Chambre d'Agriculture

de l'Allier

60, Cours Jean Jaurès

BP 1727

03017 MOULINS CEDEX

Tél : 04 70 48 42 42

Fax : 04 70 46 30 69

Environnement

Le 30 mars 2010

La collecte se prépare

Une opération de récupération est organisée par l’ensemble des coopératives et négoces du département de l’Allier, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, l’Ademe et Adivalor, du 19 au 30 avril prochains.
 
Organisée la dernière quinzaine d’avril sur les sites des distributeurs, cette 8ème collecte de plastiques agricoles usagés sera gratuite pour tous les clients des établissements collecteurs. Seules les bâches d’ensilage, de serre et d’enrubannage seront collectées. Elles seront récupérées en vrac séparément, et acheminées ensuite dans l’Aveyron où la société SOPAVE les recyclera. Transformées en granulats de plastiques, elles serviront à la fabrication de sacs plastiques, de mobiliers de jardin…
Pour tout renseignement, contacter le Service Agronomie Territoire et Equipement de la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
36 sites de collecte seront ouverts aux dates et lieux suivants,
le matin de 8 h 30 à 12 h, l’après-midi, de 14 h à 17 h
Canton de Bellerive-sur-Allier
Brugheas, les 22 et 23 avril, Val Limagne.coop
Canton de Bourbon-l’Archambault
Bourbon-l’Archambault, du 19 au 30 avril, SICABB
Franchesse, le 22 avril, Ets Jeudy
Ygrande, du 19 au 30 avril, Jarleton Agro Distribution
Canton de Cérilly
Cérilly, du 19 au 30 avril, SICABB
Urçay, le 29 avril, SAS Thivat Vénuat Négoce
Canton de Chevagnes
Lusigny, du 19 au 30 avril, Coopaca
Saint-Martin-des-Lais, du 19 au 30 avril, Coopaca
Thiel-sur-Acolin, le 23 avril, Coopérative Agricole
Canton de Cusset
Cusset, le 20 avril, Ets Morlat
Canton de Dompierre-sur-Besbre
Coulanges, le 22 avril matin, Descreaux SAS
Dompierre-sur-Besbre, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton d’Ebreuil
Bellenaves, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Ebreuil, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Hérisson
Cosne-d’Allier, le 29 avril, CACB
Canton de Huriel
Viplaix, le 20 avril, Ets Jeudy
Canton de Jaligny
Saint-Léon, du 19 au 30 avril, Coopaca
Treteau, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton de Lapalisse
Droiturier, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton de Le Donjon
Le Donjon, le 21 avril matin, « Les Bernards », Descreaux SAS
Canton de Le Mayet-de-Montagne
Le Mayet-de-Montagne, le 22 avril matin, SARL Forestier Delchet
Canton de Le Montet 
Cressanges, le 27 avril, Coopérative Agricole
Le Montet, le 21 avril, Ets Jeudy
Tronget, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Lurcy-Lévis
Lurcy Lévis, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Marcillat-en-Combraille
La Celle, le 20 avril matin, Cassier Appro Sarl
Marcillat-en-Combraille, le 21 avril, Les Fours à Chaux, route de Pionsat, Ancienne décharge
Canton de Montluçon
Montluçon, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Montmarault
Montmarault, du 19 au 30 avril, SICABB
Villefranche-d’Allier, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Neuilly-le-Réal
La Ferté-Hauterive, le 20 avril, Ets Dodat SA
Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saint Pourçain, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Souvigny
Bresnay, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Varennes-sur-Allier
Magnet, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Varennes-sur-Allier, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton d’Yzeure
Trevol, le 20 avril, Ets Chassin
Préparez dès maintenant cette collecte. Secouez, pliez, rassemblez et stockez à l’abri vos plastiques.
Attention : les plastiques ne répondant pas aux critères demandés seront refusés. Aussi, vérifiez bien qu’aucun résidus (foin, paille, terre, cailloux, ferraille, morceau de bois…) ne subsiste.
Les ficelles et les filets ne seront pas acceptés.
 
 
24 juin 2010

La production d’énergie sur son exploitation : une diversification à développer

 
Les énergies renouvelables peuvent représenter aujourd’hui une véritable opportunité, qu’il s’agisse de développement économique ou de diminution des charges. De nombreux agriculteurs s’interrogent sur ce potentiel de diversification qu’elles peuvent offrir, qu’elles soient issues du soleil, de la biomasse, du vent…
Actuellement, le solaire photovoltaïque a beaucoup de potentiel sur les exploitations agricoles au vu des surfaces de toitures existantes. Certes les nouveaux arrêtés de janvier 2010 ont un peu changé la donne, mais les projets sur des bâtiments agricoles existants restent encore intéressants.
En ce qui concerne la production de cultures énergétiques (miscanthus, switchgrass) des pistes de travail sont à explorer pour trouver des débouchés de valorisation de cette biomasse.
Le chauffage au bois (bûchettes, granulés…) est une source d’énergie non négligeable et de nombreuses installations (particuliers ou collectivités) se développent.
La production de biogaz sur les exploitations agricoles, par la valorisation de déchets organiques, ne demande également qu’à se développer.
La Chambre d’Agriculture vous propose un dossier sur ces différentes possibilités de production d’énergie qui peuvent être développées sur vos exploitations et se tient à la disposition de tous les agriculteurs pour plus d’informations.
 
Téléchargez le dossier
 
 
 
1er avril 2010

Collecte départementale des plastiques agricoles recyclables

Répartis sur l’ensemble du département, 36 sites seront ouverts, du 19 au 30 avril prochains, pour une 8ème opération de récupération.
Cette année, l’ensemble des coopératives et négoces du département de l’Allier, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, l’Ademe et Adivalor, organise la 8ème opération de collecte des plastiques agricoles usagés. Elle se déroulera la dernière quinzaine d’avril sur les sites des distributeurs. L’opération sera gratuite pour tous les clients des établissements collecteurs.
Seules les bâches d’ensilage, de serre et d’enrubannage seront collectées. Elles seront récupérées en vrac séparément, et acheminées ensuite dans l’Aveyron où la société SOPAVE les recyclera. Transformées en granulats de plastiques, elles serviront à la fabrication de sacs plastiques, de mobiliers de jardin…
Pour tout renseignement, contacter la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
Préparez dès maintenant, la collecte. Secouez, pliez, rassemblez et stockez à l’abri vos plastiques.
Attention : les plastiques ne répondant pas aux critères demandés seront refusés.
Les ficelles et les filets ne seront pas acceptés.
 
36 sites de collecte seront ouverts aux dates et lieux suivants, le matin de 8 h 30 à 12 h, l’après-midi, de 14 h à 17 h.
 
Canton de Bellerive-sur-Allier
Brugheas, les 22 et 23 avril, Val Limagne.coop
Canton de Bourbon-l’Archambault
Bourbon-l’Archambault, du 19 au 30 avril, SICABB
Franchesse, le 22 avril, Ets Jeudy
Ygrande, du 19 au 30 avril, Jarleton Agro Distribution
Canton de Cérilly
Cérilly, du 19 au 30 avril, SICABB
Urçay, le 29 avril, SAS Thivat Vénuat Négoce
Canton de Chevagnes
Lusigny, du 19 au 30 avril, Coopaca
Saint-Martin-des-Lais, du 19 au 30 avril, Coopaca
Thiel-sur-Acolin, le 23 avril, Coopérative Agricole
Canton de Cusset 
Cusset, le 20 avril, Ets Morlat
Canton de Dompierre-sur-Besbre
Coulanges, le 22 avril matin, Descreaux SAS
Dompierre-sur-Besbre, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton d’Ebreuil
Bellenaves, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Ebreuil, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Hérisson
Cosne-d’Allier, le 29 avril, CACB
Canton de Huriel
Viplaix, le 20 avril, Ets Jeudy
Canton de Jaligny
Saint-Léon, du 19 au 30 avril, Coopaca
Treteau, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton de Lapalisse
Droiturier, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton de Le Donjon
Le Donjon, le 21 avril matin, « Les Bernards », Descreaux SAS
Canton de Le Mayet-de-Montagne
Le Mayet-de-Montagne, le 22 avril matin, SARL Forestier Delchet
Canton de Le Montet 
Cressanges, le 27 avril, Coopérative Agricole
Le Montet, le 21 avril, Ets Jeudy
Tronget, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Lurcy-Lévis
Lurcy Lévis, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Marcillat-en-Combraille
La Celle, le 20 avril matin, Cassier Appro Sarl
Marcillat-en-Combraille, le 21 avril, Les Fours à Chaux, route de Pionsat, Ancienne décharge
Canton de Montluçon
Montluçon, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Montmarault
Montmarault, du 19 au 30 avril, SICABB
Villefranche-d’Allier, du 19 au 30 avril, SICABB
Canton de Neuilly-le-Réal
La Ferté-Hauterive, le 20 avril, Ets Dodat SA
Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saint Pourçain, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Souvigny
Bresnay, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Varennes-sur-Allier
Magnet, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Varennes-sur-Allier, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton d’Yzeure
Trevol, le 20 avril, Ets Chassin
 
24 mars 2010

Collecte départementale des plastiques agricoles

L’ensemble des coopératives et négoces du département avec la collaboration de la Chambre d’Agriculture, l’Ademe et Adivalor organise la 8ème opération de collecte des plastiques agricoles.

 Cette année, la collecte des plastiques agricoles se déroulera sur l’ensemble du territoire de l’Allier, sur les sites des distributeurs dans la dernière quinzaine d’avril 2010. L’opération sera gratuite pour tous les clients des établissements collecteurs. Seules les bâches d’ensilage et d’enrubannage seront collectées. Elles seront récupérées en vrac séparément et acheminées ensuite dans l’Aveyron ou la société SOPAVE les recyclera. Transformées en granulats de plastiques, elles serviront à la fabrication de sacs plastiques, de mobiliers de jardin…
Pour tout renseignement, contacter la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
 
Dès maintenant, préparez la collecte. Secouer, plier, rassembler et stocker à l’abri les plastiques.
Attention : les plastiques ne répondant pas aux critères demandés seront refusés.
Les ficelles et les filets ne seront pas acceptés.
 
