la Dordogne et de la Gironde.
Comme annoncé par Jean-Pierre Comparot, délégué FCO du Ministère de l’Agriculture, à la cellule départementale de crise économique le 24 octobre dernier, un règlement de la Commission de l’Union Européenne, publié le 26 octobre détermine les conditions dans lesquelles les animaux peuvent être exportés, à partir des zones réglementées (y compris périmètres interdits), vers les autres pays de l’Union Européenne. Ce règlement est applicable depuis le 2 novembre de manière générale et depuis le 6 novembre pour ce qui concerne l’Italie.
Un groupe de travail départemental, composé de l’administration, des intervenants sanitaires et des opérateurs commerciaux, a déterminé un schéma provisoire d’organisation pour les exportations de broutards.
Deux modalités déclinées dans le règlement européen, seront appliquées dans l’Allier :
ou
Les animaux dont le test sera négatif (animaux sains) pourront être expédiés vers un autre pays de l’UE. Ils devront quitter l’élevage dans un délai de 7 jours à partir de la date du prélèvement sanguin pour partir soit directement, soit via un centre d’allottement ou de rassemblement, dans lequel ils pourront séjourner un maximum de 6 jours.
Afin de rassurer les clients engraisseurs italiens, tous les animaux seront expédiés après tests sanguins pour ne pas prendre le risque que des animaux soient découverts positifs en Italie. Le test sérologique, en raison de sa fiabilité et de son coût de revient, doit être privilégié compte-tenu des capacités de traitement du Laboratoire Départemental d’Analyses de l’Allier. Il est cependant à noter que les analyses virologiques peuvent désormais se faire en mélange de 5.
Il est risqué de faire procéder aux prélèvements et analyses avant d’avoir conclu un contrat pour la vente des animaux concernés. Dès que la vente est conclue et la date d’enlèvement des animaux fixée avec l’opérateur commercial, l’éleveur demandera à un vétérinaire de son choix d’effectuer les prélèvements de sang. C’est l’éleveur, en accord avec son vétérinaire, qui prend en charge l’acheminement des échantillons prélevés, par ses propres moyens, directement au Laboratoire Départemental d’Analyses – Zone de l’Etoile – Boulevard de Nomazy – 03000 MOULINS (une fiche de renseignements remplie par le vétérinaire doit accompagner le prélèvement).
Les résultats seront communiqués sous 24 heures pour un test sérologique et 48 heures pour un test virologique à l’éleveur, au vétérinaire, à l’acheteur et la D.S.V.
Lors de l’enlèvement, l’éleveur doit remettre à l’opérateur commercial, outre les résultats négatifs d’analyses des animaux destinés à l’exportation, une déclaration sur l’honneur attestant du traitement de désinsectisation effectué, en faisant bien attention aux périodes de validité des produits concernés notifiés sur l’AMM. L’attestation doit préciser le n° d’identité de l’animal, le nom du produit, la date et l’heure d’administration. En cas de vérification, l’éleveur devra pouvoir fournir le Carnet Sanitaire d’élevage, l’ordonnance et la facture du produit (attention à ce que les dates ne soient pas postérieures à la date d’application du produit).
Pour les animaux destinés à l’exportation, le coût de l’acte vétérinaire de prélèvement est à la charge de l’éleveur et le coût de l’analyse est pris en charge par le Conseil Général pour les éleveurs de l’Allier. L’éleveur dans ce cas ne recevra pas de facture. Il devra préciser au Laboratoire qu’il s’agit d’analyses pour l’exportation et ce dernier facturera directement au Conseil Général.
Pour tout renseignement complémentaire sur les conditions de mouvements des animaux vous pouvez vous adresser au GDS (04 70 35 14 30), à la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42) ou consulter le site internet de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr
PROMOS sur Bovitel jusqu’au 16 novembre : dépêchez-vous !
BOVITEL, utilisé par plus de 5 000 éleveurs en France, permet de gérer le troupeau et de répondre aux différentes obligations administratives (notification de mouvements, traçabilité / conditionnalité,...).
Sa présentation « modulaire » répond aux attentes des éleveurs qui bénéficient en outre du suivi réalisé par les techniciens de la Chambre d’Agriculture. Comme l’an dernier, le département organise une Campagne Promotionnelle jusqu’au 16 novembre 2007.
Vous voulez rejoindre les 800 utilisateurs actuels de l’Allier, c’est le moment de vous décidez.
Pour une adhésion avant le 16 novembre, vous bénéficierez d’une réduction de 20 à 30 % selon les modules, soit jusqu’à 115 euros d’économie !
Bovitel est votre allié :
Vous voulez ajouter la licence pocket ?
Pour une adhésion avant le 16 novembre, vous économiserez 35 euros !
Bovitel Pocket, c’est la possibilité de tout enregistrer directement sur le terrain : plus besoin de retranscrire les soirs des événements qu’on a plus ou moins bien notés sur le calepin. Les naissances, les pesées et tous les soins sur les animaux : c’est facile, tout est sous la main.
|
N’attendez pas le 15 novembre au soir : prenez contact avec le technicien de la Chambre d’Agriculture de votre secteur :
|
Paris, le 05 novembre 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche
FCO : Accord des autorités italiennes sur le rétablissement des échanges d’animaux à compter du mardi 6 novembre 2007
Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, avait été informé mercredi 31 octobre par les services du ministère de la santé italien de leur difficulté à appliquer le règlement sanitaire européen permettant le rétablissement des échanges intra communautaires d’animaux provenant des zones réglementées dans le cadre dela Fièvre Catarrhale Ovine. Il avait immédiatement demandé qu’une réunion se tienne au plus tôt avec les autorités italiennes pour trouver une solution à ces difficultés. Cette séance de travail a eu lieu ce jour, à Rome. Elle permet de reprendre dès demain les échanges d’animaux avec l’Italie.
Les autorités italiennes ont fait part de leur souhait que soit mis en place dès que possible une vaccination des animaux à l’identique de ce qui est pratiqué aujourd’hui à l’intérieur de la péninsule. Les autorités françaises ont fait connaître leur intention de mettre en place, dans les meilleurs délais possible, cette vaccination et dans cette attente l’Italie considère que les services sanitaires français lui ont apporté les garanties nécessaires de sécurité sanitaire permettant la reprise immédiate des échanges.
Les autorités italiennes saisiront par ailleurs la Commission Européenne pour préciser les différences d’interprétation dans l’application du règlement communautaire.
Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, se félicite du résultat de cette réunion qui répond à une attente particulièrement forte des éleveurs, soutenue par le Gouvernement français.
Contacts presse :
Cabinet de Michel BARNIER : Khristelle ROBIC : 01 49 55 59 74 / Capucine BARRAUD : 01 49 55 60 31
Service de presse du ministère : Hélène BRIAL : 01 49 55 60 11
Parce que ce règlement n’offrait pas suffisamment de garanties de protection pour la santé sanitaire de ses élevages, le gouvernement italien avait décidé le 30 octobre de n’accepter aucun animal en provenance des zones réglementées FCO. Le représentant italien avait pourtant donné son accord sur le projet de règlement publié le 26 octobre au Journal Officiel, mais l’Italie refusait de l’appliquer. Elle se mettait ainsi à la faute vis-à-vis de la réglementation européenne et risquait des sanctions, c’est sans doute pour cela qu’elle est revenu sur sa décision le 5 novembre. Entre le 26 octobre et le 31 octobre, puis depuis le 6 novembre, l’espoir apparaît de nouveau, les acheteurs peuvent travailler et les premiers broutards se sont négociés à prix corrects. Espérons seulement que, les camions partis en direction de l’Italie ne seront pas obligés de faire demi-tour, comme ce fut le cas le 31 octobre au soir. Espérons également que les prélèvements et les analyses de sang réalisées seront encore valables.
Les intervenants sanitaires et les opérateurs commerciaux réunis àla Chambre d’Agriculture le 30 octobre ont mis au point quelques principes de base afin d’organiser les départs d’animaux. Tous les animaux en partance pour l’Italie doivent subir un test sanguin, de préférence sérologique. L’éleveur est chargé de faire réaliser le prélèvement et l’analyse après avoir conclu la vente de ses animaux et en fonction de la date d’enlèvement fixé par l’acheteur, afin de rester dans les délais.
Le ras-le-bol s’exprime
Alors que la situation était à nouveau bloquée dans l’attente d’un nouvel accord qui s’est négocié le 5 novembre entre les Ministres français et italiens de l’agriculture, les éleveurs et les organisations syndicales se sont mobilisés pour exprimer leur ras-le-bol et exiger une solution rapide et durable à cette situation. A l’appel de la FDSEA de la Creuse, ils étaient plusieurs centaines à bloquer les routes lundi dans la journée. A Gouzon par exemple (prés de Guéret sur la RN145), 350 éleveurs ont bloqué la route jusqu’en fin d’après-midi. L’UDSEA de l’Allier était présente avec une trentaine d’agriculteurs.
Encore beaucoup d’inquiétudes malgré des avancées réglementaires
Deux représentants du Ministère de l’Agriculture, Jean-Pierre Comparot, chargé de mission fièvre catarrhale et, Jacques Février, Inspecteur Général Vétérinaire, ont participé au travaux, en présence du Préfet de l’Allier et du Président de la Chambre d’Agriculture.
Plantant le décor, Jean-Marie Lesage introduisait cette réunion en précisant : « Dans l’Allier, 3700 éleveurs sont concernés par la FCO, dont 3000 qui produisent des broutards, production dominante pour 50 % d’entre eux. La crise FCO est catastrophique pour notre élevage ». Le Préfet, Patrick Pierrard, annonçait dans ses propos introductifs les bonnes nouvelles reçues du Ministre de l’Agriculture concernant la publication du règlement européen sur les exportations (lire encadré). Des interrogations demeurent, malgré la signature de cet accord, tant sur les volumes que sur les prix. 17 000 animaux sont en attente d’exportation dans le département, l’avenir dépendra aussi en partie de la capacité des opérateurs commerciaux, avec les éleveurs, à réguler les mises en marché. Les participants à la réunion ont convenu de réunir un groupe de travail sur cette question.
La seule arme est la désinsectisation
Sur les questions sanitaires, le Directeur des Services Vétérinaires, et Jacques Février, ont fait un point complet de la situation avec 14 cantons de l’Allier en zone interdite, rappelant que la désinsectisation, totale et réitérée, restait le seul moyen de protéger les animaux sains. Pour les animaux atteints, la désinsectisation renforcée est la seule mesure préconisée. L’euthanasie est possible en cas de symptômes prononcés et uniquement si l’éleveur le demande, il n’est jamais question d’abattage total. Mesure très controversée, beaucoup s’interrogent sur l’efficacité de cette désinsectisation. Pour Jacques Février, « il a été prouvé dans le nord de la France que la désinsectisation faite de façon convenable avait réduit considérablement les pertes. Avec des produits à délai d’attente 0 il ne faut pas craindre des applications répétées ». Un appel d’offres a été lancé pour la fabrication de 33,4 millions de doses de vaccins, la vaccination étant la seule solution durable. La nécessité de vaccins disponibles rapidement et en nombre suffisants a été réaffirmée.
Faire face à la crise économique
Fruits des réflexions et analyses d’un groupe comprenant l’administration, les structures commerciales, professionnelles, techniques, les banques et les centres de gestion, les surcoûts pour les éleveurs et les pertes globales pour la ferme Allier ont été présentés par le service économique de la Chambre d’Agriculture. « Une étude économique de haut niveau », commentait Jean-Pierre Comparot. Au-delà du chiffrage des pertes qui fait apparaître au 30 novembre un total de plus de 5 millions d’€, les groupes de travail avaient aussi réfléchi à des propositions d’accompagnement. L’accent a été mis sur la nécessité d’aider les éleveurs à faire face aux importantes échéances financières et à l’achat d’aliments : versement anticipé de toutes les aides, mesures de trésorerie, aides à la repousse ou au report des ventes. Jean-Pierre Comparot a pris note mais n’a annoncé aucune aide supplémentaire : « Le ministère expertise l’impact, qui n’est pas forcément immédiat. Le secteur allaitant perd actuellement, mais peut aussi reprendre rapidement en fonction de l’évolution des marchés. Le secteur ovin est le plus frappé par les conséquences directes de la maladie. Avec les mêmes références dans tous les départements nous évaluerons l’impact global. ».
Publication du règlement européen
Reprise possible des exportations
Le Préfet de l’Allier a confirmé la publication au Journal Officiel des Communautés Européennes le 27 octobre du règlement européen qui permettra la reprise des exportations. Il entrera en application 5 jours après, soit le 2 novembre. Le texte définira les protocoles applicables à l’échange des animaux en provenance de zone réglementée (y compris zone interdite). Deux procédures pourront être appliquées :
Les animaux dont le test sera favorable pourront être expédiés vers un autre pays de l’UE. Ils devront quitter l’élevage dans un délai de 7 jours à partir de la date du prélèvement sanguin pour partir soit directement, soit via un centre d’allottement ou de rassemblement, dans lequel ils pourront séjourner un maximum de 6 jours. Le Laboratoire d’analyses de l’Allier est désormais agréé pour effectuer les analyses virologiques. Les tests virologiques pourront être effectués en mélange de 5.
|
Il y a ceux qui travaillent, et ceux qui font du bruit ! Une poignée de manifestants menace la Chambre d’Agriculture En marge de la réunion, plus d’une centaine d’agriculteurs étaient rassemblés devant la Préfecture pour manifester contre la FCO, à l’appel de la FDSEA, des JA, du SEMA et de la Coordination Rurale. Parce que les représentants de l’Etat ont refusé d’aller rencontrer les manifestants avant la fin de la réunion de travail, ces derniers se sont dirigés vers la Chambre d’Agriculture. Jean-Marie Lesage, garant de l’intégrité des biens de la Chambre d’Agriculture et de la sécurité de ses salariés, estime que l’intervention des forces de l’ordre était justifiée. La Chambre d’Agriculture est un établissement public, à la disposition de tous, qui en tant que tel devait être préservé des dégradations de quelques dizaines d’individus énervés. Toutes les organisations professionnelles, syndicales, économiques et techniques du département, ainsi que les services de l’Etat et du Conseil général, participent à cette cellule de crise. La présence de représentants du Ministère de l’Agriculture était l’occasion de leur montrer la gravité de la situation dans l’Allier, deuxième cheptel allaitant de France. Pour Jean-Marie Lesage : « La manifestation aurait pu être un appui fort aux demandes de la profession si elle s’était déroulée dans d’autres conditions et si les responsables des syndicats qui appelaient à manifester avaient pris part aux discussions, comme ils y étaient invités. Malheureusement, en retournant leurs menaces contre la Chambre d’Agriculture, ils se sont trompés de cible, à moins que ce fût là l’objectif véritable de ce rassemblement… ». Il est inadmissible que des élus Chambre d’Agriculture, responsables syndicaux, aient poussé les manifestants, dont la grande majorité n’était pas venue pour manifester contre la Chambre d’Agriculture, pour servir leur propre objectif, qui n’était pas forcément la FCO mais vraisemblablement plutôt de réactualiser de vieilles rancœurs, montrant ainsi que la défaite cuisante aux élections Chambre d’Agriculture n’était pas encore digérée. De véritables responsables auraient fait de cette manifestation un appui aux organisations qui participaient à la cellule de crise avec les responsables du Ministère. Pour avancer, il faut aussi être capable de proposer et de construire. La Confédération Paysanne et l’UDSEA, malgré leurs différences, ont participé de façon constructive aux réflexions, en soulignant clairement la détresse des éleveurs. Chacun pourra juger du travail réalisé pour informer tous les éleveurs (2000 éleveurs, 9 réunions) et chercher des solutions à cette crise (avancées réglementaires, chiffrage des pertes, demandes de soutiens, coordination des organisations économiques,...). La Chambre d’Agriculture continue et continuera d’œuvrer, avec les organisations qui souhaitent avancer, pour la défense des intérêts des éleveurs de l’Allier et de leurs filières. |
14 cantons de l’Allier en périmètre interdit
Dans le cadre de la surveillance sérologique mise en place, un cas a été découvert dans l’Allier, sur la commune de Chézy, animal porteur mais non malade. De ce fait, trois nouveaux cantons : Chevagnes, Neuilly le Réal et Dompierre sur Besbre rejoignent les 11 cantons déjà interdits : Cérilly, Hérisson, Huriel, Montluçon Nord-Est (commune de Domérat), Montluçon Nord-Ouest (communes de Vaux et St Victor), Bourbon L’Archambault, Lurcy-Lévis, Moulins Ouest, Moulins Sud, Souvigny et Yzeure. Tout le reste du département est en zone réglementée, en vertu du zonage simplifié adopté par la France début octobre. Pour ce qui concerne les exportations vers l’Italie, les accords européens ne sont toujours pas concrétisés, un nouveau règlement est attendu sur ce sujet pour la fin du mois d’octobre. Par contre, concernant les mouvements de ruminants d’un périmètre à l’autre à l’intérieur du territoire national, des mesures de simplification ont fait l’objet d’une récente note de service.
Visite de Monsieur FCO dans l’Allier
Courrier au Ministre de l’Agriculture
La Chambre d’Agriculture a adressé un courrier à Monsieur Barnier, Ministre de l’Agriculture, à propos de la visite de Mr Comparot (chargé de mission FCO au ministère de l’agriculture) dans l’Allier le 24 octobre pour la réunion de la cellule de crise économique. Jean-Marie Lesage attire l’attention du Ministre sur l’inquiétude croissante des éleveurs de notre département qui ne peuvent plus exporter les broutards depuis le 13 septembre. La Chambre d’Agriculture estime à 17 000, le nombre d’animaux de l’Allier qui n’ont pu être exportés et sont en report dans les élevages. Les prix de vente inférieurs de 20 à 30% aux tarifs habituels à cette saison pour ceux qui trouvent preneurs, les énormes soucis techniques causés par la conservation des animaux sevrés dans les exploitations, les importantes échéances qui se font jour dans les exploitations (fermages, impôts fonciers, annuités, achat d’aliment,…) sont détaillés dans ce courrier.
La Chambre d’Agriculture demande instamment au Ministre que Monsieur Comparot apporte des réponses précises sur :
Aide départementale : Les éleveurs obtiennent 500 000 €
Une réunion de travail avec la profession agricole a permis de déterminer la répartition et l’utilisation de l’enveloppe de 500 000 € débloquée par le Conseil Général de l’Allier pour aider les éleveurs à faire face à la FCO. Les représentants de la Chambre d’Agriculture, du GDS, de l’EDE, accompagnés par les Jeunes Agriculteurs ont en effet obtenu que l’essentiel de la somme allouée soit utilisée pour prendre en charge les analyses de sang virologiques et sérologiques. 30 000€ sont réservés au secteur ovin et 470 000€ aideront les éleveurs à faire les analyses préalables aux exportations.
Report des ventes : repousse, engraissement, concentrés chers ….
Des broutards étaient prêts à vendre fin septembre et début octobre. Il faudra les nourrir un à deux mois supplémentaires (il faut envisager un étalement des sorties). Maintenir des croissances élevées devra être votre priorité pour les valoriser au mieux.
Dans certaines situations, et notamment dans le cas de mâles déjà très lourds, on pourra envisager de s’orienter vers l’engraissement en taurillons, même situation pour les laitonnes qui doivent continuer sur des croissances élevées pour rester « dans leur vente ».
Ces décisions sont à prendre dans un contexte de concentrés de plus en plus chers et de disponibilités de paille très réduites.
Dans tout les cas, il conviendra de rechercher la ration présentant le meilleur compromis coût / performances, sans forcément atteindre les croissances minimum.
1. Les mâles lourds
Sur des mâles pesant entre 350 et400 kg, 2 stratégies peuvent être envisagées :
Rations pour des broutards de 350 à 430 kg
pour un croît de 1400 à 1600 g/jour
|
|
|
Aliment
complet (1600g/j) |
Céréales +
Tourteaux (1600g/j) |
Maïs
ensilage (1400g/j) |
|
|
Aliment complet
|
7
|
|
|
|
|
Céréales
|
|
4,5
|
2
|
|
Quantités
|
Pulpe bett. Deshyd.
|
|
2
|
|
|
par jour
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
|
4,5
|
|
|
T.Soja 48 (ou équiv)
|
|
0,9
|
1
|
|
|
CMV 5-25
|
|
0,2
|
0,2
|
|
|
Paille
|
2
|
2
|
1
|
|
|
Aliment complet
|
360
|
|
|
|
|
Céréales
|
|
240
|
120
|
|
Quantités
|
Pulpe bett. Deshyd.
|
|
120
|
|
|
nécessaires pour
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
|
270
|
|
60 jours
|
T.Soja 48 (ou équiv)
|
|
55
|
60
|
|
|
CMV 5-25
|
|
12
|
12
|
|
|
Paille
|
120
|
120
|
60
|
Il ne s’agit que de 3 exemples de régimes : d’autres aliments peuvent être intégrés, notamment la luzerne déshydratée, le corn gluten et de nombreux tourteaux, chacun avec leur intérêt au niveau des valeurs alimentaires ou de la sécurisation de la ration. Pour des performances qu’on souhaiterait limiter à 1200-1300 g/jour, il suffit de restreindre les apports d’environ 1 UF, soit 1 kg d’aliment ou de céréale.
La décision de vente, sur ces animaux, pourra se prendre, selon l’état du marché, après 50 à 80 jours de repousse. L’augmentation du coût des régimes et du paillage impose de ne rien perdre dans le temps sur le prix au kilo.
Prix d’opportunité sur repousse ou engraissement de broutards
Calculs hors frais
de bâtiment, frais financiers et rémunération de la main d’œuvre
|
Hypothèse Broutard 400 kg
|
Mini pour
Broutard 480 kg |
Mini pour
Taurillon 400 kg carcasse |
|
1,90 €
|
1,80 à 2,00 €
|
3,40 à 3,60 €
|
|
2,10 €
|
1,90 à 2,10 €
|
3,60 à 3,80 €
|
|
2,30 €
|
2,00 à 2,20 €
|
3,80 à 4,00 €
|
La fourchette donnée pour chaque hypothèse correspond à l’éventail prévisible des coûts de rations adaptées à un objectif de croissance de 1400 à 1600 g/jour
Les deux grands types de régimes utilisables sont rappelés dans le tableau suivant :
Rations pour des taurillons de 400 à 700 kg
pour un croît de 1400 à 1600 g/jour
|
|
|
Céréales + Tourteaux (1600g/j)
(190 j) |
Maïs ensilage (1400g/j) (215 j)
|
|
|
Céréales
|
5
|
2
|
|
Quantités
|
Pulpe betteraves Déshydratée
|
2
|
|
|
par jour
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
6
|
|
à 450 kg
|
T. Soja 48 (ou équivalent)
|
1
|
1,2
|
|
|
CMV 5-25
|
0,2
|
0,2
|
|
|
Paille
|
2,5
|
1
|
|
|
Céréales
|
1140
|
430
|
|
Quantités
|
Pulpe betteraves Déshydratée
|
380
|
|
|
nécessaires pour
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
1500
|
|
atteindre 400 kg
|
T. Soja 48 (ou équivalent)
|
190
|
260
|
|
de carcasse
|
CMV 5-25
|
38
|
43
|
|
|
Paille
|
475
|
215
|
Pour atteindre un poids de carcasse de 370 kg, on peut tabler sur 30 à 40 jours de moins et une réduction des quantités de l’ordre de 20 %.
2. Les mâles plus jeunes et plus légers
Pour l’instant, aucun changement de pratique ne doit être mis en œuvre ; ces animaux sont destinés à être commercialisés après une période de repousse à l’auge ou à l’herbe. Simplement, la durée de cette période pourra probablement s’avérer un peu plus longue que prévue, en fonction de l’encombrement prévisible du marché de fin d’automne.
3. Les femelles
Sur des laitonnes destinées à être commercialisées maigres, et majoritairement à l’export, ne rien changer au niveau de leur conduite, même si leur sortie risque d’être différée de quelques semaines. La filière demande des génisses de 320 à 400 kg ayant réalisé de bonnes croissances (800 à 1000 g/jour).
Rations pour des broutardes de 320 à 380 kg
pour un croît de 800 à 1000 g/jour
|
|
|
Aliment Complet
|
Céréales + Tourteaux
|
Maïs ensilage
|
|
|
Aliment complet
|
3,5
|
|
|
|
|
Céréales
|
|
2
|
1
|
|
Quantités
|
Pulpe bett. Deshyd.
|
|
1
|
|
|
par jour
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
|
3
|
|
à 350 kg
|
T.Soja 48 (ou équiv)
|
|
0,5
|
0,6
|
|
|
CMV 10-20
|
|
0,1
|
0,1
|
|
|
Foin
|
3
|
3
|
2
|
|
|
Aliment complet
|
210
|
|
|
|
|
Céréales
|
|
120
|
60
|
|
Quantités
|
Pulpe bett. Deshyd.
|
|
60
|
|
|
nécessaires
|
Maïs ensilage (MS)
|
|
|
180
|
|
pour 60 jours
|
T.Soja 48 (ou équiv)
|
|
30
|
36
|
|
|
CMV 10-20
|
|
6
|
6
|
|
|
Foin
|
180
|
180
|
120
|
Pour des performances qu’on souhaiterait limiter à 600-700 g/jour, il suffit de restreindre les apports d’environ 1 UF, soit 1kg d’aliment ou de céréale.
