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Nos engagements qualité

Le 13/04/2017 14:07 Il y a : 15 jour(s)

Pour un pâturage de printemps réussi

Ne vous laissez pas dépasser par l’herbe pour bénéficier d’une herbe de qualité en quantité.

Une fois les animaux dehors, l’essentiel après la phase de transition est de bien gérer l’herbe. Il est important de continuer à apporter du fourrage si nécessaire, et de laisser des pierres à sel aux animaux. Le but d’une mise à l’herbe précoce est de ne pas se laisser dépasser par l’herbe et d’éviter les refus. Il ne faut jamais laisser les épis monter, sous peine de voir cette herbe refusée par les animaux et broyée ensuite. Halte au gâchis !  

Conseils

Sachant qu’une herbe de qualité est une herbe feuillue, évitez de faire pâturer des hauteurs d’herbe trop importantes ; la hauteur idéale étant entre 8 et 15 cm (voir schéma ci-dessous). Au-delà, des zones de refus apparaissent ; autant de matière sèche gaspillée à éviter. En revanche, pour la sortie des animaux de la parcelle, il ne faut pas descendre en dessous de cinq centimètres car la pousse serait pénalisée.

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Pour avoir des repousses feuillues durant tout le printemps et éviter les refus des herbes trop hautes, l’astuce est simple : faire manger l’épi. Il est donc important de finir le premier tour de pâturage avant les 600°C pour les prairies précoces et 750°C pour les plus tardives, quand l’épi se trouve à 10 cm. Au-delà, les animaux ne voudront plus ingérer les tiges. Aussi, n’hésitez pas à faire tourner rapidement et ne faîtes pas entrer les animaux trop tard dans les dernières parcelles du tour. Pour les parcelles précoces, le tour doit se finir cette semaine.

En ce qui concerne les parcelles déprimées, l’objectif est au contraire de ne pas laisser manger l’épi sous peine de voir diminuer les rendements, surtout dans le contexte particulier de cette année où il faut pour beaucoup reconstituer les stocks en sortie d’hiver. La sortie des parcelles doit se faire autour des 500-550°C, ce qui veut dire que les animaux doivent déjà être sortis des parcelles de foin.

 

Pourquoi pas le pâturage tournant pour optimiser l’utilisation de ses prairies ?

Le principe est simple : avoir de l’herbe de qualité à disposition en évitant le gaspillage.

- Cinq parcelles pour tourner avec un temps de repos de 21 jours.

- Chargement de 35 à 45 a /UGB au printemps.

 

Afin de vous accompagner dans les décisions à prendre pour le pâturage et la récolte de vos fourrages, la Chambre d’agriculture vous informe chaque semaine par le bulletin Info-Prairie. Basé sur les sommes de températures des stades de développement de l’herbe, et sur des observations et mesures effectuées chaque semaine dans des exploitations de l’Allier, le bulletin vous permet d’avoir des repères pour anticiper et décider des interventions de pâturage et de fauche. Les conseillers élevage de la Chambre d’agriculture restent à votre disposition pour toute question sur ce sujet, au 04.70.48.42.42.

 

Les clés de la réussite pour des fourrages de qualité

Les chantiers d’ensilages ont commencé la semaine dernière pour les prairies les plus précoces. Les conditions plutôt clémentes de ces dernières semaines ont favorisé la pousse de l’herbe, et les sommes de températures élevées de ce printemps engendrent une avance des stades de végétation très marquée. Aussi, soyez vigilent, préparez les faucheuses !

Comment réussir un bon fourrage ? Voici quelques recommandations afin d’améliorer la qualité de vos fourrages et ainsi, limiter la quantité de concentrés distribuée.

 

Stade de récolte

Des différences de près de 0.2 UFL/kg MS et 30 PDIN g/kg MS peuvent être observées pour un même fourrage récolté à deux stades différents. Rappelons que le meilleur compromis entre qualité et quantité pour la majorité des fourrages se situe au stade début épiaison. Passé ce stade, la qualité diminue fortement. Des repères par rapport à la somme de températures depuis le 1er février sont établis afin d’anticiper l’arrivée de ce stade quelles que soient les années.

Néanmoins, les foins peuvent être réalisés jusqu’à floraison. Il faut cependant être bien conscient que la qualité du fourrage à la floraison est fortement dégradée, et que passé ce stade, la quantité n’augmente plus. Il serait totalement inintéressant de faucher après floraison.

 

Espèces dominantes

Vulpin des prés, flouve

odorante, houlque laineuse,

RGA sauvages

Pâturin des prés, fétuque

des prés, dactyle, avoine

élevée, brome dressé

Agrostis, pâturin

commun, houlque molle,

fléole des prés

Somme de températures

stade épiaison

(à partir du 1er fév.

base 0-18°C)

700 °Cj

1000°Cj

1400°Cj

D’après Cruz et Theau

Attention, ces repères en somme de températures varient énormément d’une année à l’autre. Ainsi, sur les cinq dernières années par exemple, nous pouvons observer un écart de près de trois semaines entre une année précoce (26 avril 2011) et une année tardive (16 mai 2013) par exemple à Montbeugny pour la somme de 750°Cj (voir graphique ci-dessous). Comme le montre la courbe de 2017, jusqu’à ce jour, 2017 est l’année la plus précoce de ces sept dernières années.