Dates et lieux de collecte :
Matin de 8 h 30 à 12 h 00 / Après-midi de 14 h 00 à 17 h 00
 
Canton de Bellerive-sur-Allier
Brugheas, les 22 et 23 avril, Val Limagne.coop
 
Canton de Bourbon-l’Archambault
Bourbon-l’Archambault, du 19 au 30 avril, SICABB
Franchesse, le 22 avril, Ets Jeudy
Ygrande, du 19 au 30 avril, Jarleton Agro Distribution
 
Canton de Cérilly
Cérilly, du 19 au 30 avril, SICABB
Urçay, le 29 avril, SAS Thivat Vénuat Négoce
 
Canton de Chevagnes
Lusigny, du 19 au 30 avril, Coopaca
Saint-Martin-des-Lais, du 19 au 30 avril, Coopaca
Thiel-sur-Acolin, le 23 avril, Coopérative Agricole
 
Canton de Cusset 
Cusset, le 20 avril, Ets Morlat
 
Canton de Dompierre-sur-Besbre
Coulanges, le 22 avril matin, Descreaux SAS
Dompierre-sur-Besbre, du 19 au 30 avril, Coopaca
 
Canton d’Ebreuil
Bellenaves, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Ebreuil, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
 
Canton de Hérisson
Cosne-d’Allier, le 29 avril, CACB
 
Canton de Huriel
Viplaix, le 20 avril, Ets Jeudy
 
Canton de Jaligny
Saint-Léon, du 19 au 30 avril, Coopaca
Treteau, du 19 au 30 avril, Coopaca
 
Canton de Lapalisse
Droiturier, du 19 au 30 avril, Coopaca
 
Canton de Le Donjon
Le Donjon, le 21 avril matin, « Les Bernards », Descreaux SAS
 
Canton de Le Mayet-de-Montagne
Le Mayet-de-Montagne, le 22 avril matin, SARL Forestier Delchet
 
Canton de Le Montet 
Cressanges, le 27 avril, Coopérative Agricole
Le Montet, le 21 avril, Ets Jeudy
Tronget, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
 
Canton de Lurcy-Lévis
Lurcy Lévis, du 19 au 30 avril, SICABB
 
Canton de Marcillat-en-Combraille
La Celle, le 20 avril matin, Cassier Appro Sarl
Marcillat-en-Combraille, le 21 avril, Les Fours à Chaux, route de Pionsat, Ancienne décharge
 
Canton de Montluçon
Montluçon, du 19 au 30 avril, SICABB
 
Canton de Montmarault
Montmarault, du 19 au 30 avril, SICABB
Villefranche-d’Allier, du 19 au 30 avril, SICABB
 
Canton de Neuilly-le-Réal
La Ferté-Hauterive, le 20 avril, Ets Dodat SA
 
Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saint Pourçain, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
 
Canton de Souvigny
Bresnay, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
 
Canton de Varennes-sur-Allier
Magnet, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Varennes-sur-Allier, du 19 au 30 avril, Coopaca
 
Canton d’Yzeure
Trevol, le 20 avril, Ets Chassin
 
 
22 avril 2010

Débarrassez-vous de vos plastiques !

L’opération de collecte de plastiques agricoles usagées démarrée lundi se poursuit jusqu’au 30 avril.
Lors de cette 8ème collecte de plastiques agricoles usagés organisée sur les sites des distributeurs, seules les bâches d’ensilage, de serre et d’enrubannage seront collectées.
Rappel : Les plastiques ne répondant pas aux critères demandés seront refusés. Les ficelles et les filets ne seront pas acceptés.
Attention, certains sites ne sont ouverts qu’une ou deux journées seulement (le matin de 8 h 30 à 12 h, l’après-midi, de 14 h à 17 h) :
- Aujourd’hui et demain :
Brugheas, les 22 et 23 avril, Val Limagne.coop
Coulanges, le 22 avril matin, Descreaux SAS
Franchesse, le 22 avril, Ets Jeudy
Le Mayet-de-Montagne, le 22 avril matin, SARL Forestier Delchet
Thiel-sur-Acolin, le 23 avril, Coopérative Agricole
- La semaine prochaine :
Cressanges, le 27 avril, Coopérative Agricole
Cosne-d’Allier, le 29 avril, CACB
Urçay, le 29 avril, SAS Thivat Vénuat Négoce
Retrouvez ci-dessous, les 20 sites de collecte ouverts jusqu’au 30 avril
le matin de 8 h 30 à 12 h, l’après-midi, de 14 h à 17 h
Canton de Bourbon-l’Archambault
Bourbon-l’Archambault, SICABB
Ygrande, Jarleton Agro Distribution
Canton de Cérilly
Cérilly, SICABB
Canton de Chevagnes
Lusigny, Coopaca
Saint-Martin-des-Lais, Coopaca
Canton de Dompierre-sur-Besbre
Dompierre-sur-Besbre, Coopaca
Canton d’Ebreuil
Bellenaves, Val Limagne.coop
Ebreuil, Val Limagne.coop
Canton de Jaligny
Saint-Léon, Coopaca
Treteau, Coopaca
Canton de Lapalisse
Droiturier, Coopaca
Canton de Le Montet
Tronget, Val Limagne.coop
Canton de Lurcy-Lévis
Lurcy Lévis, SICABB
Canton de Montluçon
Montluçon, SICABB
Canton de Montmarault
Montmarault, SICABB
Villefranche-d’Allier, SICABB
Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saint Pourçain, Val Limagne.coop
Canton de Souvigny
Bresnay, Val Limagne.coop
Canton de Varennes-sur-Allier
Magnet, Val Limagne.coop
Varennes-sur-Allier, Coopaca
Pour tout renseignement sur cette opération, contacter le Service Agronomie Territoire et Equipement de la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
 
16 mars 2010

Collecte des plastiques agricoles

Une collecte aura bien lieu au printemps !
Il est important que dès aujourd’hui les agriculteurs conservent leurs plastiques recyclables usagés à l’abri pour les amener aussi propre que possible sur les points de collecte.
Seuls les bâches d’ensilage et les films d’enrubannage seront acceptés. Attention, à bien les trier, les secouer et les séparer.
Nous vous rappelons que depuis le 1er octobre 2007, il existe une autre filière pour les bigs-bags et nous vous recommandons de contacter votre coopérative ou votre négociant pour connaître les modalités de leur reprise.
Les filets et les ficelles ne seront pas acceptés.
L’opération de collecte se déroulera durant la deuxième quinzaine d’avril sur les sites des distributeurs (coopératives et négociants). Les plastiques agricoles seront réceptionnés en vrac et récupérés par ADIVALOR à destination de recycleurs. Les agriculteurs seront informés fin mars des dates et lieux de collecte.
Service Agronomie Territoire et Equipement
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 
21 janvier 2010

Zone vulnérable : détails de la dérogation de CIPAN en terre argileuse.

La réalisation de reliquats d’azote en terre argileuse permet de déroger à la règle des CIPAN*
 L’arrêté préfectoral zone vulnérable prévoit l’implantation de CIPAN pendant les intercultures longues. Toute céréale à paille qui précède une culture de printemps (maïs, tournesol…) devra être suivie d’une CIPAN. L’implantation de cette culture intermédiaire devra être réalisée avant le 10 septembre. N’importe quelle espèce pourra être implantée (hors légumineuse pure) et il n’est pas obligatoire d’acheter de la semence.
Les négociations entre la Chambre d’Agriculture, l’UDSEA et les services de l’état ont permis d’obtenir certaines dérogations, notamment en terre argileuse. Cette dérogation passe par la réalisation de reliquats d’azote. Plusieurs points sont à respecter pour pouvoir prétendre à cette dérogation :
- Signaler à priori auprès de la DDT (ex-DDAF) le caractère argileux de ses parcelles qui correspond à un taux d’argile supérieur à 27 %. Une analyse de terre par unité de sol homogène est à fournir. Il convient cependant d’attendre les instructions de la DDT avant de se manifester.
- Faire réaliser un reliquat d’azote sur la culture qui ne sera pas suivie de CIPAN. (par exemple, lors d’une rotation blé/maïs, le reliquat est à effectuer sur le blé). Des parcelles proches peuvent être regroupées lorsque le type de sol et l’historique sont strictement identiques. La mesure du reliquat sera utilisée pour calculer la dose prévisionnelle d’azote à apporter. Les dernières inscriptions pour la campagne de reliquats azotés sont à réaliser de toute urgence auprès de la Chambre d’Agriculture.
- Calculer après la moisson le bilan azoté fin de campagne.
 D’autres aménagements à l’arrêté existant, notamment en ce qui concerne les récoltes tardives, la gestion de l’interculture par faux semis, le cas des années exceptionnelles, ont été obtenues.
* Culture intermédiaire piège à nitrates
 
 Service Agronomie Territoire et Equipement
Chambre d’Agriculture
 
31 décembre 2009

Un nouveau SDAGE pour le bassin Loire-Bretagne

Le Comité de Bassin Loire-Bretagne réuni cet automne a voté favorablement le SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du bassin Loire-Bretagne.

 
Cela faisait 2 ans que le projet de SDAGE Loire-Bretagne était en préparation. De consultation du public en consultation des assemblées, la première version du SDAGE sortie en décembre 2007 a évolué pour être finalement approuvé par le Comité de Bassin. Son application est presque immédiate, puisque après une validation par la commission européenne, celui-ci entrera en vigueur au 1er janvier 2010.
 
Un SDAGE c’est quoi ?
Le SDAGE est constitué d’orientations fondamentales (nitrates, phosphore, eau potable, gestion quantitative, zones humides, eaux côtières..), Chacune comprenant des dispositions : c’est à dire des principes d’actions. Sur les 90 dispositions du SDAGE, la moitié concernent l’activité agricole.
Le SDAGE est accompagné de plusieurs documents annexes dont le programme de mesures approuvé par le Préfet de bassin. Celui-ci comprend l’ensemble des mesures à mettre en œuvre pour atteindre le bon état des eaux en 2015. Ces mesures sont déclinées par sous-bassins hydrographiques avec une estimation financière pour leur mise en œuvre.
De part sa portée, le SDAGE est destiné à mettre en cohérence l’ensemble des réglementations existantes dans le domaine de l’eau. Le code de l’environnement le précise : le SDAGE ne crée pas de droit nouveau, dans la mesure où il s’appuie sur toutes les réglementations en vigueur pour les faire évoluer. Pour autant, la profession agricole a considéré que sur plusieurs sujets, le SDAGE est bien plus qu’un document cadre.
Un cadre européen pour la gestion de l’eau :
C’est la Directive Cadre sur l’eau élaborée en 2000 qui fixe le cadre de la gestion de l’eau pour tous les états membres. La directive impose plusieurs objectifs :
- l’atteinte du bon état des eaux à échéance 2015,
- la mise-en-œuvre d’un plan de gestion de l’eau (les SDAGE en France),
- la non-détérioration de la qualité des eaux,
- la possibilité de report de délais pour les masses d’eau qui ne pourraient pas atteindre le bon état en 2015 sous certaines conditions strictes.
La France, au travers de son organisation territoriale pour la gestion de l’eau, a confié aux agences de l’eau et à leurs Comités de Bassin, le soin de réviser les SDAGE pour répondre aux objectifs de la Directive.
 
L’agriculture dans la ligne de mire
Durant ces deux années, la profession agricole, au-travers de la Commission Agricole Loire-Bretagne, s’est appropriée le projet de SDAGE et a tenté à plusieurs reprises de le faire évoluer pour que son application soit économiquement réaliste.
 
Les principales difficultés soulevées par la profession ont été rappelées dans le discours de Philippe Lirochon, président de la Commission Agricole Loire-Bretagne lors de son discours au dernier Comité de Bassin :
- La non-prise en compte des spécificités des arrêtés préfectoraux des programmes d’action pour la généralisation des cultures intermédiaires pièges à nitrates,
- Des contraintes encore fortes pour la création de retenues de substitution et la gestion de l’eau en ZRE (Val de Cher),
- Une obligation de reconstituer à 150 % les zones humides s’il y a eu destruction,
- Des bassins tampons obligatoires sans dérogation possible, pour tous nouveaux dispositifs de drainage et les rénovations.
 