En résumé, les choix qui s’offrent à vous, dépendront :
Pour pouvoir être prêt au moment de la réouverture du marché, il est important de ne pas réduire les croissances en dessous de 1200 - 1300 g/jour, ce qui impose d’optimiser les rations pour maîtriser le coût alimentaire.
Pour ceux qui disposent, à la fois, de la place, de l’alimentation et de la trésorerie nécessaire, la finition des mâles semble être une possibilité à ne pas négliger.
Les services de la Chambre d’Agriculture restent à votre disposition pour examiner les situations, au cas par cas, en fonction des évolutions du marché.
|
Logiciels a vocation principale « ipg »
Orani Web
Type : Logiciel Web, hébergé par un serveur à distance. Pas d’installation sur micro
Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP
Mode de connexion : Ligne Internet ADSL
Fonctions offertes :
Tarifs 2008 (HT) :
Bovitel Inventaire Seul
Type : Logiciel « Micro », à installer sur chaque micro-ordinateur
Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP
Mode de connexion : Ligne téléphonique ou Internet (Internet conseillé)
Fonctions : Notifications Naissances, Entrées /Sorties + Gestion Inventaire
Tarif 2008 (HT) :
|
|
Logiciels à vocation principale « technique »
Caractéristiques communes aux options proposées :
Type : Logiciel « Micro », à installer sur chaque micro-ordinateur ; Environnement minimal du micro-ordinateur : Windows XP ; Mode de connexion : Ligne téléphonique ou Internet (Internet conseillé) Bovitel 3 modules
Fonctions
Tarif 2008 (HT) :
Bovitel 5 modules
Fonctions = Idem « Bovitel 3 modules » auquel s’ajoutent
Tarifs 2008 (HT) :
Module Pocket installé avec options Bovitel
Tarifs 2008 (HT) :
|
Vendre, garder, engraisser : quelles stratégies en élevage ovin face à la FCO ?
Voici quelques conseils pour vous aider à passer le cap, en attendant que le commerce reprenne.
Les brebis
Les brebis maigres, destinées initialement à la vente à cette époque, sont des réformes pour différentes causes du fait :
Ces brebis risquent de ne pas trouver preneur en maigre avant la levée des restrictions aux mouvements d’animaux, dont l’échéance n’est pas connue.
De ce fait, en partant sur la base qu’un animal qui ne produit pas « coûte » de l’argent à son propriétaire, nous vous conseillons donc de remettre à la reproduction toutes les brebis n’ayant pas de problèmes physiologiques les empêchant de reproduire. Le « peu » d’agneaux sorti et vendu pour cette catégorie de brebis tendra à compenser les charges qu’elles auront engendrées pour les garder.
Ces brebis remises à la reproduction, en lutte naturelle, devront, bien entendu, être déparasitées et subir un flushing alimentaire équivalent aux autres brebis de reproduction.
Les brebis qui ne peuvent plus être utilisées comme reproductrices peuvent quant à elles se diviser en 2 lots bien distincts :
Les brebis à l’engrais : (qui ont un potentiel d’engraissement)
Base de calcul : Brebis de 60 kg, note d’état corporel 1,5
Durée d’engraissement : 3 mois
Objectif : 75 kg, note 3,5
|
|
Paille ou foin
|
Céréales
|
Soja
|
Luzerne
|
Minéral
|
|
Ration 1
|
2 kg
|
750 g
|
|
50 g
|
25 g
|
|
Ration 2
|
2 kg
|
750 G
|
50 G
|
|
25 g
|
L’engraissement des brebis permettra ainsi à l’éleveur d’obtenir un tarif supérieur sur la vente de celles-ci. D’autant plus si la période de vente de ces brebis se trouve dès le mois de janvier, on pourra donc espérer des cours supérieurs (période de rétention des brebis en raison de la déclaration PBC).
Quant aux cours des matières premières (et aliments complets), la conjoncture actuelle permet difficilement de connaître l’impact de la FCO sur leur évolution.
Le choix des aliments d’engraissement des brebis de réforme est propre à chaque éleveur selon son fournisseur et ses capacités à stocker.
Les brebis à l’entretien : (qui ont un faible potentiel d’engraissement)
Base de calcul : Brebis de 60 kg, note d’état corporel 1,5
|
|
Paille ou foin
|
Céréales
|
Soja
|
Luzerne
|
Pulpe de betterave
|
Minéral
|
|
Ration 1
|
2 kg
|
200 g
|
|
240 g
|
|
10 g
|
|
Ration 2
|
2 kg
|
220 g
|
70 g
|
|
|
10 g
|
|
Ration 3
|
2 kg
|
|
|
70 g
|
250 g
|
10 g
|
Tout au long de l’hiver, il sera important de veiller à ne pas dépasser un chargement de 3 à 4 brebis par hectare, pour ne pas endommager les prairies.
Ces brebis seront bien évidemment les premières à vendre, du fait de la difficulté de les maintenir en état et du surcoût alimentaire qu’elles engendrent.
Les agneaux d’embouche
|
|
Paille
|
Foin
|
Céréales
|
Soja
|
Luzerne
|
Minéral
|
|
Ration 1
|
AV
|
|
740 g
|
30 g
|
|
30 g
|
|
Ration 2
|
AV
|
|
740 g
|
|
125 g
|
35 g
|
|
Ration 3
|
|
AV
|
660 g
|
15 g
|
|
25 g
|
|
Ration 4
|
|
AV
|
675 g
|
|
50 g
|
25 g
|
La période creuse d’apport en agneaux de boucherie se situant de novembre à janvier, les agneaux d’embouche engraissés pourront, s’ils sont commercialisés sur cette période, représenter une plus value pour les éleveurs.
Il faudra toutefois prévoir des frais alimentaires et sanitaires supplémentaires pour la finition de ces agneaux, mais aussi une surface en bâtiment.
Si la place en bâtiment est un facteur limitant, il est préférable de laisser des brebis gestantes à l’extérieur plutôt que les agneaux à l’engrais : l’énergie absorbée serait alors utilisée pour maintenir la température corporelle plutôt que pour l’engraissement.
Les brebis gestantes peuvent être alimentées à l’extérieur et être rentrées en fin de gestation (trois semaines avant mise bas).
La fièvre catarrhale continue sa progression du nord-est vers le sud-ouest
A la date du 2 octobre, le département de l’Allier est divisé en trois zones. Les cantons de Cérilly, Hérisson, Huriel et les communes de Domérat, Vaux et Saint-Victor sont en périmètres interdits. L’arrondissement de Vichy (cantons de Gannat, Escurolles, Vichy, Cusset, Le Mayet de Montagne, Varennes sur Allier, Lapalisse, Jaligny sur Besbre et Le Donjon) est en zone de surveillance. Tout le reste du département est en zone de protection. Ces périmètres sont définis par l’autorité sanitaire à partir des derniers foyers de fièvre catarrhale confirmés le 28 septembre dans le centre de la Nièvre et dans le sud du Cher (Vesdun et Meillant). Il s’en suit des réglementations différentes applicables dans chacun de ces périmètres sur les mouvements des animaux vers l’extérieur. Les circulations de ruminants à l’intérieur de ces périmètres restent libres.
Parallèlement, un protocole d’accord a été signé avec l’Italie pour l’exportation des bovins le 24 septembre. Les exportations pourraient reprendre vers ce pays lorsque les tests de dépistage demandés auront eu lieu sur l’ensemble du territoire français. Ce n’est qu’à l’issue de cette procédure qu’on connaîtra les zones à partir desquelles les exportations seront possibles. Actuellement, elles sont bloquées à partir de toutes les zones réglementées.
C’est donc une situation de plus en plus catastrophique sur le plan économique à laquelle est confronté l’élevage départemental, en bovin, ovin et caprin. La désinsectisation reste la seule action de prévention possible et il est donc conseillé aux éleveurs, dans la mesure de leurs possibilités d’appliquer les produits agréés pour désinsectiser leurs animaux. De même, toutes les actions de nettoyage et de désinsectisation des locaux d’élevage et de leurs abords, en luttant contre la prolifération des insectes, ne peuvent que limiter la progression du virus.
La profession agricole continue de se mobiliser pour mesurer les conséquences économiques et demander des soutiens et pour informer les éleveurs.
Des réunions d’information
La Chambre d’Agriculture et le GDS organisent à partir du vendredi 5 octobre, dans tout le département, une série de 9 réunions d’information à destination des éleveurs, avec la participation de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Direction Départementale des Services vétérinaires. Chaque éleveur recevra une invitation précisant les lieux et dates précis de ces rencontres qui auront lieu :
|
Lieux |
Dates et heures |
Cantons concernés |
|
Vallon en Sully Salle Polyvalente |
Vendredi 5 octobre à 17 h 00 |
Cérilly, Hérisson |
|
Treignat Salle Polyvalente |
Vendredi 5 octobre à 20 h 30 |
Huriel + communes de Domérat, Saint-Victor, Vaux |
|
Bourbon L’Archambault Salle Polyvalente |
Lundi 8 octobre à 20 h 30 |
Bourbon l’Archambault, Souvigny, Lurcy-Lévis |
|
Durdat Larequille Salle Polyvalente |
Mardi 9 octobre à 20 h 30 |
Marcillat en Combraille, Mont-marault, Commentry, Montluçon |
|
Montbeugny Salle Polyvalente |
Mercredi 10 octobre à 20 h 30 |
Moulins, Chevagnes, Neuilly le Réal, Yzeure, Dompierre/Besbre |
|
Meillard Centre de l’Elevage |
Jeudi 11 octobre à 14 h 30 |
Le Montet, Saint-Pourçain/Sioule, Varennes/Allier |
|
Escurolles Salle Polyvalente |
Jeudi 11 octobre à 20 h 30 |
Escurolles, Gannat, Ebreuil, Chantelle |
|
Molles Salle Polyvalente |
Vendredi 12 octobre à 14 h 30 |
Cusset, Le Mayet de Montagne, Vichy |
|
Le Donjon Centre Socio-Culturel |
Vendredi 12 octobre à 20 h 30 |
Le Donjon, Jaligny/Besbre, Lapalisse, |
La cellule de crise économique, activée par la Chambre d’Agriculture depuis une dizaine de jours continue d’évaluer les pertes économiques pour l’Allier et devrait se réunir à nouveau très prochainement.
Bien que la situation sanitaire d’une partie de la France soit plutôt défavorable à la tenue d’une grande manifestation sur l’élevage telle que le Sommet, les éleveurs de l’Allier sont nombreux à être inscrits pour participer aux différents concours et présentations. Ils se sont engagés dans le protocole sanitaire qui leur permettra de déplacer leurs animaux. La Chambre d’Agriculture de l’Allier sera à leur côté, comme chaque année, avec un stand consacré à l’élevage dans le hall 3. La génétique et l’élevage bourbonnais y seront mis en avant cette année. Parallèlement, les quatre chambres de la Région Auvergne seront associées dans un stand commun (hall 1) qui traitera cette année de l’informatique et des services proposés aux agriculteurs. Le Président de la Chambre d’Agriculture et les principaux responsables de l’élevage convient tous les éleveurs présents et toutes les organisations agricoles à les rejoindre dans le hall 3, le jeudi 4 octobre à 17 h 30 pour un vin d’honneur. Ce sera l’occasion également de présenter le nouveau catalogue des élevages de sélection de l’Allier, édition 2007.
Plusieurs éleveurs de l’Allier sont inscrits pour participer aux différents concours qui se dérouleront au Sommet de l’Elevage.
| Sommet de l’Elevage
4, 5 et 6 octobre 2007 En bovins charolais - Le 4, de 14 h 00 à 17 h 00
En bovin Salers - Le 5, de 12 h 45 à 15 h 45
En bovin Aubrac - Le 5, de 14 h 00 à 17 h 30
En bovin Prim’holstein - Les 4 et 5, de 9 h 00 à 17 h 00 Concours National
En ovin Concours spécial Ile de France - Le 4, de 9 h 30 à 12 h 00
Présentation d’animaux, par Ovins Sélection, en lien avec l’AROA : En Texel - Le 5, de 10 h 30 à 11 h 30
En Charmois
En Hampshire
En Rouge de l’ouest
En Suffolk
En Charollais
NB : Pour des raisons sanitaires, la participation des éleveurs au Sommet de l’Elevage est susceptible d’évoluer. |
Fièvre catarrhale ovine : des mesures de protection applicables dans tout le département
La Direction des Services Vétérinaires, la DDAF et les représentants de la profession agricole étaient réunis autour du Préfet de l’Allier, le 14 septembre, pour faire le point sur la situation. La fièvre catarrhale ovine est une maladie réglementée au plan international. Elle n’est en aucun cas transmissible à l’homme et ne présente que rarement des conséquences graves pour les bovins : baisse de lactation pour les vaches laitières, retard d’engraissement en allaitant. En élevage ovin, des mortalités peuvent être plus souvent constatées. C’est la découverte d’un cas dans le département de l’Yonne, en limite de Nièvre, qui est à l’origine de l’inclusion de notre département dans le périmètre de surveillance, 150 km autour du dernier cas avéré. La zone de surveillance est une zone tampon, la plus extérieure de l’ensemble du périmètre, destinée à prévenir l’extension de la maladie. Il est en effet important, d’un point de vue sanitaire, d’essayer d’éviter que cette maladie ne descende plus avant dans le sud où la présence d’un cheptel ovin important et des conditions climatiques plus favorables présentent un risque accru de développement de la maladie qui est véhiculée par un moucheron.
Les mesures applicables
Ce sont les mouvements de ruminants qui sont réglementés pour tout déplacement vers une zone indemne ou moins protégée. Ainsi les déplacements d’animaux de la zone de surveillance vers la zone indemne, de la zone de protection vers la zone de surveillance, sont soumis à l’application d’un protocole. En revanche, les mouvements de la zone de surveillance vers toute autre zone réglementée sont libres. Les mesures applicables varient avec la destination des animaux, les protocoles les plus stricts s’appliquant à ceux destinés à l’élevage ou à l’engraissement. L’application de ces règles n’autorise cependant pas les animaux à sortir du territoire français vers un autre pays de l’Union Européenne non contaminé par la maladie. Si les exportations vers la Belgique , les Pays-Bas ou le Luxembourg sont possibles, elles sont en revanche, aujourd’hui, interdites vers l’Italie ou vers l’Espagne. C’est bien là d’ailleurs que va se situer la difficulté la plus importante pour les éleveurs de l’Allier avec le blocage des exportations vers l’Italie en pleine période de vente de broutards. Des négociations sont en cours entre les gouvernements français et italiens, ainsi qu’au sein de l’Union Européenne pour tenter d’obtenir des accords qui permettraient, sans doute avec l’application d’un protocole similaire, de faire sortir des animaux indemnes du territoire français.
Des réactions professionnelles
La profession agricole a pour habitude de prendre au sérieux tous les problèmes sanitaires et de veiller, par une sorte d’autodiscipline, à empêcher toute maladie contagieuse de se propager. Cependant, les Chambres d’Agriculture et les organisations syndicales de l’Allier, de la Nièvre et de la Saône et Loire, ont entamé des démarches, relayées par les organisations nationales, auprès du Ministère de l’Agriculture pour obtenir des assouplissements aux règles applicables actuellement. Parallèlement, les gouvernements français et italiens négocient afin que les exportations de broutards, dans la mesure où il est prouvé que les animaux sont indemnes, puissent être autorisées. L’Union Européenne s’est globalement saisie de ce dossier pour prendre de son côté des mesures destinées à alléger les contraintes, techniques et financières, qui pèsent sur les éleveurs. On peut dire aujourd’hui qu’en application des protocoles sanitaires en vigueur, dans le meilleur des cas, les animaux destinés à l’engraissement ne peuvent pas sortir de la zone réglementée avant un délai de 30 jours (désinsectisation de 28 jours et prise de sang). Dans nombre d’élevages, en bovins allaitants notamment, cela suppose qu’il faudra garder des animaux, prêts à partir aujourd’hui, avec des difficultés en termes de logement et d’alimentation. C’est pour cette raison que le Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier a pris l’initiative de mettre en place dès cette semaine une cellule de crise, avec les organisations économiques et l’administration, pour mesurer les conséquences économiques sur la filière et rechercher des soutiens auprès des banques, des assurances ou de l’Etat. La vente de broutards représente une part très importante de l’économie agricole de l’Allier et cette crise pourrait avoir de graves conséquences économiques.
Règles applicables aux ruminants, bovins, ovins et caprins, issus de la zone de surveillance (Allier) à destination de la zone indemne.Pour les animaux destinés à l’abattage, les sorties sont possibles vers l’abattoir si :
Pour les animaux destinés à l’élevage ou à l’engraissement, sortie possible si :
Pour les veaux de moins de 30 jours destinés à l’engraissement, sortie possible si :
Les mises en pâture ou rentrées à l’étable, dès lors qu’il y a sortie de la zone de surveillance vers la zone indemne, doivent être signalées à la DDSV et sont soumises aux mêmes règles de désinsectisation et de test sérologique. Les ovins et les caprins, dans tous les cas, doivent être identifiés avec une boucle bleue avant la sortie de l’exploitation de la zone de surveillance. Les mouvements d’animaux de la zone de surveillance vers les zones de protection et interdite (plus proches du dernier cas avéré) sont libres. Les règles applicables à tous les mouvements d’animaux d’une zone à l’autre sont consultables sur le site de la Préfecture de l’Allier : www.allier.pref.gouv.fr Le GDS (04 70 35 14 30), la Direction des Services Vétérinaires (04 70 48 36 48), les vétérinaires de l’Allier, et les services de la Chambre d’Agriculture (04 70 48 42 42), sont à la disposition des éleveurs pour toute information complémentaire. |
Attention :
Les moutons et les caprins doivent être identifiés par une boucle bleue avant la sortie de l’exploitation d’une zone réglementée.
Les rassemblements d’animaux d’élevage ou d’engraissement, y compris de veaux de moins de 30 jours, en provenance de ZP, ZS ou de ZI sont interdits en PI.
Animaux destinés à l’élevage ou à l’engraissement, sauf veaux d’engraissement de moins de 30 jours
|
Destination
Origine
|
Périmètre
Interdit PI |
Zone de protection
= ZP |
Zone de surveillance
= ZS |
Zone indemne
= ZI |
|
Périmètre Interdit
PI |
Oui
|
Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélèvement nécessaire au 1er test et maintenue jusqu’au résultat du 2ème test
> DEUX tests sérologiques favorables : l’un au départ et l’autre au plus tôt 28 jours après arrivée
> pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule avant le départ
> passage possible par un centre de rassemblement en PI ou ZP ou ZS
Les animaux originaires de PI introduits en ZP ou ZS suivant les conditions du présent paragraphe prennent le statut « animaux de ZP ou ZS » lorsque le résultat négatif du test sérologique à l’arrivée est obtenu.
|
INTERDIT
SAUF
pour les animaux de haute valeur génétique (se renseigner auprès de la DDSV) |
|
|
Zone de protection
ZP |
Oui |
Oui |
Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélèvement nécessaire au 1er test et maintenue jusqu’à l’arrivée en ZS (dérogation possible au délai de 28 jours jusqu’au 30 septembre 2007)
> test sérologique favorable au départ
> pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule au départ
> passage possible par un centre de rassemblement en ZP ou ZS
|
Oui si :
> désinsectisation des animaux depuis au moins 28 jours avant le prélèvement nécessaire au 1er test et maintenue jusqu’à l’arrivée en ZI
> test sérologique favorable au départ
> pas plus de 7 jours entre le prélèvement de sang et le transport
> désinsectisation du véhicule au départ
> passage possible par un centre de rassemblement en ZP ou ZS ou ZI
> procédure canalisée à l’arrivée pour empêcher l’exportation de ces animaux
|
|
Zone de surveillance
ZS |
Oui |
Oui |
Oui |
|
Très prisée par les élus, surtout en période électorale,la Foire du 1er mai à Molles a tenu toutes ses promesses. Par contre, au niveau des cours, frisant les 5€/kg, ils ont chuté de 15% par rapport à l’édition 2006 et les acheteurs ne se faisaient pas concurrence pour surenchérir sur les quelques 300 moutons proposés. La pousse précoce de l’herbe a certainement été mise à profit par de nombreux éleveurs pour vendre leurs moutons, à un moment ou les cours étaient moins tendus.
Au cours de son allocution, le Président de la Chambre d’Agriculture revenait sur l’actualité agricole et les difficultés des productions laitières et porcines. Jean-Marie Lesage exprimait son soutien aux éleveurs de moutons, tout comme Gérard Etien, président du SEMA, et félicitait René Gadet, Maire de Molles, pour sa persévérance dans l’organisation de la Foire.
|
Prix Moutons de Boucherie
Prix Croisés
Prix Fromage de Chèvres
Prix Charollais
Prix Chèvres
|
Elevages participant aux portes ouvertes ovins sélection
Liste détaillée des animaux auprès du secrétariat d’Ovins Sélection, au 04.70.48.42.93
Les élevages inscrits à l’UPRA sont soumis au contrôle de performances. En pratique, les agneaux nés de père et mère inscrits sont pesés à 21, 42 et 84 jours. Les poids relevés sont ensuite ramenés en « poids âge type » 10, 30 et 70 jours.
Grâce à ces poids « âge type », les GMQ (gain moyen quotidien) 10-30 et 30-70 sont calculés puis comparés à la moyenne de l’élevage. C’est ainsi que sont attribuées les notes 10/30 et 30/70, qui peuvent être négatives ou positives. On estime que la note 10/30 mesure la valeur laitière de la mère, et la note 30/70 la précocité de croissance de l’agneau.
Les 2 GMQ établis, le facteur d’héritabilité est alors intégré pour prendre en compte les qualités des ascendants de l’agneau. L’ensemble est traduit en index de valeur bouchère, laitière et prolificité.
Chaque index peut être positif ou négatif, selon qu’il se situe au-dessus ou en dessous de la moyenne de la race.
Par exemple, un index prolificité de + 0,14 traduit une prolificité de 14 % supérieure à la moyenne de la race, et un index valeur laitière de + 18 traduit un GMQ 10-30 de 18 grammes de plus que la moyenne de la race.
Les index sont remis à jour 1 à 3 fois par an, selon la race.
Attention : une brebis ayant un index prolificité de + 0,03, avec de bons résultats à l’agnelage, peut voir son index passer à – 0,01 l’année suivante, parce que la moyenne de la race aura augmenté, ou bien parce que l’un de ses descendants aura obtenu de mauvais index.
Les performances station
Chaque sélectionneur peut mettre des animaux « en station de contrôle individuel ». Pour chaque race, un cahier des charges précis mentionnent les dates d’entrée en fonction des dates de naissance des agneaux. Une commission de contrôle valide ou refuse les animaux à leur entrée en SCI.
Les agneaux ne pouvant entrer en SCI du fait de leur date de naissance, pourront toutefois obtenir une qualification lorsque la commission d’inscription se déplacera sur les exploitations pour inscrire les animaux à l’UPRA et leur apposer le sigle de la race.
Les agneaux entrés en SCI sont, quant à eux, répartis en lots de 50, et soumis à une période de contrôle de 8 semaines (après une phase d’adaptation). Ces contrôles évaluent l’évolution du poids et de l’épaisseur du gras au niveau du dos. Au terme des 8 semaines, un pointage destiné à apprécier leur développement musculaire est fait au niveau du dos, de l’épaule et du gigot. Une qualification leur est alors attribué : RDC (Recommandé Croissance) RDM (Recommandé Mixte) RD* (Recommandé Etoilé).
L’éleveur peut ensuite reprendre ses agneaux pour les utiliser. Ceux qui ne réintègrent pas l’exploitation sont vendus aux enchères, après qu’une commission UPRA ait choisi les meilleurs pour les tester en ferme.
Le testage en ferme
La semence des agneaux est prélevée pour inséminer les brebis de la station de testage. Les produits issus de ces inséminations sont contrôlés sur leur longueur, leur largeur, leur conformation et leur gras dorsal avant abattage, puis sur la surface de la noix, le poids vif, le poids de carcasse et le rendement après abattage.
Le nombre de descendants contrôlé n’est pas plafonné, mais plus il est élevé et plus le CD (coefficient de détermination) augmente : il traduit la probabilité des agneaux à retrouver les qualités de leur père.
A l’issue du testage en ferme, les béliers sont alors qualifiés AMBO (Améliorateurs en valeur bouchère), AMPR (Améliorateurs en prolificité), AMVL (Améliorateurs Elevage) ou EL (Elite).