Il est donc très important de suivre l’évolution des sommes de températures de l’année et d’observer ses prairies afin d’anticiper les chantiers et se préparer au mieux. Pour que la qualité et les repousses soient au rendez-vous, dès que les conditions de portance et la fenêtre météo le permettent, fauchez.

 

Hauteur de coupe

Visez une hauteur de 5-7 cm. En dessous, la qualité du fourrage est diminuée, le risque de souillures est important et les repousses sont pénalisées. Il faudrait alors attendre jusqu’à dix jours de plus pour la repousse de l’herbe avant de pouvoir y faire pâturer des animaux (hauteur d’herbe d’entrée = 8-15 cm).

De plus, ramener de la terre favorise le développement des bactéries butyriques, néfastes à la conservation de l’ensilage, et provoque l’apparition de moisissure. Des foins poussiéreux peuvent être à l’origine de troubles pulmonaires. 

S’agissant des luzernes, la hauteur de coupe à viser est de 8cm.

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Taux de matière sèche

Pour les ensilages, le taux de matière sèche à viser est compris entre 25 et 30 %. En dessous, les pertes par jus (riche en sucres et matière azotée) peuvent être importantes et l’utilisation du fourrage est délicate. En pressant une poignée d’herbe entre ses mains, aucun jus ne doit être extrait. Au-dessus de 30 %, le tassage devient compliqué et les risques de mauvaise conservation dus à la présence d’air dans le silo sont grands.

Pour l’enrubannage, le taux de matière sèche à viser se situe aux alentours de 50 %. Au-delà, le risque de moisissures est élevé. Il est préférable de récolter un fourrage un peu humide lorsque les conditions météo menacent, plutôt que de laisser mouiller une récolte ou ne pas faucher et perdre en qualité.

Pour une bonne conservation des foins, le taux de matière sèche (MS) recherché est supérieur à 80 %. Entre 80 et 85 % de MS, le fourrage est craquant, et cède au bout de quelques tours de moulinet. Il faut entre 3 et 6 jours dans des conditions idéales pour atteindre ces 80 %. Le temps de séchage varie énormément entre graminées et légumineuses et même entre graminées. Les ray gras sont en général longs à sécher. En dessous, le risque de moisissures est important. Un foin pressé trop humide (attention aux presses hautes densité) peut  fermenter : il s'échauffe et la qualité diminue. C’est le cas notamment des foins dégageant une odeur de caramel. Les conséquences peuvent être beaucoup plus graves lorsque les risques d’incendies sont élevés. Attention donc, au taux de matière sèche des fourrages.

 

Astuces fanage et conservation

Fanage

Le séchage de l'herbe se fait en deux temps :

- une phase rapide, dans les quelques heures après la fauche, où l'eau est perdue par les stomates des feuilles ; celles-ci desséchant plus vite que les tiges, l'eau des tiges migre ensuite vers les feuilles,

- une phase lente, pendant laquelle l'eau restante est évacuée à travers la cuticule.

Aussi, pour profiter au maximum de la première phase rapide, fanez énergiquement dans les deux heures après la fauche. Et si le temps est beau, un 2ème fanage peut être effectué le jour même. Par la suite, faire un fanage à chaque fois qu'il y a une différence nette d'humidité entre le dessus et le dessous de la nappe de fourrage, en évitant le travail en pleine chaleur pour limiter les pertes de feuilles.

Préférez donc faner le matin, avant disparition de la rosée pour les légumineuses notamment, plus fragiles. Les pertes de feuilles peuvent aller jusqu’à 30 % dans de mauvaises conditions. Or ce sont les feuilles qui sont les plus riches.

La vitesse d’avancement peut être relativement élevée, en revanche, le régime des toupies doit être assez lent pour ne pas abimer le fourrage.

Conservation

Pour une meilleure conservation, les brins d’ensilages doivent être de 7-8 cm afin de faciliter le tassage et limiter l’air dans le silo. Concernant l’auto chargeuse, veillez à ce que le fourrage ne soit pas trop sec et apportez une attention particulière au tassage. De manière générale, plus les brins sont secs et longs, plus le tassage doit être important. Dans tous les cas, le silo doit être fermé le jour même.

En ce qui concerne l’enrubannage, les bottes doivent être les plus régulières possible et l’enrubannage doit se faire dans les heures qui suivent le pressage. Attention au risque de perforation des films par les tiges de luzerne.

 

Les conseillers élevage de la Chambre d’agriculture restent à votre disposition pour toute question sur ce sujet, au 04.70.48.42.42.

video.chambres-agriculture.fr/chambres-agriculture-auvergne-rhone-alpes/innovaction-2017-en-auvergne-rhone-alpes

 

 


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