Pour toutes ces raisons et sans remettre en cause le principe fondamental d’atteinte du bon état des eaux, la profession agricole n’a pas pu voter favorablement le SDAGE Loire-Bretagne.
 
Les conséquences pour l’agriculture du bassin
En tant que gestionnaire de l’espace agricole, les agriculteurs sont susceptibles d’être affectés par l’évolution des décisions en matière de politique de l’eau au travers du SDAGE notamment.
 "…même si notre activité évolue dans le cadre de la politique agricole commune, nous sommes conscients que la situation environnementale actuelle doit être prise en compte. Le projet de SDAGE soumis au vote est la résultante d’un compromis qui ne nous apporte pas satisfaction.
Même si la prise de conscience est réelle, les efforts déjà entrepris sont importants, nous nous interrogeons en permanence sur la faisabilité économique et technique des mesures proposées. Les conséquences économiques du SDAGE ne seront pas supportables pour nos exploitations, sans un accompagnement financier massif, à la hauteur des objectifs environnementaux fixés pour chaque masse d’eau…"
Philippe Lirochon, lors du Comité de Bassin du 15 octobre 2009.
 
 
Concernant l’activité agricole, le document du SDAGE aura des conséquences importantes sur tout le bassin. Les principales dispositions concernant l’agriculture sont :
 
- Un encadrement précis en matière de création d’étangs, et une interdiction en zone de répartition des eaux notamment.
- En matière de fertilisation azotée :
- Une généralisation des cultures intermédiaires pièges à nitrates en zone vulnérable (ou des repousses dans certains cas) et une impossibilité de destruction chimique (sauf en techniques culturales sans labour),
- Une obligation de disposer d’un dispositif tampon pour tout nouveau rejet de drainage dans le milieu naturel (ou en cas de rénovation de dispositif existant).
- En matière de fertilisation phosphorée :
- Une obligation d’équilibre du phosphore pour tous les élevages situés dans 13 bassins versants listés (dont le bassin de Sidiailles en région Centre),
- Une obligation d’équilibre de la fertilisation phosphorée lors de toute modification des élevages sur tout le bassin Loire-Bretagne.
- En matière d’eau potable : une liste de 180 captages prioritaires (dont 10 dans le département de l’Allier) dans lesquels une procédure réglementaire doit être mise-en-œuvre pour favoriser la diminution des pollutions d’origine agricole ; obligation de disposer d’un plan de réduction des produits phytosanitaires dans tous les SAGE.
- En matière de gestion quantitative de l’eau : un encadrement pour la création de retenues de substitution et la gestion de l’eau en ZRE. Le volume de la retenue est limité à 80 % du volume antérieurement prélevé. En ZRE, seules les retenues de substitution sont autorisées, aucune nouvelle ressource ne peut être créée.
 
Le SDAGE est approuvé et maintenant ?
Contrairement au précédent SDAGE voté en 1996, le nouveau SDAGE Loire-Bretagne a une portée juridique précise puisqu’il est opposable aux documents administratifs notamment dans le domaine de l’urbanisme et de l’eau.
Ce qui signifie que toutes les réglementations, touchant à la gestion de l’eau, vont devoir se mettre en conformité avec le SDAGE. Pour l’agriculture, les réglementations concernées sont : le programme d’actions en zones vulnérables, la réglementation installations classées, les arrêtés et décrets issus de la loi sur l’eau (gestion quantitative, réglementation liée aux captages eau potable…). A ce jour, nous ne connaissons pas précisément l’ensemble des textes réglementaires qui vont être impactés par le SDAGE révisé.
C’est probablement lors de l’élaboration des plans de gestion au sein des Commissions Locales de l’eau dans les SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau), que les applications concrètes et mesurables du SDAGE Loire-Bretagne vont être constatées dans un premier temps.
 
Les Repères :
- Le comité de bassin est le parlement de l’eau d’une agence de l’eau. Il est composé de 190 membres dont 40 % d’usagers de l’eau, 40 % de collectivités et 20 % de représentants de l’État.
- 10 administrateurs agricoles siègent au Comité de Bassin et dans les diverses commissions du Comité de Bassin et du Conseil d’Administration de l’Agence de l’Eau.
- La Commission Agricole Loire-Bretagne, créée en 1972, est une commission regroupant les 36 Chambres d’Agriculture du bassin Loire-Bretagne, elle est présidée par Philippe Lirochon, Président de la Chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir et par Christian Aimé, vice-président de la Chambre d’Agriculture de Vendée.
 
 
 
Service Technique Agronomie
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 
22 octobre 2009

Collecte de plastiques agricoles du 26 au 30 octobre

Apportez vos bâches d’ensilage et films d’enrubannage sur un des points de collecte.
9 sites de collecte seront ouverts dans le département de l’Allier du 26 au 30 octobre.
Le comité de pilotage de collecte de plastiques agricoles réuni par la Chambre d’Agriculture a programmé une collecte pour la fin du mois d’octobre. Elle est mise en place grâce à un partenariat entre les distributeurs (négociants privés, coopératives indépendantes), l’Adème, ADIVALOR et la Chambre d’Agriculture, avec un soutien financier du Conseil Général, chaque partenaire assurant une part du financement de l’opération.
En pratique
Pour tenir compte des secteurs où des collectes ont déjà eu lieu, 8 sites, mis à disposition par les distributeurs, seront ouverts pendant la dernière semaine d’octobre. Seuls les bâches d’ensilage, les bâches de serre et les films d’enrubannage seront collectés et devront impérativement être séparés.
Les ficelles et les filets ne seront pas collectés lors de cette opération. Les plastiques apportés devront être, comme les autres années, dans un bon état de propreté, secoués et débarrassés au maximum des souillures et corps étrangers (pierres, morceaux de bois, etc…).
Le plastique collecté en vrac, les délais d’attente devraient être raccourcis. Le personnel mis à disposition par la Chambre d’Agriculture sur chaque site procédera à la vérification des apports et remettra à chaque agriculteur un bon de réception de ses plastiques usagés. La collecte est gratuite, mais certains distributeurs se réservent la possibilité de demander une participation aux agriculteurs qui ne sont pas clients chez eux.
Calendrier et point de collecte
Commune
Lieu
Date
Journée
ou ½ journée
Thiel-sur-Acolin
Coopérative
13 rue de la gare
26/10/2009
Matin
Le Montet
Ets Jeudy
Route nationale
27/10/2009
Journée
La-Ferté-Hauterive
Ets Dodat SA
Le bourg
27/10/2009
Matin
Cusset
Ets Morlat
Chemin de Pralong
28/10/2009
Journée
Cosne d’Allier CACB

28/10/2009

Journée

Urçay
Thivat Venuat Négoce
La gare à la Perche
29/10/2009
Journée
Le-Mayet-de-Montagne
Forestier Delchet Sarl
Route de Ferrières
29/10/2009
Matin
La Celle
Ets Cassier
30/10/2009
Matin
Coulanges
Descreaux SAS
30/10/2009
Matin
Les sites seront ouverts, le matin de 8 heures à 12 heures et/ou l’après-midi de 14 heures à 17 heures.
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter votre distributeur ou consulter le site Internet de la Chambre d’Agriculture : www.allier.chambagri.fr.
 
 
28 septembre 2009

Apportez vos bâches d’ensilage et films d’enrubannage sur un des points de collecte

La collecte de plastiques agricoles aura lieu dans le département de l’Allier entre le 26 et le 30 octobre.
Le comité de pilotage de la collecte de plastiques agricoles réuni par la Chambre d’Agriculture a décidé de programmer une collecte de plastiques agricoles pour la fin du mois d’octobre. Cette collecte se déroulait habituellement au printemps, mais le marché de la matière première recyclée ne permettait pas d’équilibrer l’opération à l’époque. Les conditions de reprise par ADIVALOR (Agriculteurs Distributeurs Industriels pour la Valorisation) ont évolué au second semestre de l’année, ce qui permet aujourd’hui de programmer une collecte.
Le comité de pilotage a dressé un bilan des opérations menées ponctuellement au printemps par des groupes d’agriculteurs, par des collectivités et par l’UCAL, le tonnage de plastiques qui reste à collecter sur le département a ainsi pu être estimé. Et c’est finalement un partenariat entre les distributeurs (négociants privés, coopératives non-adhérentes à l’UCAL), ADIVALOR et la Chambre d’Agriculture, avec un soutien financier du Conseil Général, qui permet à la collecte d’être programmée, chaque partenaire assurant une part du financement de l’opération.
En pratique
Pour tenir compte des secteurs où des collectes ont déjà eu lieu, une douzaine de sites, mis à disposition par les distributeurs, sera ouvert pendant la dernière semaine d’octobre. Seuls les bâches d’ensilage et les films d’enrubannage seront collectés et ils devront impérativement être séparés. Les ficelles et les filets ne seront pas collectés lors de cette opération. Les plastiques apportés devront être, comme les autres années, dans un état de propreté correct, secoués et débarrassés au maximum des souillures et corps étrangers (pierres, morceaux de bois, etc…). Le plastique sera collecté en vrac, il ne sera donc pas nécessaire de constituer des andains pour organiser le pressage et les délais d’attente devraient être raccourcis. Le personnel mis à disposition par la Chambre d’Agriculture sur chaque site procédera à la vérification des apports et remettra à chaque agriculteur un bon de réception de ses plastiques usagés. La collecte est gratuite, mais certains distributeurs se réservent la possibilité de demander une participation aux agriculteurs qui ne sont pas clients chez eux.
Les dates, horaires et lieux précis de collecte ne sont pas encore définitivement arrêtés, dès qu’ils le seront des articles paraîtront dans la presse agricole et toutes les modalités pratiques seront consultables sur le site internet de la Chambre d’Agriculture : www.allier.chambagri.fr.
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter votre distributeur.
 
23 juillet 2009

Comment se débarasser de ces stocks de pneus usagés ?

Les détenteurs ayant des vieux stocks de pneus usagés étaient dans l’obligation de les éliminer avant le 1er juillet 2009 auprès d’un opérateur agréé qui les valorise.
 
Pour l’Allier, le valorisateur pressenti sont les établissements PROCAR dans le Puy-de-Dôme situé à Joze (( : 04 73 70 26 22). Cette récupération de pneus est payante suivant le type de pneu (véhicule léger ou de tracteur) et l’enlèvement.
 
Cependant, la législation accepte que l’exploitant agricole utilise des pneus usagés pour lester les couvertures des tas d’ensilage. Et c’est l’agriculteur qui supportera les coûts d’élimination une fois que les pneus ne serviront plus.
 