La qualification des brebis
Les brebis sont contrôlées sur leur valeur laitière et leur prolificité. Elles obtiennent ensuite le grade de MB (mère à béliers) ou de MA (mère à agnelles).
Le choix d’un bélier est toujours délicat. Chaque sélectionneur connaît ses animaux, et pourra vous guider dans votre achat, selon les améliorations que vous souhaitez apporter à votre troupeau.
N’oubliez pas : acheter un bélier inscrit, c’est améliorer les qualités de vos prochains agneaux
La sélection, une passion !
Petit-fils de sélectionneur, Sylvain PRUGNEAU, 25 ans, nous fait partager son parcours installation et sa passion pour la sélection en production ovine.
Quelles ont été les raisons qui vous ont motivé à vous installer ?
Depuis toujours, c’est le métier que je voulais faire, et ce malgré l’appréhension de mes parents, non agriculteurs. J’ai toujours passé toutes mes vacances scolaires chez mon grand-père ou chez mes oncles, éleveurs bovins et ovins. J’apprécie l’élevage bovin, mais je préfère celui du mouton qui nécessite aussi une grande technicité. Mon grand-père était sélectionneur en race Texel. Il m’a fait découvrir ce travail de sélection très tôt, et mesurer les contraintes supplémentaires par rapport à un élevage d’agneaux de boucherie. Ma passion commence au moment du choix des reproducteurs que j’achète, puis lors de la constitution des lots de lutte effectués sur divers critères, dans l’espoir de faire naître l’animal exceptionnel. Ce que tout sélectionneur attend, parfois secrètement.
Vous avez repris le cheptel et l’exploitation de votre grand-père ?
Compte tenu du trop grand nombre d’années d’écart entre son départ en retraite et mon installation, j’ai seulement repris les bâtiments (une grange typiquement bourbonnaise avec 2 étables et une stabulation que j’ai réaménagée en bergerie fonctionnelle) et les prairies attenantes à l’exploitation. C’est ainsi que j’ai commencé, en novembre 2004, en achetant des reproducteurs à 3 éleveurs sélectionneurs du département.
Vous vous êtes donc pré-installé ?
Malheureusement non car je ne savais pas à l’époque quelles seraient les opportunités qui me seraient offertes dans les années à venir. Par conséquent, je me suis installé sans les aides. J’ai emprunté pour l’achat de cheptel, à un taux « normal ». En plus de mon activité agricole, je me suis inscrit sur les listes des services de remplacement, pour avoir un salaire supplémentaire. Ce travail, en-dehors de mon exploitation, m’a permis de connaître différents systèmes de production. Apparemment, il y a un réel besoin de main d’œuvre, même occasionnel, chez les agriculteurs.
Vous avez acheté des animaux inscrits ?
Oui. En 2004, j’ai acheté 74 brebis issues de 3 élevages sélectionneurs Texel du département.
En 2005, j’ai repris une troupe de 65 brebis, un sélectionneur de l’Allier prenant sa retraite. Aujourd’hui, j’élève 125 brebis et 64 agnelles. Au 11 novembre 2007, je vais m’installer définitivement à titre principal, sur une exploitation de 62 hectares, à Deux-Chaises. Je pourrai prétendre aux aides à l’installation. Pour compléter mes effectifs, j’ai retenu la totalité d’une troupe inscrite chez un autre sélectionneur de département qui cesse son activité ovine. Ce troupeau comprendra environ 150 brebis et agnelles.
Pour la campagne 2007/2008, j’espacerai les périodes de mises de lutte afin d’étaler les agnelages et d’optimiser la gestion des lots dans mes bergeries. Par la suite, j’ai prévu, dans mon plan de développement de l’exploitation (PDE, ex EPI), la construction d’une bergerie.
Tous les animaux seront en sélection ?
Je vais démarrer avec un troupeau entier inscrit à l’UPRA Texel, et je garderai environ 220 brebis, parmi les meilleures, pour la sélection. J’orienterai le reste du troupeau vers une production d’agneaux de boucherie. Tous mes animaux quelle que soit leur destination seront soumis aux règles sanitaires imposées par la sélection.
Vous participez pour la 1ère fois aux journées portes ouvertes d’Ovins Sélection. Qu’avez-vous à vendre ?
Je propose 14 antenais à la vente. J’espère avoir de nombreuses visites et pouvoir concrétiser des ventes.
Je voudrais aussi transmettre l’intérêt de la génétique, car, choisir un bélier inscrit, c’est aussi mettre des atouts auprès de l’éleveur acheteur pour améliorer différents critères (prolificité, valeur laitière, croissance). Notre métier de sélectionneur est aussi de conseiller les acheteurs indécis dans leur choix et ainsi les aider à progresser.
Ovins Sélection organise une vente de reproducteurs inscrits les vendredi 6 et samedi 7 avril2007. A cette occasion, les éleveurs sélectionneurs de l’Allier vous accueillent sur leurs exploitations, de 9 heures 30 à 17 heures 30.
Réservez dès à présent votre journée pour venir choisir votre bélier. Renseignements au 04 70 48 42 93.
C’est parti pour la deuxième édition !
Sur le modèle des concours de jugement de bétail, cette opération, d’envergure nationale associe les Lycées Agricoles. L’objectif est de faire découvrir le métier d’éleveur ovin aux jeunes à travers une série originale de 5 épreuves théoriques et pratiques : tri de brebis, notation d’état corporel, maniabilité en quad, parage et quizz. Il s’agit de rompre avec les clichés qui collent à la production ovine et de montrer que le métier d’éleveur ovin s’inscrit pleinement dans la modernité et la technicité.
L’année dernière, deux jeunes d’Auvergne ont participé à la finale nationale au Salon International de l’Agriculture qui regroupait 25 concurrents. L’un deux, Mickaël Lavedrine, étudiant en BTS au Lycée Agricole de Brioude s’est classé deuxième. Les représentants de l’Auvergne à la finale nationale les 3 et 4 mars prochains sauront-ils faire mieux ? En tout cas, les marges de progression sont réduites.
Calendrier des Olympiades 2006-2007 en Auvergne
|
Date
|
Département
|
Lieu
|
Contact
|
|
17 janvier 2007
|
Cantal
|
Lycée Agricole de Volzac
|
Luc Hugon : 04.71.60.35.62
|
|
18 janvier 2007
|
Haute-Loire
Puy-de-Dôme |
Lycée Agricole de Brioude
(ferme du Chariol) |
JP Chaput : 04.71.74.57.57
JM Mouchard : 04.73.44.46.38
|
|
25 janvier 2007
|
Allier
|
Lycée Agricole de Moulins Neuville
|
J. Bertholon : 04.70.46.92.85
|
|
1er février 2007
|
Finale Auvergne
|
Lycée Agricole de Moulins Neuville
|
J. Bertholon : 04.70.46.92.85
|
8 bâtiments ouvriront leurs portes. Il sera ainsi possible de visiter : cinq stabulations pour vaches allaitantes, une stabulation à logettes pour vaches laitières, une bergerie tunnel et une chèvrerie avec salle de traite. C’est l’occasion, pour tous ceux qui envisagent de construire ou d’aménager un bâtiment, de voir ailleurs : conception générale, aménagements intérieurs, structures bois ou métalliques, coût, facilité de travail, tous ces éléments doivent être pris en compte. Les échanges avec les éleveurs lors de cette journée sont toujours riches d’enseignements pour tous.
Eleveurs ouvrant les portes de leurs bâtiments d’élevage :
|
Marie-Christine THOMAZET
Tarzy 03430 VILLEFRANCHE-D’ALLIER |
CHEVRERIE TUNNEL
|
|
EARL de RONGERES
Messieurs BERTIN Rongères 03170 ST PRIEST-en-MURAT |
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTESType « Agriconfort »
Aire paillée en pente + Aire de raclage |
|
EARL du REUILLON
Antoine MONCE Virlobier 03390 ST PRIEST-en-MURAT |
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée + Aire bétonnée raclée + Fumière |
|
EARL de VIRET
Gilles TOURRET 03390 ST BONNET-de-FOUR
|
STABULATION LIBRE DOUBLE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée intégrale |
|
GAEC de la VILLE
Messieurs GUILLAUMIN et MERITET 03170 MONTVICQ |
STABULATION LIBRE PAILLEE VACHES ALLAITANTES
Forage pour alimentation en eau |
|
GAEC de TIZON
Messieurs GUILLAUMIN Tizon 03170 MONTVICQ |
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
|
|
EARL CLEMENT DURIN
Le Bas du Four 03390 BEAUNE-D’ALLIER |
STABULATION LIBRE VACHES ALLAITANTES
Aire paillée + Aire raclée + Couloir de service box à veauxBERGERIE DANS ETABLE |
|
GAEC des ROCSMessieurs GAYTE
Les Rocs 03140 CHANTELLE |
STABULATION LIBRE VACHES LAITIERES
Logettes + traite arrière |
Partenaires
La Chambre d’Agriculture remercie particulièrement ces 8 éleveurs qui ont accepté d’ouvrir les portes de leur bâtiment et de consacrer une journée à l’échange et à l’accueil des visiteurs.
Elle remercie aussi les organismes partenaires de cette journée :
Le 14 décembre 2006
La traditionnelle journée Portes Ouvertes Bâtiments d’Elevage, organisée parla Chambre d’Agriculture et ses partenaires, se déroulera cette année dans le centre du département, sur le secteur de Montmarault, le jeudi 14 décembre. Une dizaine d’exploitations accueilleront les visiteurs dans différents types de bâtiments en élevage bovin allaitant, lait, ovin et caprin.
Plus que quelques semaines...
Il ne reste plus que quelques semaines pour retourner les justificatifs à votre Organisation de Producteurs ou à la Chambre d’Agriculture.
Pour ceux qui sont déjà engagés dans la mesure
Vous avez déjà rempli un contrat de demande d’aide pour cette mesure. N’hésitez pas à vous renseigner, auprès de la structure ayant monté votre dossier (O.P. ou Chambre d’Agriculture) pour vérifier si vous avez prévu un achat en 2006. Si c’est le cas, cet achat doit être réalisé, au plus tard au 31/12/2006 (vérification sur facture d’achat et date de prise de sang) et les justificatifs doivent être transmis le plus rapidement possible.
Pour ceux qui souhaitent s’engager en 2006
Vous n’avez jamais bénéficié de cette mesure. Vous pouvez encore le faire cette année. Il vous suffit de demander, à votre O.P. ou à la Chambre d’Agriculture, un contrat de demande d’aide et de le retourner avant la fin de l’année pour pouvoir en bénéficier.
Attention !
Comme nous l’avions signalé précédemment, il faut absolument respecter les engagements souscrits dans le contrat pour pouvoir bénéficier de l’aide. Si vous aviez prévu 4 taureaux, vous devez obligatoirement en avoir fait primer au moins 3 pour être « en règle ». Si vous en aviez prévu 3, vous devez en avoir au moins 2 de primés. Si vous en aviez prévu 2, vous devez en avoir fait primer au moins 1, d’ici la fin 2006.
Le montant de l’aide est de 230 € par taureau. Un seul animal est primable par an et par élevage.
Les critères d’éligibilité, pour le taureau, sont :
N’hésitez pas à contacter votre O.P. ou la Chambre d’Agriculture, pour plus d’informations.
Le 31 décembre, il sera trop tard...
Réaliser un diagnostic de santé de ses moutons
C’est dans la petite salle de Montvicq que les éleveurs étaient accueillis par Pierre Cordez, Vice-président de la Chambre d’Agriculture, représentant Jean-Marie Lesage. Ce rendez-vous leur avait été donné par les organisateurs (Chambre d’Agriculture, SEMA, organisations de producteurs et GDS) pour traiter cette année de la question sanitaire. Gérard Etien, Président du SEMA, rappelait en préambule le partenariat Chambre d’Agriculture / SEMA qui, outre l’organisation régulière de journées ovines, permettait de monter des dossiers étoffés sur le plan technique et de porter ainsi au niveau le plus haut les revendications des moutonniers.
Difficile de tenir une journée ovine sans évoquer naturellement le contexte actuel difficile de cette production. C’est ce qu’a fait le président du SEMA, se plaçant sur un plan résolument optimiste : « Après une traversée du désert, nous avons beaucoup d’espoir de voir aboutir nos revendications. » Il est revenu sur la mise en place du groupe ovin herbager, sur le soutien du Député Yves Simon, sur l’obtention de DPU pour les nouveaux installés à hauteur de la moyenne départementale et sur l’ouverture du pôle ovin au LEGTA Charles Tourret.
Tous attendaient l’intervention de Christian MAGE, spécialiste connu et reconnu de la question sanitaire en élevage qui a travaillé pour l’Institut de l’Elevage pendant de nombreuses années et continue, de façon indépendante, de dispenser des conseils aux éleveurs dans toute la France. C’est fort de cette expérience riche et des nombreuses études qu’il a mené qu’il a abordé « Les diagnostics de santé des moutons ». Son intervention durant la matinée a mis en évidence les différents diagnostics à réaliser ou faire réaliser par l’éleveur sur son troupeau.
Une surveillance attentive des animaux
La première étape du diagnostic est visuelle. Il s’agit de surveiller brebis et agneaux et de repérer par exemple, une ou plusieurs brebis qui mangent mal, qui ne ruminent pas. Amaigrissement, diarrhée, mouchage, essoufflement, toux, anémie, difficulté de marche ou encore œdème sur les brebis, doivent alerter l’éleveur. Pour les agneaux en bergerie selon s’ils sont sous la mère ou sevrés, de la même façon, il y a des signes à repérer tels que : un agneau qui ne tête pas, des grincements de dents, des tâches blanches sur la laine, diarrhée ou encore laine sèche. Au pâturage, ce peut être un ou plusieurs agneaux qui mangent mal, qui sont prostrés ou qui ont de la diarrhée. Et images à l’appui, Christian Mage détaille les parasites qui peuvent attaquer les animaux, des mouches LUCILIA SERICATA ou WOHLFARTIA MAGNIFICA, aux myiases, en passant par les tiques, le piétin, les escargots aquatiques et la grande douve. Compléter ce premier diagnostic visuel par un diagnostic zootechnique est le second conseil de Christian Mage. Il a, pour cela, donné des éléments aux éleveurs pour apprécier l’état corporel des brebis avec une échelle de notation, état qui doit tenir compte de la période selon qu’il s’agit de la mise à l’herbe ou de la mise en lutte. Méthode identique pour les agneaux.
L’analyse biologique pour conclure
Enfin, son exposé s’est terminé par le troisième temps du diagnostic qui est, celui-là, biologique. Sérologie et coproscopie sont nécessaires pour identifier les parasites et leur densité, encore faut-il savoir quoi faire analyser et quand. Interpréter correctement les résultats des analyses, traiter à bon escient avec les bons produits et en tenant compte à la fois de la durée d’action des produits et de la courbe de développement des parasites en fonction des saisons, Christian Mage sur tous ces points a donné aux éleveurs des informations précieuses. Strongylicides, douvicides, anticoccidiens, à action immédiate ou à action rémanente, ont des durées et des formes d’activité variables. Une même posologie appliquée à tout un lot entraîne des risques de sous ou de surdosage. Son conseil, trier les animaux en trois catégories, légers, moyens et lourds, et adapter les doses.
Aurèle Valogne, a ensuite complété l’information des participants par une présentation du Laboratoire départemental d’analyses, à la disposition des éleveurs pour ce diagnostic biologique, montrant les techniques d’analyses utilisées, en insistant particulièrement sur les pathologies abortives. Le GDS de l’Allier propose également des prestations aux éleveurs de moutons, c’est ce qu’a expliqué Jean-Paul Chalmet, son Président : « typage tremblante ovine, traitement parasitisme à l’entrée en bâtiments, avortements ovins, aide au diagnostic… ». Il a d’ailleurs été question à la demande des éleveurs de la création d’une caisse coup dur ovins, comme il en existe une au sein du GDS pour les bovins. Affaire à suivre, sachant bien sûr que pour qu’un tel dispositif fonctionne, il convient qu’un maximum d’éleveurs y adhérent, or, ils ne sont pas très nombreux actuellement à adhérer au GDS.
La maitrise sanitaire de l’élevage ovin
Au programme
La matinée se déroulera en salle à Montvicq (Salle des Fêtes) : rendez-vous à 9 h 45.
Le déjeuner sera pris en commun, pour ceux qui le souhaitent. Il aura lieu à la salle polyvalente de Bézenet (sur réservation, 15 € par personne).
A partir de 14 h 30, c’est l’exploitation du GAEC des Barres à Doyet qui accueillera les éleveurs. Outre la visite du site, deux ateliers de travail seront proposés :
Diversité des situations et des besoins
La commission régionale Autonomie fourragère est constituée en Auvergne par des agriculteurs, des agents des Chambres d’Agriculture, des chercheurs de l’ENITAC, de l’INRA, de l’Institut de l’Elevage et d’Arvalis Institut du végétal. Chargée d’identifier les besoins de connaissances utiles au développement de l’autonomie fourragère des exploitations et de mutualiser les expériences et les connaissances dans ce domaine, elle a récemment publié les résultats d’une enquête qu’elle a menée auprès de plus de 100 agriculteurs de la Région Auvergne. Ce travail montre qu’il existe des marges de progrès importantes et que, pour accroître l’autonomie fourragère, des chantiers sont à mettre en place sur le raisonnement de la fertilisation, la gestion du pâturage et des surfaces fourragères, la complémentation en fourrages, l’intérêt des mélanges multi-espèces et les techniques d’entretien.
Fertilisation des prairies : prédominance du duo minéral + organique
Il ressort de l’enquête que parmi les éleveurs qui fertilisent leur prairie, la majorité apporte à la fois un engrais minéral et une fertilisation organique. Les engrais minéraux les plus utilisés sont les engrais complets (N-P-K) utilisés dans 50 % des cas en foin, 45 % des cas en coupe précoce type ensilage et 64 % des cas en pâture.
Frein important : la gestion du pâturage
Le principal frein à l’exploitation de l’herbe est la gestion du pâturage. Les éleveurs lui associent 6 problèmes techniques majeurs : maîtrise de la pousse de l’herbe au printemps (trop d’herbe), manque d’herbe en été, taille des parcelles, contraintes de portance, problèmes de qualité floristique, problèmes d’appétence de l’herbe. Quelle que soit la zone, la date de mise à l’herbe est choisie en fonction de la quantité d’herbe disponible, des conditions climatiques et de la portance des sols. Et, ce sont les mêmes critères, inversement, qui déterminent la date de rentrée à l’étable. Une grande majorité d’éleveurs donne du fourrage pendant la saison de pâturage, y compris dans les zones les plus arrosées, ce qui n’est pas sans poser question.
Prairies temporaires : plus de 30 % de la SFP
On compte en moyenne 2/3 de prairies permanentes et 1/3 de prairies temporaires. Cette part de prairie temporaire est plus élevée dans l’Allier (35 %) et en Haute-Loire (33 %) que dans le Cantal (26 %) et dans le Puy de Dôme (21 %). Deux prairies temporaires sur trois sont des associations et les éleveurs cultivent jusqu’à 4 types de prairies temporaires différents : association graminées + légumineuses pour 82 % des enquêtés et 2/3 des surfaces ; graminées de longue durée cultivées en pur (RGA, dactyle, fétuque élevée) pour 22 % des surfaces avec une prédominance très forte du dactyle ; graminées de courte durée cultivée en pur (RGI ou RGH) pour 40 % des exploitations mais seulement 11 % des surfaces, légumineuses cultivées en pur pour 3 % de la surface totale.
Peu de pratique d’entretien hormis le hersage et la fauche des refus
Pour les prairies fauchées, la technique d’entretien la plus utilisée (60 % des éleveurs enquêtés) est le hersage de fin d’hiver, davantage utilisé dans le but d’émietter le fumier et d’araser les taupinières que pour régénérer et aérer les prairies. Le chaulage est très peu cité. Pour les prairies pâturées, c’est le broyage et la fauche des refus qui est la plus courante.
Vers une norme ISO 14001 appliquée aux élevages porcins
Le Président de la Chambre d’Agriculture a organisé une réunion afin que cette Charte soit présentée aux organisations agricoles départementales, aux organismes représentant la protection de l’environnement et aux associations de consommateurs. Deux parties composent cette Charte sur laquelle l’éleveur devra s’engager s’il souhaite bénéficier des aides financières du Conseil Régional pour créer ou agrandir son atelier porc.
Six conditions à respecter
Les éleveurs s’engagent à respecter 6 conditions, qui ne sont pas incluses dans la réglementation, et qui portent sur le statut, la taille et le mode de l’élevage, l’insertion paysagère des bâtiments, la limitation des nuisances et les filières qualité. Ainsi, les capitaux de l’exploitation doivent être entièrement détenus par des exploitants agricoles, la capacité de production ne doit pas dépasser l’équivalent de 168 truies en système naisseur-engraisseur. Le mode d’élevage sur litière est privilégié, le caillebotis n’est cependant pas exclu si une étude économique vient démontrer son intérêt supérieur, les aides qui lui seront réservées sont cependant inférieures. Un diagnostic paysager doit être réalisé par le CAUE et l’éleveur s’engage à en respecter les préconisations. De même, l’éleveur doit s’engager à mettre en œuvre tout moyen qui permettra de réduire les nuisances olfactives et sonores et à maintenir la chaussée après épandage en bon état de propreté. L’adhésion à un groupement de producteurs d’une part, et l’engagement dans un signe officiel de qualité, d’autre part, sont obligatoires.
Une démarche de gestion environnementale
Deuxième partie de l’engagement de l’éleveur : une démarche de gestion environnementale, qu’il doit appliquer à son élevage. Partant d’un bilan environnemental d’élevage, comportant un diagnostic de conformité réglementaire de l’exploitation, une identification et une hiérarchisation des impacts environnementaux, ainsi qu’un programme d’actions environnementales, il devra mettre en place un système de gestion environnementale avec un cadre documentaire répondant aux exigences de la norme ISO 14001. Pour l’instant, les montants des aides allouées aux éleveurs acceptant de s’engager dans la Charte ne sont pas connus de manière précise. Dans les faits, les premiers dossiers déposés sont proposés avec des taux de subvention qui varient de 5 à 26%. L’URPAL (Union Régionale Porcine Auvergne Limousin), l’IPAL (Interprofession Porcine Auvergne Limousin), le Conseil Régional d’Auvergne, sont à l’origine de cette Charte et ont largement participé à l’élaboration de son contenu avec le soutien technique de l’ENITA. Le Préfet de Région et le Président de la Chambre Régionale d’Agriculture en sont signataires à leurs côtés.
Une prairie naturelle qui, au début du mois de mai (début du premier cycle), a une valeur énergétique de 0,92 UF, perd la moitié de sa valeur un mois et demi plus tard (0,57 UF)
Au fur et à mesure du vieillissement du fourrage, sa valeur énergétique diminue, mais aussi son indigestibilité (quantité de matière sèche volontairement ingérée quotidiennement par l’agneau).
La valeur alimentaire de l’herbe pour l’agneau, qui est la combinaison de ces 2 paramètres, diminue très fortement au cours du cycle de végétation, alors que les besoins de l’agneau en croissance augmentent de façon importante et rapide.
Les agneaux se retrouvent ainsi très vite déficitaires et « végètent », d’autant plus que la production de lait de leur mère diminue aussi.
Une seule solution s’impose alors : les sevrer et les rentrer pour les finir en bergerie.
Le sevrage
Attention au poids et à l’âge ! Des essais ont effectivement démontré que plus un agneau est sevré lourd, plus sa vitesse de croissance est élevée.
Il vaut donc mieux sevrer par rapport à un poids que par rapport à un âge.
De plus, un agneau sevré précocement est un ruminant « non fonctionnel » : il est incapable de gérer la quantité en fonction de la qualité. Il ne saura donc pas accroître sa consommation lorsque la concentration énergétique de la ration diminue. Cette régulation n’apparaît que lorsque l’agneau atteint 25 à30 kg.
Soins particuliers
Quelques règles doivent être également respectées afin que cette période de transition se passe pour le mieux :
L’alimentation
Les agneaux peuvent être engraissés :
A base de maïs grain
|
Composition %
|
+ lupin
|
+ T. soja
|
+ pois
|
+ CAMV
|
|
Maïs grain
|
77
|
85
|
60
|
80
|
|
Lupin blanc
|
20
|
-
|
-
|
-
|
|
Pois
|
-
|
-
|
37
|
-
|
|
T. de soja 48
|
-
|
12
|
-
|
-
|
|
CAMV (35 % de MAT)
|
-
|
-
|
-
|
20
|
|
CMV 0-25-2
|
3
|
3
|
3
|
-
|
|
Valeur alimentaire (kg brut)
|
||||
|
UFV
PDIN (g)
PDIE (g)
P (g)
Ca (g)
|
1.08
98
109
3.7
7.9
|
1.07
99
115
4.1
7.9
|
1.04
97
107
3.9
7.7
|
1.05
110
119
3.5
6.7
|
A base de triticale
|
Composition %
|
+ lupin
|
+ T. soja
|
+ pois
|
+ CAMV
|
|
Triticale
|
75
|
85
|
57
|
83
|
|
Lupin blanc
|
22
|
-
|
-
|
-
|
|
Pois
|
-
|
-
|
35
|
-
|
|
T. de soja 48
|
-
|
12
|
-
|
-
|
|
CAMV (35 % de MAT)
|
-
|
-
|
-
|
17
|
|
CMV 0-25-2
|
3
|
3
|
3
|
-
|
|
Valeur alimentaire (kg brut)
|
||||
|
UFV
PDIN (g)
PDIE (g)
P (g)
Ca (g)
|
1.03
102
100
4.5
7.8
|
1.03
104
100
4.8
7.8
|
1.01
101
100
4.5
7.8
|
0.98
110
115
3.2
5.6
|
Seul le coût et les capacités de stockage permettront à l’éleveur de choisir. Dans tous les cas, mettre à disposition des animaux, du foin et de la paille de bonne qualité.
Afin de répondre à la demande d’appui technique et de conseils des éleveurs, et de disposer d’une méthode cohérente et harmonisée d’intervention, d’une base de données locale pour une meilleure connaissance des performances locales, adapter et conforter les conseils apportés, les Services de la Chambre d’Agriculture on développé l’outil BOVITEL.
Un élargissement du champ de service
La gestion du troupeau ne pouvant pas rester à côté, et des réglementations (IPG, Etat Civil, Registre d’élevage,...) et de l’évolution des Nouvelles Technologies, le produit a, aujourd’hui, évolué. Une segmentation, par module, permet d’adapter le service au type d’atelier et à la demande de l’éleveur.
Un produit décomposé en 7 modules
Au plan départemental, et pour conserver l’esprit de service « Appui Technique », 2 options sont proposées :
Chaque option peut, également, rajouter le module « Pocket », qui permet de travailler « sur le terrain » avec un Pocket. Rappelons, à ce sujet, que les Pockets-PC permettent de travailler, à la fois sur BOVITEL et sur PLANFUM, et que l’éleveur pourra, dans les prochaines semaines, gérer, ainsi, des lots d’animaux sur ses parcelles.
Un « service » qui continue de rencontrer le succès, la confiance et l’adhésion des éleveurs.
Actuellement, plus de 700 éleveurs ont fait confiance au service BOVITEL, mis en oeuvre par la Chambre d’Agriculture.
La phase de migration des anciennes versions techniques (BOVITEL 2), vers le nouveau produit, s’achève. Les efforts vont donc se recentrer sur :
Renseignez-vous, auprès de votre technicien de secteur, et profitez-en pour vous équiper et rejoindre le service BOVITEL.
Après l’identification des bovins, et des ovins/caprins, l’identification des porcins a fait l’objet d’un réaménagement, pour se mettre en conformité avec les réglementations communautaires. Deux textes réglementaires (Décret du 10 mai 2005 et Arrêté du 24 novembre 2005) en définissent les nouvelles modalités, qui sont, d’ores et déjà, applicables pour une grande partie.
Qu’entend-on par identification ?
Les opérations d’identification des porcins comprennent :
Qui est concerné ?
Tout éleveur, détenant, au moins, un reproducteur ou deux porcs, est concerné par la réglementation et est responsable de l’identification de ses porcs. Il doit donc mettre en œuvre les opérations énumérées ci-dessus.
1 - Identification des exploitations et des sites d’élevage
Une notion nouvelle : le site d’élevage.
Jusqu’à présent, une exploitation était officiellement considérée comme un seul site d’élevage porcin. Cependant, pour des raisons sanitaires, et, en particulier, la gestion des maladies légalement contagieuses, la distinction des groupes de bâtiments éloignés, les uns des autres, au sein d’une même exploitation, s’avère nécessaire.
Une exploitation pourra donc être subdivisée en plusieurs sites d’élevage, un site correspondant à un groupe de bâtiments ou de parcelles, proches, séparés de moins de500 m.
Ainsi, et pour répondre à cette nouvelle réglementation, tout éleveur doit se déclarer, si ce n’est déjà fait, auprès de l’Etablissement Départemental de l’Elevage (E.D.E.), qui lui attribuera :
C’est cet indicatif de marquage qui sera utilisé pour identifier les porcs du site d’élevage concerné.
Les éleveurs, déjà enregistrés auprès de l’E.D.E., disposent déjà de ces identifiants.
Toute création d’un nouveau site, scission ou fusion d’un ou plusieurs sites, doit être déclarée à l’E.D.E..
Enfin, par dérogation, lorsque cela permet de faciliter le suivi sanitaire de l’exploitation, le Préfet peut autoriser, sur demande de l’éleveur, l’attribution d’un indicatif unique, pour un ensemble de bâtiments ou de parcelles séparés d’une distance comprise entre 500 m. et 5 km.
2 - Identification des porcins
L’identification des porcins consiste à apposer, sur chaque animal, une marque (boucle auriculaire jaune ou tatouage) permettant de connaître les sites d’élevage dans lesquels il a été détenu.
Deux modalités, correspondant au type d’animal, sont retenues.
Les porcs charcutiers (destinés à la boucherie). Ces animaux sont identifiés au moyen d’une boucle « bouton », de couleur jaune, ou par tatouage, à l’oreille, au numéro de l’indicatif de marquage du site où il est élevé (ex : FR 03 ABC).
Si l’animal est appelé à circuler dans plusieurs sites, y compris de la même exploitation, il portera, aux oreilles, la trace de ce parcours.
Ainsi, un porcelet, quittant le site « naissance » pour un site « post-sevrage », portera, à la sortie du site « naissance », le numéro (boucle ou tatouage) de ce site. S’il quitte le site « post-sevrage », pour un site « engraissement », il portera, à la sortie du site « post-sevrage », un second numéro qui sera celui du site « post-sevrage ».
Quand l’animal partira pour l’abattoir, il sera, de nouveau, marqué (frappe), à l’épaule, au numéro du site « engraissement ».
Les porcs reproducteurs. Ces animaux, destinés à la reproduction, porteront, à la sortie du site de naissance, un numéro, tatoué à l’oreille, et composé de 13 caractères, soit FR + indicatif de marquage du site d’élevage naisseur (5 caractères) + millésime de l’année de naissance, suivi du numéro d’ordre de naissance dans l’élevage (1 + 5 caractères). Ex : FR 03 ABC 6 12345.
Le reproducteur qui ne quitte pas l’exploitation de naissance (auto renouvellement) peut être uniquement marqué, au départ de l’exploitation pour l’abattoir (n° du site d’élevage tatoué à l’épaule).
Départ pour l’abattoir. Lors du départ vers l’abattoir, les animaux doivent être marqués, par tatouage, à l’arrière de l’épaule (frappe), au numéro du site d’engraissement qu’ils quittent.
3 - Les documents d’accompagnement
Tous les porcins doivent être accompagnés d’un document d’accompagnement lorsqu’ils quittent une exploitation ou un site d’élevage (y compris au sein d’une même exploitation).
Ce document a comme rôle de :
Ces documents sont disponibles, auprès de vos partenaires habituels (groupements de producteurs, négociants,...) et de l’E.D.E.
4 - Registre d’élevage
Toute exploitation, à laquelle sont rattachés un ou plusieurs sites d’élevage porcin, doit disposer d’un registre d’élevage, conformément à l’Arrêté du 5 juin 2000.
La mise à jour du registre d’élevage est effectuée sous la responsabilité du détenteur - éleveur.
Rappelons que ce registre, qui peut être commun avec les autres espèces animales détenues sur l’exploitation, comporte :
Concernant les mouvements, le registre doit contenir, classés de manière chronologique, les documents d’accompagnement des mouvements concernant les entrées et sorties des sites porcins de l’exploitation.
Ainsi, et comme indiqué en début d’article, les principales opérations, déjà effectuées, demeurent. Seule la notion de site a été précisée, dans un souci sanitaire, et les documents d’accompagnement ont été revus pour préparer une prochaine notification sur la base nationale.
|
Identification porcine Disposer d’un indicatif de marquage, pour chacun des sites d’élevage L’E.D.E. adressera, à chaque éleveur concerné, un document permettant de préciser les lieux d’implantation des différents bâtiments ou parcelles, où sont élevés les porcins. A compléter et à retourner impérativement. Marquer les porcins avant toute sortie d’un site d’élevage
Compléter et signer le document d’accompagnement, à chaque arrivée ou départ de porcins, d’un des sites de l’exploitation. Mettre à jour le registre d’élevage, en y rajoutant le document d’accompagnement correspondant à chaque entrée ou sortie de porcins, d’un site de l’exploitation.
PROCHAINEMENT, notifier les mouvements à la base de données nationale. Ce dernier point n’est pas encore en place et fera l’objet d’une information spécifique, le moment venu. |
Quels traitements et à quelle période ?
Les « ténias » du chien
On dénombre trois maladies parasitaires chez les chiens, dont l’évolution des différents stades larvaires se fait par un hôte intermédiaire : le mouton. Difficilement décelables, ces maladies peuvent toutefois entraîner la mort de l’ovin infesté ou la saisie de carcasse en abattoir.
La cysticercose
Les cysticerques sont des larves qui provoquent des lésions hépatiques. Quelquefois nombreux, ils se fixent à tous les organes de l’abdomen, et ont pour conséquence une saisie partielle de la carcasse lors de l’abattage. Communément appelés « boules d’eau » par les bouchers, les cysticerques provoquent de petits kystes remplis de liquide et laissant voir un petit point blanc constituant le scolex du futur ténia qui infestera le chien.
Les chiens s’infestent par ingestion de kyste en mangeant de la viande. Les scolex contenus dans le kyste se libèrent et se fixent à la paroi intestinale du chien. Le ténia se développe en formant des anneaux qui seront ensuite expulsés dans les crottes. Le mouton, hôte intermédiaire, ingère avec l’herbe les œufs qui poursuivent leur évolution.
Seul un examen des fèces des chiens permet de diagnostiquer la présence de cysticerques. Le seul moyen de contrôler leur développement consiste à déparasiter les chiens régulièrement.
Il n’y a, par contre, aucun moyen pour éliminer les kystes chez les moutons.
La coenurose
La maladie est due à des kystes dans la moelle épinière ou dans l’encéphale du mouton. Ces parasites provoquent les symptômes suivants : encéphalite aiguë, tournis, troubles nerveux et quelquefois paralysie du train postérieur (lorsque la larve se localise dans la moelle épinière).
Le cycle des cœnures est identique à celui des cysticerques. Pour ce qui est du diagnostic, il s’effectue chez le chien par l’observation des fèces qui présentent des éléments blanchâtres et chez le mouton par l’observation de tournis.
Là encore, la guérison du mouton n’est pas possible. Le seul moyen d’action est la prévention par traitement antiparasitaire du chien régulièrement.
L’échinococcose
Les échinocoques provoquent des kystes chez les ovins. Suivant la localisation de ceux-ci, les moutons atteints maigrissent et présentent parfois des troubles hépatiques et des gênes respiratoires.
Cette maladie peut se transmettre à l’homme, qui devra subir une intervention chirurgicale délicate pour guérir.
Le cycle des échinocoques est identique à ceux des coenures et cysticerques. Là encore, seul le contrôle des carcasses à l’abattoir permet de déceler la maladie, et seul un déparasitage régulier du chien permet de la prévenir.
Les éleveurs intéressés ont rendez-vous à 9 h 30 à Saint-Prix (salle Joseph Lallias) où leur seront présentés, le résultat de l’enquête « Objectif Lait 2010 », réalisée auprès de 62 exploitations dans le département de l’Allier, la réglementation en matière de quotas laitiers, les sociétés civiles laitières. ACTEL, outil de diagnostic et de conseil, sera également présenté au cours de la matinée.
Jean-Marie Lesage, André Marais, Françoise Pierrot, Roland Sabin, Philippe Mézières, Robert Eraud et Jean-Philippe Garnier animeront cette matinée.
Après un déjeuner en commun pris sur place*, rendez-vous à 14 h 30 au Gaec Vernay « La Loge Gadet » à Isserpent.
Après un rappel de la réglementation en matière de conditionnalité et du « paquet hygiène » plus particulièrement qui rassemblent les dispositions à mettre en œuvre pour assurer la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaîne alimentaire, un autodiagnostic de l’exploitation sera établi tout au long des différents postes visités.
* Possibilité de déjeuner sur place uniquement sur réservation – Prix du repas : 15 euros – Renseignement et réservation auprès de la Chambre d’Agriculture, B.P. 1727, 03017 Moulins Cedex – 04 70 48 42 42.
Quels traitements et à quelle période ?
Parasites externes
Les maladies parasitaires externes sont provoquées par plusieurs parasites qui se localisent au niveau de la peau.
La gale
La gale est due à un acarien. On distingue 3 acariens qui provoquent ainsi 3 types de gales différentes :
La gale se rencontre surtout sur des animaux en manque d’état corporel. Un animal atteint contamine très rapidement ses congénères. Les acariens responsables de la gale sont le plus souvent présents dans les bergeries, mais peuvent survivre en milieu extérieur durant plusieurs mois.
Le meilleur moyen de lutte contre la gale est la prévention, qui se fait par désinfection des bâtiments d’élevage avec de l’eau bouillante haute pression, puis par pulvérisation d’un produit acaricide.
En cas d’infestation, il faut traiter tous les animaux du lot, soit par balnéation ou douche, soit par injection. Ce traitement devra être réalisé 2 fois à 15 – 20 jours d’intervalle.
|
Mode d’action
|
Famille
|
Matière active
|
|
Balnéation ou douche
|
Organophosphorés
|
Diazinon
Diazinon + Malathion
Propétamphos
|
|
Formamidine
|
Amitraz
|
|
|
Pyréthrinoïdes
|
Fenvarelate
Deltamétrine
|
|
|
Injection
|
Avermectine
|
Ivermectine
|
|
Milbémycine
|
Moxidectine
|
La teigne
La teigne est causée par un champignon qui se développe dans les pores de la peau. La multiplication de ce champignon provoque des réactions inflammatoires avec des lésions arrondies et une dépilation. Ces lésions sont recouvertes de squames grisâtres ou de croûtes épaisses.
L’infestation peut se développer par l’introduction d’animaux infestés, mais aussi par l’apport de paille ou de fourrage contaminé. Une mauvaise ambiance du bâtiment favorise le développement de l’infestation.
Le diagnostic visuel peut être confirmé par une analyse en laboratoire des croûtes.
Comme pour la gale, une désinfection des bâtiments à l’eau bouillante haute pression est la meilleure des préventions. Un produit antifongique pourra d’autre part être utilisé pour tremper le matériel.
En cas d’infestation, on peut intervenir localement sur les lésions ou bien par voie orale. Tous les animaux devront être traités.
|
Mode d’action
|
Matière active
|
|
Locale
|
Enilconazole
|
|
Natamycine
|
|
|
Voie orale
|
Griséofulmine
|
Les myiases
La maladie est provoquée par les larves de 2 types de mouches carnassières : Lucilia Sericata et Wohlfartia Magnifica. Respectivement, les larves se situent au niveau des zones enlainées, (sur le dos, la croupe et le garrot) et au niveau des onglons, des plaies (caudectomie) et des organes génitaux.
L’infestation se produit pendant les périodes chaudes. Les larves creusent des galeries et provoquent des lésions et des inflammations souvent impressionnantes, qui peuvent entraîner la mort de l’animal si l’éleveur n’intervient pas.
Différents insecticides sont efficaces pour lutter contre cette maladie, à base de Diazinon, Propétamphos, Formamidine,… Il existe d’autre part un produit à base de Dicyclanil, qui agit de façon préventive durant plusieurs semaines.
Les poux
On trouve 2 types de poux : les broyeurs et les piqueurs. Visibles à l’œil nu dans les plis de la toison, ils provoquent des irritations et des démangeaisons. Essentiellement présents sur les animaux en bergerie, ils provoquent des retards de croissance lors d’infestation massive.
Seul un diagnostic visuel permet d’identifier la maladie.
En prévention, il est conseillé de désinfecter la bergerie avec de l’eau bouillante haute pression, complétée ensuite par une pulvérisation à l’aide d’un produit insecticide.
En curatif, l’éleveur peut intervenir par baignade, douche ou par injection.
|
Mode d’action
|
Matière active
|
|
Balnéation ou douche
|
Diazinon
|
|
Diazinon + Malathion
|
|
|
Propétamphos
|
|
|
Deltamétrine
|
|
|
Injection
|
Ivermectine
|
|
Moxidectine
|
La semaine prochaine : Les ténias du chien qui se développent chez les ovins.
Etre éleveur laitier demain dans l’Allier
Comment, avec quelles opportunités et quelles conditions de vie pourra-t-on être éleveur laitier demain dans notre département ? C’est à cette question que tentera de répondre la journée départementale laitière qui se tiendra le 8 juin prochain à Saint-Prix et Isserpent . L’organisation du travail en élevage laitier, l’étude qui porte sur « Objectif lait 2010 », la réglementation sur l’attribution des quotas, ou encore la constitution de société civile laitière, sont autant des thèmes qui seront abordés le matin par plusieurs intervenants.
C’est l’exploitation du GAEC Vernay, à Isserpent qui accueillera les participants l’après-midi pour une approche très concrète de la conditionnalité. Un diagnostic sera réalisé et commenté par les techniciens de la Chambre d’Agriculture qui permettra d’aborder les principaux points à respecter : hygiène, identification, environnement, etc…
Pour tout renseignement et pour vous inscrire dès maintenant à la journée, contacter la Chambre d’Agriculture : 04 70 48 42 42.
Quels traitements et à quelle période ? Strongles pulmonaires, douves et oestres
Après le système digestif, penchons-nous aujourd’hui sur les parasites du système respiratoire et hépatique.
Le système respiratoire
Les strongles pulmonaires : ils se nomment Dictyocaules et Protostrongles.
Les Dictyocaules migrent au travers des poumons, évoluent au stade adulte et se localisent dans les bronches et la trachée. La maladie se développe lors de la migration des larves, provoquant des irritations et des lésions au niveau du tissu pulmonaire. Elle provoque essoufflement, jetage, toux et perte d’état corporel. Les larves sont dégluties et rejetées avec les crottes pour contaminer les prairies et réinfester les ovins.
Les larves ingérées par les ovins passent dans la paroi intestinale au niveau du tube digestif, puis dans les voies lymphatiques et sanguines pour atteindre le poumon.
Les Protostrongles sont localisés dans les bronchioles et dans les alvéoles pulmonaires. Ils provoquent l’épaississement des tissus ainsi que des lésions, rendant des parties de lobes non fonctionnelles. Les ovins infestés sont essoufflés, même au repos. Comme pour les Dictyocaules, c’est lors du pâturage que les ovins s’infestent, en ingérant de minuscules escargots terrestres présents sur les herbes. Ces escargots, hôtes intermédiaires des larves de protostrongles, sont essentiellement présents sur les herbes sèches, et préfèrent les terrains calcaires et alcalins.
La période à risque d’infestation se situe de mi juin à fin septembre. En effectuant un examen coprologique en fin d’année (mi novembre), l’éleveur devra, si besoin, traiter ses animaux à cette même période. Diverses familles d’antiparasitaires existent, dont certaines ont une action rémanente.
|
Mode d’action
|
Famille
|
Matière active
|
|
Immédiate
|
Imidazothiazoles
|
Lévamisole
|
|
Benzimidazoles
|
Albendazole, Fenbendazole, Oxfendazole
|
|
|
Guanidine
|
Fébantel
|
|
|
Nitrophénylguanidine
|
Nétobimin
|
|
|
Thioallophanate
|
Thiophanate
|
|
|
Avermectine
|
Ivermectine
|
|
|
Rémanente
|
Avermectine
|
Ivermectine
|
|
Milbémycine
|
Moxidectine
|
Le système hépatique
La grande douve ou fasciolose
La grande douve est un vers plat de forme triangulaire et de couleur blanc nacré, mesurant environ2 cm de long.
Les oeufs produits par les grandes douves et rejetés sur les prés excrètent un miracidium. Celui-ci a besoin d’un hôte intermédiaire, la limnée, pour se développer en cercaires. Ce sont les cercaires qui par la suite se fixeront sur les herbes et infesteront les ovins lors du pâturage. Les cercaires ingérés se désenkystent dans le tube digestif, et évoluent en jeunes douves qui migrent vers le foie en traversant l’intestin. Les douves se fixent dans les canaux biliaires, détruisent les cellules hépatiques et provoquent des hémorragies.
Les animaux atteints montrent les symptômes suivants : amaigrissement rapide et important, anémie, diarrhées. Dans les cas extrêmes, la laine tombe, l’animal peine à se déplacer et présente le signe de la bouteille (œdème au niveau de l’auge). La mort est alors fréquente.
Les limnées, hôtes intermédiaires des grandes douves, vivent dans les milieux humides. L’un des moyens préventifs contre les infestations de grande douve est donc l’assainissement des zones humides.
Les périodes d’infestation se situent depuis la mise à l’herbe jusqu’en septembre. Il est conseillé de réaliser des diagnostics 3 fois dans l’année, en juillet, septembre et novembre. Ces diagnostics peuvent se faire soit par coprologie, soit par sérologie. D’autre part, les abattoirs contrôlent les foies.
Comme pour la plupart des parasites, de nombreuses familles de produits douvicides existent, mais tous n’ont pas la même efficacité selon l’âge des grandes douves :
|
Famille
|
Matière active
|
|
Benzimidazole
|
Triclabendazole, Albendazole
|
|
Nitrophénil
|
Nitroximil, Bitionoloxide
|
|
Nitrophénylguanidine
|
Nétobimin
|
|
Salycilanilide
|
Closantel, Oxyclosanide
|
Efficacité des douvicides selon l’âge des grandes douvesAge des douves en semaines
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
|
Bithionoxolide |
|||||||||||||||
|
Oxyclosanide |
|||||||||||||||
|
Nétobimin |
|||||||||||||||
|
Albendazole |
|||||||||||||||
|
nitroxinil |
|||||||||||||||
|
closantel |
|||||||||||||||
|
triclabendazole |
|||||||||||||||
La petite douve ou dicrocoeliose
Les petites douves sont des vers plats, de couleur brune, qui se situent au niveau des canaux biliaires. Les petites douves y pondent leurs œufs, qui sont ensuite rejetés sur les prairies.
La petite douve a besoin de 2 hôtes intermédiaires pour faire son cycle. Le premier est un escargot terrestre qui ingère les œufs. Ceux-ci éclosent, et se transforment, après plusieurs étapes, en cercaires. Les cercaires sont ensuite expulsées de l’escargot dans des boules de mucus. Ces dernières sont alors ingérées par un second hôte intermédiaire, la fourmi. Les ovins, en pâturant, ingèrent les fourmis. Les cercaires migrent alors vers les canaux biliaires, évoluent en petites douves qui se nourrissent de sucs digestifs.
L’infestation a lieu principalement pendant la période estivale, de juin à septembre. Le surpâturage et les sécheresses augmentent les risques d’infestation.
Les symptômes de la dicrocoeliose sont identiques à ceux des autres maladies parasitaires, d’où la difficulté du diagnostic. Seuls des examens coprologiques permettent de dépister la présence de ces parasites. Les prélèvements sont à effectuer de préférence en fin de période de pâturage, vers octobre novembre. En cas de diagnostic positif, le traitement doit être effectué au moment de la rentrée en bergerie.
Antiparasitaires actifs contre la petite douve
|
Famille
|
Matière active
|
|
Benzimidazole
|
Albendazole
|
|
Nitrophénylguanidine
|
Nétobimin
|
|
Thioallophanate
|
Thiophanate
|
L’oestrose ovine
Cette maladie est due à la présence et au développement de larves d’insectes dans les cavités nasales et les sinus des ovins. Les larves irritent la muqueuse nasale, et déclenchent des inflammations. Les animaux atteints éternuent, secouent la tête, présentent des écoulements et des jetages. Dans les infestations massives, les animaux peuvent même présenter quelquefois des troubles nerveux.
Les insectes responsables de cette maladie sont des mouches d’environ 1 cm, qui pondent leurs larves aux commissures nasales des ovins. Les larves passent différents stades, produisent des nymphes qui sont rejetées au sol lors de l’éternuement. La larve s’enfonce alors dans le sol, forme une pupe, d’où sortira une mouche à la belle saison.
Le diagnostic s’effectue essentiellement par l’observation. Les matières actives Closantel, Nitroxinil, Ivermectine, Moxidectine, … sont utilisées pour lutter contre ces parasites.
La semaine prochaine : les parasites externes.
Quels traitements et à quelles périodes ?