Différents modes de valorisation autorisés pour les pneus usagés :
- Le rechapage qui consiste à remplacer la bande de roulement usagé du pneu afin qu’il retrouve sa qualité,
- La granulation qui permet de fabriquer du granulat ou de la poudrette de caoutchouc utilisés dans la fabrication de revêtement de sols sportifs et routiers, de produits d’étanchéité et d’isolation phonique, 
- La réutilisation de pneus entiers ou déchiquetés pour la fabrication de divers produits en caoutchouc,
- La valorisation énergétique comme combustible de substitution notamment dans les fours de cimenterie (1 tonne de PU = 1 tonne de charbon en contenu énergétique).
 
Nous vous rappelons aussi que les distributeurs sont tenus de reprendre gratuitement les pneus usagés en contrepartie des pneus neufs achetés (un pneu neuf vendu = un pneu usagé récupéré).
 
Service Espace Rural
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 
16 juillet 2009

Notre dossier : Le solaire photovoltaïque

Les énergies renouvelables ont le vent en poupe et depuis quelques temps, nombre de sociétés ont vu le jour, notamment dans le domaine du solaire. Elles n’hésitent pas à démarcher, les agriculteurs, leur proposant entre autres, de produire de l’électricité avec l’installation de panneaux solaires sur les toitures de leurs bâtiments agricoles avec revente à EDF. Cette perspective de complément de revenu est certes alléchante, mais avant de se lancer et de signer tout contrat, il est nécessaire de procéder à un minimum de précautions et de vérifications.
La Chambre d’Agriculture vous propose donc aujourd’hui dans le dossier consacré au photovoltaïque, d’aborder les différents aspects à ne surtout pas négliger : juridiques, fiscaux, fonciers mais également techniques. Une bonne qualité de panneaux photovoltaïques déterminera sa durée de vie.
 

 
Le solaire photovoltaïque 
Principe de fonctionnement d’une centrale photovoltaïque

 
Les capteurs photovoltaïques (modules) transforment la lumière (photons) en électricité (électrons) grâce à des cellules semi-conductrices généralement constituées de silicium. La source de lumière peut provenir de différentes directions que l’on classe en rayonnement diffus ou direct. La somme de ces deux rayonnements qui parviennent au capteur participe à la production d’électricité. Le courant produit est continu. Pour être injecté sur le réseau, il doit être transformé en courant alternatif via un onduleur.

La puissance des installations photovoltaïques est mesurée en Watt crête (Wc). C’est une unité normée.
La surface nécessaire pour obtenir la puissance nominale désirée est variable en fonction des technologies et des marques.
Pour comparer les systèmes entre eux, l’unité de référence est bien le Wc et non pas le m².
Cette puissance nominale fournira plus ou moins d’électricité commercialisable (KWh) en fonction de la conjugaison de plusieurs facteurs :

1. La situation géographique

La production électrique d’un site photovoltaïque peut être déterminée par les données météorologiques d’ensoleillement annuel du site.
 


2. L’orientation et l’inclinaison
Le meilleur compromis pour une installation fixe est une inclinaison à 30° (ou 58 %) et une orientation plein Sud. Le potentiel est alors de 1. Le tableau ci-joint corrige ce potentiel en fonction des variations par rapport à cette situation optimum.

3. Les ombrages éventuels
Un ombrage sur les capteurs peut avoir des origines diverses : arbre, bâtiment, relief naturel, lignes électriques, … Selon la taille de l’obstacle et surtout sa hauteur, l’impact de l’ombrage peut entraîner une perte de production plus ou moins importante, c’est pourquoi il vaut mieux le quantifier avant d’investir, une étude d’ensoleillement est possible pour établir une estimation de la production la plus proche de la production réelle.

4. La conception de l’installation
Les panneaux :
Le matériau de base de la cellule est le silicium. Il existe actuellement deux grandes familles de technologies :
les mono et polycristallin (85 % du marché mondial) et les couches minces dites amorphes.
 
  
- le silicium mono-cristallin : c’est la technologie la plus productive actuellement sur le marché.

  le silicium poly-cristallin : c’est la technologie la plus répandue pour les projets agricoles (grandes surfaces) qui a le meilleur rapport qualité prix.

  le silicium amorphe ou « couche mince » : capteur solaire souple. Cette technologie est plutôt utilisée sur les bâtiments industriels ayant des toitures de très grande surface avec peu de pente. Cette technologie est la moins coûteuse et la moins productive du marché.
 
Les onduleurs :
Le choix des onduleurs doit se faire par rapport à leur rendement (maximal, européen).
Il est chargé de transformer le courant continu en courant alternatif et de synchroniser la fréquence du courant électrique de l’installation avec celle du réseau, l’onduleur s’arrête automatiquement évitant les accidents pour les personnes intervenant sur la ligne EDF. Il est important de rappeler qu’au delà de 18 KW le raccordement sera en triphasé.
Il existe trois types d’onduleurs :

  les onduleurs modules, on relie chaque panneau à un onduleur, la centrale est moins sensible aux ombrages.

  les onduleurs directs ou onduleurs chaînes, on relie chaque « string » de modules à un onduleur, multiplication des onduleurs, cablage plus long, mais production optimisée si un onduleur ne fonctionne plus.

  les onduleurs centraux, on relie tous les « strings » de modules à un seul onduleur, cablage plus simple, place réduite, mais si il y a un problème sur l’onduleur toute la centrale ne produit plus.
Il faut éviter les distances de câblage trop importantes en courant continu, les onduleurs doivent être le plus proche des panneaux.
 
Les compteurs et les disjoncteurs :
Ils sont installés par EDF pour la protection des biens et des personnes.

  pour l’autoconsommation : 1 compteur de production et un compteur de consommation,

  pour la revente totale de l’électricité produite : 1 compteur supplémentaire de « non-consommation » (pour vérifier que vous ne consommez pas ce que vous produisez.).
 
Le réseau de distribution électrique ou les batteries :
Le réseau a pour rôle de distribuer le courant. Le raccordement de l’installation photovoltaïque sur le réseau électrique se fait par un transformateur de tension.
Il est possible de réaliser des installations avec un parc de batteries permettant de maintenir une alimentation électrique pour quelques appareils spécifiques. Cette solution n’est conseillée que pour les sites isolés du réseau électrique du fait du prix des batteries, de leur renouvellement fréquent et de leur recyclage limité. L’autoconsommation ne présente pas d’intérêt économique.
 
La vente de l’électricité produite
Pour favoriser le développement de l’électricité renouvelable, le gouvernement a mis en place un système d’obligation d’achat. Pour les systèmes photovoltaïques racordés au réseau, cela se traduit par l’obligation donnée à EDF d’acheter la production que vous injectez sur le réseau à un tarif règlementé. Le tarif 2009 de base est de 32,832 centimes d’Euros/KWh en France métropole, auquel peut s’ajouter une prime d’intégration au bâti pour un tarif total de 60,176 d’Euros/KWh pour les installations intégrées à l’architecture du bâtiment.
La différence entre ce tarif et le tarif consommateur est pris en charge par un fond de péréquation national (appelé CSPE : contribution au service public d’électricité) alimenté par les factures des consommateurs.
Le contrat d’achat est signé pour une durée de 20 ans et ce tarif est réévalué tous les ans en fonction de l’inflation.
 
L’intégration
Dans le choix du système d’intégration, il faut aussi prendre en compte les contraintes inhérentes à l’usage du bâtiment (ventilation, émanation, condensation, lumière, poussière,…). Le bâtiment en lui-même a aussi des répercussions sur le système d’intégration (pente, résistance de la charpente, écartement des pannes).
Différents types de système existent :

  le système « rails » : des rails aluminium font office de châssis et sont installés dans la largeur de la toiture en fonction des dimensions des panneaux. Ces derniers sont fixés sur ces rails et possèdent des joints d’étanchéité. Ce sont les panneaux qui assurent la totalité de la fonction de couverture. Peu de restrictions vis à vis de la structure du bâtiment. Les faibles pentes sont possibles et le poids est limité, possibilité d’insérer des points translucides.

  Les systèmes sous-couches : une couche de protection est posée sur la toiture sur laquelle sont fixés les rails supportant les panneaux photovoltaïques. Ces derniers peuvent être posés de manière jointive ou non, dans ce cas c’est la sous-couche qui assure l’étanchéité. Cette sous-couche peut être en PEHD ou en PVTEC, en aluminium ou en tôles galvanisées. Une attention particulière est à porter vis-à-vis de la structure du bâtiment. Le surpoids incite à vérifier la capacité du bâtiment à supporter l’installation. Ce système assure une protection de la face intérieure des panneaux, limite les phénomènes de condensation mais pas de plaques translucides possibles.

  Les systèmes intégrés : les cellules photovoltaïques sont intégrées à la matière qui sert de couverture. Pour
 le milieu agricole, il y a deux matières : les bacs en acier ou la plaque fibro-ciment. La simplicité d’installation
 et la connaissance des comportements de ce type de produit sont bien adaptées aux bâtiments d’élevages
 (fibro) ou aux stockages (bacs en acier).
 
Les charges opérationnelles
Les assurances :
Il y a 3 niveaux de risque à couvrir :

  La responsabilité civile « producteur d’énergie » qui couvre les risques liés à l’exploitation d’une installation d’électricité (surtension, injection sur un réseau connecté, …). Elle est différente de la responsabilité civile de l’exploitation agricole.

  Le dommage destruction qui couvre les risques liés à la dégradation partielle ou totale de l’installation suite à un incendie par exemple, ou une intempérie.

  La perte d ‘exploitation liée à cette destruction.

Les contrats de maintenance :
Beaucoup d’installateurs proposent un contrat de maintenance. Il comprend des visites périodiques sur l’année pour vérifier le bon état général de l’installation et une télésurveillance des anomalies éventuelles de fonctionnement.

Le coût de raccordement :
Cette charge est à payer une fois. Son coût est très variable car il est propre à chaque projet et dépend du transformateur sur lequel vous devez vous raccorder et de la disponibilité du réseau pour accueillir l’électricité produite. Par contre, il existe un abonnement EDF annuel pour l’utilisation du réseau :

  Installation de 0 à 18 KVA = 46,68 € / an

  Installation de 18 à 36 KVA = 50,52 € / an

  Installation de 36 à 250 KVA = 550 € / an
Les provisions pour le changement d’onduleur :
Une garantie de 5 à 20 ans est proposée par les installateurs. Dans la plupart des cas, il faut prévoir de changer une fois l’onduleur durant la vie de l’installation.
 
Les démarches administratives
1ère Etape : la demande de permis de construire ou de déclaration de travaux. Le remplacement de couverture est soumis à la déclaration de travaux. Lorsqu’il y a une construction, il faut déposer un permis de construire qui bien entendu mentionne la toiture photovoltaïque. Cette étape doit être réalisée dès le départ afin de connaître la possibilité ou non d’une installation de ce type.
2ème Etape : la demande d’un devis de raccordement auprès du gestionnaire du réseau : ERDF.
3ème Etape : se déclarer comme producteur d’énergie auprès de la DIDEME. Celle-ci a mis en place un portail Internet sur lequel il est possible de remplir sa déclaration d’exploiter : https://ampere.industrie.gouv.fr
4ème Etape : Demande de contrat d’achat de l’électricité à EDF-AOA après acceptation du devis de raccordement (ERDF).
 
Champs magnétiques
Contrairement aux idées reçues, il n’existe aucun risque de création de champs électromagnétiques par les panneaux en toiture (courant continu et faible voltage).
Par contre, les onduleurs qui transforment le courant continu en courant alternatif à 220 V ou 380 V, génèrent des champs électromagnétiques qui présentent un risque pour les animaux et les équipements électroniques.
En conséquence, il convient d’installer les onduleurs dans un local spécifique isolé à l’extérieur du bâtiment, non contigu au logement des animaux et au bloc traite.
Service Technique Agronomie et Gestion des Entreprises
Chambre d’Agriculture de l’Allier

 
Le Plan de Performance Energétique (PPE)
Ce plan en faveur des économies d’énergies et de la production d’énergies renouvelables lancé par le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche le 3 février 2009, vise à soutenir la réalisation d’actions et d’investissements spécifiques permettant aux exploitations agricoles de mieux répondre aux exigences environnementales et aux orientations du Grenelle de l’Environnement.
Pour ce faire, les agriculteurs se verront proposer la réalisation d’un diagnostic énergétique complet de l’exploitation. Ce diagnostic portera aussi sur l’identification d’actions à engager pour diminuer la facture énergétique.
Le diagnostic énergétique est un préalable pour pouvoir prétendre aux subventions sur les investissements. Eligible au PPE, il est financé sur la base d’un coût plafond de 1 000 € pris en charge à hauteur de 40 %, porté à 50 % pour un jeune agriculteur et majorée de 10 %, pour les exploitations dont le siège social est en zone défavorisée. Les investissements éligibles sont définis dans une liste nationale. Le Préfet de Région, en concertation avec les autres partenaires, peut fixer des actions prioritaires en fonction des spécificités locales.
L’accompagnement des investissements portera notamment sur :
- des équipements d’économie d’énergies (matériaux d’isolation, récupération de chaleur, échangeurs thermiques,…),
- des équipements de production d’énergies renouvelables (chauffe-eau solaire, séchage solaire des fourrages, chaudière à biomasse, pompes à chaleur,…),
- les bancs d’essai tracteur,
- les unités de méthanisation.
Tous les exploitants, quel que soit le statut de l’exploitation, sont concernés par ce plan, les Cuma sont également éligibles.
Montant des taux et plafond pour les investissements matériels
Montant de l’investissement
Type de bénéficiaire
Montant subventionnable maximum
Taux maximal de subvention (tous financeurs confondus)
Hors zone défavorisée
Minimum 2 000 €
Exploitations agricoles
 40 000 €
40 %
CUMA
150 000 €
Zone défavorisée
Minimum 2 000 €
Exploitations agricoles
 40 000 €
50 %
CUMA
150 000 €
Les taux sont majorés de 10 % pour les jeunes agriculteurs et pour les Gaec, le montant maximum subventionnable peut être multiplié dans la limite de trois.
Taux et plafond maximum pour les projets relevant du volet « national »
Type d’investissement
Volet national
Montant subventionnable maximum
Taux maximal de subvention
(tous financeurs confondus)
Bancs d’essais moteurs
250 000 €
75 %
 
 
ZD
HZD
Méthanisation porteur de projet individuel
500 000 €
50 %
60 % si JA
40 %
50 % si JA
Méthanisation projet collectif
500 000 €
75 %
Les taux affichés sont des taux maximaux et tous financeurs confondus. L’aide de l’Etat dépendra du niveau d’intervention des autres financeurs (collectivités, ADEME…).
Les équipements liés à la production d’énergie (panneaux photovoltaïques, éoliennes …) ne sont pas éligibles s’ils sont connectés au réseau d’alimentation électrique (contrat de revente avec EDF par exemple).
Service Technique Agronomie et Gestion des Entreprises
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 

La production d’énergie par un agriculteur n’est pas pour autant une activité agricole et des conséquences multiples en découlent.
 
Les aspects juridiques de la production d’énergie photovoltaïque
 
A côté du montage technique et financier de l’investissement, se posent des questions sur le plan juridique, fiscal, social, et foncier. Il est indispensable d’avoir connaissances de ces implications pour retenir la meilleure solution dans son montage. On retiendra comme seule hypothèse l’implantation de panneaux solaires sur bâtiments et non à même le sol, comme cela se pratique parfois.
 
Préalablement il paraît opportun de rappeler qu’il n’est pas raisonnable pour un fermier de s’engager dans la démarche. Le statut du fermage prévoit en effet que l’immeuble est loué pour y exercer une activité agricole. Le bailleur pourrait donc demander la résiliation du bail.
Du côté du bailleur, si celui-ci veut reprendre un bâtiment pour y installer des panneaux, les avis divergent. Certains pensent que le bailleur peut imposer une résiliation fondée sur l’article L 411-32 du code rural : résiliation pour raison d’urbanisme.
Cet article est très précis est très restrictif. Il serait plus raisonnable, si le bailleur veut reprendre son bien, d’établir une résiliation conventionnelle, c’est-à-dire par accord avec son preneur.
 
Après avoir rappelé ces deux observations, nous sommes maintenant en mesure d’entrer dans le vif du sujet. Nous verrons d’abord la situation de celui qui souhaite produire lui-même l’énergie photovoltaïque avant celle de l’agriculteur qui va louer ses toitures ou le sol sur lequel se construirait un bâtiment.
 
L’agriculteur producteur
 
L’aspect juridique :la production et la commercialisation d’énergie sont toujours des activités commerciales. Donc toutes les situations ne sont pas possibles :
- Un agriculteur exploitant individuel peut parfaitement se lancer ; il devra cependant s’inscrire au CFE* de la Chambre de Commerce, pour cette activité complémentaire.
- Au contraire, une société civile d’exploitation agricole (GAEC, EARL, SCEA), ne peut pas avoir une activité commerciale ; ni un GFA d’ailleurs. Si vous exercez sous ce type, il faut réfléchir à la création d’une nouvelle société commerciale de type EURL, SARL, ou modifier votre société pour la transformer en société commerciale.
 
L’aspect fiscal :nous aborderons deux angles, le premier portant sur l’imposition des bénéfices, le second au regard de la fiscalité locale, étant précisé que ces règles s’appliquent que l’agriculteur exerce à titre individuel ou en société.
 
La fiscalité directe :
Au réel : L’article 75 A du code général des impôts (CGI) autorise le rattachement des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) au bénéfice agricole s’ils sont inférieurs à 100 000 € et 50 % du bénéfice agricole (BA). Il faut souligner que ce seuil se cumule avec celui de l’article 75 du CGI (50 000 € et 30 % du BA pour les BIC autres que production d’énergie).
Au-delà de ces montants, cela signifie simplement que l’agriculteur devra faire une déclaration de BIC.
 
Au forfait : notre agriculteur, s’il est au forfait, ne peut absolument pas rattacher son BIC à son forfait agricole. Il peut le déclarer en micro BIC (si son bénéfice est inférieur à 80 000 €).
Il peut aussi opter pour le régime réel pour les revenus commerciaux. Il semble en ce cas qu’il y ait un risque de dénonciation du forfait agricole.
 
Si les recettes sont supérieures à 80 000 €, il sera nécessairement imposé selon le régime de BIC au réel.
 
Les sociétés agricoles au forfait devront faire une déclaration de BIC au régime réel, sans cependant pouvoir dépasser le seuil de 100 000 € et 50 % (sinon double conséquence : dénonciation, du forfait et imposition à l’IS).
 
Le régime de TVA est plus simple :
- La première formule est une franchise : pas de TVA récupérée sur les investissements, pas de TVA perçue sur le prix de vente.
- Mais l’agriculteur peut aussi rester sous le Régime Simplifié Agricole (recettes inférieures à 100 000 € et 50 %) ou opter pour la TVA régime général, lors de sa déclaration d’activité.
 
La fiscalité locale :
Taxe foncière sur les propriétés bâties :
Les bâtiments d’exploitation sont exonérés de taxes foncières. 
L’administration considère que l’installation de panneaux photovoltaïques ne remet pas en question l’affectation agricole. Donc aujourd’hui pas de taxe foncière.
 
Taxe Professionnelle :
L’activité est soumise à la taxe professionnelle. Il est difficile d’en évaluer le coût et les professionnels invitent souvent les agriculteurs à se rapprocher du Centre des Impôts, la méthode de calcul étant extrêmement technique. On peut simplement dire que deux situations vont se présenter selon que les recettes sont :
 
- inférieures à 152 500 € : une cotisation minimale est appelée au titre de l’établissement principal selon le calcul suivant : « taxe d’habitation théorique X par un taux fixé par chaque collectivité locale », la TP étant plafonnée à 3,5 % de la valeur ajoutée (valeur des biens moins les consommations intermédiaires plus les marges commerciales)
 
- supérieures à 152 500 € : une difficulté apparaît. Le régime de TP prévoit deux traitements, l’un concernant les bien soumis à taxe foncière (assiette assise sur la valeur locative cadastrale) l’autre pour les biens non soumis à TF (16 % de la valeur d’acquisition du bien). On a précisé plus haut que les bâtiments d’exploitation continuaient à être exonérés de TF. Les éclairages des services fiscaux seront donc les bienvenus…
La valeur locative est ramenée à 50 % pour les biens acquis ou créé avant 2001. Chaque collectivité territoriale peut porter cet abattement à 100 %.
Il semblerait enfin qu’il existe un abattement général de 16 % applicable à la base nette de la TP de chaque établissement. Il est donc impératif d’intégrer cette fiscalité au chiffrage économique du projet.
 
 L’aspect social :
Peut-on dire que la production d’énergie est une activité professionnelle ? Si oui, de quel régime relève-t-elle ? MSA ou RSI**. La réponse n’est pas aussi claire qu’il y paraît car le code rural n’admet comme activités « complémentaires » que les activités d’accueil touristique situé sur l’exploitation ou dans les locaux de celle-ci.
La réponse des organismes sociaux, MSA et RSI apportera donc des éclaircissements bienvenus.
Si l’on reprend l’approche fiscale d’imposition des revenus :
- rattachement au BA : le revenu tiré de la vente d’énergie sera donc rattaché au revenu agricole et rentrera dans l’assiette des cotisations MSA ;
- si l’exploitant sépare fiscalement les revenus, les cotisations RSI seraient appelées.
 
Attention, 2 régimes, 2 activités, conséquences : comparaison des revenus et détermination d’une activité principale et d’une activité secondaire… Les positions attendues clarifieront la situation.
 