On peut traiter systématiquement l’ensemble de son troupeau régulièrement contre tous les parasites susceptibles d’être présents, mais le coût d’une telle méthode est souvent exorbitant. Comprendre le cycle des parasites et en connaître les symptômes permettent de cibler le traitement à réaliser tout en réduisant la facture.
Pour vous y aider, nous allons aborder chacun des parasites au cours des semaines à venir.
Quelques rappels …
Comment traiter ?
La plupart des antiparasitaires font l’objet d’une posologie pour 10 kilos. Il est évident que l’éleveur ne va pas peser chacun de ses agneaux au préalable de l’intervention. Il faut donc, pour un maximum d’efficacité, et sans danger pour l’animal, doser le produit en fonction de l’animal le plus lourd du lot à traiter. Cette méthode exclue évidemment les agneaux trop chétifs pour lesquels il faudra redoser à bon escient.
A chaque système ses parasites …
Les strongles gastro-intestinaux
Dans la caillette, on trouve Ostertagia, Haemonchus et Trichostrongylus. Dans l’intestin grêle, Coopéria, Nématodirus et Trichostrongylus.
Lors de l’infestation, ils provoquent diarrhées, perte d’appétit, perte de poids et anémie.
On observe essentiellement 2 périodes d’excrétion et un pic d’infestation. La première période d’excrétion se situe au printemps, lorsque les larves absorbées par les ovins à l’automne se désenkystent, d’où la possibilité d’être confronté à ces strongles en bergerie ou sur une pâture neuve. La seconde période est l’automne, après que les ovins se soient infestés en pâturant. Le pic d’infestation se situe quant à lui au printemps et début d’été, quand les ovins pâturent des prairies contaminées.
Diverses familles d’antiparasitaires existent, dont certaines ont une action rémanente :
Antiparasitaires à action immédiate
|
Famille
|
Matière active
|
|
Benzimidazoles
|
Albendazole, Fenbendazole, Mebendazole, Oxibendazole, Oxfenbendazole, Thiabendazole
|
|
Guanidine
|
Fébentel
|
|
Imidazothiazoles
|
Lévamisole, Tétramisole
|
|
Nitrophénylguanadine
|
Nétobimin
|
|
Thioallophanate
|
Thiophanate
|
Antiparasitaires à action rémanente
|
Famille
|
Matière active
|
Durée de rémanence
|
|
Avermectine
|
Ivermectine
|
15 à 21 jours
|
|
Milbémycine
|
Moxidectine
|
35 jours
|
|
Salicilanilide
|
Closantel
|
6 à 8 semaines
|
Quand intervenir ?
Avec des produits à action immédiate : sur agneaux et brebis, la première intervention se situe fin juin-début juillet. Pour les agneaux qui seront rentrés en bergerie pour être finis, un second traitement sera nécessaire courant août. Pour les autres agneaux, qui resteront sur des prairies déjà pâturées au printemps, le traitement devra être renouvelé tous les mois. Pour les brebis, le traitement pourra être renouvelé 1 mois avant la mise en lutte si celles-ci manquent d’état, puis au moment de la rentrée en bergerie.
Avec des produits à action rémanente : la première intervention devra se faire 6 semaines après la mise à l’herbe, sur agneaux et brebis. Un second traitement aura lieu 8 semaines après le premier. Celui-ci devra être couplé avec un traitement spécifique contre les Haemonchus. Les agneaux « traînards » devront être retraités à l’entrée en bergerie. Il en sera de même pour les brebis. Comme pour les produits à action immédiate, un traitement préalable pourra être fait 1 mois avant la mise en lutte si celles-ci manquent d’état.
Monézia ou ténia
Les monézia ou ténia se rencontrent principalement chez les agneaux au pré. Localisés dans l’intestin grêle, les ténias s’implantent dans la muqueuse en se fixant grâce à leur scolex. L’extension en longueur des ténias provoque un encombrement du tube digestif et une irritation de la muqueuse intestinale.
Les symptômes se manifestent souvent par une perte d’état corporel importante et rapide. Les agneaux sont ballonnés, leur laine est sèche et terne. On retrouve dans les crottes des anneaux de ténia, qui contiennent les œufs de ces parasites. Un acarien des prairies, appelé oribate, ingère les œufs qui se développent. L’oribate ingéré à son tour avec l’herbe par les ovins infeste ces derniers.
Les agneaux sont plus sensibles au ténia, du fait de leur première infestation, les autres catégories d’ovins ayant quant à eux développé une immunité.
Seul un antiparasitaire effectué régulièrement et dosé correctement est efficace.
|
Famille
|
Matière active
|
|
Sel de Pipérazine
|
Niclozanide
|
|
Benzimidazole
|
Albendazole , Fenbendazole, Oxfendazole
|
|
Nitrophénylguanadine
|
Nétobimin
|
|
Thioallophanate
|
Thiophanate
|
|
Guanidine
|
Fébentel
|
Quand intervenir ?
Le premier traitement devra être effectué un mois et demi après la mise à l’herbe, puis renouvelé tous les mois et demi. Attention : le traitement permet aux agneaux d’excréter les parasites. Il faut donc impérativement laisser les agneaux 12 heures en bergerie après l’intervention, sous peine que les parasites contaminent encore davantage les prairies.
Le Paraphistome :
Les paraphistomes se situent au niveau du rumen. De forme ovoïde et de couleur rosée, ils se fixent grâce à leur ventouse et détruisent les papilles de la paroi ruminale. Ils provoquent des diarrhées parfois noirâtres et très liquides et une perte d’état corporel importante.
De la famille des grandes douves, les œufs de paraphistomes se développent en milieu humide et ont besoin de lymnées (escargots aquatiques) pour continuer leur cycle. Les larves se développent ainsi dans la lymnée, quittent ensuite leur hôte et se fixent sur les herbes.
Ainsi, les animaux s’infestent en pâturant les endroits humides. L’infestation se produit surtout pendant l’été et à l’automne.
Une coprologie en fin de saison permet de diagnostiquer la présence de paraphistomes à la suite de laquelle un antiparasitaire devra être fait. Les matières actives efficaces sont le Bithionoxolyde et l’Oxyclosanide.
Le sevrage des mouillères et des zones à risques reste toutefois, comme pour la grande douve, la meilleure des préventions.
La semaine prochaine : Strongles pulmonaires, douves et oestres.
Agneaux à l’engrais, strongyloses et coccidioses
Les strongles digestifs
Ils provoquent diarrhées, perte d’appétit, perte de poids et anémie. Ces parasites sont présents sur la litière en bergerie et sur l’herbe.
Un des symptômes est la présence de tâches rondes et claires sur la toison de l’agneau. Dès les premiers signes, il faut traiter et renouveler ensuite tous les mois. Divers produits existent, à base d’Albendazole, de Fébantel, Lévamisole, Nétobimin,… Certains ont une action rémanente.
Les coccidies
Elles provoquent la destruction de la muqueuse intestinale et se traduisent par des diarrhées hémorragiques ou noirâtres. La coccidiose peut toucher les agneaux de bergerie et d’herbe. La première infestation a lieu dans les premiers jours après la naissance. Les animaux développent la maladie à cause de facteurs favorisants : mauvaise hygiène du bâtiment, stress,….
Les coccidies excrétées par les animaux sous forme d’ookystes se fixent sur la litière, les murs, les râteliers,… Les ookystes survivent plusieurs mois en milieu humide contre quelques jours en milieu sec.
Un traitement oral pendant 5 jours à base de sulfamide est efficace. La meilleure solution est toutefois la prévention en nettoyant les bâtiments à l’eau bouillante haute pression, et en incorporant un anticoccidien dans l’aliment.
Adaptation des systèmes de production
Rendez-vous à 9 h 30 à Tronget (Salle municipale Robert Deternes) pour une matinée en salle consacrée à l’évolution de la production bovine départementale, à l’adaptation des systèmes de production dans le nouveau contexte des marchés internationaux et de la réforme de la PAC. Jean Devun, de l’Institut de l’Elevage, ainsi que Thierry Boulleau du SIDAM interviendront sur ces sujets.
Après un déjeuner pris en commun, la journée se poursuivra par la visite de deux exploitations bovines : Maurice CHOPIN à Deux Chaises et le GAEC des Brosses à Saint-Sornin, qui avec deux systèmes de production différents, illustreront concrètement les débats de la matinée. Des thèmes techniques, sur l’alimentation, la réforme des vaches, la finition, BOVITEL,…. seront également abordés l’après-midi.
Pour tout renseignement : Chambre d’Agriculture : 04 70 48 42 42.
L’identification des ovins et des caprins est une obligation qui s’impose, déjà, depuis plusieurs années, à toute personne détenant au moins un animal, quelle que soit l’activité de ce détenteur. Si les éleveurs « professionnels », ou concernés par une activité agricole, connaissent et appliquent cette réglementation, elle a pu échapper à d’autres membres de la collectivité rurale. Après une information, à ce sujet, l’été dernier, par voie de presse et le canal des Mairies, les détenteurs, qui n’auraient pas encore régularisé leur situation, sont invités à le faire, rapidement, et AVANT LE 30 AVRIL 2006.
Nous rappelons que les détenteurs, non encore engagés dans ce dispositif, doivent :
Pour toute information complémentaire, s’adresser auprès de l’E.D.E. (adresse ci-dessus) ou au C.I.P.C.A. (22, rue Diderot - B.P. 809 - 03008 MOULINS Cedex - Tél. : 04 70 48 42 73), maître d’oeuvre départemental délégué.
La barrette souple constitue un des repères possibles pour identifier les ovins et caprins. Après l’agrément et la mise à disposition d’un premier type de matériel (Strip tag de ZEETAG), la société CHEVILLOT vient de se voir notifier l’agrément pour son modèle "cheviflex".
Il existe donc, maintenant, deux types de matériels disponibles.
Pour commander : Comme pour les pendentifs, le département continuera à proposer les différents matériels agréés. Les éleveurs intéressés se font connaître auprès du CIPCA qui leur adressera les bons de commandes nécessaires. L’éleveur choisira entre les 2 fabricants agréés le matériel qu’il souhaite acquérir.
Les documents de circulation : Ces documents sont obligatoires pour tout mouvement (ventes ou achats) d’ovins/caprins. Un double doit être conservé dans votre registre d’élevage. Son utilisation fait partie des points qui seront contrôlés dans le cadre de la conditionnalité 2006.
Ce matériel est disponible auprès du CIPCA (04.70.48.42.17).
Le diagnostic amiante doit être réalisé avant le 31 décembre
Il incombe au propriétaire et non à l’exploitant du bâtiment de faire réaliser le diagnostic pour se mettre en conformité avec la réglementation relative à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante qui impose à l’ensemble des immeubles d’activités agricoles ou industrielles (à l’exception de ceux à usage d’habitation) pour le 31 décembre 2005, un dossier technique amiante.
Ce dossier technique doit regrouper l’ensemble des informations sur la présence de l’amiante dans le (ou les) bâtiment(s) et particulièrement la localisation des matériaux amiantés. Il devra être tenu à la disposition de tout agent ou service de prévention, d’hygiène et de sécurité de l’inspection du travail. Le propriétaire sera également tenu de communiquer ce dossier à toute entreprise ou personne amenée à effectuer des travaux sur le bâtiment et de conserver une trace écrite de cette communication.
Le contenu du dossier amiante
Le diagnostic doit être réalisé par un contrôleur technique agréé ou par un technicien de la construction ayant suivi une formation appropriée et obtenu une attestation de compétence. Plusieurs organismes sont agréés dans le département pour ce faire. La Chambre d’Agriculture dispose également d’un agent récemment formé et agréé.
Il s’agit de rechercher les flocages, calorifugeages et faux plafonds et, en cas de présence d’amiante, d’évaluer leur état de conservation afin de définir les actions à engager :
Par mesure de précaution, il est prudent d’élargir le repérage d’amiante à tous les matériaux accessibles sans travaux destructifs y compris les toitures et bardages afin de les mentionner au constat et afin d’éviter tout litige ultérieur.
Concernant les flocages, calorifugeages et faux plafonds, ceux–ci doivent être repérés, l’amiante identifié puis son état de conservation doit être évalué à l’aide de grilles.
Ainsi, en fonction de l’état de dégradation constaté des matériaux, le propriétaire devra procéder à un contrôle périodique, dans un délai maximum de 3 ans ou à l’occasion de toute modification substantielle de l’ouvrage ou de son usage. Si les matériaux commencent à se dégrader, il devra surveiller le niveau d’empoussièrement dans ce même délai de trois ans. S’ils sont fortement dégradés, il devra procéder à des travaux de retrait ou de confinement. Des mesures conservatoires devront être mises en place avant le démarrage des travaux qui devront être achevés dans un délai de 3 ans suivant la réception des résultats du diagnostic.
Méthodologie du diagnostic
Cas de vente ou de démolition d’un bâtiment
Si le bâtiment est mis en vente, un diagnostic technique amiante est obligatoire et doit permettre d’informer l’acquéreur de la situation du bâtiment quant à la présence ou à l’absence de matériaux contenant de l’amiante. Ce diagnostic doit être annexé aux promesses et actes de vente.
En cas de démolition, l’ensemble des matériaux est sollicité, de ce fait les catégories de matériaux concernés sont plus nombreuses et les modalités sont différentes car le diagnostic concerne également des matériaux inaccessibles auxquels on ne peut accéder qu’à l’occasion de la démolition.
Les résultats du repérage doivent être transmis à toutes personnes physiques ou morales appelées à concevoir et ou à réaliser les travaux de démolition.
Ainsi, sauf impossibilité technique, il doit être procédé avant la démolition, à un retrait des matériaux contenant de l’amiante. Un plan de retrait doit être établi par l’entreprise et transmis à l’inspection du travail un mois avant le début des travaux.
Déduction des revenus fonciers
La part des dépenses relatives à des opérations de recherche et d’analyse de la nocivité de l’amiante supportée par un propriétaire bailleur constitue une dépense d’entretien déductible pour la détermination des revenus fonciers. Quand des opérations de recherche mettent en évidence la présence d’amiante les dépenses d’enlèvement, de fixation et d’encoffrement sont également déductibles.
Les contrôles
L’Etat est susceptible de contrôler la réalisation des diagnostics et des sanctions pénales peuvent s’appliquer. Les propriétaires n’ayant pas rempli leurs obligations encourent en effet une amende de 3ème classe pour les contrôles après travaux (450 €) et une amende de 5ème classe pour les autres obligations (1500 €). Pour les personnes morales, les amendes sont quintuplées et en cas de récidive, l’amende est réitérée, voire doublée.
Pour tous renseignements complémentaires ou pour vous inscrire en vue de la réalisation d’un diagnostic, vous pouvez contacter la Chambre d’Agriculture au 04.70.48.42.42 ou au 04.70.47.79.24.
Des traitements antiparasitaires à la carte pour vos lots de bovins
La rentrée en bâtiment est une période où se réalisent plusieurs traitements antiparasitaires des bovins. Quels lots de bovins traiter ? Contre quels parasites ? Tout dépend de vos catégories de bovins, des traitements que vous avez ou non effectué sur vos différents lots, des résultats des diagnostics que vous ferez, mais tous vos bovins ne sont pas à traiter systématiquement.
Les traitements contre les strongles digestifs
Les strongles gastro intestinaux concernent tous les bovins mais ne justifient pas pour autant une intervention systématique pour toutes les catégories de bovins.
Les élèves de 18 mois
La stratégie d’intervention sur les mâles et les femelles de 18 mois à la rentrée dépend de la conduite et des interventions déjà effectuées au cours de la saison de pâturage.
Si en août au moment du transfert des animaux sur les repousses saines (pâture après fauche de foin) et si un traitement à cette époque avec un produit à action rémanente a été effectué, à la rentrée en bâtiment vous n’avez pas à intervenir à nouveau compte tenu de la faible infestation d’automne et du développement de l’immunité qui est en cours d’acquisition et qu’il est indispensable de préserver.
En revanche, dans les situations où vous êtes intervenus avec un produit à action immédiate et que la rentrée de vos animaux a lieu tardivement, il est judicieux de renouveler le traitement à l’entrée avec un produit à action immédiate.
Pour des raisons d’organisation de pâturage et de travail, si vous avez mis un bolus en début de saison de pâture, il n’est pas nécessaire d’envisager un traitement supplémentaire. De même pour ceux qui auraient utilisé un strongylicide à action rémanente en début de pâturage et qui auraient renouvelé l’intervention en juin.
Les veaux de l’année
Comme cela a été abordé dans de précédents articles, les traitements des veaux contre les strongles digestifs dépendent essentiellement de la période de sevrage et du mode de conduite après sevrage (poursuite du pâturage ou rentrée en bâtiment).
La grande douve et les paramphistomes
La grande douve et les paramphistomes sont deux parasites qui se développent dans des endroits humides séparément ou simultanément. Si vos animaux pâturent des prairies humides, vous êtes très certainement concernés quelles que soient les catégories d’animaux.
Pour la grande douve : si vous n’avez pas procédé à un diagnostic précoce, il est recommandé de vous assurer du statut de votre élevage par sérologie sur sang de mélange à l’occasion de la prophylaxie. Si le résultat est positif, organisez la mise en oeuvre du traitement dans les meilleurs délais pour tous les lots d’animaux (cf. tableau ci-dessous).
Pour les paramphistomes : (même démarche que pour la douve) si vous n’avez pas procédé à un diagnostic précoce, il est recommandé de réaliser une coproscopie sur 5 ou 6 bovins par catégorie dès la rentrée. Si le(s) résultat(s) sont positif(s) intervenez dans les meilleurs délais. Pour ce parasite, une seule matière active est disponible : l’oxyclozanide.
Douvicides (fasciolicides) pour les bovins
|
Source C. Mage
|
Age des douves (semaines)
|
|||||||||||||||
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
8
|
9
|
10
|
11
|
12
|
13
|
14
|
15
|
16
|
|
|
Action larvicide et adulticide
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Triclabendazole
|
||||||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Closantel
|
|||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nitroxinil
|
|||||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||||||||||||||||
|
Action adulticide
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Oxyclozanide
|
|||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Clorsulon
|
||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Albendazole (10 mg/kg)
|
||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Douvicides : deux catégories de produits
Ces médicaments n’ont pas d’action longue durée à l’exception du closantel (environ 4 semaines).
Les parasites externes
Les traitements des bovins d’un même lot sont à réaliser dès la présence de poux sur quelques animaux. Il est opportun d’effectuer deux traitements à 15 jours d’intervalle pour éliminer les nouvelles populations de poux issus des lentes.
|
Mode d’administration
|
|||
|
|
Injectable
|
Pour on
|
Pulvérisation, bain, spray
|
|
Ivermectine
|
Poux piqueurs
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
-
|
|
Doramectine
|
Poux piqueurs
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
-
|
|
Eprinomectine
|
Poux piqueurs
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
-
|
|
Moxidectine
|
Poux piqueurs
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
-
|
|
Pyréthrinoïdes
|
-
|
-
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
|
Organophosphorés
|
-
|
-
|
Poux piqueurs et broyeurs
|
Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture
Des réseaux de référence à l’appui technique collectif et individuel
La Chambre d’Agriculture de l’Allier est un partenaire naturel et habituel de la Société d’Agriculture pour le Concours de Moulins. Elle est très attachée au maintien dans l’Allier de cette manifestation qui contribue à valoriser l’ensemble de l’élevage de l’Allier. Elevage au développement duquel travaillent quotidiennement ses responsables professionnels et ses techniciens spécialisés.
Du côté des élus, Jean-Paul Chalmet (Cérilly) est Président de la commission Elevage et Michel Labouesse (Saint-Angel) est Président de l’EDE (Etablissement Départemental d’Elevage). Ils sont tous les deux les rapporteurs privilégiés de toutes les questions d’élevage au Bureau de la Chambre. Patrice Bonnin (Molles) est quant à lui chargé de l’informatique et plus particulièrement de BOVITEL. Trois élus ont en charge l’élevage ovin : Pierre Cordez (Souvigny), Gérard Etien (Chatelus) et Henri Thieulin (Saint-Menoux). Françoise Pierrot (Mercy) et Roland Sabin (Saint-Plaisir) sont responsables de l’élevage laitier.
Placés sous l’autorité de René Vernisse, chef du Service Technique Elevage, 8 agents spécialisés sont employés par la Chambre d’agriculture en élevage. Il s’agit de Jean-Michel Laroche, Raphaël Colas, Franck Doriat, Bernard Jacquy, Daniel Lafaye pour ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, Karelle Tourret et Bernadette Vignaud pour l’élevage ovin, Jean-Philippe Garnier pour le lait.
L’EDE est un service de la Chambre d’Agriculture agréé par le Ministère de l’Agriculture. A ce titre, il est responsable de l’identification des animaux, du contrôle de performance et du livre zootechnique.
Des références pour orienter les conseils
Le service technique élevage est un service d’intervention. La base de son travail est constituée par les réseaux de fermes de référence. En production viande, bovine et ovine, et en lait, une quarantaine d’exploitations sont ainsi suivies à la loupe. Leurs résultats techniques et économiques, analysés en fonction des systèmes d’élevage et des choix techniques, permettent aux agents de la Chambre d’Agriculture et des autres structures d’élevage d’asseoir leurs conseils techniques. Les données recueillies permettent aussi à l’institution de projeter les effets de telle ou telle politique agricole. Les résultats sont publiés chaque année et diffusés aux partenaires départementaux de l’élevage, aux organisations économiques et aux établissements d’enseignement.
L’informatique au service des éleveurs
Le logiciel BOVITEL est mis à la disposition des éleveurs par la Chambre d’Agriculture dans le cadre d’un contrat d’appui technique. Elle en assure l’installation, la formation à l’utilisation et la valorisation des enregistrements. Plus de 700 éleveurs sont aujourd’hui équipés dans l’Allier. En plus du service qu’il apporte directement aux éleveurs, le logiciel permet de collecter des données d’élevage pour renforcer celles qui sont issues des réseaux. Il contribue ainsi à une meilleure connaissance des performances et des résultats des élevages de l’Allier. La synthèse des données dont ils sont destinataires permet aux éleveurs de se positionner par rapport aux autres. Ils bénéficient en outre du conseil des techniciens de la Chambre à partir de ces résultats techniques et économiques.
De la même manière, la Chambre d’Agriculture diffuse le logiciel Ovinviande.
Appui collectif et individuel
Des groupes d’agriculteurs constitués, comme les CETA ou informels, bénéficient également des services techniques de la Chambre d’Agriculture. Deux CETA ont travaillé sur l’organisation du travail en élevage laitier en recherchant des solutions pour alléger les contraintes quotidiennes. Un outil de diagnostic et de conseil aux éleveurs est maintenant disponible. Deux CETA viande poursuivent des actions régulières visant à améliorer la conduite et la productivité de leurs élevages. Trois groupes d’éleveurs ovins conduisent une réflexion sur le thème de l’ergonomie et de l’amélioration des conditions de travail. A ce conseil collectif s’ajoutent des prestations de conseils individuels apportés par les techniciens de la Chambre, en matière de PAC, de CAD, d’installation, etc.…
Commission Génétique
Une des originalités de l’Allier est d’avoir mis en place une commission qui regroupe tous les acteurs de la génétique bovine allaitante. Cette commission, animée par la Chambre d’Agriculture et présidée par Michel Labouesse est notamment à l’origine de l’édition du Catalogue annuel des Elevages de Sélection de l’Allier. Elle émet des propositions sur les différents programmes de financements génétiques, qu’ils soient régionaux ou départementaux. La Chambre d’Agriculture, en relation étroite avec d’autres partenaires, participe à la mise en œuvre de ces programmes, au suivi des dossiers et à la gestion des demandes.
Foires et concours
La Chambre d’Agriculture participe aux foires et concours locaux en mettant à disposition des techniciens qui apportent un appui aux organisateurs. C’est le cas pour le Concours de Moulins en charolais, pour les concours spéciaux des races bovines limousines ou Prim’Holstein, ou encore des foires ou concours ovins.
Les nouvelles modalités de l’identification ovine et caprine sont, maintenant, en vigueur, depuis le 1er août. Concernant le repérage des agneaux, qui naissent ou à naître, les éleveurs peuvent disposer d’un nouveau type de boucle : la " barrette souple ".
La barrette souple : un repère officiel. Ce type de matériel peut constituer un intermédiaire entre le tip-tag, qui n’est plus reconnu comme repère officiel pour les agneaux et la boucle définitive. Elle fait partie des modèles retenus par la nouvelle réglementation
C’est un repère définitif, en ce sens, qu’à la différence des anciens tip-tag, il n’a plus à être déposé, pour être remplacé par une boucle définitive. Il reste toute la vie de l’animal.
Utilisation – combinaisons possibles
Pour les animaux destinés à être gardés dans l’exploitation ou vendus à des fins d’élevage, la barrette souple peut être posée, dans les 2 oreilles ou associée avec un pendentif offrant une meilleure lecture du numéro de travail.
Ce type de repère parait davantage approprié pour les agneaux destinés à être vendus, pour l’abattoir, avant l’âge de 12 mois et bénéficiant de la dérogation (1 seul repère).
Rappelons, à ce sujet, qu’un animal de moins de 6 mois ou 1 an (dérogation), qui perd sa seule boucle, peut être réidentifié, dans l’exploitation de naissance, avec un autre repère de votre stock.
Un seul modèle agréé . Dans l’immédiat, un seul modèle de barrettes souples est agréé. Il s’agit du modèle " Strip-tag " de ZEETAGS. Ce fabricant, le 4ème, ne possède, actuellement, que ce matériel agréé dans sa gamme.
Deux autres fabricants, parmi les fournisseurs habituels, attendent un agrément prochain pour ce type de matériel. Toute évolution, sur ce dossier, fera l’objet d’une information.
Conditionnement. Ces barrettes se présentent par conditionnement de 10. Vous pouvez :
Pose. Elle se pose, bien sûr, de préférence, avec la pince que commercialise le fournisseur. Ce dernier indique, toutefois, que ses barrettes peuvent aussi être posées avec les pinces vendues par ses concurrents et dont peuvent disposer les éleveurs. Nous n’avons, pour l’instant, aucune expérience en la matière.
Pour commander . Les éleveurs souhaitant, d’ores et déjà, se doter de ce matériel, sont invités à prendre contact, avec le C.I.P.C.A., qui leur adressera un bon de commande approprié.
Documents de circulation . L’établissement d’un document de circulation, pour tout mouvement intervenant dans l’élevage (achat, vente, prêt, ...) est obligatoire depuis le 1er AOUT.
Le C.I.P.C.A. dispose de ce matériel qui peut vous être fourni, à votre demande.
Mieux connaître les systèmes spécialisés ovins herbagers
Dans le bassin herbager où prédomine l’élevage bovin charolais, la production ovine conserve une place importante et dispose d’atouts pour l’avenir.
Elle est traditionnelle : Depuis l’après guerre et la diminution de la main d’œuvre sur les exploitations, le mouton s’est substitué aux porcs et aux volailles.
Elle est rémunératrice : Bien conduite, une troupe ovine permet d’obtenir des résultats économiques à l’UGB comparables aux ateliers bovins.
Elle favorise l’installation : Les coûts d’acquisition des reproducteurs étant moindres qu’en bovins, la création, le développement et la transmission du cheptel sont plus aisés.
Elle est adaptée aux caractéristiques herbagères de la zone : Agnelage de printemps – lactation des brebis et engraissement des agneaux au pré.
Elle répond aux demandes du consommateur : C’est une viande saine, naturelle qui correspond aux signes officiels de qualité.
Elle est moderne : Face à la nécessité d’approvisionnement régulier du marché, les modes de conduite se sont diversifiés afin de produire des agneaux à contre saison.
Elle dispose de droits à produire. A la demande des professionnels, l’équipe régionale du réseau ovin a décrit 5 systèmes herbagers (cas-types), spécialisés en production ovine. Ils répondent à la problématique sur l’organisation du travail et sur l’étalement des ventes pour satisfaire l’approvisionnement des filières Qualité.
Ces cas types sont modélisés à partir d’observations et d’enregistrements effectués sur des exploitations durant plusieurs années, et se divisent en 2 groupes basés sur la part de contre-saison dans le système de reproduction.
Deux systèmes sont décrits avec un seul agnelage au printemps, les trois autres avec de la contre-saison soit complémentaire (20 %) soit importante (40 % et 60 %).
Un dossier récapitulatif est disponible à la Chambre d’Agriculture. Il comprend 5 fiches descriptives des systèmes et leurs résultats économiques.
Chambre d’Agriculture - Service Technique Elevage
|
Rencontres techniques ovines - 6 octobre de 14 h 00 à 16 h 00 Lors du sommet de l’élevage, le 6 Octobre prochain, se tiendra un colloque sur le thème : " quels systèmes pour vendre à contre-saison ". Cette rencontre technique sera, entre autre, l’occasion de présenter quelques uns des cas types de la zone herbagère. |
Traitements au sevrage (précoce et traditionnel) et diagnostics à venir
Nous avons déjà vu, dans nos articles précédents, que les traitements des veaux contre les strongles avant la mise à l’herbe en mai juin n’offrent pas d’intérêt.
Ce n’est, en effet, qu’à partir de juillet que l’infestation des veaux progresse de manière significative ; ils excrètent des œufs qui génèrent un pic de contamination des pâtures fin août début septembre.
Selon les pratiques d’élevage tous les veaux ne sont pas sevrés à la même période et tous ne sont pas conduits de manière identique après sevrage : ils peuvent être rentrés en bâtiments ou poursuivre leur pâturage avec ou sans complémentation en fourrages et concentrés. La période de sevrage et la conduite après sevrage sont à prendre en compte pour raisonner les traitements contre les strongles.
Après avoir vu en juillet les traitements à cette période des veaux nés avant décembre de l’année précédente, voyons aujourd’hui les traitements de septembre et concernant les veaux nés de décembre à février.
Pour les lots de veaux mâles
Ces lots ont eu une conduite au pâturage assez traditionnelle pour le bassin charolais : ils pâturent deux ou trois parcelles au printemps, agrandies en juin juillet par des parcelles ensilées ou enrubannées, puis ils passent mi-juillet début août sur des parcelles fanées. Ces bovins mâles sont dans la plupart des situations complémentés à partir de juin et jusqu’au sevrage, soit de manière rationnée (2 à 4kg/jour/tête), soit à volonté dans le cas de conduite plus intensive.
Au sevrage ces broutards ne sont pas vendus et sont rentrés en bâtiment pour être conduits le plus souvent en broutards repoussés ou en jeunes bovins.
Cette conduite limite l’infestation des strongles et ses répercussions sur la croissance ; dans ces conditions et pour ces broutards qui ne ressortent pas au pâturage un seul traitement avec un produit à action immédiate au sevrage est recommandé.
Pour les lots de veaux femelles
Si dans certains systèmes assez intensifs les lots de femelles ont une conduite proche des mâles, la politique de traitement sera la même que pour ces derniers.
Mais dans la majorité des cas et souvent pour les femelles qui seront conservées pour l’élevage, ces animaux ne sont pas (ou peu) complémentés et retournent après leur sevrage au pâturage, donc pendant la période à risques (septembre à octobre). Un traitement au sevrage sera alors nécessaire et réalisé avec un produit à action immédiate. Dans ce cas un second traitement sera le plus souvent nécessaire a l’entrée en stabulation toujours avec un produit à action immédiate, notamment si ces génisses ne reçoivent pas de complémentation durant cette phase d’arrière saison.
Si ces femelles ont déjà reçu courant août un strongylicide à action rémanente (2 à 5 semaines), elles sont protégées durant la période a risques de septembre et ne nécessitent pas a priori de nouveau traitement.
Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture
Songez aux diagnostics d’automne !
De plus en plus d’éleveurs et de vétérinaires font appel aux analyses parasitaires pour définir leur stratégie de traitements préventifs. Le début de l’automne est sans doute le meilleur moment pour réaliser ces analyses, à condition de connaître leur intérêt et leurs limites. Pour les éleveurs qui sèvrent leurs veaux à cette époque, c’est le moment idéal de pratiquer les prélèvements nécessaires aux analyses parasitaires.
La coproscopie permet surtout de rechercher la présence de Paramphistomes
La coproscopie est l’analyse la plus fréquemment pratiquée. Elle est réalisée sur prélèvement de bouses (à prélever dans le rectum de l’animal) et met en évidence par examen au microscope la présence d’œufs excrétés par les parasites adultes hébergés par l’animal parasité. Son résultat s’exprime en nombre d’œufs par gramme de bouse (OPG). Le niveau d’excrétion est variable en fonction des parasites et de l’immunité des animaux qui les hébergent. Il reflète donc assez mal le niveau d’infestation réel des animaux et ne permet la plupart du temps que d’attester de la présence des parasites.
Pour les strongles, la présence d’œufs est normale chez des bovins à l’herbe et ne permet pas d’évaluer l’importance de l’infestation, il n’est donc pas recommandé de s’appuyer sur cette seule analyse pour décider d’un traitement.
Pour les paramphistomes, leur présence suffit pour décider d’un traitement, le plus précoce possible, car c’est en automne que ces parasites provoquent le plus de pertes sur les animaux infestés.
Les œufs de petite douve peuvent également être facilement identifiés par coproscopie. Des enquêtes récentes révèlent la présence de ce parasite dans plus de 20% des bovins charolais, mais sans que son impact zootechnique ou pathologique puisse être précisé. La mise en œuvre d’un traitement dépendra donc d’éventuels signes cliniques ou zootechniques rencontrés et devra être discutée avec le vétérinaire.
La recherche d’œufs de grande douve est plus aléatoire, car ce parasite pond assez peu et par intermittence. La présence d’œufs suffit à confirmer l’infestation et justifie un traitement précoce, mais l’absence d’œufs ne garantit pas l’absence d’infestation. C’est pourquoi il est préférable de recourir à une méthode plus sensible que propose la sérologie (voir plus loin).
En pratique, il faut prélever 5 à 6 bovins par lot de pâture, ce qui permet de raisonner par lot. En effet les infestations par les différents parasites pourront varier d’un lot à l’autre et ainsi des traitements ciblés pourront être mis en œuvre. Par exemple certaines parcelles pourront être contaminées par du Paramphistome et pas d’autres. L’identification de ces parcelles par repérage des lots contaminés et une observation des pâtures (identification des gîtes à limnées, hôtes intermédiaires des Paramphistomes) permet de limiter les traitements aux animaux ayant séjourné sur ces parcelles ou de mettre en œuvre des mesures agronomiques pour maîtriser la contamination des parcelles. Là encore une analyse concertée avec le vétérinaire s’impose. De plus la même démarche peut s’appliquer à la Grande douve car les cycles biologiques de ces deux parasites sont identiques.
La sérologie " grande douve " permet de repérer les lots infestés
La sérologie " Grande douve " vise à rechercher la présence d’anticorps développés par des animaux infestés et dirigés contre les larves de douve. Cette recherche s’effectue donc sur des sérums prélevés sur les animaux. En pratique un mélange de 5 sérums par lot de veaux prélevés au moment du sevrage permet de repérer une infestation du lot considéré. L’intérêt d’un dépistage précoce est la mise en place d’un traitement précoce de tous les animaux (jeunes comme adultes) pâturant sur une parcelle infestée à un moment où l’infestation cause le plus de dommages.
Pour des raisons pratiques et économiques, certains éleveurs ou vétérinaires utilisent les sérums des vaches prélevées à la prophylaxie, en général en hiver, pour repérer la présence de grande douve. Cette pratique ne permet pas un traitement précoce car elle intervient tardivement mais elle permet de repérer les lots où la grande douve a pu sévir. Elle peut donc être utile pour la gestion à venir des lots pâturant sur les parcelles contaminées. Elle nécessite cependant que les sérums prélevés à la prophylaxie soient triés par lots de pâture, et que la demande d’analyses soit clairement formulée au laboratoire. Là aussi la collaboration du vétérinaire est nécessaire.
Le dosage du pepsinogène permet d’évaluer l’impact des strongles digestifs
Le dosage du pepsinogène dans le sang des jeunes bovins (1ère et 2ème saison d’herbe) est la seule technique actuelle qui reflète correctement le niveau d’infestation par les strongles dans la caillette des bovins. Le taux normal est de 500 à 600 milli-unités et le taux pathologique est supérieur à 2 800 milli-unités. Ce diagnostic peut s’effectuer sur mélange de 5 sérums. Cette technique permet surtout d’évaluer l’efficacité de la stratégie antiparasitaire mise en œuvre chez les jeunes bovins (des taux anormalement élevés signent une défaillance), ou de confirmer une suspicion d’infestation parasitaire. Son utilisation et son interprétation doivent donc être raisonnées.
Des analyses : oui ! mais " analysées " !
Les analyses parasitaires apportent de précieux renseignements, qu’il faut décrypter avec l’aide d’un spécialiste et surtout dans le contexte de l’élevage. La conduite des lots, l’âge des animaux, l’application des traitements, la météorologie sont des éléments déterminants pour l’interprétation. Certains vétérinaires proposent à leurs clients une telle approche pour établir une prévention antiparasitaire adaptée à leur élevage. Cette pratique, si elle consiste en une véritable analyse de la situation de l’élevage, doit être encouragée car elle apporte de l’efficacité et des économies à l’éleveur. De plus elle contribue à une utilisation raisonnée des médicaments vétérinaires, que réclament de plus en plus les consommateurs et les citoyens. Elle nécessite cependant un engagement de l’éleveur et du vétérinaire.
Institut de l’Elevage – Réseaux d’élevage charolais, EDE, GDS, Chambres d’Agriculture
Les nouvelles modalités en vigueur depuis le 1er août 2005
Pour vous aider et actualiser l’information sur cette démarche, quelques rappels et éléments complémentaires sont nécessaires.
Les nouveautés de la réforme : RAPPELS
Les nouvelles modalités touchent essentiellement deux points : les repères utilisés et les documents de circulation.
Les repères à apposer sur les animaux :
ATTENTION : Ces nouveaux repères ne sont à apposer que sur les animaux qui sont nés ou vont naître à partir du 1er AOUT 2005. Les animaux nés AVANT cette date continuent d’être identifiés avec une boucle SAUMON, selon la réglementation antérieure.
Vous devez donc disposer (utiliser) :
A propos des commandes 2005-2006
Le C.I.P.C.A. a déjà reçu et traité plus d’une centaine de commandes. La principale difficulté observée concerne les barrettes rigides (Tip-Tag) que certains éleveurs continuent de commander. A ce sujet, il est rappelé que ce type de matériel n’est plus utilisable sur les agneaux. Il est strictement réservé à des animaux destinés à être abattus AVANT l’âge de 2 mois (en pratique, seuls les chevreaux sont susceptibles d’être concernés).
Ce matériel ne doit plus être commandé pour les OVINS.
Le GUIDE " éleveur " officiel est disponible
Lors de l’information effectuée courant juin, par l’E.D.E., à tous les détenteurs, une première version du guide éleveur avait été diffusée, afin de donner les grandes lignes de la réforme. L’Administration vient d’adresser, à tous les départements, une nouvelle brochure illustrée et peut-être plus lisible, traitant des opérations à effectuer dans le cadre de l’identification, version qui complète efficacement la première information.
Ce document est disponible au C.I.P.C.A., dans les antennes locales de la Chambre d’Agriculture, au S.E.M.A. et dans chacun des groupements de producteurs, où vous pouvez vous le procurer gratuitement. N’hésitez pas à le demander.
Ce guide concerne plus particulièrement les OVINS.
Un guide " CAPRIN " est en cours de tirage et devrait être livré, aux E.D.E., très prochainement. Les éleveurs intéressés sont invités à se faire connaître à l’E.D.E..
Les documents de circulation
Nous rappelions, en début d’article, que ce document était désormais obligatoire pour accompagner chaque mouvement d’ovins ou caprins. Le C.I.P.C.A. en tient, dès maintenant, à votre disposition. Ils se présentent sous 2 formes de conditionnement :
Ces documents peuvent être pris au siège (à MOULINS) ou être envoyés par la poste. Leur diffusion fait l’objet d’une participation destinée à couvrir le coût du matériel et les frais d’envoi, quand c’est le cas (renseignements : C.I.P.C.A.).
Premier agrément pour les " barrettes souples "
Lors de nos réunions d’information, en Juin, de nombreux éleveurs avaient fait part de l’intérêt de pouvoir disposer de barrettes souples pour identifier leurs agneaux, dans le cas de la dérogation, ou comme premier repère. Jusqu’ici, aucune proposition n’avait recueilli l’agrément. C’est désormais chose faite. Un premier vient d’être donné à la Société AGID, pour la boucle " STRIP-TAG " ; d’autres devraient suivre, au cours de cet automne, et nous vous tiendrons informés. Le C.I.P.C.A. travaille à l’adaptation de ses bons de commande, afin de permettre, aux éleveurs qui le souhaitent, de solliciter ce type de matériel. Les éleveurs intéressés se signaleront auprès du C.I.P.C.A..
Caprins – Vers une dérogation
Suite à diverses interventions de la filière caprine, exprimant l’inadaptation des modalités retenues pour cette espèce, notamment en ce qui concerne les chevreaux, une dérogation a été envisagée, et fait l’objet d’une expertise, sur sa mise en oeuvre. Elle consisterait en la possibilité d’apposer un Tip-Tag (barrette rigide) à la naissance, sur tous les chevreaux, et de pouvoir, par la suite, et, au plus tard, à 6 mois, ou avant leur départ de l’exploitation de naissance, si celui-ci intervient avant cet âge, apposer 2 boucles de type de barrettes souples ou pendentifs, au même numéro que le Tip-Tag d’origine. Ceci uniquement pour les animaux d’élevage, bien sûr.
Cette dérogation ne concernerait, si les modalités pratiques le permettent, que les CAPRINS.
Passer l’été en toute tranquillité
Les chaleurs et averses de ces derniers jours nous montrent que l’été est bien là. Les fenaisons sont terminées pour la plupart d’entre vous, et les céréales d’hiver déjà récoltées. Pour ce qui est des animaux, on les voit, cherchant l’ombre, ne pâturant " qu’à la fraîche ", et constamment embêtés par les mouches. Les agneaux ne profitent plus guère, malgré les concentrés donnés à volonté. Quelques observations de terrain ces derniers temps nous amènent à vous proposer ces quelques conseils pour bien passer l’été.
Les myiases
Elles sont déjà –hélas !- revenues. Surveillez bien vos animaux : l’attaque démarre par une tâche de couleur marron gris sur la laine, bien souvent au niveau des épaules ou sur la croupe. Puis la brebis montre des signes de grattage : elle essaie de se frotter, de se mordre. Les vers sont déjà là. Il ne vous reste plus qu’à rentrer votre brebis, la tondre ou enlever toute la laine souillée, et désinfecter soit avec un produit vétérinaire, soit simplement avec de la javel et de l’eau. N’ayez pas peur de bien dégager la partie atteinte : les vers se font des " chemins " sous la laine, et si l’on n’y prend pas garde, l’attaque recommence quelques jours après. Pensez en même temps à vérifier la vulve, le pis et les onglons, qui sont aussi des zones de prédilection pour les mouches Lucila sericata.
En préventif, vous pouvez utiliser le fameux click, qui protégera vos animaux durant 16 semaines. Même si son utilisation vous parait un peu tardive, rappelez vous que l’an dernier les attaques de myiases ont duré jusqu’en novembre.
Les pneumonies et pleurésies
2003 avait été marquée par ce type d’infection : le stress en est souvent la cause. Ce stress peut être occasionné par un déplacement (changement de lieu, voyage en bétaillère,…), par un traitement, un tri, mais aussi par la chaleur. Les symptômes les plus courants sont les suivants : l’animal est triste, abattu, ne se lève pas, peine à respirer (genre de râle) sans toutefois être essoufflé. Il faut agir vite avec une injection d’antibiotique longue action à large spectre, style oxytétracycline. Cet animal, même s’il s’en sort, devra être réformé. L’explication : tous les ruminants ont naturellement dans la gorge des pasteurelles, qui se développent lors d’un stress, descendent dans les poumons et quelquefois vont jusqu’à la plèvre. Lors de l’autopsie, l’ensemble des poumons est obstrué par du pus. Lors de la mort, on observera bien souvent aussi du pus devant le nez de l’animal.
Les oestres
Autre phénomène couramment observé en cette période, les animaux éternuent, mouchent, ont le nez sale : ils ont des oestres. Les oestres sont des mouches d’environ 1 cm, qui pondent des larves translucides et blanchâtres aux commissures nasales des ovins, en général de juin à septembre. Ces larves se développent, et peuvent remonter jusqu’aux sinus, pour affecter gravement l’état général de l’animal. En préventif, on peut pratiquer un traitement à base de Closantel en juin, et en curatif, des produits à base d’Ivermectine, de Notroxinil ou de Moxidectine, fin juin et début septembre. Il est inutile de traiter l’hiver, les larves passent par un état de diapause (vie ralentie), les traitements sont alors inefficaces.
Les autres parasites
Concernant le ténia, le traitement est à effectuer tous les mois et demi, en prenant soin de laisser les animaux traités 12 heures en bergerie, ou hors de la pâture, pour éviter une ré infestation immédiate.
Contre les strongles gastro-intestinaux et pulmonaires, il ne faudra surtout pas oublier de traiter tous les animaux qui seront mis en lutte un mois avant celle-ci. Pour les agneaux que vous rentrerez en bergerie, faites le aussi, cela aidera à une bonne finition.
Enfin, pour la douve, selon que votre élevage est à faible risque ou non, effectuez un contrôle en septembre et ne traitez que si cela s’avère nécessaire.
Sevrage des agneaux
Ils ont encore leur mère, des concentrés à volonté, de l’eau propre, et végètent au grand désespoir de leur propriétaire ! Il fait trop chaud, il va falloir les finir rapidement, sinon cet état végétatif va les pousser jusqu’à l’automne, et l’herbe n’est pas de la meilleure qualité en ce moment.
Le mieux est de les tondre, de les sevrer, et de les finir en bergerie (n’oubliez pas de les déparasiter). Comptez un mètre d’auge pour 5 agneaux. Préférez un bâtiment frais (les vieux bâtiments sont idéals pour cela). Au menu, foin de graminées ou paille de bonne qualité à volonté, renouvelé souvent et appétant, un aliment finition ou un mélange fermier, et de l’eau propre à volonté. Vous pouvez utiliser vos céréales entières, les agneaux sont d’âge à les assimiler sans aucun problème. Voici pour vous aider quelques exemples de rations à base de maïs grain et de triticale :
|
Ration 1 |
Ration 2 |
Ration 3 |
|
|
Maïs grain en % |
77 % |
60 % |
85 % |
|
Lupin |
20 % |
||
|
Pois |
37 % |
||
|
Tourteau soja 48 |
12 % |
||
|
CMV 0/25/0 |
3 % |
3 % |
3 % |
|
Ration 4 |
Ration 5 |
Ration 6 |
|
|
Triticale |
75 % |
57 % |
85 % |
|
Lupin |
22 % |
||
|
Pois |
40 % |
||
|
Tourteau soja 48 |
12 % |
||
|
CMV 0/25/0 |
3 % |
3 % |
3 % |
Précaution supplémentaire : vérifiez bien la teneur en phosphore ainsi que la présence de chlorure d’ammonium dans le CMV. Vous pouvez aussi incorporer un supplément de bicarbonate à raison de 10 grammes par kilo d’aliment. Une carence en phosphore aura pour conséquence une perte d’appétit. Le bicarbonate de soude aidera à passer le stress de la transition alimentaire, et le chlorure d’ammonium interviendra en tant que préventif sur les risques de gravelle chez les mâles.
Le tarissement des brebis
" Pas de quoi en faire un fromage ", mais tout de même, il faut y prendre garde : la méthode la plus simple, même si elle parait un peu barbare : on ferme les brebis durant 24 à 48 heures, avec de la paille et sans eau. D’autres préféreront utiliser un médicament homéopathique à base de Salvia, que l’on se procurera chez les vétérinaires.
En conclusion…
L’été n’est pas synonyme de vacances pour tout le monde ! Mais avec un peu d’organisation et d’application, tout se passera pour le mieux, pour vous et vos ovins. Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas par ailleurs à contacter les services techniques de la Chambre d’Agriculture, au 04 70 48 42 42.
Femelles ou mâles : adapter les traitements des veaux
A la mise à l’herbe, il faut adopter des stratégies différentes pour les veaux mâles et les veaux femelles avec des naissances de septembre octobre à décembre.
Les lots de vaches à veaux sont le plus souvent allotés en fonction du sexe de leurs veaux et leur conduite est alors différente.
Les lots de veaux mâles
Ces veaux, qui pâturent sur deux ou trois parcelles au printemps avec agrandissement en juin des surfaces ensilées ou enrubannées et en juillet début août des parcelles fanées, sont complémentés de la période hivernale jusqu’au sevrage soit à volonté (4 à 6 kg/tête au sevrage) soit de façon rationnée (2 à 3 kg/tête et par jour).
Au sevrage, ces broutards sont alors rentrés en bâtiments pour être conduits en broutards repoussés où en jeunes bovins à l’exception de ceux vendus au sevrage.
Cette conduite (pâturage à complémentationà rentrée en bâtiments) limite l’infestation en strongles digestifs et ces répercussions sur la croissance. Un seul traitement contre les strongles avec un produit à action immédiate au sevrage est alors suffisant et peut être recommandé.
En matière de grande douve, le diagnostic par analyse sérologique sur un mélange de 5 sérums par lots de veaux est un préalable avant la mise en œuvre d’un traitement qui devra être réalisé dès que possible si le résultat est positif.
Concernant les paraphistomes, ne traiter lors de la rentrée à la stabulation que si le résultat de la coproscopie (5 ou 6 bovins/lot) est positif.