L’aspect urbanisme :
La pose de panneaux sur une construction existante est soumise à une déclaration préalable de travaux. S’il s’agit d’une nouvelle construction, le permis de construire est obligatoire lorsque la SHOB*** créée est supérieure à 20 m2.
Le projet devra respecter les règles locales et à défaut de documents d’urbanisme, l’article R111.21 du code de l’urbanisme qui nous explique : « l’aspect extérieur des bâtiments édifiés ou modifiés ne devra pas porter atteinte aux paysages naturels, aux sites, au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales sous peine d’être refusé ou accepté sous réserve de prescriptions spéciales ». Lorsqu’il existe une carte communale, un PLU, un POS, la construction, pour être admise dans une zone NC, devra bien avoir une vocation agricole.
Enfin, seule la nouvelle construction (et non l’installation de panneaux sur un bâtiment existant) sera soumise aux Taxes locales d’équipements et CAUE.
 
 
L’agriculteur bailleur
 
Il est intéressant, compte tenu des contraintes que l’on a vues plus haut, de réfléchir à d’autres montages.
Exemple : agriculteur et propriétaire de mes bâtiments et de mes terres, je souhaite dissocier totalement l’activité de production d’énergie de mon activité agricole. Je vais louer mes bâtiments à une société extérieure ou bien à une société que j’aurai constituée. Cette société installera et exploitera les panneaux.
Deuxième cas de figure, je vais louer mon sol, et la société édifiera le bâtiment, produira l’énergie photovoltaïque. Dans ce cas de figure les seuls aspects à aborder vont concerner la mise à disposition du foncier. Il faut encore préciser tout d’abord que cette opération est interdite aux GFA.
 
Nous connaissons depuis plus de quarante ans le bail emphytéotique et le bail à construction solutions intéressantes qui présentent des points communs et des différences. Le bail emphytéotique, c’est la location d’un immeuble, alors que le bail à construction impose comme condition essentielle pour le preneur de construire.
 
Les points communs :
· La durée : entre plus de 18 et 99 ans.
· Le bail est nécessairement établi par un notaire.
· Ce n’est pas un bail rural.
· Les parties sont libres de déterminer le montant du loyer.
· Le locataire bénéficie d’un véritable droit réel sur l’immeuble : il peut l’hypothéquer, céder son bail, sous-louer, il paye la prime incendie, et les impôts fonciers, et reste tenu de toutes les réparations.
· Fiscalement pour le propriétaire-bailleur, ce sont toujours des revenus fonciers.
 
Une différence mérite d’être soulignée, en matière de fiscalité de sortie : Le principe veut que quelque soit le contrat, à défaut de clause contraire, les biens reviennent au bailleur. Il est donc possible de prévoir le démantèlement de l’installation à la charge du « locataire ».
 
Pour un bail emphytéotique, cette accession sera imposée au titre des revenus fonciers sur la base de la valeur vénale des constructions au moment du transfert de propriété.
 
Pour le bail à construction, ce retour dans le patrimoine sera imposé au titre des revenus fonciers, mais sur la base du prix de revient desdites constructions avec décote de 8 % par année de bail écoulée au-delà de 18 ans, soit 0 après trente années de location.
 
Précisons enfin que l’administration applique toujours ces règles lorsque la construction avait été prévue au contrat, et ce, même si le contrat avait été qualifié de bail emphytéotique.
 
Ces indications juridiques parfois un peu techniques n’ont certainement pas dans l’idée de décourager mais plutôt d’apporter un éclairage et un appui aux différents projets que les agriculteurs pourraient avoir. Compte tenu des incertitudes qui pèsent encore sur cette matière nouvelle, il est vivement recommandé de consulter un juriste avant de s’engager.
 
Service Juridique et Aménagement Foncier
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 
 
* Centre de Formalité des Entreprises
** Régime Social des Indépendants
*** Surface Hors Œuvre Brute
 
Des agriculteurs sont actuellement démarchés par des sociétés qui leur proposent :
La rénovation ou la construction d’un bâtiment dont ils auront immédiatement l’usage et au bout du bail (de 25 à 40 ans), la propriété. C’est la Société qui produit et commercialise l’énergie solaire. L’agriculteur ne perçoit aucun loyer, mais profite du bâtiment pour son usage agricole.
Attention, ce cadre est encore plus complexe car plusieurs contrats vont s’enchaîner : lettre d’intention, promesse rendant le bien indisponible, et bail à construction ou emphytéotique. Une fois encore, il est impératif de prendre conseil avant de signer.
 
9 juillet 2009

Vers un zonage environnemental

La trame verte et bleue sur l’ensemble du territoire national issue du Grenelle de l’environnement va se concrétiser, l’agriculture est très directement concernée.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, un projet de construction d’une trame verte et bleue nationale a été acté. Un comité opérationnel (COMOP) installé en janvier 2008 pour une durée de deux ans a engagé des travaux pour préfigurer ce que pourrait être cette trame. Destiné à préserver les espaces, il s’agirait à la fois d’un outil d’aménagement du territoire et d’un outil devant favoriser la circulation des espèces en préservant et en rétablissant les continuités écologiques entre milieux naturels.
Prévue par le projet de loi Grenelle 2, l’architecture générale comprend trois niveaux de construction. Des orientations seront élaborées au plan national, des schémas régionaux de cohérences écologiques seront pilotés par le Préfet et le Conseil Régional, la trame verte sera ensuite traduite dans les documents d’urbanisme et la trame bleue dans les SDAGE. Les schémas régionaux devront prendre en compte les orientations nationales, les documents d’urbanisme et les SDAGE devront prendre en compte les schémas régionaux.
Les conséquences pour l’agriculture pourraient être importantes. Le risque, en effet, est que la trame verte gèle les espaces concernés et que l’ensemble aboutisse à des réglementations ou des contraintes de gestion sans contrepartie satisfaisante. Le seul intérêt potentiel réside dans la possibilité de limiter la consommation à d’autres fins d’espaces agricoles ou forestiers.
Le principe de la trame verte et bleue a été arrêté par la loi « Grenelle 1 », sa mise en œuvre devra être précisée par la loi « Grenelle 2 » sur laquelle les débats parlementaires devraient débuter à l’automne. Pour l’heure, le Gouvernement a ouvert une consultation publique sur le site du Ministère de l’écologie :
Deux documents sont consultables. L’un porte sur les enjeux et les principes de la trame verte et bleue et l’autre est un guide méthodologique devant permettre d’élaborer les schémas de cohérence écologique régionaux. Chaque document mis en ligne est accompagné d’un questionnaire. La consultation est ouverte jusqu’au 15 juillet et les réponses devraient théoriquement permettre de finaliser ces deux documents.
Les Chambres d’Agriculture se mobilisent autour de ce projet et invite les agriculteurs à donner leur avis : « La trame verte et bleue ne doit pas constituer un nouveau zonage contraignant pour l’agriculture. Elle doit permettre de reconnaître les bénéfices qu’apportent déjà les territoires agricoles dans le maintien de la biodiversité et la préservation des milieux. Tous les acteurs concernés, dont les agriculteurs et les Chambres d’Agriculture, au niveau régional comme au niveau local, doivent être associés à la préparation et à la mise en œuvre. »
Unité Communication
Chambre d’Agriculture
 
18 juin 2009

Collecte de plastiques agricoles

La Chambre d’Agriculture communique.
« La situation du marché du plastique recyclé a empêché la Chambre d’Agriculture d’organiser au printemps la collecte départementale de plastiques agricoles, comme les années précédentes. Les coûts de pressage et de transport, ramenés à l’échelle de territoire départemental, sont très élevés et ne peuvent pas actuellement être compensés par la revente du plastique collecté. Les frais d’organisation de la collecte sont déjà supportés par la Chambre d’Agriculture, donc par les agriculteurs. Ces derniers s’acquittent également depuis cette année d’une écotaxe de 25 € par tonne qui leur est répercutée sur le prix d’achat du plastique. La Chambre d’Agriculture, dans ce contexte, poursuit toujours le même objectif de gratuité pour les agriculteurs et reporte la collecte départementale à l’automne.
Différentes initiatives voient le jour parallèlement, portées par des groupes d’agriculteurs, par des communautés de communes ou par des distributeurs (coopératives ou négociants).
Il faut s’en féliciter, elles montrent la volonté de l’ensemble des partenaires de trouver des solutions pour aider les agriculteurs, soit à stocker les plastiques, soit à s’en débarrasser dans de bonnes conditions. »
 
30 avril 2009

Plastiques agricoles - collecte 2009

La Chambre d’Agriculture Communique.
Malgré tous les efforts faits pour tenter de trouver des solutions rapides, le marché du plastique recyclé ne se redresse pas, et l’organisation de la collecte à la même période que les années précédentes est impossible. La situation est générale et l’ensemble du territoire français est concerné, aussi il faut croire que la situation devrait évoluer. ADIVALOR au plan national poursuit ses recherches de nouveaux débouchés.
La prise en charge par les agriculteurs ou leurs structures professionnelles des coûts de pressage, d’enlèvements et de transports sans contrepartie n’est pas acceptable. Rappelons que depuis cette année une éco-contribution de 25€ par tonne de plastique a déjà été créée. La collecte dans l’Allier est donc repoussée jusqu’à ce que des solutions soient trouvées.
Dans la perspective d’une opération qui pourrait avoir lieu à l’automne, la Chambre d’Agriculture demande aux agriculteurs de conserver leurs plastiques en séparant les bâches d’ensilage et d’enrubannage. En effet, elles seront collectées séparément car valorisées sur des marchés et à des prix différents.
 
23 avril 2009

Energies renouvelables

Le Plan de Performance Energétique (PPE).
Ce plan en faveur des économies d’énergies et de la production d’énergies renouvelables lancé par le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche le 3 février 2009, vise à soutenir la réalisation d’actions et d’investissements spécifiques permettant aux exploitations agricoles de mieux répondre aux exigences environnementales et aux orientations du Grenelle de l’Environnement.
Pour ce faire, les agriculteurs se verront proposer la réalisation d’un diagnostic énergétique complet de l’exploitation. Ce diagnostic portera aussi sur l’identification d’actions à engager pour diminuer la facture énergétique.
Le diagnostic énergétique est un préalable pour pouvoir prétendre aux subventions sur les investissements. Eligible au PPE, il est financé sur la base d’un coût plafond de 1 000 € pris en charge à hauteur de 40 %, porté à 50 % pour un jeune agriculteur et majorée de 10 %, pour les exploitations dont le siège social est en zone défavorisée. Les investissements éligibles sont définis dans une liste nationale. Le Préfet de Région, en concertation avec les autres partenaires, peut fixer des actions prioritaires en fonction des spécificités locales.
L’accompagnement des investissements portera notamment sur :
  • des équipements d’économie d’énergies (matériaux d’isolation, récupération de chaleur, échangeurs thermiques,…),
  • des équipements de production d’énergies renouvelables (chauffe-eau solaire, séchage solaire des fourrages, chaudière à biomasse, pompes à chaleur,…),
  • les bancs d’essai tracteur,
  • les unités de méthanisation.
Tous les exploitants, quel que soit le statut de l’exploitation, sont concernés par ce plan, les Cuma sont également éligibles.
Montant des taux et plafond pour les investissements matériels
Montant de l’investissement
Type de bénéficiaire
Montant subventionnable maximum
Taux maximal de subvention (tous financeurs confondus)
Hors zone défavorisée
Minimum 2 000 €
Exploitations agricoles
 40 000 €
40 %
CUMA
150 000 €
Zone défavorisée
Minimum 2 000 €
Exploitations agricoles
 40 000 €
50 %
CUMA
150 000 €
Les taux sont majorés de 10 % pour les jeunes agriculteurs et pour les Gaec, le montant maximum subventionnable peut être multiplié dans la limite de trois.
Taux et plafond maximum pour les projets relevant du volet « national »
Type d’investissement
Volet national
Montant subventionnable maximum
Taux maximal de subvention
(tous financeurs confondus)
Bancs d’essais moteurs
250 000 €
75 %
 