Les lots de veaux femelles
Ces lots de veaux femelles se distinguent des mâles par le fait qu’ils sont peu ou pas complémentés, et qu’au sevrage ces génisses sont le plus souvent maintenues au pâturage jusqu’à la rentrée à l’étable courant novembre.
Dans ces conditions, les modalités de traitements proposées sont les suivantes :
Parmi les nouveautés de la réforme, les modifications concernant les repères utilisés ont été présentées dans un article précédent. Les détenteurs d’animaux devront également se familiariser et utiliser un nouveau document, le " Document de circulation " et s’organiser pour classer toutes ces pièces.
Document de circulation et mouvements d’animaux
La traçabilité, objectif de la réforme, nécessite une bonne identification " visuelle " des animaux et un suivi de leurs mouvements.
Concernant ce dernier point, et dorénavant, chaque déplacement d’animal ou lot d’animaux, devra générer l’établissement d’un document de circulation (voir encadré 1).
Attention. Si l’apposition des nouveaux repères (JAUNES) ne s’appliquera que sur les jeunes, qui naîtront à compter du 1er août 2005, ce document sera à utiliser pour tout achat ou vente qui interviendra, à partir de cette même date, que l’animal (ou les animaux) soit (soient) né(s) avant et/ou après le 31 juillet 2005.
Lors du départ d’un ou plusieurs animaux, le détenteur de départ établit un document dont il renseigne :
Les 2 parties signent. Un exemplaire de ce document reste chez le détenteur qui le classe et le conserve (5 ans) dans son registre.
A l’inverse, quand un ou des animaux entre(nt) dans l’exploitation, le document, qui a été établi par le détenteur précédent, est complété et un exemplaire classé et conservé dans le registre.
Où se procurer ces documents de circulation ?
Vraisemblablement qu’un certain nombre d’Opérateurs Commerciaux (négociants, groupements, filières qualité,…) disposeront de ces documents et les utiliseront lors de l’enlèvement des animaux. Toutefois, les E.D.E. s’organisent, actuellement, pour pouvoir en disposer et en tenir à disposition des éleveurs qui en feront la demande.
Le registre d’identification (voir encadré 2)
Chaque détenteur est tenu de disposer d’un certain nombre de documents, conformément à la réglementation de 2000 relative au registre d’élevage.
Concernant l’élevage ovin et caprin, l’éleveur devra détenir et tenir à jour ou classer :
Ces données seront :
| Réunions d’information Près de 300 éleveurs au rendez-vous Afin d’accompagner la mise en place de la réforme, un important programme de sensibilisation et d’information a été élaboré par l’E.D.E., maître d’ouvrage, en concertation avec les organisations et les administrations, membres de la Commission Départementale d’Identification. Au titre de la sensibilisation, des affichettes seront diffusées, dans toutes les Mairies, dans les Organisations de Producteurs et les Organismes Spécialisés, les Cabinets Vétérinaires et les Etablissements d’Enseignement, pour rappeler ces obligations réglementaires aux publics et personnes concernés. Tous les détenteurs connus de l’E.D.E. ont été destinataires d’un courrier d’information sur ces nouvelles modalités, ainsi que sur les moyens de se procurer les matériels nécessaires. Enfin, 6 réunions locales ont été programmées pour accompagner ces envois et répondre aux premières interrogations des éleveurs. Malgré une période et le temps peu propice à ce type de rendez-vous, près de 300 personnes se sont déplacées pour en savoir plus sur cette réforme et son mode opératoire. |
Dépistage de la toux d’été
La strongylose pulmonaire (bronchite vermineuse) est une pathologie peu répandue en élevage viande.
La toux au pré n’est pas toujours synonyme de strongylose pulmonaire
Il est fréquent qu’à la suite d’une manipulation de veaux de l’année ou de 18 mois, quelques animaux toussent. Les causes peuvent être multiples : affection virale ou bactérienne, allergie alimentaire ou plus rarement strongylose pulmonaire. Un diagnostic s’impose donc avant toute décision.
L’apparition de strongylose pulmonaire est plus fréquente en début d’été mais peut se rencontrer jusqu’en septembre.
Les prairies s’assainissent naturellement pendant l’hiver
Les animaux porteurs de strongles pulmonaires contaminent les prairies en émettant directement des larves et non des oeufs comme pour la plupart des autres types de strongles. Ces larves sont très sensibles aux aléas climatiques, leur durée de vie est de 4 à 12 semaines, très peu résistent au gel ou à la sécheresse en été. Les prairies non pâturées pendant l’hiver sont saines à la mise à l’herbe ce qui limite le risque d’infestation au printemps. Ce sont donc les animaux porteurs qui vont contaminer les prairies.
Confirmer l’infestation par la coproscopie plutôt qu’un traitement aveugle.
Les signes visibles sont l’essoufflement, le jetage et la toux, mais le plus sûr moyen de confirmer une infestation est la recherche de larves de Dictyocaule (Strongle pulmonaire) dans les bouses à partir d’une technique particulière à ce parasite (méthode BAERMAN). La fragilité des larves oblige à respecter un protocole précis.
Si le résultat est positif, il faut traiter l’ensemble des veaux du lot.
La grande majorité des produits actifs sur les strongles digestifs sont également actifs sur les strongles pulmonaires. Il n’y a pas de produit spécifique contre les strongles pulmonaires.
Le choix du traitement dépend de la période des symptômes. Il doit être raisonné selon les prévisions de traitements préventifs contre les strongles digestifs, et la gestion des parcelles pâturées. Il doit donc être discuté avec le vétérinaire.
Par exemple, des broutards présentant une strongylose pulmonaire (confirmée par analyse) en début juillet pourront être traités par une molécule à action immédiate (ex : lévamisole) s’ils changent de parcelle ou avec une molécule rémanente dans le cas où les animaux restent sur la même parcelle. Si la strongylose pulmonaire apparaît plus tardivement (début août) le traitement à action rémanente prévu contre les strongles digestifs courant août pourra être avancé.
Si le résultat est négatif, le diagnostic doit être approfondi avec le vétérinaire.
Cette stratégie s’applique aux veaux de l’année et aux bovins de 1 à 2 ans. Sauf exception, les adultes qui ont développé une immunité, ne nécessitent pas de traitement.
Le traitement sans diagnostic, en aveugle, est à éviter car il peut retarder l’installation de l’immunité.
Traiter mieux, traiter moins : c’est possible dans la plupart des élevages !
Vous trouverez plus de précisions dans le document d’information " Parasites des bovins : mieux les connaître pour mieux les gérer dans les exploitations du Bassin Charolais " élaboré par l’Institut de l’Elevage en collaboration avec les Réseaux d’Elevage, les Chambres d’Agriculture et les G.D.S. du Bassin Charolais. Ce document a été distribué à l’automne 2004 auprès de l’ensemble des éleveurs charolais. N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire pour adapter votre stratégie antiparasitaire à la situation de votre élevage.
Le repérage des animaux
Un des changements, par rapport à la réglementation en cours, concerne le repérage des animaux.
Mesures retenues
Par dérogation, les animaux qui sont destinés à être abattus, en France, avant l’âge de 12 mois, peuvent être identifiés avec UN seul repère.
(Attention : Dans ce cas, les animaux ne peuvent aller ni à l’export, ni à la reproduction, une fois sortis de l’exploitation. De plus, ils risquent l’équarrissage, en cas de perte de ce repère, en dehors de l’exploitation de naissance).
Types de repères agréés
En principe, et hors identification électronique, les éleveurs disposeront de 3 types de repères.
La couleur officielle, aujourd’hui saumon, devient jaune, plus lisible, pour les animaux qui naîtront à compter du 1er Août 2005. (Attention, cette modification ne concerne que les ovins/caprins, rien de changé en bovins !).
Le numéro, porté sur la boucle définitive saumon, comprenait, à la suite de FR, 12 chiffres : le n° de cheptel à 8 chiffres + un numéro d’ordre à 4 chiffres.
Sur les prochains repères (barrettes ou pendentifs JAUNES), ce numéro ne comportera plus que 11 chiffres (un indicatif de marquage de 6 chiffres et un numéro d’ordre à 5 chiffres).
Cette évolution a été rendue nécessaire dans l’objectif, prochain, de la mise en place de l’identification électronique, la norme internationale n’autorisant que 12 chiffres maximum.
Lors de la première commande, un indicatif de marquage sera attribué à chaque élevage. Ce dernier sera rattaché, mais ne remplacera pas le n° d’exploitation qui demeurera l’identifiant de l’élevage.
L’identification dans votre élevage
Ces dernières dispositions se mettront en place, en France, du 9 au 31 Juillet, selon la date retenue par le département. Dans l’Allier, le choix s’est porté sur le 31 Juillet.
Les animaux, qui naîtront après, seront à identifier avec ces nouveaux repères.
Les animaux qui sont nés, ou naîtront encore, AVANT cette date, seront à identifier selon la réglementation existante (Tip-Tag ou boucle définitive saumon). Les éleveurs qui détiennent des animaux identifiés avec un Tip-Tag, et qui atteindront l’âge de 12 mois, devront, comme cela s’est pratiqué jusqu’ici, leur apposer des repères définitifs SAUMON. Il n’y aura pas de réidentification du cheptel en place. Les 2 systèmes cohabiteront quelques années, du moins jusqu’à la mise en place de l’identification électronique !
Le rebouclage – Règles de maintien de l’identification
Tout détenteur est tenu de maintenir l’identification de l’animal (des animaux) qu’il détient.
Animal identifié selon les nouvelles modalités (nés après le 31 Juillet 2005)
Animal identifié selon les modalités de " 1997 " (boucles saumon)
Rappelons que, dans ce type de situation, la réglementation en vigueur, et qui est maintenue, est que l’on peut remplacer cette boucle définitive SAUMON, tombée, par :
Vos commandes pour la campagne 2005 /2006
Vous avez reçu, de l’E.D.E. ou, plus précisément, pour l’Allier, du C.I.P.C.A., maître d’œuvre délégué, et comme chaque année, à cette époque, un bon de commande pour le matériel nécessaire.
Cependant, cette année, et pour cause de mise en place de la réforme, vous avez pu noter une certaine complexité dans le document qui a nécessité l’accompagnement d’un guide pratique. Outre l’aspect toujours rébarbatif de ces courriers qui arrivent à une période où les gros travaux priment sur la paperasse, l’établissement de la commande ne devrait pas être trop difficile, à condition d’opérer avec un peu d’organisation.
2 types de matériel :
Pour les animaux à naître après le 31 Juillet 2005
Sauf pour quelques cas de chevreaux susceptibles d’être abattus avant 2 mois, les détenteurs d’ovins et caprins ne seront plus concernés par les barrettes rigides. Le matériel d’identification, dans l’attente de l’agrément de barrettes souples, sera le pendentif JAUNE.
L’éleveur aura alors le choix d’en commander :
Cette seconde commande se fera, alors, au numéro, à partir de la liste que vous aurez établie.
Vous pourrez aussi commander quelques boucles " rouges ", pour procéder à un rebouclage provisoire, et permettre d’attendre, la prochaine commande annuelle, pour commander ces rebouclages à l’identique.
Pour les animaux nés AVANT le 31 Juillet 2005, seront à commander, si nécessaire,
Mode opératoire.
Pour cette commande,
En cas de difficultés, n’hésitez pas à contacter votre technicien habituel ou le C.I.P.C.A. au 04.70. 48.42.73 (Mme GOUBY).
De nouvelles modalités à compter de juillet 2005
La nouvelle réglementation comporte un certain nombre de changements qui vous seront présentés, dans ces colonnes, à l’occasion de 3 articles. Par ailleurs, l’Etablissement Départementale de l’Elevage (E.D.E.), maître d’œuvre de ce dossier, informera directement les éleveurs, courant juin, soit à l’occasion de l’envoi des bulletins de commande de boucles, soit lors de réunions accompagnant cette mise en route.
Pourquoi une réforme ?
En 1992, une Directive Européenne (Directive 92/102/CEE) fixait les grands principes concernant l’identification et l’enregistrement des animaux. Elle laissait, à chaque Etat Membre, le soin de fixer les règles spécifiques au niveau national. En France, et pour ce qui est des ovins et des caprins, elles ont fait l’objet, entre autres, de l’Arrêté du 30 mai 1997, base de l’identification actuelle.
La crise de la fièvre aphteuse de 2001 devait montrer les faiblesses et les lacunes de ce système et la nécessité de l’améliorer et de l’harmoniser entre Etats Membres.
Cette constatation devait conduire l’Union Européenne à fixer, pour les espèces ovine et caprine :
Le règlement s’appliquant, dans tous les pays, 18 mois après sa publication, c’est donc à partir du 9 juillet 2005 que doit être mis en place ce nouveau dispositif.
Par ailleurs, face aux spécificités des espèces ovine et caprine (notamment l’importance des volumes d’animaux lors des mouvements) et aux exigences de l’Europe, en matière de traçabilité qu’elle souhaite individuelle, à terme, l’idée d’imposer l’identification électronique, pour tous les animaux, comme solution à ces difficultés, a été proposée pour le 1er janvier 2008, sous réserve d’une étude de " faisabilité " préalable dont les résultats devront être soumis, à la Commission Européenne, avant le 30 juin 2006.
En France, 6 projets pilotes ont été mis en place dans cette perspective.
Le Règlement Européen
Ce nouveau dispositif reprend et complète les anciennes mesures. L’identification des ovins et caprins comprendra, désormais :
Nous reviendrons, sur chacun de ces points, dans les éditions suivantes.
Comme dans la Réglementation de 1997, ce nouveau dispositif s’impose à tout détenteur d’au moins UN ovin et/ou caprin. Elle se mettra en place à compter du 31 juillet 2005 et concernera, pour la pose des nouveaux repères, les animaux qui naîtront à partir du 1er AOUT 2005. Il ne sera pas procédé à une réidentification des animaux nés avant cette date.
|
Deux idées force : L’identification devient pérenne. L’animal garde son numéro toute sa vie. Le rebouclage, en cas de perte d’un repère, se fait à l’identique. |
Outre l’information des organismes des filières concernées, l’Etablissement Départemental de l’Elevage (E.D.E.), maître d’œuvre de ces opérations, a retenu de faire :
Renseignements complémentaires : Sur ce dossier, les éleveurs concernés peuvent consulter leurs structures ou interlocuteurs habituels ou la Chambre d’Agriculture – E.D.E. – C.I.P.C.A. (Mme GOUBY au 04.70.48.42.73).
Dans notre prochain numéro : " Le repérage des animaux – Nouvelles modalités ".
Traitement des veaux contre les strongles en mai juin :une pratique à remettre en cause !
L’infestation par les strongles ne devient importante qu’à la fin de l’été. Ce sont les veaux sous la mère, pas encore immunisés contre les strongles, qui recyclent ces parasites en ingérant les larves qui ont survécu à l’hiver. L’excrétion des œufs par les jeunes veaux progresse au cours de la saison pour donner un pic de contamination des pâtures fin août début septembre avec la fin de la période plus sèche. Jusque fin juin, les veaux ingèrent les vieilles larves ayant survécu à l’hiver qui ont la particularité d’être très peu pathogènes pour les animaux et n’ont aucune répercussion sur leur croissance. A partir de juillet les veaux continuent à s’infester progressivement avec la nouvelle génération de larves issues du recyclage de printemps. Ils excrètent des œufs qui génèrent un pic de contamination des pâtures fin août début septembre. C’est à cette période que les veaux s’infestent massivement d’autant plus que la consommation d’herbe d’augmente, que l’herbe devient plus rase et qu’il n’y a pas de complémentation par apport de concentrés. C’est lors de cette 2ème phase que les répercussions sur les croissances apparaissent, seulement à partir de mi-août début septembre.
Conséquence : inutile de traiter les veaux avant août
Les éléments d’épidémiologie présentés ci-dessus et les différents essais de terrains réalisés ces dernières années notamment par l’Institut de l’Elevage montrent :
Par ailleurs, si les traitements sont réalisés avec des molécules rémanentes, ils peuvent nuire en plus à l’installation de l’immunité vis-à-vis des strongles digestifs. Cette immunité est particulièrement longue à s’installer chez les bovins (au moins 2 saisons de pâtures avec des traitements raisonnés).
Particularité des veaux précoces (nés en septembre / octobre) : attendre le sevrage pour traiter
A la mise à l’herbe, ces veaux consomment davantage d’herbe et le recyclage des larves de strongles digestifs de l’hiver est un peu plus rapide. Toutefois l’abondance d’herbe (associée bien souvent à une complémentation au nourrisseur pour les mâles ) limite l’infestation qui n’a pas encore de répercussion sur les croissances. Le premier traitement peut donc attendre le moment du sevrage qui s’étale de la mi-juillett à fin août. Le choix du strongylicide au sevrage dépend de la destination des animaux après leur sevrage. S’ils rentrent à l’étable ou sur une pâture saine, un produit à action immédiate est suffisant. S’ils passent sur une pâture contaminée, un produit à action rémanente ou un bolus est recommandé.
Traitement des génisses et mâles de deuxième année
C’est le moment de traiter les génisses et mâles de deuxième année d’herbe qui ont déjà reçu un traitement endectocide à la mise à l’herbe. Dans un article précédent, on a vu que les jeunes bovins de seconde année de pâture pouvaient recevoir un traitement avec des molécules rémanentes (endectocides) à la mise à l’herbe s’ils pâturaient en continu sur les mêmes parcelles. Dans cette situation, un second traitement à base d’endectocides doit être pratiqué au cours du printemps, 8 à 10 semaines après le premier traitement. Ce traitement limitera la contamination des parcelles pâturées en permanence et réduira considérablement le pic de contamination de fin d’été, tout en permettant l’installation de l’immunité sur ces jeunes bovins.
|
Pour aller à l’essentiel
|
|
Traiter mieux, traiter moins : Vous trouverez plus de précisions dans le document d’information " Parasites des bovins : mieux les connaître pour mieux les gérer dans les exploitations du Bassin Charolais " élaboré par l’Institut de l’Elevage en collaboration avec les Réseaux d’Elevage, les Chambres d’Agriculture et les G.D.S. du Bassin Charolais. Ce document a été distribué à l’automne 2004 auprès de l’ensemble des éleveurs charolais. N’hésitez pas à en discuter avec votre vétérinaire pour adapter votre stratégie antiparasitaire à la situation de votre élevage. |
De bons résultats individuels et collectifs
Le bilan des activités du Syndicat laisse apparaître une très bonne année pour le syndicat. L’activité phare reste le Sommet de l’Elevage qui pour la première fois s’est déroulé sur le site de la Grande Halle d’Auvergne ce qui a amélioré fortement l’organisation de la manifestation. Mais, pour les éleveurs, des progrès restent toujours possible. Pour la race Prim’Holstein, 10 départements étaient présents, ce qui représentait 90 animaux au concours interrégional. Une nouvelle fois, les éleveurs de l’Allier ont obtenu de très bons résultats avec notamment plusieurs 1ers prix, et l’excellente prestation du GAEC CRETOIS, qui, pour la 2ème année consécutive, remporte le championnat adulte avec sa vache Noisette.
Le syndicat sera encore présent pour l’édition 2005. Les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà prendre contact avec le secrétariat.
En 2005, le Syndicat organisera également une journée génétique pour le choix des reproducteurs.
La lecture des comptes qui a suivi laisse apparaître un bilan financier équilibré.
Mme Sylvie GARREAU, Directrice de l’UPRA Prim’Holstein, était l’invité des éleveurs de l’Allier. Son intervention a porté sur la nouvelle loi d’orientation agricole. Françoise PIERROT représentait la Chambre d’Agriculture et Loïc de ROOVER le Syndicat du Contrôle Laitier de l’Allier. Stéphane VERNAY, Président de la Fédération Prim’Holstein Massif Central, également présent, a annoncé l’organisation d’un concours national de la race Prim’Holstein en 2007 à la Grande Halle d’Auvergne au Sommet de l’Elevage. Il a invité les éleveurs de l’Allier à se mobiliser fortement pour y participer nombreux. En effet, l’organisation d’un tel concours, à proximité du département risque de ne pas se reproduire avant longtemps.
Cette Assemblée Générale s’est terminée autour d’un verre de l’amitié qui a également été l’occasion de remettre à chacun des adhérents, un gilet à l’effigie du Syndicat avec la présence de la Société Ferme Equipement qui en a sponsorisé une partie.
L’après midi a été consacré à la visite des installations du GAEC DE ROOVER (nouvelle salle de traite, stabulation, fabrique d’huile de colza, et troupeau laitier).
Les loups vont-ils entrer dans le massif ?
L’Association France Nature Environnement a organisé en Auvergne les 3èmes rencontres de l’éco-pastoralisme les 29 et 30 janvier dernier. La lecture de l’ordre du jour et du dossier de présentation de cette réunion ont fait réagir les organisations professionnelles agricoles du Massif Central au premier rang desquelles la FRSEA et sa section ovine, présidée par Michèle Delesvaux. La Chambre d’Agriculture de l’Allier approuve les réactions de la FRSEA transmises par courrier à France Nature Environnement ainsi qu’à la Fédération Régionale d’Auvergne pour la Nature et l’Environnement.
Les agriculteurs totalement ignorés
Alors que les associations en question évoquent l’échange avec les acteurs locaux, elles organisent leur réunion sans aucune concertation locale et, bien évidemment sans la profession agricole, la première concernée. De quelle objectivité peuvent se prévaloir des séances de travail où tous les participants sont favorables à la réintroduction du loup ? En vertu de quelle légitimité ces mêmes participants mettent à l’ordre du jour des questions telles que : " redéfinir un métier ", " quel élevage demain ? ", sans associer les professionnels et les représentants de l’élevage ? Au mépris de toute une catégorie socioprofessionnelle, ils vont même jusqu’à qualifier la production ovine auvergnate de " profession en difficultés ", montrant par la même leur ignorance totale de la réalité de la filière, des efforts faits en matière de qualité, de structuration, de recherche de débouchés. Comment accepter qu’une poignée d’individus, au mépris des libertés individuelles des autres, décide de réintroduire des prédateurs et " d’accompagner leur expansion démographique ", ignorant visiblement tout d’une activité économique qui offre au citoyen consommateur des produits de qualité et façonne des paysages harmonieux ?
Citons Michèle Delesvaux : " Cohabiter ensemble, c’est aussi partager et il doit y avoir une sorte de symbiose entre l’activité agricole viable et durable et les enjeux environnementaux, sans imposer des contraintes moyenâgeuses à une partie de la population au profit de fantasmes parfois citadins de personnes en mal d’émotion. ". Quand on sait comment cela se passe dans d’autres massifs, il y a effectivement, de quoi s’inquiéter et réagir.
De nouvelles aides pour les bâtiments d’élevage
Le contenu du nouveau Plan Bâtiments d’Elevage a été présenté en détail aux conseillers de la Chambre d’Agriculture par les techniciens spécialisés Gaston Lagrange et Yannick Lapendrie lors d’une réunion présidée par Ghislain Royet, élu responsable du Service Technique Agronomie et Gestion de l’Entreprise. Pour pouvoir bénéficier des aides prévues, l’exploitant lui-même et son projet de bâtiment doivent bien sûr remplir un certain nombre de conditions. Rénovation et extension de bâtiment existant sont éligibles. La construction neuve doit être justifiée et ne doit pas correspondre au remplacement pur et simple d’un bâtiment existant pour être éligible. La plupart des investissements liés au logement des animaux sont bien sûr éligibles, mais d’autres constructions peuvent également bénéficier du Plan, telles que les locaux sanitaires (nurseries, isolement, …), les locaux de traite, les équipements liés à la contention, les aménagements des abords ou encore les équipements nécessaires au stockage du fourrage.
Montant des aides
Etat
Hors zone de Montagne, l’investissement éligible est plafonné à 90.000 € pour une construction neuve et 60.000 € pour une rénovation. Le taux de subvention est de 20 %.
En zone de montagne, les plafonds sont de 100.000 € pour une construction neuve et de 70.000 € pour une rénovation et le taux de 35 %.
Les Jeunes Agriculteurs bénéficient d’une majoration de 10 %, les constructions neuves en bois bénéficient d’un taux majoré de 2 % et pour les GAEC, le plafond d’aides est multiplié par le nombre d’associés exploitants dans la limite de 3.
Conseil Régional
Pour tous les dossiers éligibles, le Conseil Régional d’Auvergne apportera une aide supplémentaire de 5 %, et, pour les bâtiments neufs en bois, il ajoutera une majoration du taux de 3 %.
Conseil Général
Le département de l’Allier interviendra en complément des aides nationales et régionales sur les investissements liés à la construction et à l’aménagement de bâtiments neufs d’élevage, avec avis obligatoire du CAUE. Son aide serait de 10 % et le montant de la subvention allouée à chaque exploitation plafonnée à 2.000€, la transparence des GAEC étant assurée pour un maximum de 3 parts. La main d’œuvre de l’exploitant en cas d’auto-construction n’est pas éligible aux subventions du Conseil Général.
Pour tout renseignement concernant ces mesures, l’éligibilité des investissements, les taux et plafonds applicables, les démarches à faire pour monter un dossier, les conseillers de la Chambre d’Agriculture sont à votre disposition.
N’hésitez pas à les contacter à Moulins, 04 70 48 42 42, Bourbon l’Archambault, 04 70 67 33 60, Gannat, 04 70 90 63 50, Lapalisse, 04 70 99 79 50, Montluçon, 04 70 28 92 20, Saint-Pourçain-sur-Sioule, 04 70 47 54 58 et Villefranche-d’Allier, 04 70 07 09 60.
Des aides de l’Etat bientôt applicables
Tout exploitant pourrait bénéficier des aides, à condition de remplir les conditions de diplôme ou d’expérience, d’âge, de non-condamnation et d’être à jour du paiement de ses cotisations sociales. Les exploitants qui ont bénéficié du PMPOA 1 ne seront pas prioritaires sauf pour l’installation d’un JA. L’exploitation devra remplir des conditions liées au revenu disponible et à la part provenant de l’activité agricole. Les sociétés, sous réserve qu’un associé au moins soit exploitant et que 50% du capital soit détenu par le ou les associés exploitants, peuvent également bénéficier du plan. Seules les exploitations avec élevage bovin, ovin ou caprin des filières lait et viande sont éligibles et l’éleveur doit s’engager à maintenir son cheptel en production pendant au moins 5 ans.
Rénovation, construction neuve ou extension d’un bâtiment seraient éligibles. La construction neuve devra être justifiée (création d’atelier, installation, délocalisation ou désaffection de bâtiments, restructuration d’exploitations, difficulté de rénover un ancien bâtiment), les investissements qui ne seraient que des remplacements de bâtiments existants à l’identique, sans amélioration des conditions de production ne pourront pas être aidés.
Logement des animaux
Les bâtiments destinés au logement des animaux devraient être éligibles pour :
Autres constructions
En dehors du logement des animaux, d’autres constructions pourraient bénéficier du plan :
Les équipements liés au stockage des effluents en zone vulnérable ne seront pas éligibles (mise aux normes à réaliser dans le cadre du PMPOA2). En dehors de la zone vulnérable, ils ne seraient éligibles aux aides de l’Etat qu’en cas de construction neuve de logement. Dans les autres cas, rénovation de bâtiment de logement ou en l’absence de construction ou rénovation de bâtiment de logement d’animaux, les aides de l’Etat seraient conditionnées à la participation d’autres financeurs, notamment les collectivités territoriales.
Autres investissements
Les aides de l’Etat ne seraient pas assorties de l’obligation de passer par un organisme agréé pour l’étude technico-économique de faisabilité du projet. Quant à la prestation relative à la conception et à la maîtrise d’œuvre du bâtiment, elle pourrait être financée dans la limite de 5 % du montant des travaux concernés. Tout autre investissement immatériel ne serait pas éligible, il en irait ainsi notamment du montage du dossier.
Les hangars à matériels, les engins mobiles (désileuse, ...), les bâtiments ou équipements d’occasion, les achats ou équipements en copropriété seraient exclus des aides de l’Etat. Les investissements relatifs à la transformation à la ferme en production bovine et ovine ne pourront pas bénéficier des aides de l’Etat mais pourraient être éligibles à d’autres financements, et, les investissements liés au stockage des effluents en zone vulnérable devront obligatoirement mobiliser d’autres financeurs pour pouvoir émarger aux aides de l’Etat.
Le montant des aides
Pour être éligible, l’investissement devra être supérieur à 15.000 €. hors zone de montagne, le maximum subventionnable serait de 90.000 € pour une construction neuve et de 60.000 € pour une rénovation, le taux de subvention de 20 %.
En zone de montagne, les plafonds de travaux subventionnables se situeraient à 100.000 € pour une construction neuve et à 70.000 € pour une rénovation. Le taux serait de 35 % (40 % en haute montagne).
Les Jeunes Agriculteurs bénéficieraient d’une majoration de 10 % des taux. Dans tous les cas, les constructions neuves en bois (charpente + menuiserie + 30 % au moins du bardage), bénéficieraient d’un taux majoré de 2 %. Pour les GAEC, le plafond d’aide serait multiplié par le nombre d’exploitations regroupées dans la limite de 3.
L’agriculteur aura la possibilité de réaliser lui-même tout ou partie des travaux. Dans ce cas, sa main d’œuvre sera prise en compte pour une valeur équivalente à 50 % du coût HT des matériaux utilisés. Ces aides de l’Etat pourront être complétées, dans la limite des plafonds communautaires (40 % en zone non défavorisée et 50 % en zone défavorisée, +10 % pour les JA), par des aides des collectivités locales (Département ou Région) ou par une subvention équivalente liée au prêt bonifié. Des décisions définitives sont toujours en attente.
La procédure pour bénéficier de la subvention est de déposer à la DDAF un dossier unique de demande de subvention au titre du plan de modernisation des bâtiments d’élevage.
Marcel PARISSE, le Président invite tous les adhérents à participer à l’Assemblée Générale du Syndicat Prim’Holstein de l’Allier le mardi 30 avril à 10 h 00 (Salle des Fauvettes, Place de l’Eglise) à Neuilly le Réal.
La rencontre débutera par une présentation du bilan des activités 2003/2004 et des projets pour 2004/2005. Etienne SOULIER, du Syndicat de Contrôle Laitier de l’Allier interviendra ensuite sur le thème de l’élevage des génisses. Après un déjeuner pris en commun, l’après-midi se poursuivra par la visite de l’exploitation du GAEC PIERROT à MERCY autour du thème particulier de l’agriculture raisonnée.
Contention mobile, sécurité et facilité de travail
La contention revêt une importance toute particulière dans le travail de l’éleveur. Un bon dispositif de contention doit permettre de simplifier et de sécuriser la manipulation des bovins en limitant les risques d’accidents tout en exigeant une main d’œuvre moins importante. C’est dans ce cadre, mais également pour améliorer la qualité des peaux et pour faciliter la réalisation des traitements des animaux aux bons moments, que le Syndicat Général des Cuirs et Peaux organise une demi-journée de démonstration. Des matériels de contention mobile avec couloir et parc, de pesée au pré, d’écornage et de contention spécifique pour les jeunes veaux seront présentés. Des démonstrations permettront aux éleveurs de juger de l’efficacité du dispositif et d’échanger avec les techniciens spécialisés.
Cette démonstration s’effectuera sur une exploitation d’élevage charolais plein air clôturée tout en électrique. Dans ce domaine également, quelques trucs et astuces mis en œuvre par l’éleveur seront intéressants à retenir.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier invite tous les éleveurs à participer à cette manifestation, organisée en partenariat avec le GDS, la MSA et Bovins Croissance. Ainsi, plusieurs aspects de la contention pourront être abordés, traitement et suivi sanitaire des animaux, prévention et sécurité du travail, pesée et contrôle de croissance.
Rendez-vous le 13 avril 2004, de 14 heures à 18 heures, chez
Gérard MATHE - Route de Vallon à NASSIGNY
Les éleveurs sont attendus nombreux.
Pour tout renseignement : contacter le GDS au 04.70.35.14.30
Trois jours à la Foirexpo de Moulins
Les principaux animaux présents dans les fermes de l’Allier se laisseront approcher et découvrir par un public non averti. Charolais, vaches laitières, moutons, porcs, volailles, chèvres, ânes et chevaux seront présents grâce aux éleveurs et aux organisations qui participent à cette manifestation aux côtés de la Chambre d’Agriculture. Les productions végétales du département seront également exposées sous la forme de graines, de plants ou de photos. Chacun aura de plus la possibilité de déguster quelques produits issus de ces productions. C’est une occasion importante de communiquer sur l’agriculture de l’Allier auprès des nombreux visiteurs de la Foire Exposition de Moulins. Il est important de faire passer le message d’une agriculture de l’Allier, moderne, fiable, respectueuse de l’environnement et engagée dans les démarches de qualité. C’est l’objectif poursuivi par la Chambre d’Agriculture et par ses partenaires qui vous attendent nombreux les 13, 14 et 15 février 2004.
Le Mercredi 21 janvier 2004 de 9 H à 17 H
Elle offre ainsi la possibilité aux agriculteurs de voir différents types de bâtiments, de discuter avec les éleveurs sur les raisons de leur choix, de recueillir des informations techniques auprès de différents organismes afin de mieux maîtriser leurs propres projets.
8 exploitations ouvriront cette année les portes de leurs bâtiments avec des caractéristiques bien spécifiques pour chacun d’eux : fer ou bois, bâtiments bovins viande, bovins lait et ovins, systèmes d’aération, distribution de l’alimentation, etc…
La Chambre d’Agriculture, organisatrice de la Journée " Bâtiments d’Elevage " tient à remercier particulièrement l’ensemble des ses partenaires. Leur participation, plus importante en 2004 à la journée et à son organisation, permettra d’apporter aux agriculteurs qui visiteront les exploitations encore plus d’informations :
Le GDS fournit les pédiluves à l’entrée de chaque bâtiment.
Ovin Viande
Enfin un logiciel moutons !
Répondant à une demande existante des éleveurs, la Chambre d’Agriculture de l’Allier a procédé ce printemps à une expertise des logiciels existants en matière de gestion de troupeau ovin. Au terme de cette démarche, elle s’est positionnée et a développé un partenariat avec une société informatique limousine.
Le produit s’appelle OVIN-VIANDE et a déjà ses adeptes !
Depuis quelques années déjà, les éleveurs d’ovins réclamaient un outil informatique leur permettant une simplification du travail administratif et de terrain : gestion des lots, enregistrements des interventions sanitaires, saisie des mises bas, respect des cahiers des charges pour les ventes sous Signes Officiels de Qualité, sélection des agnelles, …
Face à cette demande, la Chambre d’Agriculture s’est alors mise en quête d’un logiciel répondant aux attentes des éleveurs. Après étude des produits proposés par différentes sociétés informatiques, la société APIIC (Atelier Protégé Informatique Internet Communication) a été retenue, pour son logiciel baptisé OVIN-VIANDE. Les ateliers protégés sont des structures qui emploient des personnes handicapées pour les aider à s’insérer dans le monde du travail. La société APIIC regroupe 12 personnes, dont 10 sont handicapées.
Le partenariat conclu avec la société APIIC, permet de faire bénéficier aux éleveurs du département non seulement d’un suivi, mais aussi d’un tarif particulier.
Aujourd’hui, la Chambre d’Agriculture est à même de proposer aux éleveurs d’ovins un logiciel de gestion de troupeau adapté à leurs besoins, et décliné en deux versions : l’une pour les sélectionneurs et multiplicateurs, l’autre pour les productions viande.
Ce produit a déjà été présenté aux structures économiques. Une première réunion de présentation a eu lieu le 16 octobre dernier et les premières mises en place ont commencé.
Les personnes désireuses de découvrir ce logiciel peuvent d’ores et déjà se faire connaître auprès de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, Service Technique Elevage au 04 70 48 42 42.
Le jeudi 18 décembre prochain, le Syndicat Prim’Holstein de l’Allier en partenariat avec la Société BOVEC vous invite à une journée génétique sur l’exploitation du GAEC du Lieu Garnier, chez MM. André et Hubert MARAIS à Agonges. Le rendez-vous est fixé à 10 heures.
Au cours de cette journée, plusieurs thèmes seront traités :
Les éleveurs Prim’Hosltein du département qui souhaitent en savoir un peu plus sur cette race d’avenir sont attendus. Toutes les questions relatives à la présentation d’animaux lors de concours seront abordées.
Soyez curieux et venez nombreux à cette journée qui, nous en sommes certains, en appellera d’autres dans le futur autour de la race Prim’Holstein et la production laitière du département.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le Syndicat Prim’Holstein de l’Allier à la Chambre d’Agriculture de l’Allier au 04.70.48.42.42, M. Jean-Philippe GARNIER.
Le rendez-vous de l’élevage ovin
Occasion pour tous nos éleveurs, ovins spécialisés ou mixtes, futurs éleveurs, de découvrir de nombreuses innovations en terme de matériel, notamment en ce qui concerne les bâtiments d’élevage, la contention et la distribution automatisée du concentré, mais aussi en terme de conduite d’élevage, entre autres les différentes techniques de désaisonnement et la gestion du pâturage. Un espace génétique permettait de découvrir les différentes étapes d’amélioration des races bouchères, tandis que le pôle viande faisait la promotion des signes officiels de qualité, montrait un atelier de découpe et faisait déguster les morceaux " boudés " par les consommateurs, après que ceux-ci avaient été cuisinés par un chef restaurateur.
De nombreux exposants étaient également présents pour conseiller les éleveurs et leurs proposer leurs gammes de produits.
Enfin, dans la continuité de plusieurs régions telles le Poitou Charente, la Provence Alpes Cote d’Azur ou l’Auvergne, les professionnels de la région Limousin se sont rassemblés et unis pour s’engager à leur tour dans la Charte de Relance de la production Ovine.
Comme en Auvergne, en Limousin aussi, l’agneau, on y croit !
Professionnalisme et convivialité, nos éleveurs d’ovins venus de toute la France ont pu échanger sur de nombreux sujets, avec toutefois, en ces temps difficiles dus à la sécheresse, un seul mot d’ordre : solidarité.
Le 25 septembre dernier, l’Association des Eleveurs de Limousins de l’Allier tenait son Assemblée Générale dans les locaux de la Chambre d’Agriculture à Moulins.
Cette Assemblée Générale, qui marquait le 10ème anniversaire de la création de l’Association, fut l’occasion, pour son Président, Gérard ALRIC, de dresser un rapide bilan des évènements marquants de cette décennie. Il rappelait, tout d’abord, la création de l’Association, en 1993, à l’initiative de Jean SAMAIN. William DELAHOCHE en fut Président jusqu’en 2000 et permit la mise en place d’une dynamique, au niveau de l’élevage limousin, dans l’Allier, avec, notamment, la création des présentations – ventes d’animaux à Cosne d’Allier. L’Association a vécu un temps fort, en octobre 2001, avec la tenue du Concours Interrégional Limousin à Montluçon. Le travail réalisé par les éleveurs de l’Allier, avec l’aide de leurs partenaires, dont la Chambre d’Agriculture, a permis que cette édition soit un succès apprécié par tous les participants.
Plusieurs formations ont été organisées dans le cadre de l’Association, à destination des éleveurs, notamment sur l’année 2003, où le travail qui a été réalisé sur la mise en commun des résultats technico-économiques et génétiques mérite d’être poursuivi en 2004.
Les éleveurs limousins sont impliqués dans les organisations professionnelles, avec des représentants au sein de CCBE et de Bovins Croissance, ainsi que dans le schéma de sélection racial, avec plusieurs veaux sélectionnés à LANAUD, chaque année.
Les membres de l’Association ont décidé, à l’occasion de cette Assemblée Générale, de relancer la présentation – vente d’animaux à COSNE d’ALLIER, le 9 décembre prochain.
Le bilan financier de l’Association laisse paraître une situation saine qui permet de maintenir le niveau des cotisations actuel (15 € / élevage + 0,5 € / vache).
Les membres de l’Association prépareront le Sommet de l’Elevage, édition 2004, qui verra se tenir le Concours Spécial de la Race Limousine avec, pour objectif, une participation significative de l’Allier, en effectifs et en qualité.
Le Président Gérard ALRIC et tous les membres de l’Association invitent tous les éleveurs de bovins de race limousine du département à les rejoindre et leur donnent rendez-vous le mardi 9 décembre 2003, à COSNE D’ALLIER, pour le rassemblement de bovins limousins, sur le marché couvert.
Le Président de la Chambre d’Agriculture demande au Ministre d’intervenir très rapidement pour dégager le marché. Voici la teneur de son courrier :
" Monsieur le Ministre,
La fermeture des frontières concernant les exportations de bovins vivants, suite à l’apparition de fièvre aphteuse en Grande-Bretagne et propagée maintenant en France, va accroître d’une façon dramatique les difficultés déjà considérables que traverse le secteur de l’élevage allaitant de l’Allier depuis fin octobre 2000 suite à la crise de l’E.S.B.
Aux 21 000 bovins en ferme dont la vente avait été différée fin février faute de débouchés sur les marchés du Sud de l’Union Européenne et dans les ateliers d’engraissement nationaux, il faudra au minimum rajouter 9 000 bovins normalement commercialisés sur ces circuits en mars et bloqués par l’embargo fièvre aphteuse.
A la perte financière directe déjà enregistrée de 50 millions de francs, s’ajoutent chaque jour des charges de maintien des animaux de l’ordre de 300 000 francs, alors que les stocks fourragers, pourtant abondants à l’entrée de l’hiver, sont épuisés et la mise à l’herbe différée par les mesures de prévention de la fièvre aphteuse.
La valeur des stocks d’animaux non vendus dans l’Allier va atteindre le chiffre impressionnant de 180 millions de francs fin mars. Il est urgent d’intervenir pour le réduire, sinon il y aura dès la reprise de l’ouverture des transactions commerciales, tant nationales qu’internationales, des baisses de prix catastrophiques non maîtrisables.
Les moyens conséquents de retrait par intervention, même s’ils coûtent chers, sont la seule façon de dégager le marché et de préserver des possibilités d’une gestion commerciale du marché pour l’avenir. Ces retraits doivent principalement concerner les catégories suivantes d’animaux : jeunes veaux laitiers mâles et femelles, broutards jusqu’à un poids carcasse de 270 kg au prix de 24 F du kg net, taurillons semi-finis et de boucherie à 17 F du kg net.
D’autre part, les mesures de soutien direct doivent être apportées à tous les niveaux de la filière bovine. La Chambre d’Agriculture est indignée du niveau d’aides notoirement insuffisant accordé à l’Allier dans le cadre du dispositif " Plan de soutien aux éleveurs " du 28 février 2001.
Nous vous rappelons les propositions effectuées dans notre document du 5 mars 2001 " Crise bovine " que nous vous avons adressé par courrier du 7 mars.
Ainsi, sur les dotations notifiées à la D.D.A.F., un complément d’enveloppe d’au moins 40 millions de francs environ aux 27,59 millions de francs attribués, serait nécessaire pour que l’aide directe corresponde, selon les niveaux de sensibilité, aux montants moyens indiqués dans l’annexe 2 de la circulaire. De même, l’enveloppe prêts de consolidation " Investisseurs récents " doit être très sensiblement abondée.
Cette double crise, d’ampleur inédite, affecte également très gravement tous les maillons de la filière bovine (commercialisation, transformation …), ainsi que les secteurs d’activité annexes. Des dispositifs de soutien appropriés doivent leur être aussi apportés… "
Pour Jean-Marie LESAGE, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Allier, le Conseil des Ministres de l’Agriculture vient enfin de prendre conscience de l’importance de la crise bovine en Europe. C’est un premier pas qui vient d’être fait pour tenter de rétablir la confiance des consommateurs. Les modalités concrètes sont attendues et d’autres mesures doivent suivre pour s’acheminer vers la reprise des marchés et la préservation du revenu des éleveurs.
La généralisation sur le territoire européen de la suspension de l’utilisation des farines animales d’une part, et d’autre part de la pratique des tests sur les animaux commercialisés, étaient deux éléments indispensables pour harmoniser en Europe la politique de sécurité sanitaire et enrayer la chute de consommation de viande bovine.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier, réunie en session fin novembre, avait exigé ces premières mesures par rapport à la sécurité alimentaire et au redressement du marché de la viande bovine.
Aujourd’hui, elle estime que l’efficacité de ces mesures de retrait d’animaux de la chaîne alimentaire sera directement liée aux modalités de leur mise en œuvre. Tous les moyens financiers doivent être mobilisés pour rendre opérationnelle à court terme cette généralisation et il est indispensable que :
La Chambre d’Agriculture de l’Allier est très inquiète sur le tonnage et le nombre d’animaux concernés par cette mesure de retrait. Il ne faudrait pas que se substituent des importations des pays tiers comme l’Argentine, n’offrant aucune garantie de traçabilité.
Par ailleurs, la mesure de suspension des farines animales doit être aussi suivie de l’interdiction d’importation d’aliments du bétail contenant des sous-produits animaux et des matières premières avec O.G.M.
Il est regrettable que les Ministres de l’Agriculture n’aient pris encore aucune décision concrète pour le développement en Europe de plantes riches en protéines.
Enfin, l’ouverture de l’intervention publique aux animaux, notamment jeunes bovins, ne trouvant actuellement pas de débouchés, est indispensable.
Après ces premières mesures de dégagement des marchés, la Commission Européenne doit maintenant se pencher sur le bilan de la situation financière des élevages français et de tous les acteurs de la filière bovine, afin que des mesures de compensation des pertes puissent être prises par le prochain Conseil des Ministres.
Pourtant dans l’Allier, l’élevage bovin, à dominante charolaise se fait traditionnellement à l’herbe. Les animaux mangent principalement herbe, fourrages et céréales. Les représentants de la filière charolaise (Chambre d’Agriculture, groupements et Associations d’éleveurs) réunis lundi à Moulins sont persuadés que des explications complémentaires doivent être délivrés aux consommateurs bourbonnais.
C’est pourquoi, ils organisent dimanche 19 novembre de 10 heures à 17 heures, des portes ouvertes dans 3 élevages charolais proches des 3 grandes agglomérations :
Dimanche prochain, les visiteurs seront accueillis et guidés par les éleveurs dans chacune des fermes. Ils pourront interroger les agriculteurs et leur poser toutes leurs questions.
Plusieurs panneaux d’information portant sur l’alimentation, la santé, l’identification et la traçabilité des bovins seront installés sur place. Des brochures éditées par le Centre d’Information des Viandes seront disponibles. Une dégustation de viande sera également proposée au public.
De cette façon, à partir de ces 3 exemples, les consommateurs pourront en savoir plus sur les conditions d’élevage des bovins. Les organisateurs espèrent ainsi que les personnes qui se déplaceront pourront, en toute sérénité, mesurer les risques liés à la consommation de viande bovine de l’Allier.
Ce lundi, Jean-Marie Lesage, entouré de Jean-Jacques Augier, Patrice Bonnin et Michel Labouesse (chargés de l’élevage bovin à la Chambre d’agriculture) a rencontré les représentants des groupements de producteurs bovins à Moulins.
Après un bilan de la situation qui se traduit par une baisse très nette de l’activité commerciale pour toutes les catégories d’animaux ces derniers jours, les responsables professionnels se sont mis d’accord sur un programme d’actions. Tout d’abord, ils demandent à Monsieur le Préfet de mettre en place un observatoire départemental. Celui-ci devrait être le moyen de recueillir et faire connaître toutes les données départementales sur ce nouvel épisode noir pour la filière bovine. Des informations récentes issues des entreprises de commerce de viande sont en effet déterminantes pour prendre les mesures les mieux adaptées à la situation.
D’ores et déjà, les représentants de Bovicoop, Sicaba, Sicagieb et Socaviac ont demandé à Jean-Marie Lesage d’attirer l’attention du Préfet sur la nécessité de rétablir rapidement le système d’inter-vention publique sur la viande bovine. Une souplesse de l’Administration vis-à-vis des éleveurs qui ne pourraient pas respecter leur engagement de chargement a été également vivement sollicitée.
Enfin, persuadés qu’avec toutes les informations diffusées dans les médias, une partie des consommateurs est hésitante à manger de la viande bovine, les responsables agricoles ont décidé d’organi-ser, dimanche 19 novembre, des portes ouvertes dans 3 élevages bovins tout près de Moulins, Montluçon et Vichy. L’objectif de ces rencontres est d’expliquer très simplement au public, preuves à l’appui, comment sont élevés les bovins. L’accent sera bien évidemment mis sur l’alimentation.
La Chambre d’Agriculture invite les agriculteurs à se joindre à la manifestation organisée demain à Moulins par les Syndicats Agricoles et les groupements de producteurs bovins pour attirer l’attention des Pouvoirs Publics sur la gravité de la situation de la filière bovine.
La crise de l’ESB remet complètement en cause l’équilibre économique du département.
Déjà, il y a une semaine, la Chambre d’Agriculture, réunie en Session, avait lancé un véritable cri de détresse et un appel à la raison pour retrouver la sérénité. Estimant que les mesures adoptées le 21 novembre par l’Union Européenne et le Gouvernement Français étaient sans rapport avec la gravité de la situation, elle avait demandé un renforcement du plan d’urgence au niveau communautaire et français sur 3 points :
La Chambre d’Agriculture se réjouit de cette manifestation unitaire, (à l’initiative de l’UDSEA, du CDJA, du MDJA, de la FDSEA, de la Coordination Rurale et des 4 groupements de producteurs bovins*) dont le point de départ est fixé à 9 h 30 au Quartier Villars à Moulins.
* (Bovicoop, Sicaba, Sicagieb, Socaviac)