 
ZD
HZD
Méthanisation porteur de projet individuel
500 000 €
50 %
60 % si JA
40 %
50 % si JA
Méthanisation projet collectif
500 000 €
75 %
Les taux affichés sont des taux maximaux et tous financeurs confondus. L’aide de l’Etat dépendra du niveau d’intervention des autres financeurs (collectivités, ADEME…).
Les équipements liés à la production d’énergie (panneaux photovoltaïques, éolienne, …) ne sont pas éligibles s’ils sont connectés au réseau d’alimentation électrique (contrat de revente avec EDF par exemple).
Service Technique Agronomie et Gestion des Entreprises
Chambre d’Agriculture de l’Allier

Principe de fonctionnement de différentes énergies renouvelables
Le solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable inépuisable. Elle s’appuie sur la transformation directe du rayonnement solaire en électricité, par l’intermédiaire de cellules semi-conductrices de silicium. Il existe deux types de modules photovoltaïques : l’amorphe et le cristallin (mono ou poly-cristallin).
Produite en courant continu, cette dernière est convertie en courant alternatif identique à celui qui circule sur le réseau, par un onduleur. Le courant produit peut être, soit consommé sur place, soit injecté sur le réseau.
  • Dans le premier cas, l’installation doit être dimensionnée pour couvrir les besoins effectifs du bâtiment et doit être complétée par une série de batteries de stockage qui restitueront l’électricité la nuit ou lorsque l’ensoleillement ne sera pas suffisant. 
  • Dans le second cas, c’est la limite des surfaces des toits bénéficiant d’une bonne exposition au soleil et le capital que souhaite investir le porteur du projet qui permettront de définir le dimensionnement de l’installation.
La puissance est mesurée en Watt Crête (Wc) unité qui correspond à la puissance effective du capteur dans les conditions standards (rayonnement lumineux de 1000 W/m² à 25 °C). La production varie selon les conditions géographiques et météorologiques (1 Kwc peut produire de 800 à 1300 Kwh).
Le meilleur rendement des capteurs est obtenu pour une exposition sud avec une inclinaison de 30°, sans ombre.
Le récupérateur de chaleur sur tank à lait
Le refroidisseur du tank à lait fonctionne sur le même principe qu’un réfrigérateur domestique. Un fluide frigorigène absorbe la chaleur du lait, qui est ensuite extraite au niveau d’un condenseur.
Le récupérateur est un simple échangeur positionné en série entre le compresseur du groupe froid et le condenseur qui permet d’avoir de l’eau chaude à 60 °C environ. Un récupérateur de chaleur permet d’obtenir jusqu’à 80 % de la chaleur nécessaire au lavage de la machine à traire et du tank à lait. Seul l’appoint reste à faire par l’intermédiaire principalement du chauffe-eau électrique. Il existe deux types d’échangeur sur le marché : à plaques ou tubulaire interne.
La méthanisation à la ferme
En l’absence d’oxygène (digestion anaérobie), la matière organique est dégradée partiellement par l’action combinée de plusieurs types de micro-organismes. Une suite de réactions biologiques conduit à la formation de biogaz (composé majoritairement de méthane) et d’un digestat. Le biogaz pourra être valorisé en électricité et en chaleur, le digestat sera épandu comme engrais à la ferme.
Les bactéries réalisant ces réactions se trouvent à l’état naturel dans les lisiers. Il n’est donc pas nécessaire d’en ajouter, elles se développent naturellement dans les milieux sans oxygène. Pour maximiser le rendement de ces réactions, la matière est placée à l’intérieur d’une grosse cuve (appelée digesteur) qui est fermée, chauffée, brassée, sans entrée d’air et à l’abri de la lumière. La majorité des installations de méthanisation à la ferme fonctionne à une température de l’ordre de 38°C (température dite mésophile).
Une digestion thermophile (environ 60°C) est également possible et permet une digestion plus rapide des substrats. Cependant la conduite de l’installation est plus délicate et les coûts sont plus élevés. Le PH dans le digesteur est maintenu entre 7.5 et 8. Un brassage régulier doit avoir lieu afin d’homogénéiser les substrats et de favoriser la production de biogaz. Les substrats restent en moyenne 30 à 40 jours dans le digesteur.
Le solaire thermique
Il y a en fait, deux approches distinctes de l’énergie solaire : le solaire passif et le solaire actif.
Le solaire passif, très simple à utiliser, vise à optimiser le bilan énergétique de la maison en apportant une grande attention à l’orientation de la construction, à la disposition et au type de vitrage (véranda, …), et aux caractéristiques thermiques des matériaux utilisés (mur accumulateur, …).
Le solaire actif à eau chaude consiste en l’installation de capteurs solaires thermiques, d’un stockage et d’un système de distribution comportant un ou plusieurs circulateurs. Ces installations sont destinées à la production d’eau chaude sanitaire, au chauffage de locaux ou de piscines, mais servent aussi à alimenter des procédés artisanaux ou industriels nécessitant de l’eau chaude, comme par exemple des laiteries.
Les capteurs solaires thermiques, avec un circuit hydraulique entièrement en cuivre, une vitre en verre trempé résistant à la grêle et un coffre souvent en aluminium, sont garantis généralement 10 ans, mais, dans la réalité leur durée de vie est au moins égale à celle d’une toiture.
Les chaudières à biomasse poly-combustibles
Face à la volatilité du prix des énergies, la possibilité de changer de combustible à tout moment constitue un atout très appréciable.
Régies par la norme NF EN 303-5, les chaudières poly-combustibles ont été initialement construites pour fonctionner avec des plaquettes et des granulés à bois. Puis à partir de cette base bois, les scandinaves ont entrepris de les faire fonctionner avec des céréales, c’est-à-dire avec ce qu’il y a de plus difficile à brûler.
Le foyer d’une chaudière poly-combustible est alimenté au moyen d’une vis sans fin. La vitesse du combustible dans le foyer est fonction des besoins en chaleur. Une sonde lambda optimise la combustion en contrôlant le taux d’oxygène dans les fumées.
L’électronique est omniprésente pour réguler notamment la ventilation, le chargement et l’allumage, ce dernier se fait généralement avec un décapeur thermique pour démarrer le feu. Lorsqu’elles sont fortement automatisées, ces chaudières au rendement énergétique de 80 à 95 % offrent une vraie souplesse d’utilisation. A titre d’exemple, le décendrage peut être automatisé. Avec un taux de cendres de 4 à 6 % pour les céréales, contre 1 à 2 % pour le bois, cette fonction peut vite devenir un atout.
Les chaudières poly-combustibles qui ne disposent pas de foyer animé, peuvent être perturbées par le mâchefer lorsqu’elles fonctionnent avec des céréales. Ces blocs compacts de silice peuvent empêcher l’évacuation des cendres et étouffer la combustion.
Le terme poly-combustible ne signifie pas pour autant que la chaudière est prête à accepter n’importe quoi, ce n’est pas en effet, une poubelle.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier tient à votre disposition des fiches plus détaillées sur les différentes énergies renouvelables présentées ci-dessus, où les aspects réglementation, coût des installations, avantages et inconvénients sont abordés. Elle dispose également de fiches présentant en détail l’éolien, la géothermie, le refroidisseur à lait,… N’hésitez pas à contacter Jérôme Jolibois à la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.
Service Technique Agronomie et Gestion des Entreprises
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 

Création d’un référentiel sur la maîtrise des énergies en bocage Bourbonnais
 
Grâce à des financements Leader+, la Chambre d’Agriculture de l’Allier, en partenariat avec la FDCUMA, a mené une réflexion approfondie sur la maîtrise de l’énergie sur la zone du Bocage Bourbonnais. Recensant toutes les initiatives (professionnelles ou privées) réalisées ou en cours, sur le premier semestre 2008, cette étude a permis d’obtenir des références locales, allant dans le sens des énergies renouvelables.
La réduction de la consommation d’énergie par l’agriculture s’inscrit dans une stratégie de maintien voire d’augmentation de la compétitivité des filières agricoles.
La possibilité de produire de l’énergie sur l’exploitation agricole doit permettre également à l’agriculteur d’utiliser cette énergie pour satisfaire ses propres besoins. Ceci est d’autant plus vrai que certaines ressources de biomasse sont difficilement transportables (déjections animales liquides, chaleur solaire, branchage, …). Ainsi une utilisation au plus près du lieu de production d’énergie sera une première valorisation. Un potentiel de production d’énergie par l’agriculture de notre département existe.
Les techniques à mettre en œuvre sont variées, mais souvent peu connues, certaines sont déjà bien maîtrisées par certains agriculteurs pionniers, tandis que d’autres nécessiteront un travail d’adaptation et de suivi.
Sur le secteur de Leader + Bocage, quelques agriculteurs ont déjà franchi le pas, en investissant dans les énergies renouvelables, principalement avec des chaudières poly-combustibles (céréales – bois) et quelques presses à huiles pour la production d’huile carburant.
Pour la production d’électricité via les panneaux photovoltaïques, les nombreux bâtiments d’élevages du secteur sont propices à cette production, mais l’investissement est onéreux et l’amortissement est très long.
Le développement du bois plaquette (ou bois déchiqueté) est très porteur sur le secteur avec ses nombreuses haies bocagères et la présence de chaufferies collectives sur les communes du département.
D’autre part, à partir de la méthode planète, une dizaine de diagnostic énergétique d’exploitation a été réalisée auprès des personnes enquêtées.
Le bilan PLANETE est un outil pour calculer les consommations d’énergie et les émissions de GES (Gaz à effet de serre) d’une exploitation agricole. Il s’applique à la plupart des productions animales ou végétales existantes.
Schéma général du principe du bilan PLANETE


L’objectif d’un bilan PLANETE est de :
  • quantifier les entrées et sorties des différentes énergies non renouvelables consommées par l’exploitation agricole,
  • connaître la répartition par poste (%),
  • quantifier les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la consommation d’intrants et aux pratiques agricoles (CO2, CH4, N2O).
Puis, par comparaison avec les « références PLANETE », de :
  • situer les postes de l’exploitation analysée,
  • tenter d’expliquer les différences (par les pratiques mises en œuvre) pour proposer des améliorations ; relatives aux pratiques agricoles (économie) ou par substitution d’énergies renouvelables.
La Chambre d’Agriculture de l’Allier peut réaliser à votre demande un diagnostic énergétique d’exploitation (« Planète »), subventionné à hauteur de 40 % par le Conseil Général de l’Allier. Des aides à l’investissement existent également (Etat et Collectivités). Pour plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à contacter Jérôme Jolibois à la Chambre d’Agriculture de l’Allier au 04 70 48 42 42.
Service Technique Agronomie et Gestion des Entreprises
Chambre d’Agriculture de l’Allier
 
19 mars 2009

Plastiques agricoles : la collecte est reportée de quelques semaines

Les incertitudes qui pèsent aujourd’hui sur le marché des plastiques agricoles obligent les organisateurs à reporter les dates de la collecte 2009.

Réuni une nouvelle fois à l’initiative de la Chambre d’Agriculture, le comité d’organisation* de la collecte de plastiques agricoles a décidé de reporter les dates de la collecte qui se déroulait habituellement entre le 15 avril et le 30 mai. A la mi-mars, aucune entreprise de collecte ou de recyclage, et pas davantage ADIVALOR, n’était en mesure de donner des éléments chiffrés fiables et contractualisés qui permettraient aux organisateurs de lancer l’opération avec un risque financier acceptable. Le déficit annoncé sur l’opération se situe actuellement entre – 20 000 et – 50 000 €. Le Président de la Chambre d’Agriculture refuse absolument de facturer un coût supplémentaire aux agriculteurs alors que c’est déjà sur eux que va peser au final la contribution environnementale de 25 €/tonne décidée par les fabricants et que, via le budget de la Chambre d’Agriculture, ils supportent le coût global de l’organisation et de la communication. On leur demande également de participer à la mise en andains et au pressage. La tendance du marché du plastique recyclé est telle aujourd’hui en effet que les organisateurs de collecte doivent payer pour faire enlever les plastiques, sans compter les coûts de pressage et de transport restant bien sûr à leur charge. Il semblerait que l’évolution soit dans une tendance plutôt favorable et la situation en voie d’amélioration avec des prix à la hausse, mais tant que rien n’est sûr, la collecte est reportée. Elle pourrait avoir lieu à partir du début du mois de mai, si les conditions sont alors réunies pour ce faire.
 
Une situation regrettable mais pas désespérée
Les partenaires de l’opération dans l’Allier déplorent cette situation qui pourrait remettre en cause des années de travail et tous les efforts consentis par les agriculteurs pour rendre la campagne plus propre et présenter au public l’image d’une profession responsable. Tous les départements français qui organisent des collectes sont confrontés aux mêmes difficultés. Paradoxalement c’est l’année où est mise en place une éco-contribution et où l’organisation de la récupération est confiée à ADIVALOR, bref c’est quand une filière professionnalisée se met en place que la collecte est la plus difficile à organiser ! Toutes les bonnes volontés nécessaires pour engager des actions de protection de l’environnement seraient-elles impuissantes face aux impératifs économiques ? On ne baisse cependant pas les bras dans l’Allier, ne désespérant pas de pouvoir mettre en place cette opération cette année. C’est pourquoi il est demandé aux agriculteurs de conserver les films plastiques, en séparant ensilage et enrubannage, dans le meilleur état de propreté possible. Nouveauté 2009 en effet, les bâches d’ensilage et les films d’enrubannage seront collectés séparément parce qu’ils ne sont pas valorisés de la même manière sur le marché. Les organisateurs programmeront la collecte (lieux et dates) dès qu’un contrat pourra être signé avec une entreprise pour la récupération des plastiques, à des tarifs qui permettront de couvrir les coûts de pressage et de transport.
 
* : Le comité d’organisation réunit les structures intercommunales, les distributeurs (négociants et coopératives), la FDCUMA, la Chambre d’Agriculture. Le Conseil Général de l’Allier, la DDAF, l’ADEMA et ADIVALOR participaient également à cette dernière réunion.
 
19 février 2009

Plastiques agricoles : préparez la collecte 2009

Malgré d’énormes incertitudes sur les conditions financières dans lesquelles elle pourra se dérouler, la collecte de plastiques agricoles 2009 aura lieu dans l’Allier.

Malgré d’énormes incertitudes sur les conditions financières dans lesquelles elle pourra se dérouler, la collecte de plastiques agricoles 2009 aura lieu dans l’Allier.

Plastiques agricoles : préparez la collecte 2009

A l’initiative de la Chambre d’Agriculture, les partenaires de l’organisation de la collecte de plastiques agricoles se sont réunis à deux reprises avant de décider de renouveler en 2009 l’opération départementale de collecte. Coopératives agricoles, négociants privés, collectivités territoriales, FDCUMA et Chambre d’Agriculture sont en effet confrontés cette année à des difficultés importantes pour programmer la collecte de plastiques agricoles.

Rappelons qu’en 2008, la collecte s’est déroulée sur l’ensemble du territoire départemental, 1284 agriculteurs ont apporté 573 tonnes de plastiques agricoles sur 36 points de collecte. Pressés en balles rondes, par la FDCUMA dans la plupart des cas, les bottes de bâches d’ensilage et d’enrubannage étaient récupérées par une entreprise de Haute-Loire. La vente du plastique permettait de couvrir les frais de pressage, le transport étant pris en charge par le récupérateur.

Un exercice périlleux

Depuis l’automne 2008, la baisse du prix du pétrole a eu pour conséquence une chute spectaculaire du prix du plastique, la crise économique s’ajoutant à cela, le marché du plastique recyclé aujourd’hui est quasiment inexistant. Dans ces conditions, la programmation de la collecte 2009 est un exercice périlleux. Plusieurs questions sont sans réponses. Que va-t-on faire du plastique collecté et à quel prix pourra-t-on éventuellement le négocier ? Aucune entreprise aujourd’hui ne s’engage sur la reprise. Qui assurera le transport et avec quels moyens ? Comment pourra-t-on rémunérer le travail de pressage assuré par la FDCUMA ?

La mise en place d’une filière professionnalisée à partir du 1er janvier 2009, avec une contribution prélevée auprès des fabricants de plastiques, gérée par ADIVALOR, qui vise à pérenniser les collectes n’est qu’en partie rassurante. Les soutiens annoncés sont loin de couvrir les frais et la question du sort final de la matière collectée est toujours posée.

Séparer les bâches d’ensilages et les films d’enrubannage

Pour tenir compte de l’effort fait par les agriculteurs de l’Allier depuis plusieurs années, les premières collectes ont eu lieu en 2004, et malgré toutes ces incertitudes, les partenaires ont cependant décidé de programmer la collecte pour 2009, pariant sur une évolution de la situation dans le courant de l’année.

Les agriculteurs sont donc invités d’ores et déjà à conserver leurs plastiques dans le meilleur état de propreté possible et, nouveauté 2009, à séparer les bâches d’ensilage et les films d’enrubannage. Dans tous les cas la récupération des plastiques sera conditionnée à cette séparation dans le cadre de la nouvelle filière gérée par ADIVALOR. Les dates et lieux de collecte restent encore à définir, une nouvelle réunion des partenaires est prévue début mars.

 
20 avril 2010

Collecte des plastiques

La Chambre d’Agriculture de l’Allier rappelle aux agriculteurs qu’une opération de récupération de plastiques agricoles est organisée, du 19 au 30 avril sur l’ensemble du département.

Démarrage de la collecte le 19 avril

Organisée par l’ensemble des coopératives et négoces du département de l’Allier, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, l’Ademe et Adivalor, cette 8ème collecte de plastiques agricoles usagés se déroulera la dernière quinzaine d’avril sur les sites des distributeurs. Cette opération, où seules les bâches d’ensilage, de serre et d’enrubannage seront collectées, sera gratuite pour tous les clients des établissements collecteurs. Elles ne devront comporter aucun résidus (foin, paille, terre, cailloux, ferraille, morceau de bois…). Les plastiques ne répondant pas aux critères demandés seront refusés.

Elles seront récupérées en vrac séparément, et acheminées ensuite dans l’Aveyron où la société SOPAVE les recyclera. Transformées en granulats de plastiques, elles serviront à la fabrication de sacs plastiques, de mobiliers de jardin…

Rappel : Les ficelles et les filets ne seront pas acceptés.

Pour tout renseignement, contacter le Service Agronomie Territoire et Equipement de la Chambre d’Agriculture au 04 70 48 42 42.

36 sites de collecte seront ouverts aux dates et lieux suivants,
le matin de 8 h 30 à 12 h, l’après-midi, de 14 h à 17 h

Canton de Bellerive-sur-Allier
Brugheas, les 22 et 23 avril, Val Limagne.coop

Canton de Bourbon-l’Archambault
Bourbon-l’Archambault, du 19 au 30 avril, SICABB
Franchesse, le 22 avril, Ets Jeudy
Ygrande, du 19 au 30 avril, Jarleton Agro Distribution

Canton de Cérilly
Cérilly, du 19 au 30 avril, SICABB
Urçay, le 29 avril, SAS Thivat Vénuat Négoce

Canton de Chevagnes
Lusigny, du 19 au 30 avril, Coopaca
Saint-Martin-des-Lais, du 19 au 30 avril, Coopaca
Thiel-sur-Acolin, le 23 avril, Coopérative Agricole

Canton de Cusset
Cusset, le 20 avril, Ets Morlat

Canton de Dompierre-sur-Besbre
Coulanges, le 22 avril matin, Descreaux SAS
Dompierre-sur-Besbre, du 19 au 30 avril, Coopaca

Canton d’Ebreuil
Bellenaves, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Ebreuil, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop

Canton de Hérisson
Cosne-d’Allier, le 29 avril, CACB

Canton de HurielViplaix, le 20 avril, Ets Jeudy

Canton de Jaligny
Saint-Léon, du 19 au 30 avril, Coopaca
Treteau, du 19 au 30 avril, Coopaca

Canton de Lapalisse
Droiturier, du 19 au 30 avril, Coopaca
Canton de Le Donjon
Le Donjon, le 21 avril matin, « Les Bernards », Descreaux SAS

Canton de Le Mayet-de-Montagne
Le Mayet-de-Montagne, le 22 avril matin, SARL Forestier Delchet

Canton de Le Montet
Cressanges, le 27 avril, Coopérative Agricole
Le Montet, le 21 avril, Ets Jeudy
Tronget, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop

Canton de Lurcy-LévisLurcy Lévis, du 19 au 30 avril, SICABB

Canton de Marcillat-en-Combraille
La Celle, le 20 avril matin, Cassier Appro Sarl
Marcillat-en-Combraille, le 21 avril, Les Fours à Chaux, route de Pionsat, Ancienne décharge

Canton de Montluçon
Montluçon, du 19 au 30 avril, SICABB

Canton de Montmarault
Montmarault, du 19 au 30 avril, SICABB
Villefranche-d’Allier, du 19 au 30 avril, SICABB

Canton de Neuilly-le-RéalLa Ferté-Hauterive, le 20 avril, Ets Dodat SA

Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Saint Pourçain, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Canton de Souvigny
Bresnay, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop

Canton de Varennes-sur-AllierMagnet, du 19 au 30 avril, Val Limagne.coop
Varennes-sur-Allier, du 19 au 30 avril, Coopaca

Canton d’YzeureTrevol, le 20 avril, Ets Chassin